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Tout un meurtre et mystères

Réunion familiale

Durant les années 80, les membres de la famille de ma mère avait pour tradition de se réunir au moins une fois par année à quelque part.

Cette année là, nous nous étions réunis à la fin du mois d’août, pour le traditionnel tournoi de golf. L’une de mes cousines, l’organisatrices du tournoi, avait acheté cet été là, une belle maison ancestrale sur la rive sud de Québec.

Fière de sa nouvelle acquisition, elle avait décidé, avec sa sœur, de nous invités, cousins, cousines, oncles et tantes à pendre la crémaillère et cela durant la période des fêtes. Elle avait découvert paraît-il des histoires mystérieuses concernant la dite maison et avait décidé de nous les faire découvrir lors d’une soirée de meurtres et mystères.

Après réflexion, la maison de Line n’étant toutefois pas assez grande pour accueillir tout ce beau monde, il avait été convenu que la rencontre familiale se déroulerait dans une salle réservée dans un restaurant non loin de chez-elle.

Après le souper, les participants qui désiraient visiter et participer au jeu se déplaceraient chez elle. Les oncles et tantes, ma mère en particulier, déclinèrent l’offre et préférèrent demeurer au restaurant.

Comme nous étions, encore pour la plupart, célibataires, nous étions donc entre nous et puisque la complicité a toujours été très forte, nous nous promettions d’avoir beaucoup de plaisirs et d’en rigoler un bon coup. Ce que j’ignorais alors c’est que cette expérience familiale me permettrait d’encore mieux renforcir les liens qui nous unissaient et de découvrir la face caché de certains et comment!

Présentation du jeu

Après un repas bien arrosé au resto, pendant que les vieux prenaient leur café et cognac, nous nous étions retrouvés chez Line ou elle nous expliquait les grandes lignes de son jeu.

Au début, nous nous attendions à quelque chose genre nous sommes tout assis autour d’une table et chacun lit un texte, le genre de jeux que le retrouve dans une boîte déjà tout préparer. Il ne fallait pas sous-estimer les talents créateurs de mes cousines Line et Louise.
Ce qu’elle nous avait préparé était plutôt genre cache-cache, comme quand nous étions petits, c’était à nous de trouver les différentes cachettes qu’offrait la maison pour se cacher et paraît-il, il en avait beaucoup, afin d’éviter de se faire trouver et d’être éliminer. Nous étions en équipe de deux, quel ne fut pas ma surprise de constater que mon frère semblait intéressé à participer à ce jeu. Lui, qui durant des années, détestait venir à ses réunions familiales. Encore plus renversant, il avait émis le souhait de faire équipe avec moi. Toute une surprise et j’étais encore loin de savoir, que cette soirée meurtres et mystères, m’en réserverait encore beaucoup d’autres.

Le but ultime de la soirée étant d’être les derniers à se faire piéger par l’assassin. Si l’un des membres d’une l’équipe était trouvé, l’autre personne, son acolyte, était automatiquement éliminée. Au début, c’était un peu le chaos, tout le monde parlait en même temps et entendre les différentes recommandations de Line ne fut pas chose facile. Ceux qui seraient éliminés, allaient rejoindre le reste de la famille resté au restaurant et informait les gens de l’évolution du jeu et de la soirée.

Line et Louise furent d’une patience, car après le bon repas que nous avions savouré et bien arrosé, nous étions tous plus ou moins surexcités. Elles nous mentionnèrent qu’en tout et partout elles avaient découvert neuf cachettes asses spéciales. Il en avait peut-être d’autres…. Elles en avaient trouvé neuf, elles n’en avaient pas trouvé d’autres. À nous de les découvrir et de s’y cacher en espérant que Louise (notre assassin) ne trouve pas. Line, étant la meneuse de jeu et l’hôtesse de la soirée, nous rappelait à l’ordre et afin d’être bien entendu exigeât de nous tous le silence absolu. Sinon cela faciliterait trop le travail de Louise, notre assassin, qui nous débusquerait trop rapidement. Essayer de faire durer le plaisir…

Comme Line venait à peine de s’installer, les penderies et garde-robe n’étaient pas trop encombrées d’objets ou de vêtements. La maison ne possédait qu’un niveau ce qui ne compliquait pas trop les choses ni pour nous ni pour Louise, la chercheuse.

Les Équipes

Nous étions sept équipes à prendre le départ, ma cousine dans un souci d’équité avait décidé de ne pas séparer les familles.

Ma cousine Linda se retrouva avec son frère Richard, que nous appelions affectueusement Coco. Richard étant venu au monde dans le temps de Pâques, ce petit surnom lui était resté. Elle préférait être en équipe avec Richard plutôt qu’avec Serge, son frère ainé. Elle nous disait qu’elle n’aurait pas besoin du meurtrier pour l’étrangler, puisqu’elle l’aurait fait elle-même, son frère ayant un égo assez fort, ce qui l’irritait au plus haut point.

Serge, en fin stratège, nous déclara dès le départ, qu’il serait de l’équipe gagnante. Il se retrouva en compagnie de sa cousine Diane, celle-ci étant un peu garçon manqué, elle ne raterait pas l’occasion de prouver au cousin qu’elle n’avait rien à son épreuve.

Les deux frères, André et Denis, étaient très enthousiastes eux aussi à l’idée de gagner, leurs euphorie étant causée en grande partie par la grande quantité de bières ingurgitées durant le souper.

Daniel, le doyen du groupe, avait hérité de la compagnie d’une des amies de Line. Celle-ci devait se joindre à nous durant la soirée, elle serait jumelée avec Daniel. Daniel résidait maintenant aux Etats-Unis; malgré ses obligations il réussissait toujours à se libérer pour ses réunions de famille. Pour lui, ses réunions familiales revêtaient un caractère quasiment sacré. Cela lui permettait de recharger ses batteries et de se ressourcer. J’ai toujours trouvé qu’une aura spéciale entourait mon cousin. D’ailleurs il nous parlait rarement de lui ou de son travail. Si des questions trop indiscrètes lui étaient posées, il réussissait à détourner la conversation sur autres choses.

Dominique et Lucie, l’équipe la plus jeune, nous promettait de défendre leurs honneurs le plus honnêtement possible. Ils demeuraient en Ontario depuis leur naissance et parlait aussi bien le français que l’anglais.

