Le Cold Case de JPI (II)

Sydney, Australie

Avez-vous déjà aperçu un troupeau de moutons qui semble complètement perdu? Nous devions avoir l’air de cela à notre arrivée à l’aéroport de Sydney. Neil et Caroline dirigeaient notre groupe tant bien que mal vers la sortie de l’aéroport lorsque Marie, ma filleule, nous a mentionné que quelqu’un tenait une pancarte avec mon nom d’écrit dessus.

Dessous la pancarte se tenait un petit monsieur plutôt maigrichon dont le regard était caché par une paire de lunette à la Harry Potter. Avec son sourire qui ne le quittera jamais durant notre séjour, celui-ci nous accueille en nous mentionnant que Neil va être maintenant en vacances. C’est dorénavant lui qui nous prends en charge. Nous avons un mécène qui va se charger de nos dépenses durant cette visite en Australie. Nous avons devant nous, en chair et en os, Monsieur Berry, l’homme de la carte postale. On se regarde tous, un mécène. Qui peut-il être? Une chose est certaine Monsieur Berry sait garder un secret, plusieurs secrets. Malgré les assauts répétés des questions posées par tous, il demeure muet comme une carpe. Le plus souvent c’est à moi qu’il s’adresse en particulier. Vous savez madame Claire ce qu’est un Fam tour, puisque vous avez travailler dans le domaine. Eh! bien vous avez droit à un Fam tour en Australie, vous et votre groupe et c’est moi qui serai votre guide. Rachel est sous le choc et a encore la bouche toute grande ouverte si bien que si elle aurait eu un dentier, je pense qu’elle l’aurait avalé. Rachel semble autant subjugué par Monsieur Berry que celui-ci l’est d’elle.

Nous sommes encore sans voix lorsque nous sortons de l’aéroport, cette fois à cause de la chaleur. Si le réchauffement de la planète est quelque part, il est bel et bien rendu en Australie. Il fait une de ses chaleurs. Cependant une jolie camionnette avec à son bord un chauffeur nous attends. Après avoir entassé à l’arrière le plus rapidement possible nos valises, nous avons pris place à l’intérieur de celle-ci. Ce sera notre véhicule pour notre séjour à Sydney et nous profitons de la climatisation. Nous sommes descendus dans l’une des meilleurs hôtels de Sydney.

Durant le trajet, j’entendais quelques mots des messes basses des filles assises derrières moi. Elles espéraient de tout cœur que le mystérieux commanditaire tiendrait la promesse de tout payer. Parce que sinon  elles ne vivraient jamais assez longtemps pour tous rembourser. Monsieur Berry, BlackBerry pour Rachel, avait un agenda aussi bien organisé qu’un BlackBerry. Il nous a réunis dans le hall d’entrée de l’hôtel pour la distribution des chambres et des cartes magnétiques. La distribution des chambres s’est fait de façon semblable qu’en Inde.

Monsieur Berry nous a donné rendez-vous dans la salle à manger pour prendre notre premier repas en sol australien ainsi que pour la présentation du plan pour notre séjour à Sydney. Le temps de défaire nos valises, de nous rafraîchir et de nous changer, nous étions prêts à affronter Monsieur Berry et ses mystères. Avant de descendre, nous sommes réunis ensemble dans ma chambre. Nous avions besoin de faire le point sur ce qui nous arrivait. Tout cela était excitant mais inquiétant aussi. Nous devions faire confiance à M. Berry mais tout en restant vigilant et prudent.

Voici donc ce que Monsieur Berry avait à nous proposer pour notre séjour.

Cette première journée serait pour nous remettre du décalage horaire ainsi que nous familiarisé avec notre hôtel. De plus, un tour de ville était prévu en fin de journée. Durant son exposé, il nous a mentionné qu’il avait des boutiques dans notre hôtel, ces boutiques offrent d’acheter ou encore de louer différentes tenues. Nos achats étaient à mettre sur le compte de nos chambres, car nous pourrions avoir recours à ces boutiques durant notre séjour.

La deuxième journée consisterait en une journée d’excursion dans une réserve afin de voir des kangourous, des koalas, etc. Cela nous permettrait de découvrir la faune et la flore particulière de ce merveilleux pays qu’est l’Australie. Cette journée serait bien remplie car à notre retour nous étions attendus à l’opéra de Sydney pour une visite de celle-ci ainsi que pour assister à une opéra. C’est là que les fameuses boutiques pourraient nous être utiles. Pour terminer la soirée de cette longue journée, nous irions manger dans l’un des meilleurs restaurants de Sydney. Le lendemain une croisière dans le port de Sydney était prévue.

Son exposé terminé, nous étions encore tous abasourdis par tout ce qu’il avait planifié pour nous. Êtes-vous certain Monsieur que notre mystérieux commanditaire va payer pour tout cela? S’est informé ma fille Éloise. Ne vous inquiétez pas je suis là pour ça, fut le seul commentaire de notre cher Monsieur Berry.

Comme nous avions rendez-vous qu’en fin de journée pour le tour de ville, j’optais pour la visite des boutiques de l’hôtel que Monsieur Berry nous avait si chaudement recommandé afin de voir ce qu’elles avaient à nous offrir.

Pour cette première visite, j’étais accompagnée par ma cousine Rachel et de ma fille Éloise. Les plus jeunes avaient préférées profiter du Wi-Fi pour aller prendre leurs messages. Caroline, Neil et Liliane avaient déclinés l’offre et étaient disparus. J’avais l’impression que ses trois-là nous mijotaient quelque chose. Au final,  deux des boutiques offraient des tenues qui conviendraient pour une soirée à l’opéra. Cependant toutes ses magnifiques robes avaient des prix faramineux malgré l’option de location. Après réflexion, je décidais pour ma part que je porterais ce que j’avais apporté pour ce genre d’occasion. Éloise et Rachel ont semblé opter pour la même solution. Rachel allait cependant nous réserver une surprise.

En soirée, nous nous sommes tous retrouvés pour le tour de ville de Sydney. Monsieur Berry était une vraie encyclopédie vivante. Avec toutes les informations et ces anecdotes qu’il nous a contés, j’en avais le tournis. Rachel nous a mentionné que Monsieur BlackBerry était en grande forme ce qui nous a fait bien rire. Nous étions tous très fatigué, ce fut donc l’heure de se coucher. Comme les filles de Rachel ne voulaient pas revivre une autre nuit d’insomnie, car celle-ci ronflait énormément. Il a donc eu durant la nuit un peu de remue-ménage. Cela s’est finalement terminé par Rachel qui a déménagé pour dormir dans ma chambre. Tandis qu’Éloise allait dormir dans la chambre avec les filles de Rachel. Neil s’est pointé un moment donné dans le couloir pour savoir ce qui se passait. Nous étions donc rendus les deux ronfleuses ensemble.

Fam tour en Tunisie

IMG_6849

Bienvenue en Tunisie!

Après trois ans sans vacances, j’ai accueilli avec joie ce voyage de familiarisation en Tunisie.  J’avais toujours dit que le désert ne me disait rien, j’avais tout faux! Mais avant laisser moi vous raconter mon voyage de sept jours en Tunisie.

Après un voyage de 8 heures en avion au départ de Montréal, nous sommes arrivés en début de journée à Tunis (décalage horaire de 5 heures) avec un transfert vers la ville d’Hammamet pour notre installation à l’hôtel Menara. Nous avions prévu de changer notre argent canadien à l’aéroport mais comme nous étions trop tôt, il a fallu remettre à plus tard pour un arrêt soit à une banque ou encore pour un bureau de change. Après un rapide déjeuner à l’heure de la Tunisie, nous avions rendez-vous dans le hall de l’hôtel en début d’après-midi. Notre guide nous avait mentionné que nous allions visité Nabeul et revenir à Hammamet pour le souper.

IMG_6415

 

Cette première demie journée a été bien remplie, nous avons visité quelques boutiques d’artisans dont des céramistes. Nous avons déambuler dans les rues de Nabeul. Nous avons eu la chance de rencontrer un gentil Monsieur qui nous a fait visiter sa propre demeure. Par la suite nous sommes rendus dans le souk de Nabeul.  C’était ma première fois dans un souk, j’avais bien vue quelques reportages ou film concernant les bazars ou souks  mais cela m’a paru encore plus petit avec pleins de gens et beaucoup de vendeurs et de boutiques. Un peu encore sous le choc, j’ai remis l’achat des quelques souvenirs à plus tard. Nous avons terminé notre journée le long d’une forteresse à Hammamet pour y observer un beau coucher de soleil.

