Retour en basse altitude!

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Arrivée à la sortie cette fois, c’est un taxi qu nous attends. Darcy est chargé comme un mulet avec mon sac à dos et ma grosse valise rouge. Tandis que le Docteur, car c’est lui qui finalement m’accompagnera, j’en suis très heureuse, me tiens la main d’un côté et de l’autre son sac et la petite bonbonne d’oxygène qui ne me quittera pas jusqu’à Lima. Arrivée à l’aéroport, c’est l’au revoir. Je ne reverrai plus Darcy du voyage nous communiquerons par téléphone.

Pendant que le Docteur rempli les papiers pour l’autorisation de transporter l’oxygène, j’attends bien sagement. Nous embarquons assez rapidement. Le voyage de Cusco à Lima se fait en bonne partie en silence, celui-ci me pose des questions si je me sens bien. Je vais lui jaser, ça va m’éviter de penser à ma tête qui tourne un peu. Nous échangeons sur un peu tous les sujets que ce soit des voyages en passant par les vedettes de cinéma.  C’est à ce moment-là qu’il m’avoue qu’il aime bien l’acteur Russel Crow.  Pas possible mon acteur préféré. Je pense bien que la glace s’est brisée entre nous deux à ce moment-là. Le moment charnière dans une rencontre. Le débarquement de l’avion a lieu et j’attends bien sagement le docteur et ma valise.

J’ai bien aimé la randonnée en taxi jusqu’à mon hôtel si bien que je ne me suis pas aperçu que le trajet entre l’aéroport était si long. J’étais en très bonne compagnie. Si bien que je tentais ma chance en invitant le Docteur pour souper afin de le remercier de toutes ses gentillesses.

À ma grande surprise, il n’a pas hésité une minute et il avait déjà même une idée où il voulait m’amener manger soit  dans un restaurant de spécialités de fruits de mer près de l’océan pacifique. Des fruits de mer, mon plat favori.  je me suis aperçue que nous connections pas mal le petit docteur et moi. J’étais au paradis ou presque.

En plus d’être un excellent docteur, j’avais trouvé en Rodolfo, un excellent guide touristique. Il se chargerait des réservations et viendrait me chercher vers les sept heures trente. Il m’avait imposé qu’une seule condition que je fasse une belle sieste puisque le début de la journée pour moi avait été dur physiquement.

Après une entrée dans le lobby de l’hôtel et les papiers d’enregistrements remplis, il m’accompagnait à la chambre pour m’installer. Juste transporter ma grosse valise me demandait encore beaucoup d’efforts. Comme j’étais la cliente, la réceptionniste à demander une preuve au beau docteur avant de le laisser monter m’accompagner.

Elle a eu l’air surpris en voyant que celui-ci n’avait que de bonnes intentions et qu’il était effectivement un docteur. Une fois rendu, il m’a remis les médicaments que je devais prendre jusqu’à Lundi, date butoir pour les médicaments et la prise d’un vol de retour.

Je l’aurais bien gardé encore un peu avec moi mais je commençais à être fatigué. J’étais un peu trop excité ou trop fatigué si bien que j’ai roupillé par petits bouts. À 6 heures j’étais debout et je me préparais à me doucher. Je n’aurais pas voulu manquer ce rendez-vous pour tout l’or du monde. J’ai l’impression que ce soir-là le docteur n’a pas sauvé que mon physique mais aussi ma santé psychologique.

Me ramasser seule, mon premier soir à Lima, après toute ses émotions, bien honnêtement je pense que je m’aurais effondré.  Vers les sept heures trente j’étais dans le lobby, pas de docteur. M’aurais ton poser un lapin? Pourtant on m’avait garanti que les péruviens étaient des gens de paroles, mais qu’ils ne sont pas toujours à l’heure.

Je commençais à me rendormir dans le lobby quand vers les huit heures mon beau docteur est apparu tout essoufflé et en sueur. C’était à son tour de chercher de l’oxygène. 

Il s’excusait ses affaires, des commandes de fournitures médicales pour son hôpital, l’avaient retenu plus longtemps que prévu. Avec ses jeans et son t-shirt et son beau sourire, j’étais prête à lui pardonner tous ses pêchés.

Il m’averti alors qu’il avait  rejoint le fameux resto mais que celui-ci n’avait pas de places avant onze heures, ce soir-là. Lui, comme moi, étions d’accord pour laisser tomber et aller souper ailleurs. Il m’a donc fait découvrir ce qui sera mon coup de cœur de cette visite forcée à Lima. Après  une marche qui m’a semblé durer une éternité, j’essayais de m’orienter pour mes prochaines sorties. Prenez garde au véhicule pour ne pas vous faire écraser. Ce serait bien la dernière chose me faire écraser à Lima.   

Nous sommes arrivés à un complexe de magasins et de restaurants juchés sur la falaise. Le Lacomar, dans le quartier de Miraflores, lieu de prédilection de Rodolfo lorsque celui-ci quitte Cusco et vient à Lima. J’ai été immédiatement charmé par la place, très touristique c’était quand même animé et joyeux, en plein ce qu’il me fallait pour meubler mes prochaines journées. Après avoir discuté du choix du restaurant,  nous options pour celui à spécialités de fruits de mer face à la mer.

Même s’il faisait noir et que je ne pouvais pas profiter de la vue, je m’en foutais complètement parce que j’étais subjugué par Rodolfo et ses propos. Nous avons pris le temps de souper, un souper qui s’est étiré sur un bon deux heures. J’avais droit à un verre de vin mais du bon vin, un bon vin blanc chilien, choix et recommandation du docteur. Vous dire les sujets que nous avons parlés serait long et fastidieux, mais pour tout vous avouez c’était la première agréable soirée que je passais en galante compagnie depuis bien longtemps, Je n’oublierai pas cette soirée de sitôt et elle restera longtemps dans ma mémoire.

J’ai l’impression de n’avoir pas trop monologué. Je me rappelle d’une question qu’il m’a posée durant le repas qui m’a laissé pensive. Il voulait savoir s’il y a avait quelque chose que j’aimerais avoir de Cusco. Un souvenir? Sur le coup la question m’a surprise, si bien que je lui ai répondu la première chose qui m’a passé par la tête à ce moment-là, peut-être pas la meilleure réponse, mais enfin! Un poster du Matchu Pitchu.

À ma grande surprise, le docteur ignorait d’où j’arrivais au moment de mon hospitalisation. Il pensait que j’arrivais du Matchu Pitchu. Eh! Non j’e n’ai jamais eu la chance de m’y rendre.

Il m’a alors confié qu’il revenait à Lima le lundi suivant puisqu’il avait des billets pour le spectacle de Sir Paul Macartney. Il viendrait me porter mes petits cadeaux et faire un dernier examen en passant avant mon départ. En connaissez vous beaucoup des docteurs en Amérique de Nord qui sont encore si dévoués? J’avais décroché le jackpot des docteurs. Une fois le repas terminé, et l’addition réglée par le beau docteur, il était alors vingt-deux heures.

Toujours soucieux de mon état de santé, Rodolfo m’a demandé comment je me sentais et si j’étais en forme pour faire le tour des boutiques. Nous avons jeté un œil à quelques magasins mais la plupart de ceux-ci  étaient fermés. Rodolfo me fit donc une autre offre que je n’ai pas pu refuser. Comme il n’y avait pas de cinéma à Cusco, quand Rodolfo venait à Lima, il en profitait pour aller au cinéma.

Il m’offrait une séance au cinéma, si bien sûr, je n’étais pas trop fatiguée. Je ressentais, comme par miracle aucune fatigue, je ne voulais surtout pas le lâcher. Après quelques hésitations entre deux films soit Gnoméo et Juliette et Thor. Le choix final fut donc pour le film Thor, pour la représentation de dix heures trente. De plus, Nathalie Portman, qui joue dans ce film, est l’une des vedettes fétiches du docteur. Ce choix s’imposait  puisque c’était le beau docteur qui invitait.

À ma grande surprise, j’ai été si captivé par le film si bien que je n’ai pas eu sommeil. Le retour s’est fait cependant en taxi et en silence, C’est mon chevalier servant encore une fois qui a réglé la note. Vive les bonnes assurances! J’étais vidée à l’arrivée dans le lobby de l’hôtel, il était minuit quarante-cinq. Une journée bien remplie pour une convalescente. Ma seule déception est la façon ou nous nous sommes quittés. Les Au Revoir et les remerciements ont été trop brefs à mon goût. Un léger baiser et le voilà parti se coucher dans la résidence de la clinique située à une quinzaine de minutes de mon hôtel.

Je n’étais vraiment pas fière de moi ainsi que de la façon donc nous nous étions quittés. Mais surtout que je ne  l’avais pas bien remercié pour toutes ses gentilles attentions. Moi, j’avais tous les neurones de mon cerveau à off. Enfin, c’est ça la vie, toute bonne chose à une fin, le chapitre de l’aventure médicale venait d’être clos. À partir de ce soir là, j’avais comme l’impression que j’avais une dette envers mon docteur péruvien.   

Hospitalisation à Cusco

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Mercredi Jour 5 Premier jour complet à l’hôpital

Ce fut seulement le lendemain matin que j’ai finalement reçu des nouvelles concernant les résultats de mon séjour dans la chambre hyper barre et ce par le séduisant docteur. Darcy après avoir passé la nuit à mes côtés, espérait toujours avoir des nouvelles du docteur durant la nuit. Il m’a donc quitté le matin avant ma seconde séance. Je sentais un peu de frustration puisqu’ à chaque fois que Darcy tentait d’obtenir des informations du docteur, celui-ci se défilait. Par la suite, Rodolfo m’a avoué préférer me parler en direct sans intermédiaire. Ce matin-là, juste un peu après le départ de Darcy, comme par hasard, mon gentil docteur m’est apparu, très chic le docteur, pour m’annoncer une bonne nouvelle, j’avais bien répondu au traitement. J’aurai possiblement droit à d’autres traitements dans la journée soit un dans la matinée, un deuxième dans l’après-midi et un dernier en fin de soirée. Le tout dépendant de la disponibilité de la chambre hyber barre. J’ai donc eu droit à deux bons petits déjeuners, l’un avant le traitement et le second à mon retour. Darcy à son retour me tient au courant de l’évolution des choses mais comme j’ai quelques drogues qui circulent dans mon organisme j’ai un peu le cerveau comme du pouding et les jambes en coton. Je ne suis donc pas vite, vite. À ma grande surprise, j’ai cependant reçu un téléphone, ce ne sont que pour les assurances. Ils voulaient savoir si tout allait bien et avait besoin de quelques informations supplémentaires.

Cet appel m’a sûrement perturbé et fait monter ma pression puisque le docteur s’est pointé pour me poser une question à savoir ce qui m’avait tant troublé pour avoir provoqué ce changement de tension chez moi. Lorsque je lui ai répondu, il a bien rigolé et m’a rassuré en me disant de ne pas me tracasser qu’il s’occuperait d’eux. Quel sourire et quel pouvoir de persuasion!!

En attendant, j’écoute les nouvelles à la télévision qui se trouve dans ma chambre, après dix ans les américains ont finalement mis la main sur le fameux Ben Laden.

Le débat sur CNN consiste à savoir va-t-on avoir droit oui ou non aux photos de son cadavre. Chers américains, toujours égaux à eux-mêmes. Je dois avouer que je me sens un peu comme sur un nuage et je roupille souvent.

À  mon retour de la chambre hyper barre, le processus reprends on m’injecte de petites ampoules à partir de mes solutés. On me donne des pilules, soit une pilule pour la pression, un autre contre les maux de l’altitude et une dernière pour l’estomac. Beurk!

C’est celle-là la plus dégueulasse. Après c’est la prise des signes vitaux soit la prise de la pression et de la température sous l’aisselle. .A mon réveil, j’aperçois Darcy, il me donne les dernières nouvelles et le plan de match pour les prochains jours. Normalement, si tout se déroule bien, je serai transférée à Lima dans le courant de la journée de jeudi. Comme il semble que je n’ai pas besoin d’être hospitalisé, une réservation sera faite dans un hôtel de Lima. Mes trois premières nuits se passeront donc à l’hôtel San-Augustin.

Comme le docteur ne veut pas que je prenne l’avion avant au moins cinq jours afin de bien me remettre, car mon cœur a travaillé fort, les autres réservations se feront au jour le jour par le groupe de Darcy.

Malheureusement, les assurances couvrent seulement le déplacement de quelqu’un de la clinique et de la patiente. Ce qui fait que Darcy gardera contact avec moi par téléphone et me délèguera l’un de ses associés qui se trouve à Lima. Ce sera un membre de l’équipe médical qui aura la tâche de m’installer à l’hôtel.

Je me rends donc vers la fin de l’après-midi pour un autre traitement, on m’annonce alors que j’aurai le traitement normalement prévu dans la soirée seulement tôt le lendemain matin, soit jeudi matin avant mon transfert à Lima. Après les dernières mises au point, le docteur et Darcy se donnent rendez-vous le lendemain matin après mon traitement pour les préparatifs de mon transfert à Lima.      

Jeudi, Il est 7 heures du matin lorsqu’on vient me chercher pour mon ultime traitement dans la chambre hyper barre. J’ai droit à un petit jus super sucré, le déjeuner suivra à mon retour. Surprise, j’ai un autre coup direct au cœur lorsque j’aperçois  le Dr. Rodolfo tout sourire avec un jean délavé et t-shirt qui m’escorte pour la première et dernière fois. Je dois avouer bien honnêtement que cela ne me fait pas de peine du tout, en plus je crois que j’en craque pour le beau docteur. Cela me permet de garder un bon moral. Tant pis pour Michael et sa gang. Je ne sais pas s’il ajoute quelque chose dans leur oxygène mais en tout cas ça me donne de bien belles d’idées. Ça doit être faire parti des effets secondaires de tout cet oxygène pur que j’ai reçu. Ah! Ah!

Qu’il est sexy ce docteur… tout lui fait comme un gant avec ou sans la blouse blanche. Milles excuses je m’écarte. Donc, nous voici pour mon ultime visite. J’embrasse Nina en la remerciant de tout cœur pour ses attentions. De retour, on me déconnecte de tous mes tuyaux. Je prends mon petit déjeuner. J’aurai même droit à une douche. Le grand luxe!! Lorsque je sors, Darcy est déjà là, avec le gâteau que je lui avais demandé pour remercier le docteur et son équipe pour tous les bons soins. On me branche sur une petite bonbonne et je dois prendre l’ascenseur en chaise roulante, ordre du Docteur.

Retour d’urgence à Cusco

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La dernière prise de lecture au saturomètre du dimanche me donnait une lecture de 89, je suis maintenant à 55. Je suis loin de la note de passage, et je ne parle de note académique. Dans ma semi torpeur, j’entends prononcer le mot ambulancia. On va me rapatrier d’urgence en ambulance à Cuzco car mon état demande plus de soin. Darcy a déjà transféré mes affaires ainsi que les siennes dans le poste de secours, tandis que Dahlia est reparti poursuivre le voyage avec le reste du groupe. Marie-Lise me rassure avant de me quitter, rassure-roi Darcy ne te lâchera pas. Effectivement, il ne me lâche pas de tout le trajet en ambulance au sens propre comme figuré. Faire de l’ambulance est déjà quelque chose en soi mais sur ce chemin vers Cuzco cela devient presque du sport extrême. La chance que je n’ai pas de problèmes avec les maux de transport car là ç’aurait pu devenir compliquer.  

Quelques minutes plus tard, nous rentrons dans Cuzco toutes sirènes ouvertes. À mon arrivée, on me dirige à la salle de radiographie, une radio de mes poumons est prise. Par la suite, mon comité d’accueil m’amène à ma chambre la 208. Je la baptiserais, la suite internationale, avec ses fenêtres panoramiques qui donne une vue extraordinaire sur les Andes, montagnes qui entourent Cuzco.

On me fait revêtir un joli ensemble d`hôpital de couleur saumon. Pendant mon changement de costume, il y a cocus avec Darcy, le docteur Bruno et un autre homme dont je ne connais pas encore l’identité.

Darcy m’informe des différentes possibilités à lesquelles il pense, l’une d’elles consiste à me donner de l’oxygène et après on repart ensemble rejoindre les autres et poursuivre le voyage. Cependant, il faut attendre les résultats de la radiographie des poumons, Dr Bruno suspecte, lui  de son côté un début de pneumonie. C’est alors que le troisième personnage soit celui qui m’a parlé lors de prise de la radiographie entre dans ma chambre. Au moment où je l’aperçois mon cœur ne fait qu’un tour, c’est comme un coup de foudre, nos regards se vrillent l’un à l’autre. J’ai l’impression que son regard m’a transpercé l’âme. J’ai devant moi un beau jeune homme péruvien avec un regard et un sourire qui semble dire ‘fais moi confiance ma vieille, nous allons te sortir de là!’ Le Docteur, Rodolfo, c’est son prénom, est docteur à la clinique Victor Perages. Il est l’un des spécialistes concernant tout ce qui concerne les poumons et  l’un des directeurs de cet hôpital. Il nous annonce donc les résultats de la radiographie avec preuve à l’appui puisqu’il a exposé la radio devant la fenêtre.