L’avant dernière équipe, était composée de mon cousin François et de sa sœur Andrée. Cette équipe étant celle avec laquelle mon frère avait le plus d’affinités. François et lui avaient demeurés en appartement durant leur première année de CEGEP. Ils s’étaient séparés malheureusement sur une note moins heureuse et pour laquelle les deux garçons n’ont jamais parlé.

Enfin la dernière équipe, Marcel et moi, nous n’avions pas vraiment élaboré de stratégie au départ. Le principe adopté par mon frère était on se trouve un bon trou, on se cache dedans jusqu’à ce que mort s’en suivre. Drôle le petit frère!!!

Nous ne doutions pas que Denis et André, mes deux rigolos de cousin, ne tarderaient pas à être éliminé dès le départ puisqu’on pouvait les entendre rigolés à des milles à la ronde.

Le Décor

Le problème, qui nous apparu par la suite, c’était l’hiver et nous étions près de la journée la plus courte de l’année, il faisait donc noir très tôt. Quelques chandelles avaient été disposées, ici et là, question de nous mettre dans l’ambiance. Quelle ambiance! Mais pour la clarté on repassera..

Comme les cousines nous avaient cantonnés dans le salon dès le début, nous n’avions aucune idée de la disposition des lieux. J’aurais donné cher pour avoir en ma possession au moins une lampe de poche.

Nous avons débuté le jeu vers les sept heures et selon les filles nous devrions avoir terminé aux environ de dix heures soit un bon trois heures de frissons garantis.
Elles se trompaient pour la durée des trois heures mais pas pour les frissons.

Après avoir essayé de repéré les lieux et croisés la plupart des équipes, nous débutions le jeu. Nous chuchotions à peine, les fous rires étaient fréquents ainsi que les bruits faits par les cousins pour tenter de nous faire peur.

Chaque équipe prit des directions différentes, parfois un grincement de porte ou un éternuement troublait le silence qui s’était établi. Je commençais à regretter les rires des cousins André et Denis. Mon frère commençait déjà à avoir chaud. Il aurait bien voulu aller fumer une cigarette. Nous étions rendus près de la sortie arrière de la maison, quand nous entendîmes un drôle de bruit en provenance de l’extérieur. Mon frère me demanda alors si Line avait un chat ou un chien. Aucune idée, de toute manière les ou les choses n’était pas à l’extérieur et nous nous devions demeurer à l’intérieur. Il était hors de question de tricher.

La cuisine, dans laquelle nous étions, avait un îlot central et un comptoir avec un lavabo. Le garde-manger nous a attiré moi et mon frère mais pas pour les mêmes raisons. Marcel espérait y découvrir quelques choses à grignoter, tandis que moi, la tablette du fond du placard me subjuguait. Je pesais autant comme autant rien ne se produisit.

Nous dirigions lentement vers le placard à balais lorsque nous rencontrâmes un premier obstacle. C’était François et Andrée qui revenaient des toilettes. Façon de parler bien sûr! Rien de spécial à part que le beau Denis c’était caché dans le panier de linge sale et André dans la sécheuse. Pourquoi ne cherchent-ils pas les passages secrets?
Dans l’armoire à balai nous découvrîmes le premier passage, en réalité c’était un espace en le mur et le mur extérieur. Moi, Marcel, cousine Andrée et François débutèrent à tâtons l’exploration de ce réduit. J’étais la première lorsque j’entrais en collision avec un corps solide, les carottes étaient-elles déjà cuites pour nous. C’est qui? C’était Dominique et sa sœur Lucie, arrivées en retard, ils s’étaient introduits rapidement dans la pièce voisine du salon, soit dans l’une des chambres d’amis. Dans la garde-robe, ils avaient actionné la trappe et maintenant ils longeaient le même mur que nous. Nous retournions vers la chambre d’amis lorsque nous rencontrâmes Serge et Diane.

 

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Tout un meurtre et mystères (la suite)

La Chambre Froide

Selon ce que Daniel avait mentionné à Serge lorsqu’il s’était croisé, tout se passait au niveau de la chambre froide, celle-ci permettait de passer d’un côté à l’autre de la maison sans se faire voir tout en restant entre les murs.

François et Andrée décidèrent de suivre Serge et Diane vers le salon. Il ne nous restait qu’à rebrousser chemin.

Mon frère Marcel, lui, commençait à s’impatienter sérieusement, les fils d’araignée, la poussière tout aidait à l’irriter au sens propre et comme figuré puisque mon frère depuis sa tendre enfance souffrait de l’asthme et d’allergies diverses.

– As-tu pensé à amener ta pompe?

– Non, mais j’ai mes cigarettes.

Cela donne une petite idée des priorités de mon frère. Nous avions l’impression d’être un peu comme dans le film des Goonies. C’est un film concernant un groupe de jeune qui parte à la recherche du trésor d’un pirate. Sauf que nous autres avec un meurtrier à nos trousses, c’était plutôt du genre sauf qui peut.

Arrivés dans la chambre froide, au coin de la maison, il suffisait de trouver la trappe qui ouvrirait le passage pour l’autre côté.

Toujours à l’aveugle, nous espérions trouver l’ouverture. Comme dans le mystère de la chambre jaune, comment sortir sans se faire voir, cette fois c’était version le mystère de la chambre froide.

Mon frère, se pencha pour enlever quelques choses de sous ses pieds, quand il aperçu une faible lueur au travers de ce qui semblait une trappe d’aération situé sous une étagère.

À notre grande surprise, elle céda facilement. Elle était d’une grandeur suffisante pour laisser passer un homme de la corpulence de mon frère.

Nous glissions à l’intérieur en espérant trouver quelque chose en bout de ligne et surtout ne pas rester coincés.

Une fois parvenue au bout du tunnel, une autre trappe permettait d’accéder à une pièce ressemblant à un bunker ou un abri nucléaire.

Dommage qu’il n’a pas de fenêtre sur cours. On pourrait voir un peu plus.

Mais j’y pense, Marcel tu n’as pas parlé de cigarette tout à l’heure.

Penses-tu que je peux en fumer une?

Non, mais tu as des allumettes ou un briquet?

Un briquet, allume qu’on voit un peu plus!

Line et Louise connaissent-elles, ce passage?

Aucune idée, mais il me semble que tout cela à l’air propre pour un endroit inhabité.

Connaissant Line et sa maladie du ménage, j’ai bien l’impression qu’elle n’a pas pu s’empêcher de venir donner un petit coup de torchon
.
Elle s’est un peu trahie.