DSCN0058

 

Malgré comme ma carte magnétique qui refusait de fonctionner une fois sur deux ou encore la climatisation qui faisait défaut, je me suis littéralement écoulée dans mon lit ou j’ai dormi  jusqu’au lendemain. Malheureusement pour certains de mes compagnons de voyage ce fut un autre histoire. A voir leur mine le lendemain matin, il n’avait pas de doute que le sommeil leur avait fait plus ou moins défaut. Ils m’ont demandé si j’avais eu connaissance de la musique qui provenant de la discothèque. J’ai eu vaguement connaissance d’une chanson à répondre mais comme je suis un peu sourde, c’était flou. Parait-il que le party a durée jusqu’au environ de minuit et que les conversations s’étaient prolongées jusqu’à tard.

IMG_6510

 

Notre deuxième journée est bien occupée puisque nous la passons dans la région de Carthage avec la visite de la Basilique de St-Louis ainsi que des ruines des thermes romaine de Carthage dans l’avant midi nous nous dirigeons vers Tunis afin d’aller changer un bon thé à la menthe. La vue du petit café des délices où nous faisons notre pause est de toute beauté et me rappelle certaines photos de village des îles grecques.

 

Pour le dîner ce sera à La Goulette dans le Gouvernât de Tunis où nous irons nous restaurer. L’après-midi sera dédiée à la visite de la Médina de Tunis, son souk ainsi qu’un bref arrêt sur la place de la Kasbah. Nous passerons notre dernière soirée à Hammamet.

IMG_6681

 

Demain, c’est un levée aux aurores puisque nous nous mettons en route pour le désert vers Ksar Ghilaine. Notre premier arrêt est pour l’amphithéâtre romain à El Jem, l’endroit ou il y eu des scènes de film de tournée. Je suis toute énervée. L’amphithéâtre où nous sommes a servi au tournage de quelques scènes de Gladiateur. L’un des films dans lequel mon acteur préféré (Russel Crowe) a joué. D’ailleurs la Tunisie a servi a plusieurs lieux de tournage que nous allons d’ailleurs découvrir tout le long de notre voyage.

 

DSCN0191

 

La route est longue jusqu’au désert et notre chauffeur ainsi que notre guide nous ont concocté quelques arrêts intéressants en chemin afin de nous permettre de nous délier les jambes et d’aller faire quelques pauses. Nous arrêtons visiter une maison troglodyte où nous sommes accueillis par un couple dont la dame est très sympathique. Elle nous sert un bon thé à la menthe et nous prépare un mélange d’huile d’olive et de miel dans lequel nous trempons quelques morceaux de pain. C’est savoureux. Elle est très rigolote malgré son style de vie des plus austères. Sa maison creusée à même la montagne est impressionnante.

 

 

Finalement nous arrivons en fin de la soirée à l’oasis (l’entrée du désert) ou notre première excursion nous attends. C’est une randonnée en Quad  à travers les dunes de sable. Je suis toute nerveuse je ne conduis pas souvent malgré que j’ai un permis de conduire mais là je dois conduire un Quad et cela dans les dunes de sable.

J’ai un peu de difficulté en chemin car je reste enlisée par deux fois mon problèmes est que je n’accélère pas assez rapidement dans la montée des dunes. Après des explications plus claires concernant la conduite d’un Quad et les gentils conseils de Guylaine, le retour se déroule vraiment mieux. Mon mantra sera : Pèse sur la clanche ma vieille!  De plus, j’assiste à mon premier coucher de soleil dans le désert!  Magique!

 

 

Dans la palmerais de l’oasis nous avons chacun notre tente. Après une baignade rapide dans la source d’eau chaude de l’oasis nous sommes tous prêts pour une bon souper. Le repas ressemble  à la plupart des repas pris en route soit une petite salade en entrée, suivi d’une brique (soit de fromage, pomme de terre ou d’un oeuf) et un plat de viande. Il fait noir lorsqu’il est temps de se coucher.

 

Les gens nous ont laissé des chandelles pour nous éclairer, cependant ils ont omis de nous laisser des allumettes. De toute façon, je préfère utiliser la lampe de mon cellulaire pour m’éclairer, cela est moins dangereux pour le feu. À ma grande surprise, j’ai bien dormi. J’ai même rêver à mon frère.  Ce fut encore une fois une journée bien remplie. Demain encore un levée tôt on se dirige vers Douz. Encore beaucoup de route au programme.

IMG_6747

 

Quatrième journée, notre séjour dans la palmeraie aura duré que quelques heures seulement mais fut bien rempli et mémorable. Le groupe est sympathique malgré le manque de sommeil pour certain et le rythme soutenu. Un petit miracle de ce voyage malgré mon asthme, je n’ai pas eu le temps d’y penser. Si bien que je n’ai pas eu a utiliser mes inhalateurs. Après avoir acheté des foulards du gentil vendeur avant notre départ de l’oasis. C’est notre guide ainsi que notre chauffeur qui nous les ont installé. Nous quittons Ksar Ghilaine en direction du gouvernât de Tataouine. Certains compagnons ont mal dormi ce qui fait que ce début du trajet se déroule silencieusement.

Notre premier arrêt est à Chenini, un village troglodytique berbérophone. Par la suite c’est à Ksar Hadada que l’on s’arrête pour se délier les jambes dans ce site qui a servi au tournage de Star Wars.

IMG_6891

 

Anciennement des anciens greniers qui servaient  à l’ entreposage   de denrées tels que le blé, les olives ainsi que les dattes est en transformation pour devenir dans  l’avenir un hôtel.  En effet ce village fortifié a servi en 1997 de décor pour le quartier des esclaves de Mos Espa, le mythique village d’Anakin Skywalker, le futur Dark Vador.

 

IMG_6925

 

Vers Tozeur, capitale de Jerid, au sud-est, Douz, la plus saharienne des oasis du Sud tunisien. On nous rappelle ce qu’est un oasis. Pour faire court, s’il y a une oasis, il y a de l’eau, et s’il y a de l’eau , il y a  de la culture. L’oasis traditionnelle présente une culture étagée en trois strates: palmiers, arbres fruitiers (olives) et culture maraîchère (piments rouges). Les piments rouges serviront à la préparation du harissa (pâte de piments forts). L’un des mets typiques de la Tunisie. Il existe en Tunisie plusieurs variétés de dattes dont la fameuse Deglet Nour destinée à l’exportation.

DSCN0226

Le palmier protège l’oasis des assauts du soleil et des vents: en été il peut faire jusqu’à 50 C. Ces mausolées à coupole qui abritent le tombeau d’un saint prolifèrent dans le pays. On y prie mais on s’y réfugie aussi lorsque le soleil tape fort.

 

IMG_6931

 

Arrivée en fin de soirée à l’hôtel Offra de Douz où j’ai décidé d’acheter ma djellaba dans la boutique de l’hôtel sous les judicieux conseils de mes compagnes de voyage. Mais avant d’aller souper, nous avons une autre excursion de prévue. Cette fois nous allons assisté au coucher de soleil lors d’une randonnée à dos de chameau. Pour les besoins de la photo nous revêtons des djellabas prévus à cette effet. Cependant comme il fait chaud nous allons les retirer pour l’expédition.  Qui avait dit que quand le soleil se couche il fait froid dans le désert?

Disons que la vitesse de mon chameau est loin d’être comparable à celui du Quad de la veille. Cela me permet de contempler un autre splendide coucher de soleil. Le buffet de l’hôtel est bien garni et je dévore littéralement le contenu de mon assiette. Je retourne me coucher en prenant soin de recharger les batteries de mon cellulaire ainsi que de ma caméra avant de tomber dans les bras de Morphée.

 

IMG_6959

 

En cette cinquième journée nous partons à 5 heures du matin pour la région de Sousse. Ce sera la plus grosse journée de notre voyage. Nous sommes escortés, tous les autocars touristiques par un escorte policières composée de plusieurs véhicules.

DSCN0330

 

L’escorte nous laisse  dans la région désertique de Chott El Jerid, un immense lac desséché de plusieurs kilomètres de long recouvert de cristaux de sel blanc.

496b3b3b9612e4c9537edfa16489c9d0

Par la suite nous embarquons en 4 x 4 pour nous rendre visiter la surprenante Oasis de Montagne de Chebika et visite aux Cascades de Tamarza.

 

Par la suite, course dans les dunes de sable où l’ont cri à en faire siffler les tympans de notre guide. En chemin nous arrivons à Ong El Jamel sur le site de tournage de la première épisode de la célèbre saga Star Wars (la menace fantôme).

 

 

Une dernière excursion nous attends à Degache, promenade en calèche dans cette superbe oasis.

 

Installation en fin d’après-midi à Sousse et installation à notre hôtel Marhaba Resort 4* .