Le verdict tombe, mon voyage vers le Matchu Pitchu est terminé pour moi, je fais un œdème pulmonaire. J’ai trente pour cent de mes poumons qui sont remplis d’eau, mon corps génétiquement constitué ne tolère pas l’altitude. Je devrai désormais me contenter de rester à des altitudes inférieures à 2500 mètres.  J’essaie de ne pas laisser trop transparaître mon étonnement et un peu de mon désarroi.

Le Dr. Bruno et l’ambulancier me quittent donc en me souhaitant bonne chance. Il est alors deux heures trente de l’après-midi. Pendant ce temps-là une discussion a lieu entre le docteur Rodolfo et Darcy, mon guide et traducteur. Dr. Rodolfo demande alors à Darcy s’il peut lui communiquer les coordonnées de mes assurances afin de pouvoir ouvrir un dossier me concernant. Pendant ce temps, les infirmières dont la plupart ne parlent que l’espagnol s’affairent autour de moi. On me pose une aiguille qui sera connecté à deux poches de solutés sur mon bras gauche tandis que de l’autre côté trône une énorme bonbonne d’oxygène. Elle ne me quittera pas de tout mon séjour à l’hôpital. D’ailleurs, je porterai un masque à oxygène en permanence durant tout mon séjour en altitude dont à Cusco.

Quelques rares infirmières parlent anglais pour le reste des échanges nous nous parlons par signes. Le Dr. Rodolfo nous informe alors que j’aurai droit comme traitement à des sessions dans une chambre hyper barre, la première session devrait avoir lieu dans la soirée. Je me rends compte que durant mes échanges avec Darcy,  le docteur ne me quitte pas des yeux, je réalise alors qu’il comprend un peu ce que je dis. Il m’avouera plus tard qu’il parle et comprends un peu le français. Cependant, il possède un très bon anglais. Il rigolera d’ailleurs de mon anglais parfois défaillant. L’essentiel c’est que nous nous sommes compris, au grand dam de Darcy qui s’apercevra vite que ses services de traducteur ne seront plus nécessaires. Darcy me quitte en me promettant qu’il sera là pour m’accompagner à ma première séance de chambre hyper barre.

Il doit  passer au bureau afin de donner les dernières nouvelles et rassurer tout le monde. Pendant ce temps-là, j’ai la visite d’un technicien de laboratoire qui vient prélever un tube ou deux de mon précieux sang.  Je somnole la majeure partie de l’après-midi. Après un très bon repas composé d’une bonne soupe chaude aux vermicelles suivie du plat principal constitué d’une assiette de riz et d’une tranche de poulet accompagné de légumes et d’un petit Jello à la lime pour dessert. Ce sera mon premier souper à l’hôpital de Cuzco, souper que j’ai dévoré d’ailleurs. Je dois bien m’alimenter avant ma visite dans la chambre hyper barre car après une séance le corps tombe en hypoglycémie. Je quitte ma chambre plus tôt que prévu, si bien que Darcy ne sera pas là pour m’accompagner, je serai donc seule pour ce premier traitement.

On vient me chercher et là un petit rituel s’instaurera et qui se répétera à chacune de mes sorties pour la chambre hyper barre. On débranche mes solutés, on change mon gros masque à oxygène pour un plus petit. Une infirmière me suivra avec une petite bonbonne d’oxygène tandis qu’une seconde infirmière me transportera dans une chaise roulante.

Ce que j’ai pu rire à chacune de ses sorties des efforts déployés afin de réussir l’entrée de la chaise roulante avec moi, plus la bonbonne d’oxygène et tout ce beau monde dans l’ascenseur. J’avais droit à tous les égards, on prenait un soin particulier afin que je ne prenne pas froid. Une bonne couverture chaude me couvrait à chacune de mes sorties. Le même manège lors de l’embarquement et du débarquement dans l’ambulance et tout cela avec beaucoup de sourires. Car à ma grande surprise, la chambre hyper barre se situait dans un autre hôpital de Cuzco. Le premier soir, lors de mon transport pour la première fois vers cette autre clinique, j’ai vécu mes premières craintes. Qu’est-ce qui m’attendait? Je quittais donc l’hôpital pour un autre endroit dans une ambulance tout feu ouvert, c’est à dire sirènes et gyrophares en action et cela autant pour l’aller que pour mon retour. Ouah!

Lors de cette  première visite, on m’a demandé d’enlever tous mes bijoux soit mon alliance, ma chaîne et mes boucles d’oreilles. Là, j’ai rencontré une gentille doctoresse, Nina, de son prénom, avec un anglais aussi défaillant que le mien, ce qui ne nous a pas empêché de très bien nous comprendre. Elle et son équipe ont été des plus gentils et professionnels, à chacune de ses sessions. J’ai toujours eu droit à de beaux sourires et de la bonne humeur. Même les ambulanciers m’ont impressionné, ils font un travail extraordinaire. Circuler dans les minuscules rues du vieux Cuzco est déjà quelque chose en soi, imaginé conduire une ambulance dans ses dédales de petites rues. Je vous défie de tenter l’expérience sans écraser quelqu’un!!

Ce soir là, à mon retour dans ma chambre, j’attendais donc avec impatience le verdict du docteur à savoir si j’avais bien répondu au premier traitement de la chambre hyper barre. 

Le principe du traitement en chambre hyper barre n’est pas  trop compliqué on te donne une dose massive d’oxygène à 100%. Une fois coucher on me glissait dans un long tube dans lequel j’étais emmitouflé sous une bonne couverture et pendant une heure trente à deux heures je laissais mon imagination divagué parfois je dormais. J’ai eu le temps de penser à bien des choses mais surtout aux gens que j’aimais.

Je tentais de centrer mes idées sur des pensées positives. Pas de pensées négatives dans le tube.

Rendez-vous manqué avec le Matchu Pitchu, 10 ans déjà!!

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Cusco, Pérou

Ils étaient allongés l’un près de l’autre comme après avoir fait l’amour. Cependant, contrairement à lui, elle semblait plus âgée et elle était encore nue, sa blancheur contrastait énormément avec la peau basanée de son compagnon. Lui avait revêtu une tenue typique à son clan. Son pagne et sa coiffe de plumes semblaient un peu dénoter dans la scène. Il la soutenait dans ses bras, il semblait l’embrasser et lui parler. Son regard était chargé d’un si grand détresse et d’un si grand chagrin qu’il ne semblait pas se rendre compte que la vie quittait lentement mais sûrement le corps de sa bien-aimée. Impuissant devant le mal qui lui enlevait celle-ci, il lui fit le serment qu’un jour ils seraient réunis à nouveau et que cette fois il serait là pour lui sauver la vie. 

Je me réveillais en sursaut, mais quel drôle de rêve! Je ne me souvenais plus si nous étions mercredi ou jeudi. Jeudi Oui! J’allais enfin entreprendre ma dernière journée au laboratoire avant mon voyage au Pérou. Je me rendais avec huit personnes pour faire le sentier des Incas. Cet itinéraire allait me mener tout droit au fameux Matchu Pitchu. Les péruviens célébraient cette année-là les cent ans de sa découverte. J’avais été emballé par l’itinéraire offert qui me permettrait de visiter Cusco, Pissac, le lac Titicaca et enfin Lima. Ma dernière journée terminée, j’avais donc la chance de réviser une dernière fois mes bagages. Nous avions été avisés d’amener des vêtements chauds puisque dans les montagnes et particulièrement en altitude les matinées et les soirées sont parfois très froides. J’optais cependant pour ajouter à la dernière minute par coquetterie une paire de sandales et ma jolie jupe noire que j’adore puisqu’elle a pour avantage de ne pas trop se froisser. Je fermais donc ma valise en espérant n’avoir rien oublié.

Nous étions donc huit personnes à prendre le départ pour ce voyage en ce vendredi soir du mois de mai 2012, soit 7 femmes et 1 homme. Nous avions quitté dans la soirée l’aéroport de Montréal sur un vol d’American Airlines de trois heures vers Miami où là nous avions une correspondance. Nous avons eu tout juste le temps de changer de terminal que nous montions à bord du vol LAN 2418 pour une durée de vol de huit heures vers le Pérou. Lors de notre arrivée à Lima, capitale du Pérou, un représentant de l’agence nous attendait pour nous diriger vers le vol intérieur qui nous amènerait immédiatement à Cusco.   

Jour 2, Samedi, Arrivée à Cusco, celui qui serait notre guide pour ce voyage, Monsieur Darcy, nous attendait pour nous amené à notre hôtel. Après avoir défait les valises, nous avions rendez-vous pour une première rencontre. Après les présentations d’usage nous avons eu droit à une dégustation d’une infusion à base de feuille de coca. Petit rituel qui a pour rôle de diminuer les effets désagréables dus aux malaises causés par l’altitude.

J’avais d’ailleurs déjà énormément de difficultés avec les effets secondaires dues à l’altitude et cela juste avec la montée des escaliers de l’hôtel. De plus, un vilain mal de tête me taraudait les tempes depuis quelques heures. Par mesure de précaution, notre guide a pris des lectures de notre taux d’oxygène à l’aide d’un saturomètre.  Les premières lectures pour la plupart d’entre nous donnaient entre les 80 et 85. Ma lecture au saturomètre est de 82. Notre premier jour à Cusco et en altitude le mot d’ordre était donc de relaxer et de prendre cela lentement mais sûrement afin de laisser le temps à notre corps de s’adapter. Nous avons donc dîné dans un restaurant familier de Darcy. Au menu, un entrée d’avocat, qui a fait le délice de nous tous, et pour plat principal une assiette de riz et de poulet. Après un arrêt au guichet  afin d’aller chercher quelques soles (monnaie du Pérou), nous avons visité les alentours du centre historique de Cusco.

De plus après le long voyage en avion, nous étions tous plus ou moins exténués. Notre premier souper a eu lieu dans un joli petit restaurant de Cusco. Darcy nous avait suggéré de prendre quelque chose de léger sans être trop lourd puisque l’un des effets désagréable de l’altitude est la nausée. Je me contentais donc pour ma part, d’une  soupe repas avec beaucoup de riz et de quelques légumes. J’avais énormément de difficultés à garder ma concentration et je piquais parfois du nez dans mon assiette. De plus, je grelottais malgré mes deux épaisseurs de chandail que je portais sur moi. Darcy nous avait assuré que c’était tout a fait normal. Lors du repas, il nous a avisé que même pour la plupart d’entre nous, certains auraient de la difficulté à se rappeler des sujets de conversations discutés lors de cette première soirée tant notre épuisement était grand. 

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Fête des travailleurs à Cusco

Jour 3 Dimanche, Fête des travailleurs à Cuzco. Pour cette première nuit au Pérou, j’ai très bien dormi et selon celle qui partage ma chambre, Marie-Lise, je n’ai pas trop ronflé. Celle-ci exerce le métier de docteur au Nouveau-Brunswick. Après un copieux déjeuner soit jus de fruits, pain, œuf brouillés et café, nous attendons patiemment Darcy qui doit venir nous rejoindre dans le lobby de l’hôtel vers les neuf heures. Première chose à faire, une lecture du saturomètre pour voir comment notre corps s’adapte à l’altitude. Ma lecture est de 85. Darcy nous rassure en nous expliquant que pour la plupart d’entre nous, soit le lendemain, aurons des lectures de près de 90, ce qui indique que le corps s’est ajusté au changement de pression et à la diminution de l’oxygène de notre environnement. Donc par le fait même ce sera pour lui les dernières lectures qu’il prendra.

Accompagnés de Dahlia, une guide en formation chez Darcy, nous visitons le centre ville de Cuzco. Nous allons visiter le marché central qui est très coloré et où de nombreuses senteurs s’entremêlent. Dahlia en profite pour nous informer sur les différentes sortes de pommes de terre qui existent au Pérou. Par la suite, nous nous dirigeons pour une rencontre avec le chaman pour la cérémonie de la terre mère.

Des boîtes à lunch  sont fournies par la compagnie de Darcy, TransAndes. Le souper a lieu dans un autre restaurant non loin de notre hôtel. Cette fois, une crème de courge et comme plat principal un bon filet de truite. Repas excellent, encore une fois, la consommation d’alcool nous est toutefois déconseillée et cela jusqu’à la fin de nos trois jours d’adaptation. Nous nous contentons donc d’une spécialité locale du jus de maïs à la coloration mauve et légèrement sucrée nommée chicha.

Jour 4, Lundi, même rituel ce matin, petit déjeuner avec œufs brouillés, le groupe pour la plupart ont encore quelques symptômes désagréables dus à l’altitude. Darcy nous retrouve pour l’horaire de la journée au même endroit qu’hier. Prise des lectures au saturomètre, la plupart ont passé le cap du 90. Pour ma part, j’ai une lecture de 89. Aujourd’hui on revoit le Chaman, cette fois pour le cérémonial de l’eau, les boîtes à lunch sont encore fournies par TransAndes.

 Le chaman nous assure que nous passerons tous un voyage inoubliable.

 

Pour la soirée, nous avons droit à un souper spectacle. Présenté sous forme d’un buffet, plusieurs entrées, plats principaux et desserts nous sont offerts, c’est l’occasion qui nous est donnée de pouvoir goûter à la plupart des spécialités culinaires du Pérou. J’y vais avec prudence car mon estomac me joue des tours.

Je me contente de prendre quelques entrées et de goûter du quig (prononcé couille), mets typique du Pérou, c’est-à-dire du cochon d’inde!!  Je prends aussi un petit dessert le tout arroser d’un bon Sprite en espérant que tout cela passera sans trop de problèmes.

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Souper-Spectacle à Cusco.

Le spectacle est magique et très coloré. Pour le retour à l’hôtel, nous prenons un taxi, mes jambes me semblent si lourdes et je suis à bout de souffle rapidement.  À notre retour nous aurons les dernières nouvelles du pays 

À notre grande surprise, suite aux élections qui se déroulaient au Canada, nous apprendrons que les Libéraux et le Bloc Québécois ont été rayés de la carte électorale du Québec. Qu’une énorme vague orange a déferlé sur le Québec. Le parti NPD dirigé par un certain Jack Layton a changé le visage de la carte électorale du Québec. Ouah!

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Altitude 3765 mètres

Jour 5, Mardi, j’ai mal dormi, mon cœur me semblait être hyper actif et j’ai beaucoup toussé. Je pense que la grippe que j’avais en quittant Montréal est en train de refaire surface, je me pompe et prends les advil que Marie-Lise me tend. C’est une chance que je suis avec le docteur du groupe, je suis donc entre bonne main. Selon ses informations, en altitude une simple grippe peut se transformer rapidement en bronchite

Ce matin, je pioche dans mes œufs ce qui est loin d’être normal  pour moi, mais où donc est passé mon appétit légendaire.

Je me force donc à avaler mon déjeuner car nous avons beaucoup de marche à faire aujourd’hui. Nous nous rapprocherons aujourd’hui de l’entrée de la Vallée Sacrée. Nous préparons donc nos valises car nous partons vers un nouvel hôtel.

 

Darcy nous rassure, nous aurons droit ce matin à une récompense soit une marche d’une heure environ sur un sentier facile et cela avant d’arriver à Pissac, qui est la ville à l’entrée de la Vallée sacrée. Je m’endors beaucoup. J’ai de la difficulté de faire un pas devant l’autre, je suis à bout de souffle et de force.

Je m’arrête de plus en plus souvent. Même Jeannine qui a 70 ans semble gambader joyeusement à côté de moi. Les autres sont vêtus légèrement  culottes courtes et t-shirt. Moi, avec ma cagoule et mes jeans, je suis habillée comme un ours et j’ai des frissons.

J’ai plutôt envie de m’étendre et de piquer un petit roupillon en compagnie des lamas et alpagas que nous croisons en chemin. Au bout d’un certain temps, Darcy s’approche, il semble inquiet et me demande alors si je vais bien.

Je lui réponds que je suis essoufflée et que je n’ai qu’une envie me coucher tout cela entre deux sérieuses quintes de toux. Je m’effondre à genoux  à quelques mètres de notre autobus. Darcy demande à Marie-Lise d’aller chercher le chauffeur d’autobus. Ils devront me porter dans leurs bras jusqu’à l’autobus.