Louise va sûrement y venir, autant se pousser illico!

On remonte, on rampe!

Retour dans la chambre froide.

Élimination

Merde!

Nous sommes plus seuls!

Qui est là?

C’est Daniel et la copine de Line.
Après leur avoir montré notre découverte, nous les laissons à leur sort.

Daniel, dans un murmure, nous mentionne que François et Andrée se sont fait pincés en allant dans la chambre du fond, Serge et Diane on pu eux se pousser.

Denis et André sont effectivement éliminés. André n’aurait pas été assez rapide à s’extraire de sa sécheuse.

Dominique et Lucie sont au salon et n’osent pas trop bouger. Louise étant dans les parages.

Il ne reste que Linda et Coco qui sont cachés de l’autre côté de la maison.

Nous sommes donc encore cinq équipes en course.

Il est vingt heures trente, cela fait déjà une heure trente que nous nous cachons.

Avec Marcel, nous nous dépêchons de nous rendre de l’autre côté rejoindre Linda et Coco.

Cherche et ne trouve pas.

Marcel passe au peigne fin la salle de bain et la chambre, c’est alors que nous entendons encore un drôle de bruit.

Mon frère, en bon chasseur qu’il est, me le confirme, c’est un coup de fusil…. Wouach!

Mais qu’est-ce que c’est?

Line ou Louise avait-elle souligné ce détail, est-ce que c’était le signal de la fin?

Est-ce qu’on sort ou non?

Marcel regarde sa montre et me mentionne qu’il devrait rester encore une bonne heure et demie de jeu.

Nous nous rendons jusqu’à la chambre près de la sortie devant la maison qui fait face à une partie du salon.

Diane nous percute de pleins fouets, Serge sur ses talons.

Avez-vous entendus, c’est quoi ce délire?

Serge a été vérifié, rien n’a bougé au salon.

Linda et Coco et Dominique et Lucie sont éliminées, ils ont du rejoindre le reste de la gang au restaurant depuis quelques minutes.

Il ne reste que trois équipes en jeu, Serge, Diane, Daniel, l’amie de Line, moi et Marcel.

Après un bref coccus, nous passons en revu les différents passages trouvés.

Avez-vous vu le bunker?

Quel bunker?

Celui situé sous la chambre froide.

Tu passes par une trappe sous l’étagère centrale.

Mais cela en fait dix cachettes et non neuf!

Youpi!

On en a donc trouvé une nouvelle??

Nous repassons en revue les passages découverts. Comme moi et Marcel ne les avons pas tous visités et Serge et Diane non plus, nous ne sommes pas sûr d’avoir le bon compte.

Quelqu’un vient de rentrer dans la pièce, j’entends une respiration, c’est sûrement Louise!!!

Le passage du bureau s’ouvre derrière le rideau, rien de bien extraordinaire.

Marcel, m’annonce, on retourne se cacher dans le bunker, nous allons gagner.

L’amie de Line

Stop! Vous êtes morts!

Moi et Marcel arrêtons de respirer.

C’est Diane et Serge restés dans la chambre près du salon qui viennent de se faire surprendre.

Zut!
Allons fonçons!

Arrivé à la chambre froide, je dois avoir chaud car je ne sens plus de différence de température. Je me penche pour ouvrir la trappe mais au travers d’un halo de lumière, j’aperçois une silhouette blanchâtre qui bloque l’accès au passage.

Peut-on passé?
Rien ne me répond?
Est-ce que c’est la copine de Line?
Pourquoi nous réponds-t-elle pas?
Est-ce qu’elle parle notre langue?

Il me semble que Louise disait que celle-ci était originaire du Brésil, elle ne comprend peut-être pas bien la langue française?

Would you please push you out?
L’anglais de mon frère est plutôt sommaire mais l’essentiel du message est là !

Aucune réaction, mais où est passé le beau Dan ?

On retourne à la chambre face au salon, près de la sortie à l’avant de la maison, ça presse!

Primo, Louise n’y retournera pas.
Secundo, nous pouvons voir ce qui se passe au moins dans une partie du salon.
Tertio, si jamais quelque chose ne vas pas nous sommes près d’une sortie.

Mon frère remarque alors mais tu parles espagnol, tu aurais pu dire quelques mots à l’amie de Line.

Ouais ! Ouais ! On en reparlera une autre fois de mon espagnol.

Chut !

Regarde !

Que les meilleurs gagnent

Au beau milieu du salon se trouvent réunis, mes cousines Line, Louise, Linda, mes cousins Serge et Coco.

Quelques choses ne tournent pas rond. Je décide d’aller voir et de sortir de ma cachette.

Marcel, lui, s’est assoupi si bien qu’il va bientôt ronfler.

Dieu Merci ! Le jeu s’achève. Je vais quand même aller vérifier ….

Ma cousine Line avec un large sourire m’accueille à bras ouvert, voici l’une des gagnantes !!!

Linda, Serge et Coco tout en applaudissant se dirigent vers la sortie à l’avant de la maison.

Ils vont rejoindre le reste du groupe pour leur donner les derniers résultats.

C’est alors que j’aperçois le beau Dan et la copine de Line assis dans le divan en train de jouer aux échecs.

Félicitation la cousine !
Merci !
Et vous autres, comment vous avez trouvez le bunker ?
Pas eu le temps d’y entrer, nous nous glissions à l’intérieur quand Louise nous a intercepté.

Avez-vous entendu le coup de fusil ?

Pas pire les cousines, avec vos effets spéciaux….

Quels effets spéciaux ? Un coup de fusil ? Un bunker ? De quoi vous parlez ?

Et vous autres, comment vous avez trouvez le bunker ?

Pas eu le temps d’y entrer, Louise nous a intercepté pendant que nous tentions de s’y glisser.

C’est alors que la copine de Line, Carmen, se lève pour venir me féliciter, laissant Daniel seul sur le divan et à ses échecs.

« Mon Dieu ! »
« Mai par où as-tu passé ? » s’est écriée ma cousine Louise, en apercevant Carmen.

La chemise de Carmen est maculée de rouge, ma foi on dirait du sang !! C’est du sang !

La huitième équipe

Un second coup de feu éclata, cette fois dans le salon.

C’est alors que d’un bloc nous nous sommes tous retournés.