 

IMG_7133
Rencontre de Pascale, une de mes professeurs chez April-Fortier

Nous y séjournerons deux nuits et après retour par vol direct à Montréal.

 

La Tunisie est un endroit sécuritaire, sur  ordre su chef de l’État Mohammed Ben Ali de ne pas toucher à aucun visiteur. Le tourisme est une activité clé pour ce pays.

 

Merci! pour à vous tous pour cette belle aventure!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Cold Case de JPI (I)

Introduction

Cette histoire a débuté bien longtemps avant que j’apprenne la mort de Jack. Nous avions travaillé quelques années auparavant pour la même organisation soit celle dont je fais allusion dans le roman Sous Observations.

Durant les cinq dernières années, ma vie se déroulait comme un long fleuve tranquille. J’avais perdu mon mari quelques années auparavant, il était mort dans son sommeil. J’étais loin d’être seule puisque j’avais une garçon et une fille.

Mon fils, Étienne, était obsédé par le travail et l’argent. Il avait toujours cette peur de manquer un jour d’argent. Ce qui n’était pas le cas de ses deux filles. Viviane, l’ainé, surnommée le mouvement perpétuel. Cette grande blonde de vingt ans était toujours à s’agiter pour une raison ou une autre. C’était peut-être le pourquoi qu’elle était encore célibataire. Les domaines de l’électronique et de l’informatique étaient ses domaines de prédilection et rien ne semblait avoir de secret pour elle. La seconde,  Mariette, cette petite brune de dix huit ans, avait des yeux noisettes pétillants de curiosité. Une cérébrale comme se plaisait de dire son père. Lorsqu’elle vous fixait de ses yeux, vous aviez l’impression qu’elle voyait le fond de votre âme. Cette qualité allait lui être utile dans le métier qu’elle avait choisi d’exercer soit celui de journaliste.

Il y avait ma fille c’est elle qui veillait sur moi depuis la mort de mon mari. Éloise avait vécu plusieurs déboires amoureux pour finalement opter pour le célibat, si bien qu’elle n’a pas eu d’enfants. Professeur au primaire elle me disait qu’elle avait une vingtaine d’enfants par jour dans sa classe ce qui lui suffisait amplement. Disons qu’elle avait répété un vieux pattern familial puisque mon unique frère était resté célibataire ainsi que l’unique sœur de mon mari.

Dans ce cercle d’intimes,  ma cousine Rachel que j’avais hébergé lors de son arrivée dans la grande ville, il y a de cela très longtemps. Elle avait toujours été reconnaissante de ce geste si bien que plus tard j’ai eu l’immense privilège d’être la marraine de sa première fille, Marie. Marie était parfois distraite,  ce qui ne l’a pas empêché de s’orientée dans le domaine de la psychologie. Sa jeune sœur, Kim, était sur le point de terminer sa formation pour devenir astronaute. C’est elle qui va se rendre dans l’espace pour travailler dans la station spatiale. Il y avait aussi mon amie et confidente, Line, a qui j’ai confié mes secrets concernant mes activités avec l’organisation et avec Jack. Elle a d’ailleurs succombé aux charmes d’un des amis anglais de Jack, le mystérieux Neil.  C’est par Neil que j’ai appris le décès de Jack.

Selon Neil, Jack serait décédé un soir subitement à son hôtel, c’est l’un des ses associés un certain Mr. Berry qui l’aurait trouvé. Le rapport d’autopsie ne mentionne rien de particulier sauf une légère rougeur au niveau du coup. Neil a toujours su le genre travail de travail que  Jack exerçait puisqu’il semble exercer dans le même domaine. Il ne me cache pas que les dernières années le continent américain était défendu d’accès a Jack. Celui-ci aurait enfreint des lois et selon Neil, sa tête aurait pu être mis a prix dans certains cercles. Dans quoi Jack avait été impliquer? J’avais perdu contact depuis quelques années avec l’organisation ainsi qu’avec Jack. J’ignorais  si l’organisation était encore active et si leurs activités étaient restées du même genre que dans le temps.

La carte postale 

C’est par une carte postale mystérieuse qui m’est parvenu que nous allions nous lancer dans une aventure qui nous réservait beaucoup de surprises.

Cette carte postale en provenance de l’Inde m’a paru bien inoffensive sur le coup. J’ai pensé que c’était quelqu’un qui était en voyage qui me l’avait fait parvenir. Je sais que ce n’est plus d’usage courant mais pour ma part  j’ai longtemps continuer a envoyer a certaines de mes connaissances des cartes postales lors  de mes nombreux voyages.

Le texte sur la carte était simple, il disait que Jack n’était pas mort et que l’urne que j’avais reçu ne contenait par le cendres de Jack mais celles de quelqu’un d’autre. J’étais sous le choc, ma fille a alors  fait appel à Neil pour éclaircir la situation.  Selon lui,  l’assistant de Jack, celui qui s’était occupé des affaires de Jack après sa mort, serait peut-être en mesure de nous aider. Comme Neil a semble-t-il certains contacts  je lui demandais de faire une petite enquête afin de retrouver ce Mr. Berry. J’étais si bouleversé lorsque j’avais reçu les cendres et l’urne de mon ami Jack que je ne me suis jamais posée plus de questions. Suite aux résultats de leurs recherches, Line et Neil sont rendus à Toronto chez  Monsieur Berry. À leur grande surprise ce fut une dame, la sœur de Monsieur Berry, qui les a reçu. Celle-ci leur a mentionné que M. Berry avait quitté le pays pour une période indéterminé. Pendant que celle-ci s’affairait à servir le thé et quelques biscuits c’est Line qui entretenait la conversation. Neil s’est excusé quelques minutes pour aller aux toilettes, en a profiter pour fouiller. C’est dans le  bureau qu’il a trouvé une carte postale semblable à la mienne, ne  faisant ni un ni deux,  il l’a gardé.

De retour à Montréal, les deux complices avaient bien hâte de nous montrer leur découverte. Éloise nous servait un petit verre de vin à chacun lorsque nous avons décidé de jeter un œil aux cartes. Les écritures correspondaient parfaitement. C’était bel et bien ce Monsieur Berry qui nous avait fait parvenir la carte.  Mais pourquoi? Comme il était en Inde, il semblerait que nous devrions aller à sa rencontre afin d’obtenir des réponses à nos nombreuses questions. À ma grande surprise, nous allions être toute une équipe à faire le voyage en Inde.  La plupart d’entre elles avait trouvé un excuse pour se  joindre à moi et à Neil. Disons que ma confiance aveugle en Neil ne faisait pas l’unanimité. Ma cousine Rachel en particulier a toujours semblé plus ou moins à l’aise avec lui. Elle n’avait pas vraiment connu Jack même si je lui en parlais à l’occasion. En tout cas, le pauvre Neil allait devoir faire preuve de beaucoup de patience avec son harem, car nous étions huit femmes à faire le voyage avec lui.  Nous étions tous réunis afin de savoir ce qui était vraiment arriver à Jack!!

En Inde

Après un long vol nous avions des tous des allures  terribles. Rachel toujours aussi affamée, réclamait une petite collation avant d’aller dans nos chambres. Pourtant elle n’avait pas cessé de grignoter pendant le voyage en avion. C’est Neil qui s’est occupé de notre inscription à l’hôtel ainsi que de la distribution des chambres. Nous avions quatre chambres, toutes situdu corridor était pour Rachel, Marie et Kim, la seconde était pour Viviane et Mariette, la troisième pour Line et Neil et finalement la quatrième était celle que je partageait avec ma fille Éloise. Après une excursion rapide au bar de l’hôtel nous avions réussi à grignoter quelques sandwichs.

Le lendemain matin, lorsque je suis sortie de la douche, j’ai remarqué un carton qui avait été glissé sous notre porte. Après avoir interrogé Éloise, celle-ci m’a dit ne pas l’avoir vu lors de notre arrivée la veille. Le carton était une invitation pour le vernissage d’une nouvelle salle d’exposition. Je ne connaissais pas grand chose aux Arts encore et encore moins à la peinture. Éloise m’a donc suggéré d’amener le  carton d’invitation pour le présenter aux autres. Nous avions d’ailleurs convenu la veille de nous rejoindre à la salle à manger pour discuter de la stratégie à suivre. Disons que les spéculations ont été bon train jusqu’à ce que Neil nous ramène à l’ordre. C’est comme une course au trésor, une chasse d’énigmes. Qu’est ce qu’on doit porter en Inde pour un vernissage? Rachel avait décidé d’aller s’acheter un sari pour se mêler dans la foule. Marie et Kim lui ont alors dit  que si leur père apprends qu’elle dépenses de l’argent pour se costumer, il ne sera pas content et va vouloir t’arracher la tête ! Oui je sais de répondre Rachel Ah! Ah!