Une fois à l’intérieur, tout le monde s’attache, on va m’amener à un centre de secours le plus près afin de me donner de l’oxygène. Marie-Lise, me fait prendre mes pompes, car je semble avoir de plus en plus de difficultés à respirer. Je suis en train de leur taper une belle crise d’asthme…

Après une arrivée sur les chapeaux de roue au centre de secours, course qui a d’ailleurs traumatisé mes amis, on m’amène et on me couche sur une civière, là le docteur Bruno et son infirmière procède à un examen sommaire.

C’est Darcy qui sert de traducteur pour moi et c’est Marie-Lise qui en tant que docteur répond aux questions qui lui sont posées. Moi, je commence à perdre un peu conscience de ce qui se passe autour de moi. On me branche alors à une bonbonne d’oxygène. Maudite Bonne idée!!

Souvenirs de Londres!

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Londres 2008

C’est au printemps 2008 que je suis partie en Angleterre pour passer une semaine de vacances à Londres. J’arrivais le samedi et aussi incroyable que cela puisse paraître la température a été superbe, ni brouillard ni pluie ne sont venus perturbés mon séjour.

 

Je profitais de ma première journée pour visiter les alentours de mon hôtel. J’ai d’ailleurs remarqué que devant certaines maisons, il y avait des pancartes, petites pastilles rondes de couleurs bleues qui identifiaient les anciens résidants à ces endroits. Intéressant, apprendre un peu d’histoire tout en déambulant dans les rues.

 

 

 

 

J’ai aussi faite une autre découverte c’est que mon hôtel était qu’à deux pas du fameux Musée de Londres, le British Museum.

 

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Devant du British Museum

 

Un peu plus loin, j’ai aussi trouvé l’entrée de la station de métro du secteur, soit la station Russell Square. Je n’ai pas eu de la difficulté à retenir son nom puisque c’est l’homonyme du nom de l’un de mes acteurs préférés, Russel Crow.

Après avoir arpenté les alentours et m’être perdu juste un petit peu, je me suis laissé tenter par le tour de ville en autobus. C’est à Paris avec ma fille que nous avions découvert cette façon de visiter les principaux endroits touristiques.

Je voulais aussi essayer le métro londonien que les anglais surnomment si affectueusement the TUBE.  

 

Ma première impression une fois à l’intérieur est qu’il ne faut pas souffrir de claustrophobie dans le métro. Le tunnel dans lequel circulent les métros est bien étroit d’où son nom. D’ailleurs plusieurs stations sont enfouies profondément sous terre et pour s’y rendre il faut prendre des ascenseurs.  J’avais l’impression d’être comme une petite souris dans son trou.

Malgré ce fait,  j’ai été conquise par l’efficacité des transports en commun si bien que j’achetais donc une passe pour trois jours pour le métro et l’autobus. C’est à cette occasion que j’ai utilisé pour la première fois la monnaie du pays, le pound anglais ou le Livre Sterling. J’en ai gardé quelques exemplaires pour les ramener à mon frère comme souvenir puisqu’il est un numismate amateur durant ses temps libres.

J’ai fait un premier tour de ville sans débarquer afin de noter les endroits qui pourraient m’intéresser et de me faire un plan pour les prochaines journées.

Dans mon forfait que Ginette (ma gentille agente de voyage) m’avait préparé j’avais d’inclus mes petits déjeuners, j’avais aussi un souper dans un restaurant des environs (spécialités des fruits de mer, mes préférés) et un laisser-passer pour une croisière sur la Tamise (The Thames). 

 

Après un petit souper dans un petit resto de restauration rapide, il y en a vraiment partout de ceux-là! Je me couchais en rêvant de James Bond et de M. Bean….

Le lendemain j’étais prête pour découvrir Londres.

Mon premier arrêt a été bien sûr pour aller faire une visite au Palais de Buckingham. J’étais chanceuse puisque j’arrivais juste à temps pour assister à la relève de la garde et on m’a d’ailleurs informé que la Reine était là puisque le drapeau flottait sur le mât au-dessus du palais. Hello! Elizabeth!

 

 

Big Ben et le parlement m’ont impressionné par leur grandeur et leur architecture. 

 

 

 

 

 

Je traversais de l’autre côté du pont pour aller près de l’aquarium et rejoindre l’entrée pour acheter mon billet afin de pouvoir embarquer dans la grande roue, ce que les londoniens appelle le London Eye.

 

 

 

 

En chemin j’ai aperçu quelques devantures de nombreux théâtres qui annonçaient leurs différents spectacles dont quelques-uns comme Dirty Dancing, The Lord of the Ring ou encore the Lion King,

 

Cela m’a fait d’ailleurs penser à ne pas oublier d’aller me chercher un billet pour au moins une représentation. Visiter Londres sans aller assister à un spectacle au théâtre c’est un peu comme être sur Broadway à New-York et ne pas aller voir une comédie musicale. Un sacrilège!   

J’avais noté qu’il y avait un centre d’information touristique pas loin de mon hôtel qui faisait des réservations pour toutes sortes d’activités comme pour des spectacles ou des excursions dans la région.

C’est d’ailleurs de là que partait les autobus pour les différentes excursions offertes dans les environs. Je me réservais la fin de la journée pour aller m’y rendre pour une petite visite.

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En attendant je visitais l’Abbaye de Westminster. J’ai adoré ma visite à l’Abbaye malgré la présence de nombreux tombeaux et reliquaires de personnage célèbre je me suis senti là beaucoup plus confortable et moins oppressée que lors de ma visite à Paris de la Cathédrale Notre-Dame. (Voir Voyage à Paris)  L’une des sections qui m’a le plus fasciné est la section appelée le coin des poètes. J’y ai retrouvé le nom de plusieurs de mes auteurs anglais favoris dont Jane Austen, Charlotte et Émilie Brontë et plusieurs autres.

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 Dans le même ordre d’idée, j’envisageais d’aller visiter d’autres  personnages ayant marqué l’histoire de l’Angleterre mais cette fois en cire. Lors d’un bref passage à  New York,  je n’avais pas eu le temps d’aller visiter l’un des Musée de Cire de Madame Tussauds. Je voulais donc me reprendre et aller voir l’original soit celui de Londres.  

J’embarquais cette fois dans l’un de ces fameux autobus rouge à deux étages pour me rendre au musée de cire. Ces fameux autobus à deux niveaux qui font partie du paysage londonien depuis 1907, date à laquelle toute la flotte de la London General Omnibus Company fut peinte en rouge pour la distinguer de la concurrence. 

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De belles rencontres….
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et beaucoup de plaisirs…

Je me suis bien amusée chez Madame Tussauds à me prendre en photos avec ces différentes vedettes connues dans différents domaines comme le cinéma, les sports, la religion, la musique ou même la politique.

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Sherlock Holmes

Tout en attendant mon autobus, j’en ai profité pour prendre une photo pour mon mari du buste de son détective préféré soit du célèbre Sherlock Holmes. Personnage issue de l’imagination d’un autre écrivain anglais bien connu Sir Conan Doyle. Après cette visite, j’avais prévu me rendre à la Tour de Londres mais avant tout  je voulais me dénicher un pub anglais pour prendre un bon dîner.

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La Tour de Londres

Cette visite de la Tour de Londres a été une autre visite des plus intéressante et instructive, j’étais subjuguée par les explications données par notre guide, le Yeomen de la garde royale qu’on surnomme aussi Beefeater. Avec sa tunique rouge, il est l’exacte réplique de ce que l’on voit sur les bouteilles de vodka. J’ai retenu quelques informations qu’il me fait plaisir de partager avec vous.

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Yeomen of the guard

La Tour de Londres a été construite par Guillaume le Conquérant au XI siècle, c’est une forteresse où a eu lieu l’exécution sanglante de nombreux personnages dont quatre reines d’Angleterre.

C’est également à cet endroit que sont gardés les joyaux de la Couronne britannique.

Depuis 1485, la Tour et les joyaux sont protégés par les Yeomen de la garde royale de Sa Majesté. Malgré leurs tenues loufoques, les Beefeaters sont de véritables officiers.

Ceux-ci doivent compléter 22 années de service militaire avant de devenir Yeoman.

 Mais ce qui m’a le plus impressionné lors de ma visite ce sont les énormes corbeaux que l’on pouvait apercevoir.

Notre guide, qui en avait un avec lui, nous a conté que depuis maintenant deux siècles, un groupe de ces corbeaux (toujours au moins six) réside en permanence près de la tour Wakefield.

La légende raconte que si les six corbeaux quittaient la forteresse, la monarchie s’écroulerait.

Les oiseaux, dont les ailes ont été rognées (autant ne pas prendre de chance) consomment chaque jour 170 g de viande crue ainsi que des biscuits pour oiseaux, trempés dans du sang… Beurk!

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Sur le site de la Tour de Londres

J’ai eu l’impression que mon dîner que j’avais pris avant la visite soit un bon Fish & Chips que j’avais arrosée d’une bonne bière me revenait sur le bord des lèvres.

Après la visite de la Tour de Londres, j’ai repris l’autobus du tour de ville qui m’a ramené à quelques rues de mon hôtel.

Avant d’aller souper au restaurant de fruits de mer inclus dans mon forfait, j’ai pu me rendre au Centre d’information touristique avant sa fermeture pour faire l’achat de mes billets soit pour un spectacle et une excursion.

Je quittais finalement le centre avec mes deux billets en main. Le premier était mon billet pour la représentation du lendemain soir du Roi Lion. Spectacle dont j’aurais de la facilité à comprendre puisque je connaissais l’histoire par cœur au nombre de fois que j’avais regardé le dessin animé avec mes enfants.  Le second était un billet pour l’excursion d’une journée qui consistait à la visite du Château de Windsor, des bains romains de la ville de Bath et enfin une visite du site de Stonehenge.

Après le bon repas de fruits de mer et de la rédaction de mes notes de voyage, je me couchais tôt car une autre journée palpitante et bien remplie m’attendait le lendemain.

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Windsor Castle

Le lendemain matin, je me présentais au centre d’information touristique à l’heure prévue pour embarquer dans l’autobus qui allait nous amené (moi et d’autres touristes) pour commencer au château de Windsor. Nous avions deux heures pour cette visite. J’ai adoré me promener à l’extérieur dans les jardins et observer la relève de la Garde (encore!).

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Relève de la garde au château de Windsor

L’intérieur était intéressant mais il faisait si beau que j’ai préféré profiter de l’extérieur.

Nous avons quittés par la suite en direction de notre second arrêt  soit la ville de Bath, lieu d’une station thermale avec ses anciens bains romains. On m’aurait payé cher cependant pour me baigner dans ses bains dont la couleur de l’eau n’augurait rien de bon.

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Bath
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L’entrée des Bains romains

Ce qui m’a le plus impressionné dans cette visite ce ne sont pas les bains romains comme tel mais plutôt un reliquaire à l’effigie d’un  chevalier que j’ai découvert dans une église adjacente.

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Lors de nos déplacements nous avons eu la chance de pouvoir contempler ces nombreux paysages typiques de la campagne anglaise.

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Dernière destination prévue à l’horaire était la visite du site de Stonehenge. J’ignore si c’est par manque de temps mais nous y sommes restés pas très longtemps. Je ne sais pas si c’était dû à ma fatigue du voyage mais la vue de ce cercle de pierres perdu au beau milieu de la lande m’a semblé bien triste.

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J’avais imaginé ces monolithes beaucoup plus impressionnants. J’en suis même venu à douter du pouvoir magique qu’on donnait à ce site.

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De retour, j’allais revêtir mes beaux atours pour ma sortie au théâtre, mais comme j’avais une faim de loup j’ai pris le temps de me restaurer à mon hôtel avant de partir. J’ai pris la direction du métro puisque j’avais bien étudié mon itinéraire afin d’arriver à l’heure pour la représentation du Roi Lion. Wow! J’ai adoré!  

Si bien que je pense que c’est cette nuit-là que l’idée a germé dans ma tête qu’un jour je devrais aller faire un safari en Afrique!

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Pour le jour suivant, j’avais prévue de faire la croisière sur la Tamise. Lors de l’achat de mon billet d’avion, il y avait de compris une croisière sur la Tamise (The Thames). Comme le temps était splendide, j’entrepris de descendre prendre mon petit déjeuner le plus tôt possible afin d’arriver à l’heure pour la croisière. Du métro Russell, près de mon hôtel, j’avais prévue me rendre au métro le plus proche de l’embarcadère pour prendre le bateau.

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Sous un ciel sans nuage, le bateau nous a amené sous le majestueux Pont de Londres. J’ai eu la chance de passer dessus en autobus et en dessous en bateau.

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Nous sommes passés aussi sous de nombreux autres ponts qui ont d’ailleurs chacun leur petit nom.

Nous sommes passés aussi devant une ancienne poissonnerie, devant l’aquarium où il y a la grande roue (London Eye) et devant le Shakespeare Globe, une copie fidèle du théâtre où les pièces de Shakespeare ont été jouées de 1599 à 1613.

C’est d’ailleurs de ce théâtre dont il est mention dans l’un de mes films préférés soit Shakespeare In Love avec Gweneth Paltrow.

J’ignore si c’est l’air de la Tamise mais après avoir mangé et m’être douché je me suis écroulée sur mon lit où j’y ai dormi jusqu’au lendemain matin.

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Samedi étant ma dernière journée complète puisque je devais quitter tôt le dimanche matin pour l’aéroport, j’avais au programme la visite du British Museum ainsi que l’achat de quelques souvenirs.

Ma visite au musée fut très intéressante. Avec l’audio-guide pour me décrire les différentes salles et pièces, j’ai complètement perdu la notion du temps.

Après cette visite j’ai eu une pensée pour ce personnage professeur d’archéologie et aventurier soit le Professeur Henry Walton Jones Junior, communément appelé Indiana Jones. A ce moment-là à Londres avait lieu la promotion du film, l’un des derniers de la série des Indiana Jones, le Crâne de Cristal (The Crystal Skull). Crâne de cristal en passant que j’ai même vu exposé au British Museum.

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Après une pause pour l’heure du thé, un bon thé servi à l’anglaise accompagné d’un scone tout aussi anglais, j’étais prête à passer en mode shopping. Chaque boutique a été scrutée avec un soin  presque maniaque afin de trouver des petits souvenirs les plus représentatifs de Londres.  

Le lendemain matin, j’étais prête lorsque la navette s’est présentée pour m’amener au train qui allait m’amener par la suite à l’aéroport. Le vol de retour s’est bien déroulé, j’en ai profité pour compléter mes notes du voyage et trier mes photos.

Fin du voyage, retour à la réalité, quelques heures plus tard, une femme réjouit d’un autre beau voyage descendait de l’avion.

Finalement le Brésil!

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Faux Départs !

 

Oui, finalement le Brésil! Aussi incroyable que cela puisse paraître ce fut de tous mes voyages, le plus ardu à réaliser. Mais commençons donc par le commencement.

Ce voyage allait clôturer mon projet débuté il y a cela quelques années de visiter les sept nouvelles merveilles du monde moderne.

J’attaquais donc ma demande de visa avec assurance et avec l’intention de sauver quelques sous dont les frais postaux en me rendant en personne porter ma demande au Consulat du Brésil à Montréal. Il me fallait aussi me procurer un reçu de réciprocité que je demandais en ligne via ma carte de crédit. Ce reçu de réciprocité étant exigé pour nous les Canadiens lors du passage aux douanes du Brésil en Argentine pour la visite aux Chutes d’Iguaçu. En espérant que ce papier-là serait correct sinon je resterais de l’autre côté de la frontière. J’avais tous mes papiers, j’étais prête pour l’aventure brésilienne! 

Ca y est! C’est aujourd’hui 21 septembre 2015 que je quitte pour compléter ce qui sera ma dernière des sept nouvelles merveilles du monde.

 

Mon départ est prévu aux environs de sept heures en fin de soirée. J’arrive tôt à l’aéroport et après un bon souper me voilà prête pour mon départ vers mon premier transfert soit Miami et par la suite Salvador Di Bahia.

 

A l’approche de l’aéroport de Miami, le pilote nous annonce à qu’il y a beaucoup de cellules orageuses au-dessus de l’aéroport ce qui fait que notre vol ne peut atterrir immédiatement. Je ne suis pas trop stressée car j’ai une période d’attente de trois heures avant mon transfert.

 

La plupart des gens à bord ont des billets pour des destinations vers des villes de l’Amérique du Sud dont quelques-uns pour le Pérou et d’autres comme moi pour le Brésil. 

 

Nous avons cependant assez tourné longtemps au-dessus de Miami que le commandant nous a alors annoncé que nous devrions descendre à Fort Lauderdale pour faire le plein de carburant si ne voulions pas nous écraser sur Miami.