«Et moi, vous ne m’avez pas trouvé. C’est moi qui suis donc le gagnant et vous allez maintenant tous vous tenir tranquilles si vous voulez passer un bon moment en ma compagnie. »

Un homme, étranger à nous tous, assez corpulent, habillé d’un pantalon de toile beige sale et d’une tunique aussi sale, se tenait devant nous, revolver au poing. Il semblait sortir d’une réunion de raëliens après s’être fait rouler plusieurs fois dans la boue.

Nous étions complètement paralysés.

C’est alors que du coin de l’œil, j’aperçu mon cousin Daniel, se glisser du divan pour ramper hors de notre champ de vision, tout cela de façon très silencieuse.

Je priais pour que mon petit frère continue à roupiller sagement entre les murs du salon.

Mes deux cousines et Carmen se rapprochèrent de moi.

C’est là alors que le bonhomme m’a saisi brusquement par le chignon du cou si vite que j’en ai vu trente-six chandelles.

« Ne bougez pas, il ne vous arrivera rien. Maintenant passez-moi un téléphone et vite ! »

C’est alors que les évènements s’accélérèrent

J’aperçu alors dans le miroir qui avait devant moi deux figures noires hideuses qui me fixaient.

Ils étaient presque rendus derrière mon agresseur et moi.

Mais qu’est ce qui se passait dans cette maison de fou ?

Line et Louise et leur amie pleuraient à chaudes larmes.

Est-ce que j’allais mourir ??

J’étouffais littéralement sous l’emprise du bras de mon agresseur sur mon cou.

Et alors sans crier gare.

Bang!

Un troisième coup de feu retentit et je me suis ramassée le nez dans le tapis.
Mon agresseur était maintenant devenu l’agressé et l’une des deux figure noire s’amusait à le ficeler comme un saucisson avec les cordons des beaux rideaux neufs de ma cousine Line.
Mais où était passé le second visiteur?

C’est alors que je me suis sentie bizarre, un filet de sang coulait de mon épaule.
« Serge, va vite dire à Linda d’appeler une ambulance et la police, le 911 … »
« Et attends les près de l’entrée pour les recevoir. »
« Claire est blessée et dit aussi à Coco de rassurer le monde au resto. Grouille ! »

L’un des diables noirs me fit un clin d’œil en passant près de moi et je reconnus enfin le sourire typique, d’un blanc immaculé, de mon merveilleux cousin Serge. Il accompagnait mon frère qui avait les yeux sortis de la tête et carrément sous le choc.
« Petite sœur ça va ? »

Daniel, l’autre diable noir, celui qui avait décoché quelques prises à mon agresseur, était le meneur de ce raid qui m’avait permis d’être délivré.

Je compris alors que c’était Daniel qui avait pris le contrôle des opérations.

Les autres filles, pendant ce temps-là revenaient de leur léthargie lentement mais sûrement !
« Claire est-ce que ça va ? »

Daniel me regardait de façon étrange.
« Oui, mais mon Dieu toi et Serge par où êtes-vous passés ? »

Leurs figures noires me rappelaient lorsque nous nous barbouillions avec la suie lors des parties de sucre chez mon oncle.

Discrètement tout en examinant ma blessure qu’il m’a révélé son secret.

Effectivement, il travaillait pour les Américains mais dans un commando pour des missions spéciales. Sa troupe était spécialisée dans les prises d’assauts d’où son habilité avec les techniques de combats et les camouflages. J’ai failli tourner de l’œil, pas à cause de ma blessure, mais songeant qu’il mettait sa vie souvent en danger pour sauver les gens.

« Chut ! C’est un secret, seulement Serge et toi connaissez vraiment mon vrai boulot.
Il ne faudrait pas énerver la vieille génération avec tout ça. Hein ! Cousine !! »

Ma blessure, n’était qu’une légère égratignure. Pendant que je recevais les premiers soins d’Urgence Santé Daniel et Serge sont allés aux nouvelles et répondre aux nombreuses questions des policiers.

Les Faits

Coco, Linda et Serge s’apprêtaient à quitter la maison lorsque le second coup de feu retentit.

Coco devait se rendre rassuré tout le monde, mais par mesure de précaution a avisé son père que quelque chose ne tournait pas rond.

Linda était restée sur le banc de neige devant la maison sur le qui vive.

Serge, de son côté, tentait de trouver un moyen de retournée discrètement à l’intérieur, voir ce qui se passait. Par un heureux hasard, derrière la maison, il a alors découvert la trappe du passage pour se rendre au bunker de l’extérieur. À sa grande surprise, il se retrouva nez à nez avec Daniel, qui lui venait de s’éclipser en douce du salon. Ils n’étaient cependant pas seuls car à leurs pieds au milieu d’une plaque de sang gisait un homme.

Daniel s’empressa de mettre au courant Serge de la situation dans le salon. Ils élaborèrent rapidement un plan d’attaque tout en se barbouillant de suie en provenance d’un contenant trouvé à l’intérieur du bunker. Daniel avisa Serge d’aller rejoindre Marcel au plus vite, afin d’éviter, s’il était réveiller, que dans sa panique il ne pose des gestes qui pourraient avoir des conséquences désastreuses pour nous tous.

Marcel avait été réveillé effectivement au second coup de feu et assistait impuissant à ce qui se passait au salon. Lorsque Serge s’est présenté devant lui, le visage tout noir, il a failli hurler, ce qui aurait sûrement alerté notre assaillant et changer le cours de l’histoire.

Serge avait convenu avec lui de sortir, si lui et seulement lui, venait le rechercher. Sinon, il devait tenter de sortir le plus discrètement possible et aller rejoindre Linda.

L’assaut fut donné par les deux cousins et le troisième coup de feu retentit.
Marcel ne pouvant voir qu’une partie de la scène ignorait l’issue du combat.
Il fut très soulagé lorsque Serge est réapparu et lui a confirmé que la situation était sous contrôle. Qu’elle ne fut pas sa surprise de me trouver coucher au plancher et de constater que j’avais une de mes épaules en sang.

Lorsque nous rentrâmes enfin dans la salle du restaurant, il était alors onze heures trente. Nous avons été accueillis par des gens survoltés. Mon oncle Charles-Henri avait tenté avec l’aide de la police de calmer toute la parenté. Nous avions eu quelques questions à répondre aux policiers avant que l’agresseur et le cadavre quittent la scène. La rencontre meurtres et mystères était enfin terminé, cela avait duré cinq heures.