C’est Caroline qui nous a ramené à l’ordre cette fois. Ce n’est pas nécessaire mais soyons quand même un peu chic.

Nous sommes donc dans le hall de l’hôtel,  près à partir pour la galerie d’art. C’est Rachel qui manque à l’appel. Il semblerait qu’elle aurait des petits problèmes avec sa digestion. La voilà cependant qui arrive dans un ensemble pantalon qui fait très chic et professionnel.  Malgré une physique robuste Rachel a toujours  fière allure. Après une dernière vérification, nous somme prêts pour l’embarquement dans la navette que l’hôtel nous a louer pour l’occasion. En chemin c’est Neil qui demande si quelqu’un a entendu un bruit bizarre cette nuit. Quel genre de bruit? Pour ma part, j’ai dormi comme une bûche. Et tu as ronflé énormément que réplique ma fille. Eh! bien bienvenue dans le club de répondre Marie et Kim. La chance que nous avions emporté des bouchons car Rachel aussi a dormi et bien ronflé. Deux ronfleuses, va falloir revoir la distribution des chambres mon cher Neil. Oui, en attendant nous sommes rendues à la galerie d’arts.

La toile

La galerie  d’art dont le nom m’échappe encore est ordinaire, malgré que mes connaissances dans le domaine sont mineures. Je me pose la question encore qu’est ce qu’on est venu faire ici? C’est lorsque je j’aperçois Rachel qui est complètement transformée en statut devant une des toiles que je comprends notre présence dans cette atelier. Devant moi est exposée une énorme toile et sur celle-ci c’est moi qui est représenté. Je reconnais mon portrait, il a été inspiré d’une photo que Jack avait pris de moi lors de l’une de nos missions. C’est Marie, qui nous sort de notre torpeur en nous disant jeter un oeil à la signature. c’est qui? Nous nous penchons tous d’un bloc pour voir la signature JPI. J’ai plusieurs paires de yeux rivés sur moi. Est-ce que tu connais par hasard un certain JPI? Oui, Jack était son premier prénom mais comme les anglais on l’habitude il avait Peter comme second prénom même su Jack  l’a rarement utilisé. Mais le I? Le nom de famille de Jack est Caldwell. Quand cette toile a-elle été peinte? C’est Neil qui suggère alors d’aller voir dans le registre de la galerie car chaque propriétaire  garde toujours les coordonnées des artistes ou des galeries qui exposent chez-eux? Peut-être que nous aurons un indice le la provenance de la toile ainsi que de l’artiste.

Caroline et Neil sont de retour. Le responsable propriétaire de la galerie a effectivement une adresse de l’endroit d’où provient la  peinture­. Elle est située où cette galerie? Elle est située ou en Australie. Hein! C’est très loin Mamie s’exclame mes deux petites filles Viviane et Mariette. On fait quoi ? C’est à ce moment-là que la mémoire me revient. Je sais maintenant ce que signifie le I de la signature, c’est le I du nom de famille de la mère de Jack, I pour Inglis.

Après une nuit plutôt agitée, je me présente au déjeuner avec la ferme intention de continuer jusqu’au bout, jusqu’en en Australie s’il le faut, afin de savoir à quoi rime toute cette histoire. Et surtout de savoir ce qu’il est réellement arriver à Jack et s’il est  toujours vivant. J’ai plusieurs paires de yeux qui me fixent. J’ai plusieurs raisons qui motivent ma décision, la première peut-être de revoir Jack, la seconde c’est peut-être la dernière fois que j’ai l’occasion de faire un si long voyage et la dernière j’ai toujours rêver d’aller  en Australie. Qui est avec moi? J’ai l’impression sur le moment que ma gangs commence  à me croire folle. C’est mes petites filles prennent alors la parole, ce serait fou  de ne pas en sauter sur cette occasion. Nous sommes en Inde beaucoup  plus proche de l’Australie que du Canada.  Pourquoi pas en profiter? Mais l’argent? J’ai alors répondu pourquoi pas vous faire profiter de mon argent de mon vivant. De plus, mon fils, votre père va savoir que vous êtes avec nous donc en sécurité. Il n’hésitera pas à fournir quelques sous pour vous permettre de vivre cette aventure avec moi . Et toi Rachel, tu es si silencieuse tout d’un coup, qu’en penses-tu? Autant tout être fou en même temps. J’y suis, j ‘y reste. Mais vous mes filles,  pensez-vous pouvoir vous vous libérer pour un certains temps? J’entends votre père de dire que nous sommes toutes complètement folles. C’est une des dernière fois que nous allons avoir la chance d’être tous ensemble, surtout avec  Kim qui vas nous quitter pour son entrainement à la station spatial. Votre père va ronchonner encore une fois mais c’est un cœur tendre, il nous aime, il va comprendre. Donc mes amis, on se donne une dernière journée pour communiquer la nouvelle avec notre monde et Neil, est-ce que tu peux faire des réservations pour neuf personnes  pour  Sydney en Australie?

 

Tout un meurtre et mystères (la suite)

La Chambre Froide

Selon ce que Daniel avait mentionné à Serge lorsqu’il s’était croisé, tout se passait au niveau de la chambre froide, celle-ci permettait de passer d’un côté à l’autre de la maison sans se faire voir tout en restant entre les murs.

François et Andrée décidèrent de suivre Serge et Diane vers le salon. Il ne nous restait qu’à rebrousser chemin.

Mon frère Marcel, lui, commençait à s’impatienter sérieusement, les fils d’araignée, la poussière tout aidait à l’irriter au sens propre et comme figuré puisque mon frère depuis sa tendre enfance souffrait de l’asthme et d’allergies diverses.

– As-tu pensé à amener ta pompe?

– Non, mais j’ai mes cigarettes.

Cela donne une petite idée des priorités de mon frère. Nous avions l’impression d’être un peu comme dans le film des Goonies. C’est un film concernant un groupe de jeune qui parte à la recherche du trésor d’un pirate. Sauf que nous autres avec un meurtrier à nos trousses, c’était plutôt du genre sauf qui peut.

Arrivés dans la chambre froide, au coin de la maison, il suffisait de trouver la trappe qui ouvrirait le passage pour l’autre côté.

Toujours à l’aveugle, nous espérions trouver l’ouverture. Comme dans le mystère de la chambre jaune, comment sortir sans se faire voir, cette fois c’était version le mystère de la chambre froide.

Mon frère, se pencha pour enlever quelques choses de sous ses pieds, quand il aperçu une faible lueur au travers de ce qui semblait une trappe d’aération situé sous une étagère.

À notre grande surprise, elle céda facilement. Elle était d’une grandeur suffisante pour laisser passer un homme de la corpulence de mon frère.

Nous glissions à l’intérieur en espérant trouver quelque chose en bout de ligne et surtout ne pas rester coincés.

Une fois parvenue au bout du tunnel, une autre trappe permettait d’accéder à une pièce ressemblant à un bunker ou un abri nucléaire.

Dommage qu’il n’a pas de fenêtre sur cours. On pourrait voir un peu plus.

Mais j’y pense, Marcel tu n’as pas parlé de cigarette tout à l’heure.

Penses-tu que je peux en fumer une?

Non, mais tu as des allumettes ou un briquet?

Un briquet, allume qu’on voit un peu plus!

Line et Louise connaissent-elles, ce passage?

Aucune idée, mais il me semble que tout cela à l’air propre pour un endroit inhabité.

Connaissant Line et sa maladie du ménage, j’ai bien l’impression qu’elle n’a pas pu s’empêcher de venir donner un petit coup de torchon.

Elle s’est un peu trahie.

Louise va sûrement y venir, autant se pousser illico!

On remonte, on rampe!

Retour dans la chambre froide.

Élimination

Merde!

Nous sommes plus seuls!

Qui est là?

C’est Daniel et la copine de Line.
Après leur avoir montré notre découverte, nous les laissons à leur sort.

Daniel, dans un murmure, nous mentionne que François et Andrée se sont fait pincés en allant dans la chambre du fond, Serge et Diane on pu eux se pousser.

Denis et André sont effectivement éliminés. André n’aurait pas été assez rapide à s’extraire de sa sécheuse.

Dominique et Lucie sont au salon et n’osent pas trop bouger. Louise étant dans les parages.

Il ne reste que Linda et Coco qui sont cachés de l’autre côté de la maison.

Nous sommes donc encore cinq équipes en course.

Il est vingt heures trente, cela fait déjà une heure trente que nous nous cachons.

Avec Marcel, nous nous dépêchons de nous rendre de l’autre côté rejoindre Linda et Coco.

Cherche et ne trouve pas.

Marcel passe au peigne fin la salle de bain et la chambre, c’est alors que nous entendons encore un drôle de bruit.