 

Après une brève visite à Fort Lauderdale pour faire le plein de l’avion nous sommes arrivés à l’aéroport de Miami mais avec un cinq heures de retard.

Il va sans dire que nous étions plusieurs qui avions raté (avion Ah! Ah! le beau jeu de mot) nos transferts.

 

Les seuls qui ont réussi à prendre leur transfert sont les passagers en direction du Pérou! (Quand j’y repense…!)

 

(Voir mon Article intitulée Rendez-vous manqué avec le Matchu Pitchu)

Nous étions donc plusieurs à trois heures du matin à faire la ligne au pour faire les réservations pour les vols du lendemain. Nous avons quand même été bien servis par le personnel.

 

Pour ma part, j’avais réussis à voir un billet pour le vol le lendemain soir. J’avais quand même tout ce qu’il me fallait sur moi soit mon argent, mes papiers ainsi que des vêtements de rechange, mes médicaments et mon appareil photo dans mon sac à dos avec lequel je voyage si souvent. Je cherchais à trouver des gens de mon groupe de voyage ou encore quelqu’un qui parlait français mais peine perdu la plupart de ceux à qui je m’adressais parlait soit seulement l’anglais ou encore le portugais puisque pour la plupart ceux-ci retournait dans leur pays.

 

Je me suis donc résolu à dormir à l’aéroport pour le peu d’heure de la nuit qui restait. J’avais mon iPhone pour me distraire et je pouvais le brancher afin de le garder charger puisque j’avais pensé garder le chargeur dans mon sac, ce qui à ma grande surprise n’était pas le cas pour mon chargeur de ma caméra. Celui-ci était cependant bien en sécurité dans ma valise dans l’avion. Avec tout cela où est-ce que je récupérais ma valise?

 

Toutes ses questions auxquelles  j’ai tenté de trouver des réponses pendant cette nuit blanche à l’aéroport de Miami.

 

Je sommeillais dans un coin sur un banc ou encore je déambulais dans les différentes ailes de l’aéroport, je croisais parfois certains compagnons de voyage qui comme moi avait opté pour rester sur les lieux.

Nous nous reconnaissions facilement par nos airs fatigués et par nos traits tirés.

 

J’étais seule mais comme ce n’était pas la première fois que je voyageait en solitaire je me sentais bien en sécurité.

 

J’avais de l’argent américain sur moi ce qui me permettait de pouvoir me nourrir mais j’étais quand même prudente dans mes dépenses puisque c’était un imprévu et que le vrai voyage n’était pas encore commencé. Je passais cette journée à me promener à l’intérieur du terminal de l’aéroport de Miami.

 

La journée s’est passée lentement mais très lentement.

 

Durant cette longue attente, j’en ai profité pour communiquer avec l’agence de voyage afin de les avisé de ma situation ainsi que la raison de mon retard mais surtout de ce que je devais faire. J’étais prête à embarquer dans la soirée pour mon vol en direction de Salvator Di Bahia.

 

Dans la soirée, j’optais pour un bon souper avant l’embarquement afin de pouvoir bien dormir à bord durant le vol.

 

Je quittais donc mes quelques amis avec qui j’avais créé quelques liens pendant notre attente, je les laissais donc pour aller prendre un bon souper. Le resto que j’avais choisi n’était pas loin de ma porte d’embarquement, j’avais décidé de me récompenser pour cette journée d’attente et ma patience.

 

Je m’offris donc un petit luxe soit deux verres de vin blanc tout en mangeant.

 

Une fois que j’eu terminé mon repas je pressai un peu le serveur de m’apporter l’addition. Il ne fallait tout de même pas que je manque mon vol…

 

Si quelqu’un ce soir-là aurait pu me photographier la face que j’ai eue lorsque je me suis présentée à ma porte d’embarquement et que j’ai constaté qu’il n’y avait plus personne, je suis sûre que cela aurait valu son pesant d’or.

 

Il n’y avait plus aucune personne d’assis à l’endroit où j’ai les avait laissé quelques minutes auparavant. A moins que je sois tombé dans un coma éthylique profond je ne comprenais plus rien. Mais où était passé tout ce monde?

 

C’est en me tournant légèrement sur la gauche que j’ai aperçu mes compagnons de voyage qui attendaient entassé les uns sur les autres à cette nouvelle porte d’embarquement pour notre départ pour le Brésil. J’étais soulagé d’avoir retrouvé le groupe et de ne pas avoir été victime d’hallucination. 

 

Après quelques minutes d’attente voilà qu’on nous annonce que notre vol est annulé, les membres de l’équipage ne s’étant pas présentés. Je dois avouer qu’à ce moment-là j’en suis restée estomaqué. Mon hallucination se poursuivait-elle?

 

Je n’allais tout de même pas passé une deuxième nuit dans l’aéroport de Miami et de plus je commençais à trouver qu’une bonne douche ne me ferait pas de tort. J’étais effondrée, une première après tant de voyage.

Encore une fois, après quelques heures à faire la ligne au comptoir du service à la clientèle, la compagnie aérienne nous a offert des billets de courtoisie pour la navette et l’hôtel ainsi que pour des repas. Après avoir eu des nouveaux billets d’avion pour le soir suivant (encore une fois!), je me dirigeais rapidement vers le quai d’embarquement où je trouvais une navette qui devait m’amener à l’hôtel. J’en avais terminé avec ma visite de l’aéroport de Miami.

 

J’ai fait mon check-in et après une bonne et longue douche chaude, je me suis littéralement écroulée dans le lit et j’ai dormi jusqu’au lendemain matin. J’espérais que mes compagnons d’infortunes avaient tous trouvé un lieu pour refaire leur force. Pendant l’attente au comptoir j’avais croisé Jacob qui avait opté pour le même choix que moi soit l’hôtel. Nous devions nous rejoindre le lendemain matin pour le petit déjeuner. Lui avait démissionné et avait fait décidé de retourner chez-lui.

 

Pour ma part, j’ignorais ce qui allait advenir de moi. Je communiquais donc rapidement à mon agence de voyage  pour mentionner ce second délai. Je dois aussi que ceux-ci étaient abasourdis.

 

Mon forfait de vacances était de 10 jours et j’étais déjà déficitaire de deux jours…. On m’a rassuré en me disant que lors de mon transfert qu’une dame m’attendrait à mon transfert au Brésil pour me dire les prochaines étapes.

 

Ne pas oubliez que je suis seule et que je serai encore plus seule au Brésil donc du portugais et très peu d’anglais pour les communications.

Je n’étais pas encore rendue au bout de mes peines….. Ce soir-là malgré toutes ses préoccupations j’ai dormis comme une bûche.

 

Le lendemain matin, j’ai pu contempler un peu plus la chambre où j’étais descendue, c’était un mignon petit studio avec cuisinette et une vue splendide sur Miami. Vers huit heures je descendais prendre mon petit déjeuner avec Jacob j’y ai croisé quelques-uns des passagers du même vol que nous. 

 

Finalement à la fin d’une autre journée à arpenter les corridors de l’aéroport de Miami nous étions finalement prêts pour l’embarquement. Malheur à celui ou celle qui m’annoncerait que mon vol serait encore annulé.

 

Je peux vous dire que l’embarquement de ce vol s’est fait dans un temps record, lorsque l’annonce du début de l’embarquement a eu lieu nous y étions prêts. Une fois que mes fesses se sont posées dans mon siège j’ai laissé un soupir de soulagement. J’allais finalement y aller au Brésil! 

Me voilà donc arrivée au terminal 3 à Bella Horizonte où je dois me rendre au terminal 1 pour mon transfert en direction de ma première destination soit Salvador Di Bahia.

 

En arrivant, je suis intercepté par la dame de l’agence qui en deux mots rapides en anglais m’explique que mon itinéraire est changé, que ma destination est maintenant les chutes Iguaçu, les autres passagers sont attendus là-bas pour le lendemain, je pourrais donc rattraper le groupe demain.

 

En attendant, elle m’envoie au comptoir voir une jeune dame qui parle un peu l’anglais et qui m’explique qu’elle va changer mes billets pour mes transferts pour le lendemain pour les chutes Iguaçu où je rejoindrai le groupe. Elle me remet à son tour des billets de courtoisie pour un repas gratuit et un hôtel des environs.

 

Je lui demande alors ce qui va se passer avec ma valise, elle ne semble pas comprendre et j’ai comme l’impression que ma valise a été oubliée dans ce transfert improvisé.

 

Je me ramasse donc seul à l’extérieur à attendre un autobus qui va m’amener au terminal 1 et où je devrai embarquer demain pour mon premier vol en direction des chutes. J’embarque donc dans la nuit avec les derniers employés qui quittent le terminal 3. 

 

Après avoir débarqué au terminal 1 avec l’intention de dénicher la navette qui m’amènera à l’hôtel mentionné sur mon petit papier que je garde précieusement avec moi. J’ai fini par découvrir la fameuse navette complètement à l’autre bout de la série de navettes qui attendent devant le terminal. Après quelques signes, je montre mon précieux papier avec le nom de l’hôtel où je dois me rendre.

 

Le Monsieur me fait embarqué et après quelques minutes d’attente cela me semble long peut-être parce que je commence à avoir sommeil, nous voilà partis.

 

Nous voici sur une autoroute et il fait noir, j’essaie de rester éveiller mais mes paupières sont si lourdes et je suis si épuisée par toute ses émotions mais au moins une chose je suis rendue au Brésil. Oui! Mais toute seule et en plein nuit! Je vois que nous avons passé ce qui semble mon hôtel, mais il faut dire qu’elle est située de l’autre côté de l’autoroute.

 

Comme je suis toujours chanceuse, mon conducteur m’explique par maintes gesticulations qu’il faut aller sortir plus moins car il a dû voir mon désarroi lorsque nous sommes passés devant l’hôtel.

 

Une fois rendue saine et sauve à destination mon chauffeur me fait comprendre qu’il vient prendre son déjeuner à cet hôtel le matin et qu’il m’attendra à sept heures pour me ramener au terminal 1 pour mon vol du lendemain matin. Dans le lobby de l’hôtel je fais mon check-in dans un état comateux.

 

J’en profite pour demander un adapteur afin de pouvoir charger mon IPhone.

 

Pendant ce temps-là à la télévision le Pape François rends visite aux États-Unis, le plus drôle est que pendant tout mon voyage j’ai suivi distraitement les différents reportages qui ont eu lieu.

 

Je me suis d’ailleurs endormi ce soir-là après une autre bonne douche chaude sur des images de sa visite. J’étais complètement vidé. Comme je partais tôt le lendemain matin j’ai l’impression d’avoir plus ou moins dormi que quelques heures mais j’étais au chaud, en sécurité et au Brésil!

Le lendemain j’étais l’une des premières à prendre mon petit déjeuner dans la salle à manger et après mon check-out en route vers de nouvelles aventures.

 

Si j’avais su…..

Arrivée au Terminal de l’aéroport grâce au même conducteur de navette que la veille, j’étais prête pour l’embarquement même si ma porte d’embarquement n’était pas encore identifiée. Me voilà devant les agents d’immigration avec mon passeport et mon billet mais surprise! Il me fait signe que je ne peux pas rentrer mon billet n’est pas bon. Hein! ! Oh! Que je suis dans la Merde!

 

Je retourne donc au comptoir de la clientèle de la compagnie au nom de laquelle mes billets de vol ont été faits. Il ne faut pas que je manque ce vol puisque j’en ai un autre vol pour ma destination finale qui est les chutes Iguaçu. Je pique donc un sprint en direction du bureau avec en main mes précieux papiers.

 

J’essaie de faire comprendre ma situation à la jeune employée qui semble en perdre son portugais. Elle a beau regarder son écran et à se tenir la tête à deux mains cela n’augure rien de bien pour moi. Je fais une prière intérieure et me demande ce que j’ai pu faire de mal pour que j’aie tant de difficultés avec ce foutu voyage.

 

Après quelques moments de flottement, la jeune employée semble revenir à elle et ses yeux s’illuminent, il est temps car il commence à avoir une bonne ligne d’attente derrière moi. Je quitte cette fois avec de nouveaux billets qui semblent cette fois en bonne et due forme.

 

Souriante, je me représente au même agent que tout à l’heure. Il semble aussi heureux que moi puisque j’ai de bons billets cette fois.

Pendant ce temps-là, ma porte d’embarquement s’est affichée.

Sans ce terminal il y a que dix portes d’embarquement et comme les chiffres c’est universel, je ne devrais pas avoir trop de problèmes à trouver la mienne.

 

Mais là encore une surprise m’attend! Je dois me présenter à la porte R3.

Qu’est-ce que c’est ça encore?

 

Après de nombreuses allées et venues sans trouver la fameuse porte R3, je décide de me rendre aux toilettes, ma vessie se rappelle à moi. 

C’est en me dirigeant vers les toilettes que j’aperçois dans un coin une porte avec R!, R2, R3, R4. J’en oublie mes envies et me rends à cette porte où je dois descendre des escaliers.

 

Et là je découvre qu’il y a autant de monde qu’en haut sauf que cet endroit est pour des autobus qui font la navette vers les différentes avions qui sont stationnées sur le tarmac.

 

Je vais faire peut-être pipi dans mes culottes mais je peux vous jurer que je ne voulais pas manquer cette foutu avion.

 

Je suis attentive au moindre changement sur les panneaux d’identification car il ne faudrait pas que je prenne le mauvais autobus pour le mauvais avion. Cela n’arrivera pas puisque le personnel veille à bien vérifier les billets de chacun, dans l’autobus et en arrivant à l’avion. 

 

Voici enfin mon tour, on me dirige bien gentiment vers la porte (R3) où j’embarque dans un autobus qui nous amène il me semble au beau milieu de la piste.

 

J’ai peut-être la vessie pleine et l’estomac vide mais je suis finalement à bord de mon premier vol intérieur qui va m’amener aux chutes d’Iguaçu.

Après quelques minutes de vol, nous voilà déjà à Curitiba.

 

Ce petit aéroport n’a que 6 portes d’embarquement. J’en profite pour aller aux toilettes et prendre un petit sandwich en attendant de savoir à qu’elle porte je devrai me présenter pour mon prochain embarquement vers l’aéroport Fox D’Iguaçu. 

 

Avez-vous des bagages? Non!

Rendu là cela fait quasiment mon affaire…S’il me manque de linge je m’achèterais des t-shirts dans les boutiques de souvenirs.

Finalement c’est la porte 6 qui sera ma porte d’embarquement pour mon dernier vol avant les chutes Iguaçu!

 

La dame qui m’a intercepté m’a mentionné qu’il y aurait quelqu’un qui m’attendrait à l’aéroport de Fox avec une pancarte à mon nom. J’y suis presque, finalement j’ai réussi j’y suis arrivée, en retard mais comme l’adage le dit vaut mieux tard que jamais.

 

Comme le vol s’est bien déroulé nous arrivons avec quelques minutes d’avance et comme je n’ai pas à attendre mes valises, je rends dans le hall des arrivées.

 

J’ai hâte de découvrir la personne qui m’attend. Est-ce que ce sera une femme ou un homme, jeune ou vieux? Je cherche des yeux le logo de la compagnie de voyage ou encore mon nom.

Après un deuxième tour à vérifier les pancartes de tous ceux qui en ont une!

 

Pendant ce temps-là la plupart des passagers eux ont pris leurs bagages et le terminal se vide lentement mais sûrement et pas de trace de la personne qui doit venir me rencontrer.

 

L’image que je dois projeter à ce moment-là ne doit être des plus extraordinaires car en effet après toutes ses aventures je me sens le moral dans les talons.

 

Comme j’ai tendance à aller parfois trop vite je me calme et me donne une heure d’attente avant de paniquer vraiment.

 

De plus une fois calmée je me rappelle que j’ai dans mon sac à dos les coordonnées de l’hôtel où nous devons séjourner pendant notre visite aux Chute d’Iguaçu.

 

Si vraiment personne ne se présente je peux essayer de prendre un taxi et me faire déposer à cette adresse.  

 

Une demi-heure s’écoule sans que rien ne se passe jusqu’au moment où je vois arriver en courant un petit monsieur. Il regarde sur le tableau, il a à peine le temps de déplier le papier sur lequel est écrit mon nom que je suis sur lui.

 

Il en profite donc pour m’expliquer qu’il est arrivé par le même avion que moi. C’est en arrivant à son bureau qu’il a eu le message que la dame qui était perdu arriverait par le même vol que lui.

 

De plus, le plus drôle est que de tout le groupe je suis finalement la première à arriver à Fox D’Iguaçu.