Tard dans la soirée, nous avions tous les yeux rivés sur la télévision pour le dernier bulletin de nouvelles de la journée.

Déclarations aux Medias

Selon ce que nous apprîmes des nouvelles ce soir-là, les suspects étaient deux prisonniers qui s’étaient évadés de la prison d’Orsainville depuis trois jours. Le premier suspect était en prison pour un vol par infraction tandis que son complice, notre cadavre, purgeait une peine de prison pour meurtre. C’est le décédé qui avait déjà été propriétaire de cette maison quelques années auparavant et qui connaissait ses secrets.

Selon le compère, leur plan était de séjourner un certain temps dans le bunker pour par la suite se rendre à Montréal. Malheureusement les choses s’étaient gâtées.

La déclaration que fit notre agresseur fut des plus surprenantes. Celui-ci connaissait son complice seulement depuis quelques mois, il le savait extrêmement dangereux puisqu’il lui avait avoué plusieurs meurtres de femmes. Celui-ci se vantait qu’il connaissait un endroit où jamais on ne l’avait trouvé, ni lui ni ses victimes. Ils les auraient enterrées dans un ancien caveau à légumes maintenant caché sous un cabanon. Un peu craintif de s’associer à ce type mais désireux de sortir au plus vite de la prison, Maurice (l’agresseur) décida de s’associer à Fernando (le mort) pour leur évasion.

Les choses se sont compliquées lorsqu’ils ont constatés à leur arrivée que la maison était loin d’être déserte mais plutôt pleine de monde.

Le bruit que nous avions entendu au début en provenance de l’extérieur correspondait à leur entrée dans le bunker. Fernando avait assez reconnu les lieux malgré la noirceur. Pendant ce temps-là, le jeu de cache-cache avait commencé pour nous. Par mesure de sécurité, Fernando avait décidé d’aller chercher une arme qu’il savait cacher dans le cabanon et de montrer où il cachait ses victimes. C’est durant cette période que moi et Marcel avons fait la découverte du bunker et que nous y sommes entrés. Lorsque Fernando a constaté qu’il avait eu quelqu’un à l’intérieur du bunker, il s’est énervé et a décidé d’éliminer les intrus qui s’y présenteraient. L’idée ne plaisait guère à Maurice puisqu’il avait constaté que nous étions une quinzaine de personnes dans la maison qui se promenait librement comme des rats entre les murs.

Il décida donc d’éliminer son compère lorsque l’occasion se présentera.

L’occasion s’est présentée assez rapidement. Fernando, un peu abasourdi, avait l’air de rien comprendre de ce qui se passait dans son ancienne maison.

«C’est quoi cette gang de malade qui traîne dans le coin ?? »

« J’en ai aucune espèce d’idée, cela semble à un jeu de cache-cache ! »

« Je vais leur en faire un jeu de cache-cache »

C’est dans la chambre froide que le jeu s’est terminé pour Fernando, il s’apprêtait à aller chercher un couteau, une arme plus silencieuse.

« C’est lorsque qu’il s’est penché pour se glisser sous l’étagère que je l’ai assommé et pris son arme et j’ai tiré ce salaud à bout portant » a déclaré alors Maurice au policier qui l’interrogeait.

C’est à se moment là, que nous avons entendu le premier coup de feu, nous avions cru alors à des effets spéciaux des cousines.

Maurice se rappelle avoir retenu son souffle souvent. Parfois il entendait venir quelques personnes qui chuchotaient dans sa direction. C’est sa respiration que nous avions parfois prise pour celle de Louise. D’autres fois, ça lui a semblé qu’une fille marchait, entrait dans les garde-robes ou les pièces et disait des coucous ou encore des vous êtes morts qui lui donnait froid dans le dos.

La partie de cachette ne fut pas une mince affaire pour lui. Il avait autant de monde à l’intérieur dans les passages secrets qu’à l’extérieur dans les corridors de la maison.

« J’étais constamment coincé entre ceux qui se cachaient et la dame qui les cherchait » déclara-t-il aux policiers.

Afin d’éviter de finir par se faire prendre, il a donc décidé de retourner se planquer dans le bunker. En bloquant l’entrée avec le cadavre de Fernando, il s’assurait d’un peu de tranquillité et évitait d’avoir de la visite. C’est à ce moment que moi et Marcel avons décidé de retourner au bunker et c’est là que j’ai aperçu une silhouette dans un halo de lumière qui bloquait l’entrée, j’avais pris cette personne pour la copine de ma cousine Line.

La partie suivait sont cours et il lui semblait enfin que le nombre de personnes qui se promenait avait diminué.
« J’ai alors décidé d’enlever le corps de mon complice et de le déplacer vers la sortie, afin de l’enterrer plus tard dans le caveau à légumes. » confia-t-il.

C’était au tour de Carmen et de Daniel, pendant ce temps, de découvrir le bunker et de tenter de s’y introduire à leur tour. Sauf que Louise les a interceptés au moment où Daniel se préparait à se glisser à son tour sous l’étagère. Comme il faisait toujours noir, lorsque Carmen est sortie du trou, personne n’avait porté attention à l’état de la chemise de l’amie de ma cousine.

La patience de Maurice étant au bout du rouleau, il s’est donc présenté au salon pour en finir.

« Je n’avais pas l’intention de blesser qui que ce soit, je voulais simplement de l’aide pour me sortir de ce guêpier dans lequel je m’étais fourré » déclara-t-il.

« Je m’excuses auprès de la jeune femme que j’ai prise en otage, je ne voulais pas lui faire peur et encore moins la blesser, cela n’aurait pas dû arriver, mais j’ai été surpris lorsque les deux gars en noirs m’ont sauté dessus et le coup est parti. »

Il ne pouvait s’imaginé que dans notre groupe il y avait mes cousins et que deux d’entre eux étaient des militaires qui avaient eu une formation en assaut aux combats.

Monsieur, la partie est finie !

Épilogue

Cet été, nous avons célébré les quatre-vingt-six ans de mon oncle et le quinzième tournoi de golf de la famille.

Maurice est toujours en prison et purge une peine à vie.

Il y a eu des fouilles faites sous le cabanon dans l’ancien caveau à légumes, rien n’y a été trouvé.

Il va s’en dire que Line a vendu la fameuse maison où a eu lieu ses évènements.

Elle a maintenant un super condo à Québec.