Mon frère, en bon chasseur qu’il est, me le confirme, c’est un coup de fusil…. Wouach!

Mais qu’est-ce que c’est?

Line ou Louise avait-elle souligné ce détail, est-ce que c’était le signal de la fin?

Est-ce qu’on sort ou non?

Marcel regarde sa montre et me mentionne qu’il devrait rester encore une bonne heure et demie de jeu.

Nous nous rendons jusqu’à la chambre près de la sortie devant la maison qui fait face à une partie du salon.

Diane nous percute de pleins fouets, Serge sur ses talons.

Avez-vous entendus, c’est quoi ce délire?

Serge a été vérifié, rien n’a bougé au salon.

Linda et Coco et Dominique et Lucie sont éliminées, ils ont du rejoindre le reste de la gang au restaurant depuis quelques minutes.

Il ne reste que trois équipes en jeu, Serge, Diane, Daniel, l’amie de Line, moi et Marcel.

Après un bref coccus, nous passons en revu les différents passages trouvés.

Avez-vous vu le bunker?

Quel bunker?

Celui situé sous la chambre froide.

Tu passes par une trappe sous l’étagère centrale.

Mais cela en fait dix cachettes et non neuf!

Youpi!

On en a donc trouvé une nouvelle??

Nous repassons en revue les passages découverts. Comme moi et Marcel ne les avons pas tous visités et Serge et Diane non plus, nous ne sommes pas sûr d’avoir le bon compte.

Quelqu’un vient de rentrer dans la pièce, j’entends une respiration, c’est sûrement Louise!!!

Le passage du bureau s’ouvre derrière le rideau, rien de bien extraordinaire.

Marcel, m’annonce, on retourne se cacher dans le bunker, nous allons gagner.

L’amie de Line

Stop! Vous êtes morts!

Moi et Marcel arrêtons de respirer.

C’est Diane et Serge restés dans la chambre près du salon qui viennent de se faire surprendre.

Zut!
Allons fonçons!

Arrivé à la chambre froide, je dois avoir chaud car je ne sens plus de différence de température. Je me penche pour ouvrir la trappe mais au travers d’un halo de lumière, j’aperçois une silhouette blanchâtre qui bloque l’accès au passage.

Peut-on passé?
Rien ne me répond?
Est-ce que c’est la copine de Line?
Pourquoi nous réponds-t-elle pas?
Est-ce qu’elle parle notre langue?

Il me semble que Louise disait que celle-ci était originaire du Brésil, elle ne comprend peut-être pas bien la langue française?

Would you please push you out?
L’anglais de mon frère est plutôt sommaire mais l’essentiel du message est là !

Aucune réaction, mais où est passé le beau Dan ?

On retourne à la chambre face au salon, près de la sortie à l’avant de la maison, ça presse!

Primo, Louise n’y retournera pas.
Secundo, nous pouvons voir ce qui se passe au moins dans une partie du salon.
Tertio, si jamais quelque chose ne vas pas nous sommes près d’une sortie.

Mon frère remarque alors mais tu parles espagnol, tu aurais pu dire quelques mots à l’amie de Line.

Ouais ! Ouais ! On en reparlera une autre fois de mon espagnol.

Chut !

Regarde !

Que les meilleurs gagnent

Au beau milieu du salon se trouvent réunis, mes cousines Line, Louise, Linda, mes cousins Serge et Coco.

Quelques choses ne tournent pas rond. Je décide d’aller voir et de sortir de ma cachette.

Marcel, lui, s’est assoupi si bien qu’il va bientôt ronfler.

Dieu Merci ! Le jeu s’achève. Je vais quand même aller vérifier ….

Ma cousine Line avec un large sourire m’accueille à bras ouvert, voici l’une des gagnantes !!!

Linda, Serge et Coco tout en applaudissant se dirigent vers la sortie à l’avant de la maison.

Ils vont rejoindre le reste du groupe pour leur donner les derniers résultats.

C’est alors que j’aperçois le beau Dan et la copine de Line assis dans le divan en train de jouer aux échecs.

Félicitation la cousine !
Merci !
Et vous autres, comment vous avez trouvez le bunker ?
Pas eu le temps d’y entrer, nous nous glissions à l’intérieur quand Louise nous a intercepté.

Avez-vous entendu le coup de fusil ?

Pas pire les cousines, avec vos effets spéciaux….

Quels effets spéciaux ? Un coup de fusil ? Un bunker ? De quoi vous parlez ?

Et vous autres, comment vous avez trouvez le bunker ?

Pas eu le temps d’y entrer, Louise nous a intercepté pendant que nous tentions de s’y glisser.

C’est alors que la copine de Line, Carmen, se lève pour venir me féliciter, laissant Daniel seul sur le divan et à ses échecs.

« Mon Dieu ! »
« Mai par où as-tu passé ? » s’est écriée ma cousine Louise, en apercevant Carmen.

La chemise de Carmen est maculée de rouge, ma foi on dirait du sang !! C’est du sang !

La huitième équipe

Un second coup de feu éclata, cette fois dans le salon.

C’est alors que d’un bloc nous nous sommes tous retournés.

«Et moi, vous ne m’avez pas trouvé. C’est moi qui suis donc le gagnant et vous allez maintenant tous vous tenir tranquilles si vous voulez passer un bon moment en ma compagnie. »

Un homme, étranger à nous tous, assez corpulent, habillé d’un pantalon de toile beige sale et d’une tunique aussi sale, se tenait devant nous, revolver au poing. Il semblait sortir d’une réunion de raëliens après s’être fait rouler plusieurs fois dans la boue.

Nous étions complètement paralysés.

C’est alors que du coin de l’œil, j’aperçu mon cousin Daniel, se glisser du divan pour ramper hors de notre champ de vision, tout cela de façon très silencieuse.

Je priais pour que mon petit frère continue à roupiller sagement entre les murs du salon.

Mes deux cousines et Carmen se rapprochèrent de moi.

C’est là que le bonhomme m’a saisi brusquement par le chignon du cou si vite que j’en ai vu trente-six chandelles.

« Ne bougez pas, il ne vous arrivera rien. Maintenant passez-moi un téléphone et vite ! »

C’est alors que les évènements s’accélérèrent

J’aperçu alors dans le miroir qui avait devant moi deux figures noires hideuses qui me fixaient.

Ils étaient presque rendus derrière mon agresseur et moi.

Mais qu’est ce qui se passait dans cette maison de fou ?

Line, Louise et leur amie pleuraient à chaudes larmes.

Est-ce que j’allais mourir ??

J’étouffais littéralement sous l’emprise du bras de mon agresseur sur mon cou.

Et alors sans crier gare.

Bang!

Un troisième coup de feu retentit et je me suis ramassée le nez dans le tapis.
Mon agresseur était maintenant devenu l’agressé et l’une des deux figure noire s’amusait à le ficeler comme un saucisson avec les cordons des beaux rideaux neufs de ma cousine Line.
Mais où était passé le second visiteur?

C’est alors que je me suis sentie bizarre, un filet de sang coulait de mon épaule.
« Serge, va vite dire à Linda d’appeler une ambulance et la police, le 911 … »
« Et attends les près de l’entrée pour les recevoir. »
« Claire est blessée et dit aussi à Coco de rassurer le monde au resto. Grouille ! »

L’un des diables noirs me fit un clin d’œil en passant près de moi et je reconnus enfin le sourire typique, de mon merveilleux cousin Serge. Il accompagnait mon frère qui avait les yeux sortis de la tête et carrément sous le choc.
« Petite sœur ça va ? »

Daniel, l’autre diable noir, celui qui avait décoché quelques prises à mon agresseur, était le meneur de ce raid qui m’avait permis d’être délivré.

Je compris alors que c’était Daniel qui avait pris le contrôle des opérations.

Les autres filles, pendant ce temps-là revenaient de leur léthargie lentement mais sûrement !
« Claire est-ce que ça va ? »

Daniel me regardait de façon étrange.
« Oui, mais mon Dieu toi et Serge par où êtes-vous passés ? »

Leurs figures noires me rappelaient lorsque nous nous barbouillions avec la suie lors des parties de sucre chez mon oncle.

Discrètement tout en examinant ma blessure qu’il m’a révélé son secret.

Effectivement, il travaillait pour les Américains mais dans un commando pour des missions spéciales. Sa troupe était spécialisée dans les prises d’assauts d’où son habilité avec les techniques de combats et les camouflages. J’ai failli tourner de l’œil, pas à cause de ma blessure, mais songeant qu’il mettait sa vie souvent en danger pour sauver les gens.