 

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Le reste du groupe sont des Européens qui doivent arriver plus tard dans l’après-midi et nous rejoindre pour le souper.

 

Je n’ai jamais eu autant de plaisir à voir du monde, j’avais finalement rejoint mon groupe! Et notre guide a été super tout le long de notre séjour à Iguaçu.

 

Il s’est même préoccupé à m’aider dans mes démarches pour retrouver ma valise qui semble s’être rendu à Salvador De Bahia.

 

Je dois avouer que cette après-midi de repos a été la bienvenue, avec toutes les émotions vécues pendant les deux derniers jours.

J’en ai profité pour faire un petit lavage car n’oubliez pas les vêtements contenus dans mon sac à dos.

 

Je me suis donc couché avec comme bruit de fonds les nouvelles concernant le voyage du pape François aux États-Unis. A première vue il m’a semblé faire un meilleur voyage que moi le chanceux!

 

Lors de mon entrée dans la salle à manger j’ai été accueilli comme une reine. Mes compagnons de voyage étaient heureux de retrouver la dame qui était portée disparu depuis le début du voyage.

 

Après que les présentations ont été faite et d’avoir répondu à toutes leurs questions, nous sommes dirigés vers le souper-buffet de notre hôtel. Un Monsieur de la Corse m’a même offert un de ses t-shirts pour me dépanner. J’avais remarqué qu’il y avait une petite boutique dans l’hôtel. J’avais l’intention d’aller y jeter un coup d’œil le lendemain en espérant y découvrir quelques vêtements pour me dépanner.

 

Ils me contèrent à leur tour les problèmes rencontrés avec les vols intérieurs pour se rendre à Salvador De Bahia et venir aux Chutes d’Iguaçu.

Nous nous sommes quittés en se donnant rendez-vous le lendemain matin dans le lobby de l’hôtel où notre guide Sylvio devait venir nous chercher. J’allais enfin débuter mon aventure au Brésil par la visite des Chutes d’Iguaçu du côté Argentin.

 

Pas déjà arrivé au Brésil qu’il fallait que je quitte pour l’Argentine. Quel drôle de voyage!

 

Le lendemain matin après un petit déjeuner, j’allais voir pour trouver  la boutique. J’allais y revenir dans la soirée. Nous nous embarquions pour notre visite des chutes du côté Argentin.

 

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Après un bon déjeuner nous voilà prêt à reprendre le petit autobus pour les chutes du côté brésilien.

 

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Note guide a offert aux plus audacieux l’excursion en bateau sous les chutes. Les Européens sont partants pour l’expédition tandis que nous les Canadiens nous préférons les attendre.

 

Après avoir suivi un sentier de randonnée, nous parvenons tous près des chutes.

 

J’ai besoin de beaucoup de courage pour m’approcher des chutes sur la passerelle. J’ai un peu le vertige. Mais la vue qui se dévoile à cet endroit est fantastique. Les photos ne réussissent pas à rendre la grandeur des chutes et l’immensité des lieux.

 

Hier nous marchions au-dessus des chutes, aujourd’hui nous avons une vue globale. Une fois que nous avons récupéré nos compagnons de voyage sains et saufs mais qui sont bien mouillés nous nous dirigeons vers le chemin de retour.

 

En route nous pouvons observer un arbre plein de toutes sortes de toucans. Je suis surprise par les nombreuses espèces de toucan que nous pouvons observer.

 

 

 

Notre visite à Fox D’Iguaçu tire à sa fin. Le lendemain nous devons quittés pour l’aéroport tôt dans l’après-midi, ce qui nous laisse peu de temps pour d’autres excursions. Je profite donc de cette période pour visiter les alentours de notre hôtel.

 

Je rejoins mes amis québécois pour le dîner. Nous sommes prêts lorsque notre guide se présente pour venir nous chercher pour notre vol vers Rio.

 

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Le vol s’est bien déroulé, nous arrivons sans encombre ce samedi soir à Rio de Janeiro. Malheureusement comme il fait noir je n’ai rien vu de Rio. Ce sera la surprise demain matin.

 

 

Nous sommes accueillis par notre guide qui nous amènes jusqu’à l’hôtel à bord de sa camionnette noire. Notre arrivée à l’hôtel se fait tardivement car nous sommes restés pris dans la circulation, il faut dire que c’est un samedi soir. Nous sommes logés finalement dans un autre hôtel que celle indiqué sur notre programme. Mes compagnons de voyage m’informent d’ailleurs des trois hôtels prévus initialement dans notre programme, la seule qui n’a pas changé est celle de chutes.

 

Nous arrivons donc à l’hôtel l’Acapulco de Copacabana. Un bel hôtel situé seulement à quelques minutes de la plage et de plus le personnel semble parler un peu le français, une première durant ce voyage. Une fois arrivé à nos chambres, il est 10 heures passé, je suis épuisée.

 

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Nous devons nous rendre pour notre souper dans un restaurant typique du Brésil, où il te serve différentes viandes sur des broches, le souper est compris dans notre forfait donc nous n’avons rien à débourser sauf la boisson.

 

Je ne suis pas très affamé de plus, le guide nous a laissé avec une vague explication de l’endroit où se situe le resto. Nous voilà à déambuler pour la première fois dans Rio un samedi soir.  

 

Finalement après quelques minutes nous finissons par trouver le resto.

 

C’est bien et c’est bon mais nous sommes tous un peu fatigué.

Disons qu’on se force à faire honneur aux différents plats qui nous sont présentés. Dans d’autres circonstances j’aurais apprécié mon repas mais ce soir je suis trop fatiguée.

 

On se quitte en se donnant rendez-vous pour rejoindre le groupe pour le déjeuner du lendemain matin.

  

LE PAIN DE SUCRE

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Je me réveille heureuse, j’y suis enfin à Rio. Je prends une bonne douche et je rejoins mes compagnons de voyage dans la jolie salle à manger pour le petit déjeuner. De style buffet nous nous servons et on peut prendre ce que l’on veut. J’ai hâte d’apercevoir Rio à la clarté du jour. Aujourd’hui au programme visite du Pain de Sucre.

 

Notre guide est à l’heure, nous nous entassons dans la camionnette en direction du Pain de Sucre. 

 

Nous nous rendons dans le terminal pour acheter nos billets qui nous permettra d’accéder au téléphérique qui nous amènera tout là-haut vers le Pain de Sucre.

 

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Une fois dans le funiculaire nous débutons notre ascension. Un premier arrêt à mi-chemin. La vue y est formidable. Lors de la dernière montée en funiculaire, nous pouvons apercevoir un avion qui se prépare à atterrir à l’aéroport, elle semble si petite.

 

J’aperçois au loin la statue du Christ Rédempteur. Oui! Du haut du Pain de Sucre nous pouvons voir à perte de vue les nombreuses plages de Rio (Ipenama et Copacabana). Notre guide est quand même avare de ses commentaires. Je me serais attendu à un peu plus d’anecdotes historiques. Il ne faut pas oublier que les Olympiques auront lieu ici, l’été prochain.

 

Je me rends sur un côté du Pain de Sucre, le plus gros morceau de granite au monde, pour voir des gens qui se prépare à faire de l’escalade. C’est à ici lors du tournage d’un des films de James Bond que celui-ci interprété par Roger Moore  fait face au terrible Dr. No.

 

J’en profite pour acheter quelques cartes postales puisque la batterie de ma caméra est morte.

 

De plus j’ai une tradition à respecter. Depuis quelques voyages j’ai pris l’habitude d’écrire et d’envoyer quelques cartes postales en souvenir à mes amis qui sont moins familiers avec les médias électroniques dont ma mère. Je les complèterai ce soir tout en regardant un des nombreux reportages sur la visite du Pape François aux USA, il est d’ailleurs maintenant rendu à Philadelphie.

 

Nous décidons de descendre le Pain de Sucre à pieds ce qui va nous permettre de nous ouvrir l’appétit pour le dîner. Nous en profitons pour nous informer concernant les autres activités prévues dans le forfait soit une soirée avec spectacle de Samba et la visite d’une Favela.

 

Notre guide qui ne semble pas trop chaud à l’idée de visiter une favela, nous annonce que si nous désirons absolument en visiter une, il s’occupera de nous trouver une guide pour cette visite mais  que ce ne sera pas lui qui nous accompagnera. Aurait-il peur par hasard? Ce qui n’est pas des plus rassurants pour nous…

 

Pour le souper spectacle avec de la samba, nous avons manqué l’occasion le samedi de nos arrivées.

 

Tout en discutant notre guide nous amène dans un resto aux spécialités de poissons. Je dois avouer que c’est très bon. 

 

Après le dîner, le guide nous appelle des taxis qui nous amèneront au marché d’Ipenama pour un après-midi de shopping.

 

Plus l’après-midi avance plus il fait chaud sur la place du marché. Je me contente de regarder les œuvres des artistes de Rio.

 

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Comme il fait très chaud, nous optons pour retourner à l’hôtel en taxi. Comme les soupers ici sont à nos frais, j’accepte l’invitation de mes amis québécois de les accompagner pour le souper.

 

Nous découvrons à quelques coins de rue de notre hôtel, un restaurant italien qui semble avoir un beaux choix de pâtes et de pizzas.

 

Mais je suis venue à Rio pour manger surtout des fruits de mer et du poisson et je compte bien me dénicher un bon resto de ce genre.

 

Après avoir marché aux alentours afin de pouvoir la chance de contempler la fameuse lune bleue. Elle est immense et semble si près de nous.

  

Le Quartier historique de Rio

 

Ce matin nous débutons par la visite du quartier historique de Rio, par la suite nous nous rendons au Christ Rédempteur. J’ai hâte!

 

La visite du quartier historique me semble bien morne, je profite cependant d’un peu de notre guide en me faisant arrêter à un bureau de poste pour l’achat de quelques timbres pour mes fameuse cartes postales. Ce sera mes achats de la journée, je garde le reste pour mes souvenirs au Christ Rédempteur.

 

Après une marche le long des artères commerciales du vieux Rio, notre guide nous amène pour manger dans un resto typique de Rio un resto avec un nouveau concept soit celui que tu manges et tu paies le poids de ton assiette.

 

Le temps se couvre et nous prions pour qu’il ne pleuve pas ni que le Christ soit trop dans la brume.

 

Dans l’autobus je fais une dernière prière après toutes les mésaventures et si près du but afin que la température soit clémente.

 

Nous voilà rendu à l’entrée de la petite gare où nous allons embarquer dans un petit train qui nous amènera tout là-haut, au pied du Christ Rédempteur. Mes compagnons de voyage me taquinent en me disant que finalement j’y suis parvenue.

 

Nous voilà tous assis dans le petit train qui se mets en marche et débute son ascension vers les hauteurs. Il monte à un rythme d’escargot, il faut dire que la pente est escarpée.

 

La longue montée nous permets de découvrir à travers la végétation des beaux points de vue sur Rio. Et le temps semble s’éclaircir. Merci! Mon dieu!

 

Nous voilà rendu! Finalement j’y suis rendue! Le Christ Rédempteur est là ! Les bras grands ouverts prêts à m’accueillir!

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Que je suis heureuse!

Ma septième et dernière des sept nouvelles merveilles du monde moderne est faite.

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Vue de dos du Christ Rédempteur

J’ai atteint mon objectif, incroyable, quelqu’un m’aurait dit il y a dix ans que je voyagerais et que je visiterais les sept merveilles du monde en plus des autres endroits extraordinaires du globe, je l’aurais traité de fou. La preuve est faite qu’il n’y a rien d’impossible mais qu’il suffit d’y croire et de prendre les moyens pour y parvenir.

J’en profite d’ailleurs au pied du Christ pour faire un arrêt à la petite chapelle située au pied du Christ pour remercier le ciel pour cette merveilleuse chance qu’il m’a été donné d’accomplir toutes ses beaux voyages.

Après ma petite prière de remerciement, je retourne sur le promontoire pour observer la vue et me faire prendre en photo. Et croyez-moi j’en ai pris des photos. La vue est magnifique, une vue à 360 de la ville de Rio. Les points de vue sont multiples et avec le temps qui se dégage les paysages sont magnifiques. Il est temps de penser à redescendre. Comme le temps semble avoir passé si vite. Déjà! Nous redescendons chacun perdu dans nos pensées.

Il nous reste quelques minutes pour l’achat de nos souvenirs. Après l’achat de quelques statuettes représentant le Christ je suis prête pour le retour et j’ai le cœur plein d’une joie profonde. J’y suis finalement arrivée!

Ce soir, je vais célébrer dans un restaurant de fruits de mer. J’y vais seul chacun ayant pris leur côté, de plus nos amis français doivent faire leurs valises car après la visite de la favela prévue pour le lendemain matin ce sont eux qui quitteront les premiers pour leurs retours. 

Je prends un bon souper dans l’un des restaurants qui m’a été indiqué par le gentil Monsieur à la réception de l’hôtel qui parle un peu français.

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Vue de l’étendue d’une favela

Le lendemain matin nous prenons notre dernier déjeuner tous ensemble. Les Français ont fermés leurs valises, pour notre part nous partirons en fin d’après-midi en direction de Montréal avec un transfert à Miami. Je les rassure je m’occuperai de récupérer ma valise à mon retour. Nous attendons la jeune fille qui devrait nous faire visiter la favela.

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Notre guide pour la visite de la favela

Nous voici entassé une dernière fois dans une camionnette qui va nous amener dans deux favelas, une petite et un grande.

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L’entrée de la favela

Nous sommes tous sous le charme de notre jeune guide qui ne tari pas d’anecdotes et de commentaires concernant tout ce que nous voyons ou croisons.

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Impressionnant!

Finalement nous voilà arrivé à la petite favela. Elle nous explique un peu l’histoire de celle-ci. Par la suite, nous nous dirigeons vers la seconde c’est par des échanges de coup de feu que nous y sommes accueillis. Nous voyons d’ailleurs défilé devant nos yeux de nombreux policiers armés jusqu’aux dents. Il va de soi que la visite a été écourtée et nous revoilà à bord de la camionnette en route vers la plage de Copacabana.  

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Quelques œuvres des artisans du coin

Une fois rendu à l’hôtel, c’est l’heure de dire au revoir à nos amis Européens.

Pour le temps qui reste avant notre départ je décide d’aller compléter mes achats des petits souvenirs pour mon monde. Après une razzia dans une boutique souvenirs du coin, je me trouve un petit pub pour dîner.

Le retour se fait sans encombre, cette fois pas de délai ni d’imprévus au programme. Il ne me reste qu’à retrouver ma valise. Mais ça c’est une autre histoire….

Souvenirs d’Hawaii!

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Aloha!

Vous vous demanderez sûrement pourquoi j’ai choisi comme titre de ce chapitre Hawaii 30 et non Hawaii 5-0 comme la célèbre série télévisée que nous connaissons  tous ainsi que sa nouvelle version. Tout simplement parce que ce voyage avait lieu dans le cadre de notre 30 anniversaire de mariage. L’idée est venue de mon beau-père qui nous a mentionné l’été dernier que lui et feu son épouse aurait souhaité bien aller visiter cet endroit. Une suggestion qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd…

 

Durant notre long congé des fêtes mon mari et moi nous nous sommes dirigés vers le CAA voyages puisque mon mari y est abonné et que nous avions été satisfait du service lors de notre croisière en Alaska il y a de cela maintenant quelques années.

Après une consultation qui a duré près de cinq heures, nous avions en main un forfait comprenant des billets d’avion pour un aller retour Montréal-Hawaii avec un transfert à LA, ainsi que les billets d’avion pour les vols d’intérieurs. 

Sous les sept iles visitables de l’archipel d’Hawaii nous avions optés pour la visite de trois de ses îles. Soit Oahu où se situe la grande ville de Honolulu et la plage de Waikiki,  pour une durée de quatre jours, après un arrêt à Kona sur Big Island pour quatre jours aussi et pour terminer à Lahaina à Maui.

 

Notre retour était prévu pour le vendredi soir ce qui permettrait à notre fille de venir nous chercher. C’est d’ailleurs elle qui aurait le mandat de venir nous accompagner à l’aéroport tôt le samedi matin de notre départ.

 

C’est notre fille Élise qui est venue nous conduire à l’aéroport en ce froid matin d’avril soit le samedi saint à la veille du long congé de Pâques.

Pour notre part, nous profitons pour procéder à l’enregistrement des bagages et de passer à la sécurité avant de déjeuner. Claude suit l’évolution des avions et lorsqu’il revient m’avoue qu’on ne voit ni ciel ni terre puisque qu’il semble qu’un blizzard de neige s’est levé.

Après avoir dégelé l’avion nous décollons de PET avec seulement une heure de retard. Une chance qu’à l’agence lors de notre réservation la dame avait préféré nous donné un laps de temps de transfert de 4 heures à LA sinon nous aurions eu des problèmes avec notre transfert.