Dommage qu’il n’y est pas eu de caméra numérique dans ce temps-là pour immortaliser ses scènes. Nous n’avons malheureusement aucunes photos de notre fameuse réunion de famille de ce jour là, seulement quelques documents, des archives retrouvés à partir de microfilms de la Bibliothèque Nationale de Montréal.

L’amie de Line, Carmen du Brésil, n’est jamais revenue au Québec.

Mes cousins sont maintenant officiellement tous retraités de l’armée, en tout cas c’est ce qu’ils nous disent!

J’ai un charmant mari et deux merveilleux enfants.

La jeune génération, nous demande parfois d’organiser de nouvelles activités, pour les réunions de famille, comme tournoi de quilles, de croquet, de pétanques, une soirée casino, ou toutes autres choses. Il y en eu même quelques uns qui nous ont approchés pour organiser quelque chose durant la période de d’Halloween.

Eh ! Pourquoi pas un meurtre et mystères ?

FIN

 

 

Qu’est-ce que l’Oberammergau

oberammergau-passion-play-pilgrimage-2020

C’est une promesse faite il y a plusieurs centaines d’années qui va voir le jour dans le village pittoresque d’Oberammergau, en Bavière

Historique
Au 17ème siècle, la guerre de Trente Ans (1618 – 1648) éclata en Europe Centrale. Ce conflit fut l’un des plus dévastateur de son époque, laissant derrière lui son cortège de misère, pauvreté et maladies. La peste ayant été répandue, des milliers de personnes en furent victimes. Dans le seul petit village d’Oberammergau, pas moins de 80 villageois moururent. Depuis cette période de souffrance, les citoyens d’Oberammergau firent la promesse de célébrer la Passion du Christ tous les dix ans, afin d’obtenir la protection de Dieu contre la peste. La légende veut qu’à la suite de la première représentation, la peste bubonique disparut totalement du village et que les habitants malades guérirent miraculeusement.
La promesse fut faite pour la première fois durant la Pentecôte 1634. Depuis, les habitants du village d’Oberammergau continuent de célébrer la Passion tous les dix ans. Seule la deuxième guerre mondiale affecta la cérémonie de 1940, en empêchant sa célébration.

Cette tradition qui perdure depuis quatre siècle, est jouée par des habitants d’Oberammergau uniquement. Les participants dévouent une année de leur vie pour reconstituer la vie, la mort et la résurrection du Christ. Tous les comédiens qui participent à la Passion Play (Passionspiele), sont des amateurs qui poursuivent quotidiennement une vie ordinaire, médecins, enseignants, femmes au foyer, etc. Les scènes les plus parlées ont toujours été jouées par des acteurs nés à Oberammergau ou y ayant vécu les vingt dernières années. Cette coutume perdure depuis la première représentation de la Passion du Christ, il y a 380 ans.

En 2015, le conseil municipal d’Oberammergau a décidé de la composition de la troupe Passion Play 2020. Les préparatifs sont ainsi lancés pour la prochaine session. Les nombreux détails organisationnels, horaires, prix, promotion, etc. sont encore à fixer. Ainsi, le programme exact sera dévoilé à la fin de l’année 2017.
A partir du vendredi des Cendres 2019, tous les comédiens se laisseront pousser cheveux et barbes, en accord avec l’ancienne tradition du « Décret sur les cheveux et la barbe ».
Au printemps 2019, les noms des acteurs seront dévoilés. En plus des rôles majeurs de la représentation, Jésus, Marie, Pierre, Judas, Ponce Pilate et Caïphe, plus de 120 scènes seront jouées. En totalité, plus de 2000 villageois d’Oberammergau prendront part au spectacle, Passion Play 2020.
Les répétitions du spectacle commenceront à l’automne 2019 et la première représentation de la Passion aura lieu en mai 2020.

 

L’économie de communion

Qu’est-ce que les Focolari, ou les retrouvent on?
Le mouvement des Focolari est répandu dans plus de 180 pays dont la Belgique avec 3500 membres. Il a été reconnu dans l’Église catholique le 5 décembre 1964. Selon les statuts, sa Présidence sera toujours attribuée à une femme.

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Lorsque j’ai pris connaissance de la brochure de Spiritours, j’ai remarqué ce petit logo en bas à droite de la couverture avec un E noir et un C rouge. C’était mentionné sur le logo Entreprise d’économie de Communion.
Je me suis posé alors la question qu’est-ce qu’une entreprise de communion?
C’est un nouveau modèle économique qui place l’humain (et non le capital) au centre de ses priorités. Les bénéfices sont partagés avec les plus démunis. L’idée de l’économie de communion a été lancée par Chiara Lubich, fondatrice du mouvement des Focolari, en 1991, pour diminuer le fossé séparant riches et pauvres.
Mais qui est Chiara Lubich?

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Chiara Lubich

Chiara Lubich est née en 1920, à Trente en Italie du nord, au croisement du monde latin et germanique, de parents typographes. Son père antifasciste notoire paya durement sa résistance au régime. Chiara Lubich était très engagée dans l’Action catholique et le Tiers-ordre franciscain. Son désir de servir Dieu, l’Église et l’humanité, la poussa en 1943 à se consacrer à Dieu par des vœux. Peu à peu, avec ses premières compagnes se dessina le profil d’une petite communauté qu’on appela “focolare” (foyer en italien). Autour d’elles, un groupe très varié de personnes d’âges et de conditions divers donnèrent une physionomie propre à ce mouvement naissant qui fut reconnu par l’archevêque de Trente.

Chiara Lubich, fondatrice et présidente du mouvement des Focolari est considérée comme une grande figure spirituelle de notre époque, elle a cherché toute sa vie à repousser les frontières de l’unité de la famille humaine. Elle a fortifié les liens entre croyants et incroyants, entre Églises, entre religions, a encouragé des projets audacieux dans la vie professionnelle, économique, politique. Elle savait parler aux enfants et aux spécialistes. Fortement ancrée dans l’Évangile, elle a renouvelé la compréhension de la Passion du Christ et a misé sur les liens d’amour fraternel pour rendre “visible” la présence d’un Dieu proche. Elle a été promotrice dans l’Église d’une spiritualité de communion. Elle a engendré avec le mouvement des Focolari, une famille spirituelle aux engagements divers qui prolonge son ardeur à mettre en œuvre la prière de Jésus avant sa mort : « Père que tous soient un pour que le monde croie que tu m’as envoyé. »

 

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Eglise Maria Theotokos à Loppiano.