« Chut ! C’est un secret, seulement Serge et toi connaissez vraiment mon vrai boulot.
Il ne faudrait pas énerver la vieille génération avec tout ça. Hein ! Cousine !! »

Ma blessure, n’était qu’une légère égratignure. Pendant que je recevais les premiers soins d’Urgence Santé, Daniel et Serge sont allés aux nouvelles et répondre aux nombreuses questions des policiers.

Les Faits

Coco, Linda et Serge s’apprêtaient à quitter la maison lorsque le second coup de feu retentit.

Coco devait se rendre rassuré tout le monde, mais par mesure de précaution a avisé son père que quelque chose ne tournait pas rond.

Linda était restée sur le banc de neige devant la maison sur le qui vive.

Serge, de son côté, tentait de trouver un moyen de retournée discrètement à l’intérieur, voir ce qui se passait. Par un heureux hasard, derrière la maison, il a alors découvert la trappe du passage pour se rendre au bunker de l’extérieur. À sa grande surprise, il se retrouva nez à nez avec Daniel, qui lui venait de s’éclipser en douce du salon. Ils n’étaient cependant pas seuls car à leurs pieds au milieu d’une plaque de sang gisait un homme.

Daniel s’empressa de mettre au courant Serge de la situation dans le salon. Ils élaborèrent rapidement un plan d’attaque tout en se barbouillant de suie en provenance d’un contenant trouvé à l’intérieur du bunker. Daniel avisa Serge d’aller rejoindre Marcel au plus vite, afin d’éviter, s’il était réveiller, que dans sa panique il ne pose des gestes qui pourraient avoir des conséquences désastreuses pour nous tous.

Marcel avait été réveillé effectivement au second coup de feu et assistait impuissant à ce qui se passait au salon. Lorsque Serge s’est présenté devant lui, le visage tout noir, il a failli hurler, ce qui aurait sûrement alerté notre assaillant et changer le cours de l’histoire.

Serge avait convenu avec lui de sortir, si lui et seulement lui, venait le rechercher. Sinon, il devait tenter de sortir le plus discrètement possible et aller rejoindre Linda.

L’assaut fut donné par les deux cousins et le troisième coup de feu retentit.
Marcel ne pouvant voir qu’une partie de la scène ignorait l’issue du combat.
Il fut très soulagé lorsque Serge est réapparu et lui a confirmé que la situation était sous contrôle. Qu’elle ne fut pas sa surprise de me trouver coucher au plancher et de constater que j’avais une de mes épaules en sang.

Lorsque nous rentrâmes enfin dans la salle du restaurant, il était alors onze heures trente. Nous avons été accueillis par des gens survoltés. Mon oncle Charles-Henri avait tenté avec l’aide de la police de calmer toute la parenté. Nous avions eu quelques questions à répondre aux policiers avant que l’agresseur et le cadavre quittent la scène. La rencontre meurtres et mystères était enfin terminé, cela avait duré cinq heures.

Tard dans la soirée, nous avions tous les yeux rivés sur la télévision pour le dernier bulletin de nouvelles de la journée.

Déclarations aux Medias

Selon ce que nous apprîmes des nouvelles ce soir-là, les suspects étaient deux prisonniers qui s’étaient évadés de la prison d’Orsainville depuis trois jours. Le premier suspect était en prison pour un vol par infraction tandis que son complice, notre cadavre, purgeait une peine de prison pour meurtre. C’est le décédé qui avait déjà été propriétaire de cette maison quelques années auparavant et qui connaissait ses secrets.

Selon le compère, leur plan était de séjourner un certain temps dans le bunker pour par la suite se rendre à Montréal. Malheureusement les choses s’étaient gâtées.

La déclaration que fit notre agresseur fut des plus surprenantes. Celui-ci connaissait son complice seulement depuis quelques mois, il le savait extrêmement dangereux puisqu’il lui avait avoué plusieurs meurtres de femmes. Celui-ci se vantait qu’il connaissait un endroit où jamais on ne l’avait trouvé, ni lui ni ses victimes. Ils les auraient enterrées dans un ancien caveau à légumes maintenant caché sous un cabanon. Un peu craintif de s’associer à ce type mais désireux de sortir au plus vite de la prison, Maurice (l’agresseur) décida de s’associer à Fernando (le mort) pour leur évasion.

Les choses se sont compliquées lorsqu’ils ont constatés à leur arrivée que la maison était loin d’être déserte mais plutôt pleine de monde.

Le bruit que nous avions entendu au début en provenance de l’extérieur correspondait à leur entrée dans le bunker. Fernando avait assez reconnu les lieux malgré la noirceur. Pendant ce temps-là, le jeu de cache-cache avait commencé pour nous. Par mesure de sécurité, Fernando avait décidé d’aller chercher une arme qu’il savait cacher dans le cabanon et de montrer où il cachait ses victimes. C’est durant cette période que moi et Marcel avons fait la découverte du bunker et que nous y sommes entrés. Lorsque Fernando a constaté qu’il avait eu quelqu’un à l’intérieur du bunker, il s’est énervé et a décidé d’éliminer les intrus qui s’y présenteraient. L’idée ne plaisait guère à Maurice puisqu’il avait constaté que nous étions une quinzaine de personnes dans la maison qui se promenait librement comme des rats entre les murs.

Il décida donc d’éliminer son compère lorsque l’occasion se présentera.

L’occasion s’est présentée assez rapidement. Fernando, un peu abasourdi, avait l’air de rien comprendre de ce qui se passait dans son ancienne maison.

«C’est quoi cette gang de malade qui traîne dans le coin ?? »

« J’en ai aucune espèce d’idée, cela semble à un jeu de cache-cache ! »

« Je vais leur en faire un jeu de cache-cache »

C’est dans la chambre froide que le jeu s’est terminé pour Fernando, il s’apprêtait à aller chercher un couteau, une arme plus silencieuse.

« C’est lorsque qu’il s’est penché pour se glisser sous l’étagère que je l’ai assommé et pris son arme et j’ai tiré ce salaud à bout portant » a déclaré alors Maurice au policier qui l’interrogeait.

C’est à se moment là, que nous avons entendu le premier coup de feu, nous avions cru alors à des effets spéciaux des cousines.

Maurice se rappelle avoir retenu son souffle souvent. Parfois il entendait venir quelques personnes qui chuchotaient dans sa direction. C’est sa respiration que nous avions parfois prise pour celle de Louise. D’autres fois, ça lui a semblé qu’une fille marchait, entrait dans les garde-robes ou les pièces et disait des coucous ou encore des vous êtes morts qui lui donnait froid dans le dos.

La partie de cachette ne fut pas une mince affaire pour lui. Il avait autant de monde à l’intérieur dans les passages secrets qu’à l’extérieur dans les corridors de la maison.

« J’étais constamment coincé entre ceux qui se cachaient et la dame qui les cherchait » déclara-t-il aux policiers.

Afin d’éviter de finir par se faire prendre, il a donc décidé de retourner se planquer dans le bunker. En bloquant l’entrée avec le cadavre de Fernando, il s’assurait d’un peu de tranquillité et évitait d’avoir de la visite. C’est à ce moment que moi et Marcel avons décidé de retourner au bunker et c’est là que j’ai aperçu une silhouette dans un halo de lumière qui bloquait l’entrée, j’avais pris cette personne pour la copine de ma cousine Line.

La partie suivait sont cours et il lui semblait enfin que le nombre de personnes qui se promenait avait diminué.
« J’ai alors décidé d’enlever le corps de mon complice et de le déplacer vers la sortie, afin de l’enterrer plus tard dans le caveau à légumes. » confia-t-il.

C’était au tour de Carmen et de Daniel, pendant ce temps, de découvrir le bunker et de tenter de s’y introduire à leur tour. Sauf que Louise les a interceptés au moment où Daniel se préparait à se glisser à son tour sous l’étagère. Comme il faisait toujours noir, lorsque Carmen est sortie du trou, personne n’avait porté attention à l’état de la chemise de l’amie de ma cousine.

La patience de Maurice étant au bout du rouleau, il s’est donc présenté au salon pour en finir.

« Je n’avais pas l’intention de blesser qui que ce soit, je voulais simplement de l’aide pour me sortir de ce guêpier dans lequel je m’étais fourré » déclara-t-il.

« Je m’excuses auprès de la jeune femme que j’ai prise en otage, je ne voulais pas lui faire peur et encore moins la blesser, cela n’aurait pas dû arriver, mais j’ai été surpris lorsque les deux gars en noirs m’ont sauté dessus et le coup est parti. »

Il ne pouvait s’imaginé que dans notre groupe il y avait mes cousins et que deux d’entre eux étaient des militaires qui avaient eu une formation en assaut aux combats.

Monsieur, la partie est finie !