Nous voici rendu dans à LA nous sommes au Terminal 2 il faut trouver et nous rendre au vers terminal 7 pour prendre notre vol sur Hawaii Air Lines. Nous prenons une marche autour des différents terminaux en songeant  qu’il va falloir refaire se chemin en sens contraire lors de notre retour dans la soirée du vendredi prochain. Une chance nous ne sommes pas embarrassés par nos valises.

Une fois rendu sur place nous sommes prêts à repasser les contrôles de sécurité où il me semble avoir beaucoup moins de monde.

Nous avons juste le temps de nous rendre que nous voilà prêts pour l’embarquement cette fois-ci terminus Hawaii.

Le vol se fait sans problèmes sauf que nous avons droit à seulement un service de boissons et pas de possibilité de distraction même pas de films. J’en profite donc pour faire un petit roupillon. 

Nous sommes finalement arrivés à Oahu tard dans l’après midi, une fois nos valises récupérées, nous voici assailli par un groupe de chauffeur de navette.

Comme nous sommes loin de notre hôtel, il nous est fortement suggéré de soit louer un véhicule soit de prendre une navette. Nous sommes à l’abri d’un viaduc sur lequel circule une autoroute car il semble qu’il tombe une petite pluie.

Nous sommes environ huit personnes qui attendons la même navette qui nous déposera à chacune de nos hôtels d’Honolulu.

Il commence à ce faire tard et pour ma part cela fait maintenant plus de 24 heures que nous sommes debout.

Nous sommes de l’avant dernier groupe à débarquer de ce qui s’appelle la ’speedy shuffle’ ou si vous préféré la compagnie des navettes rapides. Disons que je songe à faire la suggestion d’enlever le mot speedy du nom de la compagnie question de marketing…

 

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Notre hôtel à deux pas de la plage

Malgré tout nous voilà enfin rendu devant notre hôtel l’Ohana East près de la plage de Waikiki. Le lobby de l’hôtel est chaleureux et accueillant ainsi que le personnel auprès de qui nous nous enregistrons.

Notre chambre se situe aux 6 étages d’un hôtel qui en comporte une vingtaine.  La vue de notre balcon est extraordinaire, nous pouvons même apercevoir plus bas la piscine de notre hôtel.

Après un bon dodo, nous sommes prêts à explorer les alentours. Claude, muni de ses jumelles et moi de ma caméra, nous sommes prêts à découvrir la faune et la flore du coin.

Mais avant nous prenons un petit déjeuner dans le lobby de notre hôtel. Dans notre forfait, les repas ne sont pas inclus tous simplement parce qu’il n’y a pas de restaurant dans cet hôtel. Ce n’est pas un problème puisqu’il y en a beaucoup aux alentours et ce pour tous les goûts et budgets.  

Après avoir pris un bon croissant et un bon café c’est un départ!

Nous nous dirigeons à l’opposé de la plage puisque nous nous réservons la découverte de celle-ci pour plus tard.

Nous sommes donc en direction de ce qu’il appelle le canal. Tout le long nous croisons pleins de marcheurs et de coureurs qui font leur jogging matinal.

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Mon ornithologue en herbe!

Dans les arbres Claude découvre une multitude d’oiseaux de toutes les formes et couleurs. Il songe d’ailleurs à s’acheter une guide d’ornithologie de la région. Pour ma part, les fleurs sont de couleurs et de formes différentes de ce que je connais. Il faut dire que la faune comme la flore a su s’adapter aux conditions des îles.

J’aperçois un énorme coq qui galope joyeusement  sur la pelouse d’un parc où je découvre des arbres qui ressemblent à des mangroves.  ’est à ce moment-là que Claude s’exclame qu’il vient d’apercevoir une girafe. Hein! 

C’est normal puisque nous sommes rendus à l’arrière du Zoo d’Honolulu à Waikiki. C’est à partir de là que nous prenons la direction de la plage. Pendant notre promenade sur la plage j’en profite pour jeter un œil sur les caches possibles de Géocaching aux alentours.

Je suis maintenant affamée et j’aimerais bien savoir où nous pouvons prendre l’autobus du tour de  ville qui est gratuite avec notre hôtel.  

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Un trolley bus!

Le Pink line est l’une des nombreux autobus qui offre des tours de ville de Waikiki. Il est maintenant temps de penser à aller dîner.

Après un aller-retour sur la promenade où j’ai pu contempler une multitude de boutiques les plus chics et des plus dispendieuses les unes des autres nous trouvons enfin un endroit près de la mer et à la fraîcheur.

Nous sommes accueillis au restaurant par une vielle dame très chaleureuse avec une jupe hawaïenne verte qui nous semble sorti d’un autre temps. Mais elle est vraiment joviale et chouette.

Nous optons pour la spécialité de la maison soit un bon hamburger servi avec frites et boissons gazeuses ou encore avec de la bière en fût directement brassée dans la région. Par la suite nous retournons à l’hôtel pour rencontrer le monsieur qui est dans le hall d’entrée et responsable de la vente des différentes activités touristiques de la région.

Après un petit plongeon rafraîchissant dans la piscine de l’hôtel, nous voici prêt à rencontrer l’agent de touriste. Après quelques minutes d’attente nous voici devant le conseiller. Nous avons opté de choisir nos excursions au fur et à mesure de nos visites sur chacune des îles. Donc une fois ce point clarifié, nous avons choisi pour cette île. la visite du tour de l’île d’Oahu qui comprends la visite de la base de Pearl Harbor, la visite d’une plantation d’ananas de la compagnie Dôle et différents points d’intérêts selon l’inspiration de notre conducteur et guide. Le dîner est compris aussi dans l’escapade. Mais avant tout notre inscription pour la participation à notre premier Luau à Pacific Cove.

Pour terminer la journée pourquoi pas un bon souper dans un restaurant de fruits de mer au Red Lobster?

Il y en a encore aux États-Unis, les chanceux… Nous voici donc en marche pour trouver le fameux restaurant.

Cependant dans notre enthousiaste nous avons oublié de prendre les coordonnées de celui-ci et notre sens de l’orientation n’est  pas encore au point. Pour une petite marche qui devait seulement nous ouvrir l’appétit  nous voilà depuis maintenant une heure à marcher. Pour s’apercevoir que nous avions pris le mauvais croisement quelques minutes plus tôt.

J’ai tellement faim que après quelques bouchées j’ai l’impression d’être déjà pleine…

Le retour se déroule beaucoup mieux, assez bien que nous avons le temps de prendre une baignade dans la piscine avant d’aller faire un beau dodo. Demain matin nous prendrons la Pink line pour visiter Waikiki et aller assister au souper spectacle notre premier Luau.

Nous sommes prêts pour prendre l’autobus au point de rencontre que nous avait indiqué notre vendeur des excursions.

Mais avant notre départ, pourquoi pas vous parlez de notre visite de Waikiki à bord de la Pink Line.

Premièrement il y a beaucoup de ligne d’autobus qui desservent Waikiki, donc la compétition est féroce. Si vous ne voulez pas payer le plein prix et cela à chaque fois, il faut vous inscrire à une ligne en particulier. Sinon vous en trouverez une associé avec votre hôtel, elle vous sera gratuite à condition de présenter la carte magnétique qui sert de clé de votre hôtel.

Une fois cette étape complétée il ne vous reste qu’à vous rendre aux différents arrêts qui sont desservis par celle-ci.

 Une fois rendu il ne vous reste qu’à attendre votre navette.

Au moment que j’écris ses lignes j’ai retenu deux choses lors de mes observations à Hawaï comme partout ailleurs les gens aiment consommer que ce soit pour manger ou magasiner. 

Je peux vous affirmer que les îles Hawaïennes n’échappent pas à ce phénomène.  Nous sommes bel et bien aux Etats-Unis. 

Et pour preuve lors de notre tournée à bord du Pink line celle-ci ne fait que la visite de Waikiki et non d’Honolulu et la plupart des endroits où s’est arrêtée la navette sont des centres d’achats.

Mais il y a aussi quelques beaux parcs en bordure de la plage à visiter.

Au retour de nos visites avec le Pink Line nous sommes préparés pour notre souper spectacle soit le Luau de Pacific Cove.

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Tout le monde à bord!

Tout le monde à bord de l’autobus qui nous amène au Luau.

Le trajet pour se rendre se prolonge puisque nous sommes pris dans le trafic de l’heure de pointe. Notre joyeux animateur nous explique un peu ce qui nous attends et qu’elles vont être les principales activités de la soirée.

Après nous avoir conté quelques histoires en anglais de son cru, nous arrivons finalement  après presque deux heures de retard au site du Luau. La route en a valu la peine le site est de toute beauté. Nous sommes arrivés au coucher du soleil, c’était fantastique et avec une atmosphère très romantique.

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Moi et mon mari à notre premier Luau! Notez les colliers!

 Comme nous avions pris le forfait à petit prix nous avions droit seulement au collier de coquillages. Le forfait moyen donnait droit au collier avec des noix et le forfait VIP celui avec des fleurs.

Une fois rendu sur le site, il se déroulait  différentes activités comme de la danse, du canoë, de la confection de collier, de bracelet et une simulation de la technique de pêche utilisé autrefois.

Chaque activité était annoncée par un indigène qui soufflait dans, une conque genre de gros coquillage. Agréable à tout point de vue  avec tous ses jeunes gens en pagne dévoilant de belles jambes musclées et bronzées, de quoi me donner des chaleurs!!

Plus tard, nous avons été invités à nous rendre dans une agora à ciel ouvert pour voir la fin de la cuisson du porc sur feu enveloppé de feuilles qui avait cuit depuis quelques heures.

Nous avions en réalité en plus du porc effilochés, deux autres choix de menus.  Malgré le grand nombre que nous étions pour le repas le service s’est déroulé assez rondement. Avec notre forfait nous avions droit à deux consommations gratuites soit un apéritif et l’autre durant le repas. Cela été l’occasion pour moi et mon mari de goûter à quelques cocktails exotiques. Pour le repas, nous nous sommes contentés d’une bière pour mon mari et d’un bon grand verre de vin blanc.

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Spectacle de toute les couleurs!

Une fois que nous avons terminé notre repas, les flambeaux furent allumés en vue du futur spectacle.

Des costumes, de la musique et des bons danseurs nous ont présentés les grands classiques du folklore hawaïen. Je m’aurais attendu à voir apparaître Elvis tant il y avait du rythme comme dans ses nombreuses chansons sur Hawaii et dans ses films. Drums of the Islands!  Il y avait bien de la musique avec des tambours de toutes sortes mais pas de chanteur tel que le King seulement un cracheur de feu. Nous avons même eu droit à un cours accéléré de danse Hula. Moi qui aime la danse et qui a fait deux spectacles l’un de hip hop et le second de Zumba  avec ma fille. Une danse de plus à ajouter à mes expériences de danse.  J’étais au paradis!!

Comme toute bonne chose a une fin, une fois les lumières rallumées nous étions prêts à rejoindre nos autobus respectifs.

Comme je voulais aller aux toilettes avant de nous remettre en route au cas que le retour serait long je donnais un point de rendez-vous à mon mari.

J’ai réussi à prendre quelques photos des artistes avec leurs flamboyants costumes, comme je ne voyais pas revenir mon mari. J’ai donc décidé de remonter à bord de l’autobus mais là une surprise m’attendait…

Mon mari m’avait trouvé un beau collier de vraies fleurs hawaiiennes.

Je lui ai demandé s’il n’avait rien fait d’illégal pour se le procurer mais il m’a rassuré en me mentionnant qu’il l’avait trouvé tout simplement abandonné sur une chaise. Sur la  route de retour nous n’avons pas eu la chance de trop dormir puisque notre animateur avait encore plein d’énergies. Il nous a fait de quelques imitations de personnes célèbres dont celle de Whitney Houston qui était des plus réussi.

Nous sommes si bien amusés qu’il m’a semblé que le retour s’est déroulé trop vite, en plus nous étions les premiers à quitter le bus. Dommage le party était bien parti….

Ce soir-là j’ai fait de beaux rêves avec mon collier de fleurs suspendu à la tête de mon lit…

Ce matin nous sommes prêts pour le tour guidé de l’Ile d’Oahu.

Un Monsieur d’origine japonaise et d’un âge assez avancé sera notre chauffeur et notre guide pour la journée. Nous aurons droit à presqu’un tour privé puisqu’il se joindra à nous qu’une dame et sa jeune fille.

Le Monsieur est très intéressant et très féru de connaissances dans le domaine du cinéma ainsi que l’histoire de son île.  

Après sa brève présentation et le plan de la journée nous nous dirigeons vers notre premier arrêt soit à Pearl Harbor au mémorial de l’USS Arizona.  

Mais avant tout un bref arrêt devant la maison d’une personnalité bien connue  qui est resté dans cette maison pendant une partie de son enfance soit  jusqu’à ses  6 ans et j’ai nommé le président des États-Unis qui est originaire d’Hawaii. Monsieur Barak Obama. S’il y a eu quelqu’un qui m’a intéressé à la politique de son pays c’est bien lui!

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Ancienne résidence de l’enfance de Monsieur Barak Obama

Arrivé à Pearl Harbor, notre guide nous a déposés à l’entrée du site. Munis de nos audio-guides dans nos langues respectives nous sommes partis sur les traces de l’histoire. Les évènements qui se sont  déroulés en ce début d’avril 1945 avec le bombardement de la flotte américaine de la basse de Pearl Harbor par les japonais. 

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Tora! Tora! Tora!

Une fois la visite du musée terminée, nous voici en ligne pour assister à la projection du film qui nous montre quelques documents d’archives qui retrace les grandes lignes de ses évènements qui ont marqué la vie des hawaïens, de nombreux américains et qui les ont fait entrer dans la seconde guerre mondiale.

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Le Mémorial Arizona

Après tant d’années c’est toujours aussi saisissant de voir ses nombreux et si gros bateaux couler par  le fond si rapidement.

Je dois avouer une fois rendu sur le mémorial de l’Arizona c’est des plus prenant.

Il se dégage encore des ondes bizarres de ses énormes masses de métal gisant sous l’eau. C’est surtout très émotionnant de réaliser la quantité d’hommes qui y sont restés coincés et non jamais eu la chance de remonter à la surface. C’est un lieu spécial qui renferme  encore beaucoup de tristesse malgré toutes les années passées.

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Cette sensation étrange de lourdeur ne m’a pas quitté tant que je ne suis pas partie du site.

J’ose à peine penser ce que doit ressentir les Américains qui ont vécus les évènements d’un autre triste évènement soit celui du site du Word Trade Center à New York où a eu lieu les attentats du 11 septembre 2001!!

Après l’achat de quelques souvenirs, mais est-ce que l’on veut vraiment se souvenir, j’étais prête à m’en aller!?

Même l’achat des souvenirs m’a semblé difficile.

Accablement et oppression sont les mots pour définir mes impressions.

Une fois à bord de la navette et que nous avons repris la route  alors l’atmosphère m’a paru s’alléger. 

Disons que notre guide d’origine japonaise n’a pas trop élaboré sur le sujet.

Nous nous sommes dirigés à l’intérieur des terres, direction la visite d’une plantation d’ananas propriété de la compagnie Dôle.

 C’est drôle chez Dôle!  

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Chez Dôle!

En fait, ce ne n’est plus si drôle malgré mon petit jeu de mot, puisque depuis quelques années la culture de l’ananas est sur son déclin. Beaucoup des différents types de cultures qui furent populaires dans les années passées sont dans la même situation. Le commerce de l’ananas a quand même connu ses années de gloire dans les années 60.

La visite du site a été cependant intéressante malgré que tout se centralise autour de la boutique pour nous vendre toutes sortes de produits en lien avec les ananas. La durée de l’arrêt ayant été convenu pour une demi-heure, certains mystères concernant les ananas nous sont demeurés secrets.

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Par la suite c’est le secteur nord de l’île que nous sommes allés visiter et  pour découvrir des paysages d’un tout autre genre.

Des falaises escarpées et les éléments de la nature déchainés comme des vagues énormes et beaucoup de vent nous ont étonnés. Il est certain qu’il n’y a aucun surfeur qui s’aventure de ce côté-là!

Un décor saisissant et très différent du côté sud.

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Lieu de tournage de Jurassic Park
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Scène de Mes 50 premiers rendez-vous avec Drew Barrymore et Adam Sandler.