 

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Tabernacle dans l’église Maria Theotokos à Loppiano Italie

 

Qu’est-ce que les Focolari, ou les retrouvent on?
Le mouvement des Focolari est répandu dans plus de 180 pays dont la Belgique avec 3500 membres. Il a été reconnu dans l’Église catholique le 5 décembre 1964. Selon les statuts, sa Présidence sera toujours attribuée à une femme.

 

 

 

 

Visite de Rome en 2009


Lorsque j’ai décidé de me rendre en Italie à l’automne 2009, j’avais prévu passé quelques jours à Rome et visiter une autre des Sept Nouvelles Merveilles du Monde Moderne soit le Colisée, c’était ma troisième des Merveilles que je visitais alors. Après une rencontre avec ma conseillère en voyage, j’optais pour l’option d’un petit hôtel située tout près du Termini à Rome.

Cependant avant d’y arriver, j’avais un transfert d’avion à Paris et je devais prendre un train pour Rome! C’était l’Aventure avec un grand A. J’étais seule et livrée à moi-même.  J’espérais ben m’en sortir malgré quelques mots d’italien et de mon anglais  toujours aussi basique. Mon itinéraire pour me rendre à destination était plus complexe que lors de mon voyage à Londres mais je voulais tenté l’expérience et savoir de quoi j’étais capable. Je suis finalement arriver à destination sans problèmes. J’étais soulagée et très contente. J’étais donc prête à passer une belle semaine à Rome et aller à la rencontre de son histoire et de sa gastronomie.

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Mon hôtel à Rome

De mon hôtel je suis qu’à quelques pas de la station du Termini et heureuse aussi d’avoir opté pour de bonnes chaussures pour mes déplacements sur les dallages romains. Une fois installée me voilà parti en exploration dans les environs de mon hôtel. Mon hôtel est située dans le quartier de la République assez proche d’un centre commercial, d’un cinéma, de l’Opéra et de la route principale qui nous amène tout droit vers les ruines romaines.

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Gare Termini à Rome

J’ai trouvé une station d’autobus qui offre le Hop On Hop Off. J’aime beaucoup le concept de ces autobus pour touristes qui te permet de voir tous les lieux à visiter, de descendre et de monter à ton rythme, en plus avec l’audio guide je peux avoir toutes les explications que je souhaite et ce en français.

 

Après ma première nuit, je me suis réveillée affamé, ça tombait bien puisque j’avais le petit déjeuner de compris dans mon forfait. J’en ai profité pour prendre quelques petits pains et une pomme pour le route. Première étape, faire un premier tour complet avec le bus afin de cibler ce qui m’intéresse et de préparer mon plan d’action. Les lieux qui m’ont captivé lors de ce premier tour furent bien sûr le Colisée ainsi que l’immense  place Saint-Pierre. Les préparatifs pour la période des Fêtes étaient commencés puisqu’ils commençaient à monter la crèche pour le période de Noël.

J’en ai profité aussi pour faire un tour de soir et  Rome le soir est magique, la Place Saint-Pierre est encore plus impressionnante. J’avais l’impression d’être observer par toutes ces statues qui sont tout en haut, placées autour de la place. Comme il ne faisait pas très chaud le soir, j’étais contente d’avoir apporté des vêtements chauds.

Je m’étais déniché un petit resto qui servait des pâtes au pesto. J’en salive encore, rien qu’à y penser. Ce plat était servi avec un petit pain chaud et accompagné d’un petit verre de vin rouge. C’est Toutatis en culotte de velours! Si je peux m’exprimer ainsi! (les Romains, les Gaulois, ça ne vous rappelle pas quelque chose?! Une autre soirée  où je n’ai pas eu à compter les moutons pour m’endormir.

Donc maintenant avec mon plan d’attaque en main j’étais prête à passer en mode visite. Ma première destination, bien sûr, le Colisée de Rome. Et croyez-moi il en a des choses à voir! Pour moi qui aime l’histoire je dois avouer que j’en ai eu pour mon argent. Si vous avez beaucoup de temps pour visiter, je vous conseille fortement d’investir dans un audio-guide. Malheureusement je n’ai pas croisé mon gladiateur favori, soit Russell Crowe. Mais j’ai été attrapé par un autre genre de gladiateurs des temps modernes!

 

 

Le jour suivant j’avais opté pour passé une partie de la journée sur la Place Saint-Pierre, une longue visite de la Basilique où j’assistais à des nombreuses messes et où j’espérais avoir la chance de rencontrer le Pape. Malheureusement ma lettre d’introduction auprès du Pape que l’un de mes collègue m’avait aidé à rédiger n’a jamais été retrouvé et cela malgré les nombreux efforts de la gentille dame qui m’a répondu, j’ai donc dû me contenter de l’apercevoir de loin.

Une petite anecdote concernant une rencontre bizarre que j’ai fait à cette endroit. J’étais un peu déçu de ne pas pouvoir rencontrer le Pape, lorsqu’un Monsieur tout près de moi, il m’a semblé être un prêtre, m’a adressé la parole et cela en français. Il m’a tout simplement dit que j’aurais la chance de me reprendre et de revenir à Rome ainsi que mon fils. Après un moment de surprise, je me suis demandé comment il savait que j’avais un fils. Je l’ai recherché du regard en me disant qu’il devait être encore dans les alentours, il avait tout simplement disparu!


 

 

La Pieta à l’entrée est superbe, on dirait même que Marie respire. Je suis même montée tout en haut où la vue de la place St-Pierre est à couper le souffle! L’ascension des escaliers demande aussi beaucoup de souffle, mais c’est à ne pas manquer! Ma visite de la Basilique et de la Place Saint-Pierre m’a pris tellement de temps (avec audio-guide bien sûr!) que j’ai visité le Musée du Vatican au pas de course. J’ai pris la peine de m’asseoir et de reprendre mon souffle tout en contemplant l’oeuvre de Michel-Ange, la fresque du plafond de le Chapelle Sixtine.

 

En soirée, après une bonne journée de marche, je suis allée m’asseoir au cinéma pour assister au deuxième volet de la Saga de Twilight (Histoire de Vampires et Loups Garous). Saga qui était si populaire à ce moment-là, après avoir savouré une bonne pizza marguerita au petit resto du coin! Miam!