Épilogue

Cet été, nous avons célébré les quatre-vingt-six ans de mon oncle et le quinzième tournoi de golf de la famille.

Maurice est toujours en prison et purge une peine à vie.

Il y a eu des fouilles faites sous le cabanon dans l’ancien caveau à légumes, rien n’y a été trouvé.

Il va s’en dire que Line a vendu la fameuse maison où a eu lieu ses évènements.

Elle a maintenant un super condo à Québec.

Dommage qu’il n’y est pas eu de caméra numérique dans ce temps-là pour immortaliser ses scènes. Nous n’avons malheureusement aucunes photos de notre fameuse réunion de famille de ce jour là, seulement quelques documents, des archives retrouvés à partir de microfilms de la Bibliothèque Nationale de Montréal.

L’amie de Line, Carmen du Brésil, n’est jamais revenue au Québec.

Mes cousins sont maintenant officiellement tous retraités de l’armée, en tout cas c’est ce qu’ils nous disent!

J’ai un charmant mari et deux merveilleux enfants.

La jeune génération, nous demande parfois d’organiser de nouvelles activités, pour les réunions de famille, comme tournoi de quilles, de croquet, de pétanques, une soirée casino, ou toutes autres choses. Il y en eu même quelques uns qui nous ont approchés pour organiser quelque chose durant la période de d’Halloween.

Eh ! Pourquoi pas un meurtre et mystères ?

FIN

 

 

Tout un meurtre et mystères

Réunion familiale

Durant les années 80, les membres de la famille de ma mère avait pour tradition de se réunir au moins une fois par année à quelque part.

Cette année là, nous nous étions réunis à la fin du mois d’août, pour le traditionnel tournoi de golf. L’une de mes cousines, l’organisatrices du tournoi, avait acheté cet été là, une belle maison ancestrale sur la rive sud de Québec.

Fière de sa nouvelle acquisition, elle avait décidé, avec sa sœur, de nous invités, cousins, cousines, oncles et tantes à pendre la crémaillère et cela durant la période des fêtes. Elle avait découvert paraît-il des histoires mystérieuses concernant la dite maison et avait décidé de nous les faire découvrir lors d’une soirée de meurtres et mystères.

Après réflexion, la maison de Line n’étant toutefois pas assez grande pour accueillir tout ce beau monde, il avait été convenu que la rencontre familiale se déroulerait dans une salle réservée dans un restaurant non loin de chez-elle.

Après le souper, les participants qui désiraient visiter et participer au jeu se déplaceraient chez elle. Les oncles et tantes, ma mère en particulier, déclinèrent l’offre et préférèrent demeurer au restaurant.

Comme nous étions, encore pour la plupart, célibataires, nous étions donc entre nous et puisque la complicité a toujours été très forte, nous nous promettions d’avoir beaucoup de plaisirs et d’en rigoler un bon coup. Ce que j’ignorais alors c’est que cette expérience familiale me permettrait d’encore mieux renforcir les liens qui nous unissaient et de découvrir la face caché de certains et comment!

Présentation du jeu

Après un repas bien arrosé au resto, pendant que les vieux prenaient leur café et cognac, nous nous étions retrouvés chez Line ou elle nous expliquait les grandes lignes de son jeu.

Au début, nous nous attendions à quelque chose genre nous sommes tout assis autour d’une table et chacun lit un texte, le genre de jeux que le retrouve dans une boîte déjà tout préparer. Il ne fallait pas sous-estimer les talents créateurs de mes cousines Line et Louise.
Ce qu’elle nous avait préparé était plutôt genre cache-cache, comme quand nous étions petits, c’était à nous de trouver les différentes cachettes qu’offrait la maison pour se cacher et paraît-il, il en avait beaucoup, afin d’éviter de se faire trouver et d’être éliminer. Nous étions en équipe de deux, quel ne fut pas ma surprise de constater que mon frère semblait intéressé à participer à ce jeu. Lui, qui durant des années, détestait venir à ses réunions familiales. Encore plus renversant, il avait émis le souhait de faire équipe avec moi. Toute une surprise et j’étais encore loin de savoir, que cette soirée meurtres et mystères, m’en réserverait encore beaucoup d’autres.

Le but ultime de la soirée étant d’être les derniers à se faire piéger par l’assassin. Si l’un des membres d’une l’équipe était trouvé, l’autre personne, son acolyte, était automatiquement éliminée. Au début, c’était un peu le chaos, tout le monde parlait en même temps et entendre les différentes recommandations de Line ne fut pas chose facile. Ceux qui seraient éliminés, allaient rejoindre le reste de la famille resté au restaurant et informait les gens de l’évolution du jeu et de la soirée.

Line et Louise furent d’une patience, car après le bon repas que nous avions savouré et bien arrosé, nous étions tous plus ou moins surexcités. Elles nous mentionnèrent qu’en tout et partout elles avaient découvert neuf cachettes asses spéciales. Il en avait peut-être d’autres…. Elles en avaient trouvé neuf, elles n’en avaient pas trouvé d’autres. À nous de les découvrir et de s’y cacher en espérant que Louise (notre assassin) ne trouve pas. Line, étant la meneuse de jeu et l’hôtesse de la soirée, nous rappelait à l’ordre et afin d’être bien entendu exigeât de nous tous le silence absolu. Sinon cela faciliterait trop le travail de Louise, notre assassin, qui nous débusquerait trop rapidement. Essayer de faire durer le plaisir…

Comme Line venait à peine de s’installer, les penderies et garde-robe n’étaient pas trop encombrées d’objets ou de vêtements. La maison ne possédait qu’un niveau ce qui ne compliquait pas trop les choses ni pour nous ni pour Louise, la chercheuse.

Les Équipes

Nous étions sept équipes à prendre le départ, ma cousine dans un souci d’équité avait décidé de ne pas séparer les familles.

Ma cousine Linda se retrouva avec son frère Richard, que nous appelions affectueusement Coco. Richard étant venu au monde dans le temps de Pâques, ce petit surnom lui était resté. Elle préférait être en équipe avec Richard plutôt qu’avec Serge, son frère ainé. Elle nous disait qu’elle n’aurait pas besoin du meurtrier pour l’étrangler, puisqu’elle l’aurait fait elle-même, son frère ayant un égo assez fort, ce qui l’irritait au plus haut point.

Serge, en fin stratège, nous déclara dès le départ, qu’il serait de l’équipe gagnante. Il se retrouva en compagnie de sa cousine Diane, celle-ci étant un peu garçon manqué, elle ne raterait pas l’occasion de prouver au cousin qu’elle n’avait rien à son épreuve.

Les deux frères, André et Denis, étaient très enthousiastes eux aussi à l’idée de gagner, leurs euphorie étant causée en grande partie par la grande quantité de bières ingurgitées durant le souper.

Daniel, le doyen du groupe, avait hérité de la compagnie d’une des amies de Line. Celle-ci devait se joindre à nous durant la soirée, elle serait jumelée avec Daniel. Daniel résidait maintenant aux Etats-Unis; malgré ses obligations il réussissait toujours à se libérer pour ses réunions de famille. Pour lui, ses réunions familiales revêtaient un caractère quasiment sacré. Cela lui permettait de recharger ses batteries et de se ressourcer. J’ai toujours trouvé qu’une aura spéciale entourait mon cousin. D’ailleurs il nous parlait rarement de lui ou de son travail. Si des questions trop indiscrètes lui étaient posées, il réussissait à détourner la conversation sur autres choses.

Dominique et Lucie, l’équipe la plus jeune, nous promettait de défendre leurs honneurs le plus honnêtement possible. Ils demeuraient en Ontario depuis leur naissance et parlait aussi bien le français que l’anglais.

L’avant dernière équipe, était composée de mon cousin François et de sa sœur Andrée. Cette équipe étant celle avec laquelle mon frère avait le plus d’affinités. François et lui avaient demeurés en appartement durant leur première année de CEGEP. Ils s’étaient séparés malheureusement sur une note moins heureuse et pour laquelle les deux garçons n’ont jamais parlé.

Enfin la dernière équipe, Marcel et moi, nous n’avions pas vraiment élaboré de stratégie au départ. Le principe adopté par mon frère était on se trouve un bon trou, on se cache dedans jusqu’à ce que mort s’en suivre. Drôle le petit frère!!!

Nous ne doutions pas que Denis et André, mes deux rigolos de cousin, ne tarderaient pas à être éliminé dès le départ puisqu’on pouvait les entendre rigolés à des milles à la ronde.

Le Décor

Le problème, qui nous apparu par la suite, c’était l’hiver et nous étions près de la journée la plus courte de l’année, il faisait donc noir très tôt. Quelques chandelles avaient été disposées, ici et là, question de nous mettre dans l’ambiance. Quelle ambiance! Mais pour la clarté on repassera..