Une fois retourné à bord notre guide nous a indiqué certains lieux de tournage de film soit celui de Jurassic Park de Steven Spielberg, les premiers cinquante rendez-vous avec Drew Barrymore et Adam Sandler et plusieurs autres. De plus nous avons aperçus une résidence ayant appartenue à Elvis lorsque celui-ci était de passage sur l’île pour le tournage de ses films. Les trois films tournés  sur l’ile sont Blue Hawaii en 1961, Girls, Girls, Girls, en 1962 et enfin Paradis Hawaïen en 1965.

Elvis malgré tout a toujours pris le temps de consacrer son temps et de son argent pour différents projets sur l’île. D’ailleurs il fut l’un des généreux donateurs lors de l’élaboration du mémorial Arizona de Pearl Harbor. 

Vers midi, nous étions prêts à aller nous restaurer, nous avons eu droit à un succulent repas de grosses crevettes avec du bon pain et d’une boisson. Comme nous n’étions pas beaucoup l’arrêt a donc  été plus rapide que prévue ce qui a permis à notre guide de faire un arrêt supplémentaire sur une plage où nous avons pu voir des surfeurs à l’œuvre. Des vrais de vrais. Impressionnant!

Notre guide nous a mentionné que tous les hawaïens vivants sur l’île viennent au monde avec une planche de surf. Un peu comme les petits canards ou les tortues, nous sommes tous immédiatement attirés par l’eau. 

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Très beau Temple

Pour nous faire digérer après notre bon repas, notre chauffeur était fier de nous faire découvrir un magnifique temple chinois situé près d’un vaste cimetière adossé à flanc de montagne. De couleur rouge avec ses dorures, son bouddha et son énorme cloche que l’on peut sonner cela me rappelait les temples visités en Inde et au Japon.

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Pour l’arrêt en après-midi nous nous sommes arrêtés dans un temple cette fois dédier aux témoins de Jéhovah.

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Boutique de Noix de Macadam!

Un dernier arrêt a eu lieu dans une boutique dont la spécialité est la fameuse noix de macadam. Je me suis contenté de humer et de regarder puisque je suis allergique à la majeure partie des noix donc  la noix de macadam. Je n’aurais pas voulu mal terminer cette merveilleuse journée. Nous sommes passés par Honolulu pour le trajet de retour.

Après un bon souper, nous sommes allés se promener sur la plage ainsi  que dans les parcs que nous avions aperçus quelques jours avant. Claude s’est finalement trouvé une chemise hawaïenne à son gout et à petit prix. De plus avec son guide des oiseaux de l’ile nous avons pu identifier les quelques espèces communes que nous avons croisés pendant notre visite. Il nous restait le lendemain matin pour faire une dernière visite et faire un peu de géocaching.

C’est notre dernier matin sur Oahu, Honolulu. En marchant une dernière fois le long du canal pour observer les oiseaux et trouver une ou deux caches de Géocaching nous voilà devant un petit bed & breakfast où j’ai mangé l’une des meilleures omelettes de mon séjour. Un bon déjeuner pour me soutenir  dans l’attente de notre navette qui va nous amener à l’aéroport pour notre départ pour Big Island.    

Après avoir atterris sans problème sur l’île nous voici en train de descendre directement  sur le tarmac et ce qui est rigolo est que leur aéroport est toute à aire ouverte. J’ai l’impression d’atterrir sur la lune car il y peu de végétation et le sol est recouvert d’une croûte de lave figée. L’atmosphère en générale me semble des plus bizarres, peut-être parce que c’est sur cette île qui a encore un volcan en activité. Nous avons d’ailleurs l’intention d’aller le visiter. 

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Comité d’accueil à l’aéroport

Après une discussion un peu houleuse avec le conducteur de la navette qui nous amène de l’aéroport au village de Kona, mon mari se ressaisit et contemple notre hôtel .Une autre très bon choix de notre agent de voyage. C’est une Holiday Inn tout récemment rénové qui est à dix minutes environ du centre de Kona et de la plage.  De plus, il y a une merveilleuse piscine ainsi que le petit déjeuner à l’européenne sont compris dans le forfait.

Après s’être installé dans notre chambre, nous voici prêt pour notre exploration du village de Kona. Après une marche d’une quinzaine de minutes nous optons pour un petit resto près de l’océan où nous mangeons les pieds dans le sable. C’est un petit restaurant ayant pour spécialités des tacos apprêtés à toutes les sauces. Par la suite nous poursuivons notre marche vers l’extrémité du village. Si nous désirons étendre notre exploration il nous faudra trouver l’endroit pour prendre le petit trolley.  

Nous nous rendons cette fois à l’extrémité opposée du village.

Il a une reconstitution historique d’un village hawaïen du temps passé.

J’en profite pour regarder dans les différentes boutiques et j’en profite pour jeter un coup d’œil pour trouver des caches de géocaching potentielles dans les environs. Nous trouvons l’endroit où prendre le trolley. 

Nous voici embarquer dans le trolley qui va nous faire découvrir notre coup de cœur du coin soit la plage de Magic Sand. Le paradis pour les surfer et les amateurs de grosses vagues.  

De plus, si jamais la température devient mauvaise dans le centre d’achats où le trolley s’arrête il y a un cinéma.

Après une bonne heure de visite nous revoilà déjà de retour à notre point de départ.

Nous optons pour profiter du service de buanderie qu’il y a à l’hôtel pour faire un peu de lavage. Par la suite, nous terminons la journée par une baignade dans la piscine. Tout près de notre hôtel, nous avons la chance d’observer des mangoustes qui ont établis leur tanière non loin du stationnement. Claude opte pour aller chercher quelques choses à manger dans un restaurant du coin et de souper à la piscine.  

Après une première journée bien remplie, nous nous couchons bien content. Demain, il faudra penser de réserver le genre d’expédition que nous voulons faire sur Big Island.  

Notre hôtel est un Holiday Inn qui a été rénové récemment, c’est d’ailleurs très propre et bien insonorisé.  

Le lendemain notre premier arrêt est pour un kiosque touristique afin de voir ce qu’ils ont à nous offrir comme visite dans le coin.

Après plusieurs hésitations nous finissons par nous entendre pour l’expédition qui nous fera visiter cette île ainsi qu’un souper avec  l’observation du volcan qui est en activité.

Comme toutes les expéditions du matin sont complètes nous nous enregistrons pour celle de soir.

Ce qui nous laisse du temps pour aller se baigner à Magic Sand. Nous passons une bonne partie de l’avant-midi et de l’après-midi à nous faire brasser dans les vagues.

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Wow!

J’ai la chance d’ailleurs d’être visiter par deux tortues, une grande et une petite qui viennent très près de moi. Je me retiens pour ne pas les toucher.

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Une belle rencontre à Magic Sand

Les photos que mon mari a réussi à prendre sont assez extraordinaires, on aperçoit parfaitement la tête de la grosse tortue hors de l’eau tout près de moi.

Le lendemain, notre point de rendez-vous pour notre expédition est dans le hall d’une des hôtels près de la plage.

Nous voici à bord d’une petite camionnette, nous allons une dizaine de personnes pour la visite et le parc des volcans.

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Marcus notre guide

C’est Marcus qui sera notre guide pour la journée, un jeune super sympathique qui nous fera visiter une plantation de café avec un dîner style boite à lunch.

Par la suite une visite rapide à Black Sand, un parc avec le sol qui ressemble à un sol lunaire à cause de la lave solidifié. Nous pourrons observer le lieu de ponte des tortues de mer. 

Après une bonne route nous terminons par la visite du parc des Volcans avec souper en haut de celui qui est en activité.

Malheureusement pour nous, le temps est couvert, les nuages sont bas et il commence à pleuvoir ce qui cause une descente de la température. Nous allons au moins pour en profiter pour prendre un bon souper, dont les spécialités sont du poisson.

Après l’achat de quelques souvenirs nous voici près pour le coucher de soleil et de voir un spectacle que je ne suis pas prête d’oublier.  

Comme le ciel s’est éclairci et la pluie à cesser en montagne, lorsqu’Il commence à faire noir, nous pouvons apercevoir au loin des jets de lave rougeoyante. Comme de geysers, des colonnes de feu propulsées dans les airs sous une grande pression. Ouah! 

Ça valait la peine de prendre la sortie en soirée pour ce spectacle plus il fait noir pour les jets de lave sont de plus en plus clairs et impressionnants.

Une première pour moi et mon mari. Le retour après ce spectacle des forces de la nature, le retour se fait en silence, je somnole d’ailleurs une bonne partie du voyage de retour. Les gens parlent un peu autour de moi mais comme c’est en anglais je ne porte pas attention.

Après des au revoir et des gros mercis à Marcus et son chauffeur nous sommes prêts à rentrer à l’hôtel.

Demain en fin de journée nous quitterons pour la visite de la dernière île de notre voyage soit  l’île de Maui. Nous avons nos valises à terminer et après dodo.

Le lendemain matin, une dernière tentative pour trouver au moins une cache de géocaching afin de laisser une trace de notre passage sur Big Island.

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Après une marche d’un bout à l’autre du village, je demande l’aide d’un des serveurs du restaurant près de lequel il y a une cache et il me montre où se trouve la cache. Je suis bien contente une de plus et une trace sur Big Island. Ce sera d’ailleurs la seule de l’île  puisque l’autre se situe à un endroit où se tiens beaucoup de monde puisqu’il avait lieu une grosse fête. La fête consistait à  une reconstitution de l’arrivée des premiers colons sur l’île. J’avais lu les grandes lignes de cette histoire dans l’un des livres du même auteur qui avait écrit sur la colonisation de l’Afrique avec les Afrikaners.

Dans la fin de l’avant-midi après un dîner avec vue sur la parade nous sommes prêts à reprendre la navette pour un dernier vol intérieur de Big Island vers Maui.

Le paradis est à Maui!

Nous voici dans une autre navette qui va nous conduire à notre nouvel hôtel. Nous passons par différents endroits aussi beaux les uns des autres mais je dois avouer que le nôtre n’est pas à négliger.

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Notre petit cottage

Le Lahaina Resort est un coin de paradis et notre petit cottage est situé à seulement deux pas de la plage.

Une fois près de l’océan une longue plage de sable blanc immaculé s’étend à l’infini. Une promenade part de chaque côté de l’hôtel.

Une vers les autres hôtels et  l’autre jusqu’aux magasins du Whale center avec quelques caches de géocaching en chemin.

Le paradis avec tout ce qu’il faut à porter de la main. Nous nous sommes entendus immédiatement en ce qui concernait Maui nous resterions aux alentours.

La seule expédition à laquelle nous sommes allées consistait à l’une des dernières sorties en catamaran pour voir les baleines à bosses qui étaient à la fin de leur séjour pour mettre au monde leur bébé et allait repartir pour le  Nord.

Nous avons tenté de nous initier à la plongée en apnée mais avec mes problèmes respiratoires j’ai vite abandonné.

Cette fois nous avions tous nos repas compris et la salle à manger donnait face à l’océan. Quoi demander de mieux?

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Un terrain de golf séparait les deux hôtels et à la grande joie de mon mari des terrains de tennis se situaient à l’arrière de notre hôtel.

Un séjour de trois jours qui a passé trop rapidement selon nos avis respectifs. Nous nous sommes contentés de nous promener le long de la plage ou encore vers le centre commercial.

Trois supers jours juste pour relaxer à Maui.

Le jour du départ nous avons entendu la navette qui a tardé à arriver, cependant  nous sommes arrivés à temps pour déposer nos bagages et embarquer dans l’avion pour un voyage de sept (7) heures en direction de Los Angeles.

Cette fois nous avons refait le parcours mais à l’envers de celui à l’aller pour prendre l’avion qui nous ramènerait à Montréal. Le trajet de retour s’est bien déroulé et nous sommes arrivés à l’heure à Montréal. Un beau voyage pour la célébration de nos trente ans de vie commune et un bon travail de l’agente de voyage qui nous avait préparé ce forfait. Milles fois Merci! Et Bravo!

Souvenirs de Venise! 

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Me voici donc en route vers Venise, après un bon souper en compagnie de mon mari à l’aéroport, me voilà confortablement installée dans l’avion prêt à m’envoler vers l’Italie plus précisément vers Venise.  Cependant je dois faire une escale à Francfort en Allemagne pour un transfert d’une durée de 4 heures, Mon voisin un jeune garçon d’une dizaine d’années s’amuse un peu comme moi à regarder quelques films. Avec toute la fatigue de la semaine je ne tarde pas à m’endormir. C’est  l’hôtesse qui me réveille, je dois redresser mon siège nous sommes rendus à Francfort. J’ai dormi comme une bûche.

A Francfort pour m’occuper pendant le temps d’attente, je joue avec mon Iphone et le met en mode avion. Je prends un petit repas aux alentours du tableau des départs je ne sais pas encore quel sera le numéro de ma porte d’embarquement.  Dieu Merci!  Mon départ pour Venise est à l’heure et ma porte d’embarquement est dans le même terminal où je me trouve. Cela va m’éviter une visite de cet aéroport qui me semble quand même assez grande. En tout cas il y a beaucoup de monde qui voyagent par là aussi. 

Mais en attendant j’embarque dans l’avion qui m’amène à l’Aéroport Marco Polo de Venise. Je suis fière car c’est mon premier voyage que j’ai organisé du début jusqu’à la fin.

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Mais avant tout il faut que je vous raconte mon arrivée plus précisément à Mestre, petite ville industrielle en banlieue de Venise.

J’avais été habitué dans mes voyages antérieurs à avoir quelqu’un qui nous attendait pour nous amener à notre hôtel ou encore à un service de navette. J’arrive donc à la sortie de l’aéroport avec la fière intention de ne pas me laisser tenter par la solution la plus simple mais le plus souvent la plus dispendieuse soit prendre le taxi. J’avais pour ambition de trouver la navette qui me déposerait devant mon hôtel. J’ai finalement trouvé un guichet qui délivrait un billet à 6.00 euro pour un autobus qui se rendait à Mestre.

Toute heureuse de voir que j’avais trouvé une navette, j’y embarque avec ma valise et mon sac à dos. Seulement voilà l’autobus s’est arrêté à un terminus d’autobus et de train et je n’avais aucune idée où je me trouvais par rapport à mon hôtel.

J’avais suivi un groupe de touriste mais la plupart se dirigeaient vers la gare de train. J’ai alors aperçu une auto qui me semblait à un taxi et le gentil vieux Monsieur qui fumait tranquillement sa cigarette.

Je m’adresse à lui en anglais mais lui avait l’air d’un pur et dur italien. J’ai beau lui dire le nom de mon hôtel, rien à faire il ne me comprenait pas du tout.

J’ai eu alors la présence d’esprit de lui montrer mon papier de réservation sur lequel apparaissaient  le nom et l’adresse de mon hôtel. A voir la mine déconfite que j’avais, il m’a donc invité à embarquer avec lui. Je me suis bien rendue saine et sauve à destination de mon hôtel. Lorsque je suis venue pour le payer j’ai constaté qu’il n’y avait pas de compteur. J’avais embarqué tout simplement dans l’auto d’un bon samaritain. Encore une fois j’avais ma bonne étoile avec moi.

Nous nous sommes entendus pour un montant qui m’a semblé des plus raisonnables surtout que celui-ci n’était pas vraiment un taxi. Après des chaleureux remerciements et des bises à l’Italienne nous nous sommes séparées.

J’étais enfin rendu à destination et il était que le début de l’après-midi. Après avoir prise possession de ma chambre et m’avoir  rafraîchie j’étais prête pour me rendre à Venise. Je ne ressentais pas trop le décalage et comme j’avais amplement dormi durant le voyage en avion, j’avais de l’énergie pour aller à la conquête de la Sérénissime.

Les informations recueillies lors de ma recherche pour l’hôtel étaient exactes puisqu’il avait effectivement un arrêt d’autobus devant mon hôtel. Effectivement les autobus 6 et 66 s’arrêtait à deux pas de la porte de l`hôtel. Après m’être informé auprès des gens de la réception concernant l’endroit où je pouvais me procurer la passe pour une semaine pour les transports (vaporettos et autobus), j’étais prête! Me voilà donc embarquer en route pour mon entrée à Venise. Après avoir fait la ligne pour l’achat de ma passe, qui me servira toute la semaine, me voici prête à embarquer. 

J’embarque à bord du premier bateau qui se présente au quai d’embarquement sans trop regarder le fonctionnement des vaporettos.

La chance de la débutante est avec moi car sans le savoir je suis dans le vaporetto qui fait le grand Canal d’un bout à l’autre. Pour un premier voyage sur la lagune, je suis choyée. Je vois un décor époustouflant tout le long du trajet et j’ai la chance d`être assis sur le devant du bateau où je prends des photos en alternant appareil photo et iphone.

De plus, il fait beau et chaud en cette période du mi août dans cette partie de l’Italie. Je reviens fatigué mais satisfaite et je commence à voir faim.