 

 

Au programme du lendemain, j’avais prévu la visite d’autres musées puisque la température s’annonçait plus ou moins belle. J’ai donc visité les musées du Trianon. A ma sortie du musée comme il faisait beau je me suis rendue à la Fontaine de Trevi où comme la tradition l’exige j’ai lancé une pièce par-dessus mon épaule en faisant un souhait. J’ai visité le Panthéon et son fameux oculus que j’ai revu par la suite dans le film Anges et Démons. Je n’ai malheureusement pas croisé Monsieur Tom Hanks (Alias Robert Langton).

 

 

Rendue à l’escalier de la Trinité j’en ai profité pour faire une pause et prendre un petit sandwich au Café Greco. C’est un beau coin pour déambuler et faire un peu de lèche vitrine dans les nombreuses boutiques italiennes aux noms si prestigieux.  Il y a de belles et nombreuses fontaines à Rome, ainsi que des obélisques qui ont chacune leurs histoires.

 

Jamais je n’aurais pensé y retourner si vite (Voir Article Pèlerinage en Italie en 2010). La prédiction du mystérieux Monsieur rencontré à Place Saint-Pierre allait se réaliser. Je suis retournée à Rome pour la canonisation du frère André ainsi qu’un pèlerinage en Italie en 2010. Mon fils, pour sa part, s’est rendu en Italie avec deux de ses amis en 2010, lui aussi. Mystérieux hazard!

 

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Un spectacle vue à Rome et qui m’a inspiré pour la destination de mon prochain voyage: Matchu Pitchu au Pérou!!

 

Pèlerinage en Italie (Canonisation du Frère André, Rome, Printemps 2010)

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Nous étions plusieurs, tôt ce matin là, sur l’esplanade de la Place St-Pierre  pour assister à la canonisation de 6 nouveaux saints dont le frère André, fondateur de l’oratoire St-Joseph.  Il faisait beau  mais pas trop chaud. Nous avions la chance d’avoir des places assises. Cette cérémonie a été longue mais super intéressante. Cela terminait bien un autre beau voyage (pèlerinage en Italie, mon deuxième).

Une image vaux milles mots! Voilà!

 

 

 

 

Et comme dit si bien l’adage:  Jamais deux sans trois!

Voir voyage au Portugal (pour le troisième de mes pèlerinages)!

Bienvenue chez les Masaï!

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Le jeune chef en rouge et son cousin en bleu!

 

Nous sommes accueillis par le jeune fils du chef du village celui-ci étant retenu paraît-il ailleurs! Il est accompagné par son cousin un peu plus vieux mais avec un sourire resplendissant, je suis sous son charme. Voici quelques explications sur le style des Masai que le fils du chef nous a confié comme cela peut prendre jusqu’à cinq mois pour établir un village qui sera considéré temporaire puisqu’ils peuvent y demeurer seulement trois ou cinq ans selon les ressources de leur environnement. Ce sont des éleveurs avec de nombreux troupeaux de chèvres et de moutons. Ces troupeaux qu’ils protègent grâce à des barrières faites de nombreuses branches d’acacia empilées. Ces branches d’acacia qui sont pourvus de ses énormes épines afin d’éloigner les prédateurs tels que les hyènes et les lions bien sûr.

J’ai eu droit de m’entretenir avec le chaman ou le sorcier du village concernant le pouvoir des différentes racines utilisées pour soigner les différents maux que peuvent souffrir ses villageois. Quand les cas sont plus graves, les malades sont acheminés dans les villes avoisinantes pour des traitements plus sérieux.

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Rencontre de deux sciences

Par la suite j’ai eu la chance de visiter une hutte familiale fait de boue et d’un autre matériel dont j’imagine facilement la provenance par l’odeur qui s’en dégage. A l’intérieur je ne vois absolument tant il y fait noir, la seule chose que je réussis à apercevoir sont les dents blanches de mon interlocuteur. Lorsque je retourne à l’extérieur je suis toute ébloui.

 

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Visite de la maison

 

Nous aurons d’apercevoir quelques dames du village puisqu’elles viendront nous faire une petite danse à laquelle nous serons conviés.

 

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Les femmes du village Masaii

Les Masai ont cette particularité physique qu’Ils ont une anatomie particulière puisqu’ils ont les jambes longues donc les fémurs qui sont beaucoup plus long que chez les autres humains de la planète. Ce qui fait que lorsqu’ils dansent et sautent l’impression est qu’ils vont s’envolée tant leur bond est tout en hauteur. L’illusion est parfaite.
Malgré mes deux fémurs et ma stature j’ai quand même participé de tout mon cœur et mon corps à leur sauterie ou plutôt devrais-je dire à leur danse. Un autre moment mémorable dont j’ai gardé quelques traces grâce aux vidéos pris à partir de ma caméra, avec la complicité de Gaston. J’imagine déjà la face de certains lorsqu’ils vont me voir danser à la manière Masai.
En tout cas, ma prestation et surtout ma participation leur a sûrement plu puisque j’ai eu droit à un collier m’indiquant que je faisais maintenant parti de leur tribu. J’ai été le temps de quelques minutes un membre d’une tribu Masai. Un autre fait à ne pas oublier de mentionner lors de la rédaction de mes mémoires.

 

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Une petite danse!

Je retrouve finalement mes compagnes de voyage en compagnie des femmes de la tribu en train de faire du magasinage et que les dames Masai nous présentent leurs créations. Il a beaucoup de bijoux, comme des bracelets, des colliers, des bagues fait à la main. Par la suite nous retrouvons quelques sculptures de guerrier Masai et les fameux petits paniers à pain avec sculptés tout autour les figurines représentants les big five du Kenya soient le léopard, le buffle, le lion, le rhinocéros et l’éléphant.

Pas après selon la tradition, on s’asseye et on essaie de négocier les prix à la baisse. J’ai découvert encore une fois que pour le marchandage je n’y suis vraiment pas. Je ne l’ai pas du tout. Dieu Merci! Guy est venu à mon secours sinon j’aurais laissé un bien trop gros don au village. Comme je n’avais pas bien compris le principe mes guides m’ont pardonné mais j’y ai laissé un peu plus de ce que j’avais prévu.

J’en suis quand même revenu avec trois plats, deux bracelets, une sculpture sans oublier mon collier pour ma participation à la danse. Je l’ai d’ailleurs toujours accroché au-dessus de mon armoire à la maison et je ne peux m’empêcher de sourire lorsque je l’aperçois.