Comme les cousines nous avaient cantonnés dans le salon dès le début, nous n’avions aucune idée de la disposition des lieux. J’aurais donné cher pour avoir en ma possession au moins une lampe de poche.

Nous avons débuté le jeu vers les sept heures et selon les filles nous devrions avoir terminé aux environ de dix heures soit un bon trois heures de frissons garantis.
Elles se trompaient pour la durée des trois heures mais pas pour les frissons.

Après avoir essayé de repéré les lieux et croisés la plupart des équipes, nous débutions le jeu. Nous chuchotions à peine, les fous rires étaient fréquents ainsi que les bruits faits par les cousins pour tenter de nous faire peur.

Chaque équipe prit des directions différentes, parfois un grincement de porte ou un éternuement troublait le silence qui s’était établi. Je commençais à regretter les rires des cousins André et Denis. Mon frère commençait déjà à avoir chaud. Il aurait bien voulu aller fumer une cigarette. Nous étions rendus près de la sortie arrière de la maison, quand nous entendîmes un drôle de bruit en provenance de l’extérieur. Mon frère me demanda alors si Line avait un chat ou un chien. Aucune idée, de toute manière les ou les choses n’était pas à l’extérieur et nous nous devions demeurer à l’intérieur. Il était hors de question de tricher.

La cuisine, dans laquelle nous étions, avait un îlot central et un comptoir avec un lavabo. Le garde-manger nous a attiré moi et mon frère mais pas pour les mêmes raisons. Marcel espérait y découvrir quelques choses à grignoter, tandis que moi, la tablette du fond du placard me subjuguait. Je pesais autant comme autant rien ne se produisit.

Nous dirigions lentement vers le placard à balais lorsque nous rencontrâmes un premier obstacle. C’était François et Andrée qui revenaient des toilettes. Façon de parler bien sûr! Rien de spécial à part que le beau Denis c’était caché dans le panier de linge sale et André dans la sécheuse. Pourquoi ne cherchent-ils pas les passages secrets?
Dans l’armoire à balai nous découvrîmes le premier passage, en réalité c’était un espace en le mur et le mur extérieur. Moi, Marcel, cousine Andrée et François débutèrent à tâtons l’exploration de ce réduit. J’étais la première lorsque j’entrais en collision avec un corps solide, les carottes étaient-elles déjà cuites pour nous. C’est qui? C’était Dominique et sa sœur Lucie, arrivées en retard, ils s’étaient introduits rapidement dans la pièce voisine du salon, soit dans l’une des chambres d’amis. Dans la garde-robe, ils avaient actionné la trappe et maintenant ils longeaient le même mur que nous. Nous retournions vers la chambre d’amis lorsque nous rencontrâmes Serge et Diane.

 

Qu’est-ce que l’Oberammergau

oberammergau-passion-play-pilgrimage-2020

C’est une promesse faite il y a plusieurs centaines d’années qui va voir le jour dans le village pittoresque d’Oberammergau, en Bavière

Historique
Au 17ème siècle, la guerre de Trente Ans (1618 – 1648) éclata en Europe Centrale. Ce conflit fut l’un des plus dévastateur de son époque, laissant derrière lui son cortège de misère, pauvreté et maladies. La peste ayant été répandue, des milliers de personnes en furent victimes. Dans le seul petit village d’Oberammergau, pas moins de 80 villageois moururent. Depuis cette période de souffrance, les citoyens d’Oberammergau firent la promesse de célébrer la Passion du Christ tous les dix ans, afin d’obtenir la protection de Dieu contre la peste. La légende veut qu’à la suite de la première représentation, la peste bubonique disparut totalement du village et que les habitants malades guérirent miraculeusement.
La promesse fut faite pour la première fois durant la Pentecôte 1634. Depuis, les habitants du village d’Oberammergau continuent de célébrer la Passion tous les dix ans. Seule la deuxième guerre mondiale affecta la cérémonie de 1940, en empêchant sa célébration.

Cette tradition qui perdure depuis quatre siècle, est jouée par des habitants d’Oberammergau uniquement. Les participants dévouent une année de leur vie pour reconstituer la vie, la mort et la résurrection du Christ. Tous les comédiens qui participent à la Passion Play (Passionspiele), sont des amateurs qui poursuivent quotidiennement une vie ordinaire, médecins, enseignants, femmes au foyer, etc. Les scènes les plus parlées ont toujours été jouées par des acteurs nés à Oberammergau ou y ayant vécu les vingt dernières années. Cette coutume perdure depuis la première représentation de la Passion du Christ, il y a 380 ans.

En 2015, le conseil municipal d’Oberammergau a décidé de la composition de la troupe Passion Play 2020. Les préparatifs sont ainsi lancés pour la prochaine session. Les nombreux détails organisationnels, horaires, prix, promotion, etc. sont encore à fixer. Ainsi, le programme exact sera dévoilé à la fin de l’année 2017.
A partir du vendredi des Cendres 2019, tous les comédiens se laisseront pousser cheveux et barbes, en accord avec l’ancienne tradition du « Décret sur les cheveux et la barbe ».
Au printemps 2019, les noms des acteurs seront dévoilés. En plus des rôles majeurs de la représentation, Jésus, Marie, Pierre, Judas, Ponce Pilate et Caïphe, plus de 120 scènes seront jouées. En totalité, plus de 2000 villageois d’Oberammergau prendront part au spectacle, Passion Play 2020.
Les répétitions du spectacle commenceront à l’automne 2019 et la première représentation de la Passion aura lieu en mai 2020.

 

L’économie de communion

Qu’est-ce que les Focolari, ou les retrouvent on?
Le mouvement des Focolari est répandu dans plus de 180 pays dont la Belgique avec 3500 membres. Il a été reconnu dans l’Église catholique le 5 décembre 1964. Selon les statuts, sa Présidence sera toujours attribuée à une femme.

sans-titre

Lorsque j’ai pris connaissance de la brochure de Spiritours, j’ai remarqué ce petit logo en bas à droite de la couverture avec un E noir et un C rouge. C’était mentionné sur le logo Entreprise d’économie de Communion.
Je me suis posé alors la question qu’est-ce qu’une entreprise de communion?
C’est un nouveau modèle économique qui place l’humain (et non le capital) au centre de ses priorités. Les bénéfices sont partagés avec les plus démunis. L’idée de l’économie de communion a été lancée par Chiara Lubich, fondatrice du mouvement des Focolari, en 1991, pour diminuer le fossé séparant riches et pauvres.
Mais qui est Chiara Lubich?

IMG_6404
Chiara Lubich

Chiara Lubich est née en 1920, à Trente en Italie du nord, au croisement du monde latin et germanique, de parents typographes. Son père antifasciste notoire paya durement sa résistance au régime. Chiara Lubich était très engagée dans l’Action catholique et le Tiers-ordre franciscain. Son désir de servir Dieu, l’Église et l’humanité, la poussa en 1943 à se consacrer à Dieu par des vœux. Peu à peu, avec ses premières compagnes se dessina le profil d’une petite communauté qu’on appela “focolare” (foyer en italien). Autour d’elles, un groupe très varié de personnes d’âges et de conditions divers donnèrent une physionomie propre à ce mouvement naissant qui fut reconnu par l’archevêque de Trente.

Chiara Lubich, fondatrice et présidente du mouvement des Focolari est considérée comme une grande figure spirituelle de notre époque, elle a cherché toute sa vie à repousser les frontières de l’unité de la famille humaine. Elle a fortifié les liens entre croyants et incroyants, entre Églises, entre religions, a encouragé des projets audacieux dans la vie professionnelle, économique, politique. Elle savait parler aux enfants et aux spécialistes. Fortement ancrée dans l’Évangile, elle a renouvelé la compréhension de la Passion du Christ et a misé sur les liens d’amour fraternel pour rendre “visible” la présence d’un Dieu proche. Elle a été promotrice dans l’Église d’une spiritualité de communion. Elle a engendré avec le mouvement des Focolari, une famille spirituelle aux engagements divers qui prolonge son ardeur à mettre en œuvre la prière de Jésus avant sa mort : « Père que tous soient un pour que le monde croie que tu m’as envoyé. »

 

IMG_6403
Eglise Maria Theotokos à Loppiano.

 

IMG_6409
Tabernacle dans l’église Maria Theotokos à Loppiano Italie

 

Qu’est-ce que les Focolari, ou les retrouvent on?
Le mouvement des Focolari est répandu dans plus de 180 pays dont la Belgique avec 3500 membres. Il a été reconnu dans l’Église catholique le 5 décembre 1964. Selon les statuts, sa Présidence sera toujours attribuée à une femme.