Je reviens à mon point de départ où sont tous les autobus. Je réalise à ce moment-là que je ne vois aucun autobus qui indique clairement Mestre comme destination de retour. Je ne remarque pas non plus d’autobus aux numéros six (6) ou soixante-six(66).

Je mise donc sur ma chance et je monte à bord du numéro deux (2) qui indique le centre-ville de Mestre.

J’essaie de reconnaître un peu le trajet parcouru à l’aller et je panique à la cinquième station où là j’ai le malheur de débarquer.

Erreur monumentale s’Il y en a une!!

 Me voici à marcher un peu n’ importe où sans aucun point de repère.

Cependant je pense à mon iphone dans lequel j’ai sauvé mes résultats de recherche  et où j’ai donc le nom de mon hôtel ainsi que l’adresse.

Malheureusement pas de Wi-Fi aux alentours et  comme je suis moi  en voyage, mon iphone lui est donc en mode avion. Je ne peux pas accéder à l’information et j’ai bien sûre oublier de prendre, contrairement à mon bonne habitude, la carte professionnelle de l’hôtel sur laquelle habituellement apparaît le numéro de téléphone ainsi que l’adresse.

Je marche à l’aveuglette et je commence à avoir faim et à ressentir la fatigue du voyage. C’est alors que j’aperçois l’entrée d’un hôtel ayant le Wi-Fi. Le gentil jeune homme à la réception me donne gratuitement le code  pour le sans fil et j’obtiens finalement l’adresse tant  cherchée. Il ne me reste qu’à dénicher un taxi.

Je remercie le jeune hôtelier et me dirige vers le terminus d’autobus où je trouverai un taxi selon ses indications. Une fois rendue devant le terminus, celui-ci me rappelle quelque chose. Je me concentre pour dénicher un taxi.

Lorsque j’indique au chauffeur l’adresse où je souhaite me rendre, j’ai alors deux surprises. Le premier est que le chauffeur de taxi parle un français et la seconde est qu’il m’indique que nous sommes à quelques minutes à peine de mon hôtel. Il suffit que j’emprunte le tunnel sous le terminus d’autobus et mon hôtel est juste derrière. C’est donc là que j’aurais dû atterrir  lors de mon arrivée de l’aéroport ! Je me rends néanmoins en taxi puisque je suis pas mal épuisée et me semble au bord de la crise d’hypoglycémie.

J’embrasse quasiment le pas de la porte de mon hôtel. Comme les déjeuners sont fournis dans mon forfait mais pas les autres repas, je dois donc me trouver un resto dans les environs.

Cette petite marche va me permettre de découvrir deux choses, la première les alentours de mon hôtel ainsi que la seconde la station d’autobus où je dois débarquer lorsque je reviens de Venise. 

Après une quinzaine de minutes, j’ai parcouru les petites rues des alentours et je découvre un gentil petit restaurant familial qui sera mon lieu pour me restaurer pour les prochaines soirées.

Comme il est déjà neuf heures, un peu tard pour un gros souper pour moi, mais tôt pour mes amis européens, je me contente d’une escalope de poitrine de poulet au citron et d’un bon thé.

Nous sommes quelques personnes qui s’y retrouverons  lors des prochaines soirées dont un petit groupe en provenance de Toulouse.

Après une bonne douche, j’étudie mon plan de match pour le lendemain afin de bien m’orienter dans la recherche de mes premières caches de géocaching à Venise. Youpi!

Aujourd’hui au programme visite du Palais des Doges et de la Place Saint-Marc. J’ai pris mon petit déjeuner à l’hôtel et me voilà parti pour ma première journée d’aventure à Venise.

J’ai finalement pris le temps d’analyser le système de transport soit celui des vaporettos et je me suis rendue jusqu’au pont du Rialto.

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Pont Rialto

A cet endroit la vue sur le Grand Canal y est superbe. C’est un peu pour cette raison qu’il y a toujours beaucoup de monde à cet endroit soit pour embarquer dans les vaporettos mais aussi pour les photos.

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Beaucoup de touristes sur la Place Saint-Marc

Une fois débarqué du vaporetto, je me dirige en direction de la Place Saint-Marc. Rendue à destination je regarde tout en déambulant les nombreuses boutiques afin de me faire une petite idée des souvenirs que je vais rapporter.

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Place Saint-Marc

La Piazza  San Marco est un vaste espace (la Piazzetta)  entourée de la somptueuse basilique,

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Somptueuse Basilique Saint-Marc

du palais des doges

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Palais des Doges

et d’élégants édifices tel le Musée Correr, la tour de l’horloge (Torre dell’Orologio)

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Tour de l’horloge

et les colonnes de San Marco et San Teodoro. Ses deux colonnes en granit furent érigées en 1772 par Nicolò Barattieri. Les exécutions publiques avaient lieu à cet endroit. Oups!

Une fois rendue sur place je m’achète une bonne bouteille d’eau car la journée s’annonce chaude. Il est à peine dix (10) heures et je suis toute en sueur. J’en profite pour élaborer mon itinéraire pour la journée.

Premièrement comme une grande fille me mettre en ligne afin d’aller visiter le Palais des Doges (qui est payant). Une fois cette visite terminée deuxièmement prendre un bon dîner dans les environs et troisièmement pour l’après-midi  aller visiter la Basilique Saint- Marc (gratuite) et terminer par la Campanile (dont j’ignore le tarif d’entrée). Tel est mon plan de match!

La ligne est longue, il fait chaud et beaucoup de groupes organisés sont en attente. Finalement je prends, tel qu’une collègue de travail m’avait fortement conseillé, l’audio guide afin de me faire expliquer le Palais des Doges, le tout pour 11 Euros. Je savoure la visite si bien que j`y reste un bon deux heures.   

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L’attente pour la visite du Palais des Doges

La façade de palais des Doges avec ses nombreuses colonnes sculptées est des plus fascinantes.  Une fois entrée, il y a de nombreuses salles à visiter, chacune ayant un rôle bien déterminé.

Il y a la salle où l’on peut voir des toiles représentant les portraits des doges (Sala Del Maggior Consiglio), la salle des Sénateurs(Sala del Senato),

l’escalier d’Or (Scala d’Oro)  qui nous amène au deuxième étage soit les appartements du Doge et l’Armurerie qui contient une impressionnante collection d’armes de tout acabit.

Ne pas oublier de visiter les prisons et le cachot de Casanova!! 

et de passer par le fameux Pont des soupirs.

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Vue du  Pont des Soupirs

De structure baroque reliant le palais aux prisons, le Ponte dei Sospiri est l’un des ponts les plus célèbres. Il doit son nom aux soupirs poussés par les condamnés contemplant une dernière fois le ciel et la mer.

Finalement, je m’interroge sur ce qu’est exactement un Doges?

Selon la définition que j’ai trouvé dans le petit livre que j’ai acheté à la fin de la visite, le Doge n’est que l’emblème doré de Sa Majesté la Sérénissime, un panneau publicitaire de l’État vénitien. Pour en dominer complètement l’action, on choisissait souvent un homme médiocre, soumis et avec peu d’influence, et surtout très âgé, car la possibilité d’une mort proche limitait la durée des fonctions à vie, un astre resplendissant dans l’horizon mythique et politique des siècles.

Je termine ma visite du palais des Doges vers une heure de l’après-midi. Une fois ma visite terminée je me suis déniché un restaurant à l’ombre et pris mon premier dîner à l’italienne soit au Caffè Florian! Considéré comme le premier café d’Europe, il a gardé ses boiseries, ses tables en marbre et ses miroirs au cadre doré datant de 1720.

J’en profite pendant qu’il y a moins de monde sur la place centrale pour me rendre visité la Basilique Saint-Marc.

L’entrée dans la cathédrale est gratuite mais il faut payer pour visiter le musée à l’intérieur pour 16 Euros.  La visite de celle-ci  se fait plus rapidement, la vue d’en haut est extraordinaire et cela me permet de prendre de superbes photos de la place ainsi que du Grand Canal.

La splendide Basilique symbole de la puissance de la République de Venise et la dernière demeure de Saint-Marc avec son plan byzantin en croix grecque et ses cinq coupoles domine la place.

Ce qui m’a marqué le plus lors de ma visite, ce sont bien sûr la loggia dei Cavalli, ou l’on retrouve les destriers dont les originaux sont dans le musée, le musée comme tel et les Tétrarques ces quatre Sarrasins qu’on retrouve près d’une des sorties.  

Saint-Marc est le patron de Venise et dont son symbole le représentant est le lion ailé.

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C’est la fin d’après-midi sur la Place Saint-Marc, j’attends un peu avant de faire encore une fois la file afin de pénétrer cette fois dans la Campanile qui selon mon guide du top 10 de Venise me suggère d’assister au coucher de soleil de cet endroit.

Je retourne souper dans mon petit resto de quartier et à la fin de mon repas on m’offre un digestif offert par la maison un Sgroppino, une boisson locale a base de sorbet de citron, de vodka et de Prosecco.

Il va  de soit que je me suis coucher et que j’ai dormi comme une bûche jusqu’au lendemain et j’ai fait de beaux rêves.

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Exposition à Murano

J’ignore encore comment j’ai réussi à me rendre sur les îles de la lagune.

Disons que ce n’était pas le choix de bateaux qui manquait pour se promener!

Mais se rendre au bon endroit, là c’était une toute autre histoire. De toute manière je souhaitais visiter trois îles en particulier pour leur histoire mais aussi car  il s’y  trouvait quelques caches de Géocaching. J’imagine que connaissant ma chance légendaire j’ai dû prendre le parcours soit  le plus long, soit  le plus cher ou les deux. De toute façon, je peux  vous assurez que cela a valu le déplacement…..      

Si vous aimez beaucoup le verre, sous toutes ses formes, Murano est pour vous. Premier arrêt pour moi,  Murano, le paradis des artistes du verre. Chapeau à ses artisans qui réussissent ses créations incroyables à partir de verre fondue et soufflée et dans cette chaleur, une fournaise … Il va sans dire que nous avions une température beaucoup plus haute que la normale de saison lors de mon passage, en plus. Je voyais ses gens suer littéralement au travail et cela au sens propre comme figuré.

Alors pour vous tous, artisans de Murano, je vous salue bien haut! 

Je m’aurais bien laissé tenter par un ou deux, pas par les souffleurs de verre…. voyons donc par leurs oeuvres!!  Cependant ses pièces me semblaient si délicates que je craignais qu’elles arrivent en mauvais état après un voyage en avion et ne manutention des valises qui ne rendrait pas hommage à ses pièces uniques fabriquées avec tant d’attention, de minutie et d’amour. Mais cette journée  devait laisser sa marque par plus ou moins un autre média d’artiste.

Je vous invite fortement à continuer cette lecture passionnante afin de découvrir la suite….

Comme mon temps m’était plus ou moins compté, je me dirigeais à l’aide de mon vieux GPS Gamin vers les différentes caches que j’avais chargé. J’en profitais pour admirer l’architecture de Murano et surtout regardé où je mettais les pieds puisqu’à Murano, la ville est un peu comme Venise, celle-ci est bâtie sur une kyrielle de petites îles qui sont reliées entre elles par des ponts. J’ai dû revenir parfois souvent sur mes pas afin de me rendre à l’endroit  indiqué sur le GPS, mais je ne suis jamais tombé à l’eau. Mes efforts ont été récompensés puisque j’ai trouvé la plupart des caches recherchées.

La première fut la plus marquante et cela pour de nombreuses raisons. Elle se trouvait près d’une énorme structure de verre bleue située en face d’une église. Il y avait d’ailleurs un peu partout  sur l’île de ses énormes structures en verre. J’avais déjà aperçu une structure de même style à l’entrée du Musée des Beaux Arts à Montréal.

Dans le jargon du géocacheur c’était une grosse cache. Le contenant était un plat de plastique fermé hermétiquement avec plusieurs babioles à l’intérieur dont un crayon et le log book. Petit papier sur lequel il faut noter note nom de géocacheur (pseudo), la date de notre trouvaille et notre provenance.

Tout allait très bien lorsque je me suis aperçu que je laissais mes empreintes partout sur le contenant et le contenu. Le foutu crayon était à encre et était abîmé, mais le mal était fait et j’avais ma main droite maculée d’encre noire et rien aux alentours pour me nettoyer. J’ai dû me contente de quelques gouttes d’eau de ma précieuse bouteille d’eau que j’avais apporté pour m’hydrater.  Enfin je peux dire que j’ai laissé une trace quasi indélébile de mon passage.

Mais je n’avais pas encore fini mes péripéties concernant  l’encre….  

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Si vous aimez l’histoire, Torcello est l`île à visiter.

C’était la seconde sur mon plan de la journée et sur l’itinéraire du vaporetto dans lequel j’ai embarqué, une chance!

Première chose que vous constaterez quand vous débarquez, si vous débarquez au même endroit que moi…. C’est la tranquillité du lieu, les fleurs et de nombreux petits restos.

En suivant le trottoir de bois, en chemin  vers le plus vieil édifice de la lagune, la basilique de Torcello et l’église Santa Fosca, je remarque que les lieux sont en restaurations.

Comme l’heure du dîner approche, je n’ai pas visité ces deux édifices, je voulais plutôt me concentrer pour trouver l’unique cache de l’île avant d’aller me restaurer.

Je me sentais une mauvaise fille de ne pas visiter ses lieux historiques. Mais je constatais qu’il y a avait eu il y très longtemps un mauvais garçon aussi dans le coin. Celui-ci a laissé sa trace ou plutôt son trône à Torcello. Une collègue m’avait mentionné de prendre une photo du trône d’Attila. Le trône de qui? Attila, le Hun.

L’un des pires mauvais garçons que l’histoire ait connu, mais malheureusement pas le dernier.  Le roi des Huns ou ‘’fléau de Dieu’’ régna de 434 à 453 (trop longtemps) sur un empire s’étendant des Alpes et de la Baltique jusqu’à la mer Caspienne. Au cours de sa campagne contre l’Empire romain, Attila  attaqua les cités de Milan, Vérone et Padoue, obligeant les réfugiés à s’enfuir sur Torcello. Disons que l’histoire nous a appris que des mauvais garçons, il y en a toujours eu et qu’il y  aura toujours un quelque part pour foutre le bordel.

Enfin! J’ai faim je vais manger.

Mon choix se porte sur un joli petit resto dont la salle à manger se situe dans un beau jardin. On me suggère alors une spécialité de la région comme c’était marqué dans le menu Seppie alla Veneziana ou Seiches cuites dans leur encre.

Après le repas, je n’avais pas que la main droite tachée avec de l’encre j’avais l’estomac ou plutôt tout le système digestif  barbouillée à l’encre.

Bon maintenant on lève l’ancre! Sans jeu de mot!

Direction Burano et c’est là que se trouvent c’est si mignonnes maisons multicolores. J’étais sur le quai à Torcello lorsque je les ai enfin aperçus. Il va s’en  dire que j’ai prise énormément de photos de ses charmantes maisonnettes aux couleurs pastel variées. Mais la spécialité de Burano c’est la dentelle ! Si vous aimez la dentelle c’est Burano qu’il vous faut! De la dentelle, il y en a partout. Comme pour Murano où c’est la verrerie qui est à l’honneur ici on fait dans la dentelle!

Je dois avouer que je me suis laissé tenter par l’achat de petits souvenirs sur chacune des îles sauf chez Attila (Torcello), là je me suis contenter de manger. Pour ma fille et la copine de mon garçon, j’ai acheté à chacune un petit bijou de Murano tandis que pour ma mère et ma belle-sœur, des petits signets de dentelles. Je compléterais  mes achats de souvenirs à Venise. J’ai d’ailleurs une meilleure idée pour mes prochains achats. En attendant, je prends des photos.

En chemin, je m’aperçois que le ciel s’obscurcit, ça ne présage rien de bon pour le retour en bateau. Je suis à peine monté que des trombes d’eau s’abat sur nous. Une chance je suis à l’abri à l’intérieur du bateau, je plaints de tout cœur les gens qui attendent encore sur le quai sans abris pour se protéger de cette orage soudain. 

Après s’être fait ballotter par les vagues,  je descends à la place Saint-Marc, l’orage s’est calmé, il ne pleut presque plus. J’en profite pour aller acheter mes deux paquets de pâtes en forme de gondoles. C’est peut-être Kitsch mais c’est un mets original que je ne trouverais pas par chez-nous. Après avoir cherché et tourné en rond plusieurs fois,  je déniche enfin mon resto pour ce soir, le fameux Harry’s Bar. Pas facile à trouver ce cher Harry.

Le bar n’a rien de typiquement vénitien. Ce n’est qu’un ancien entrepôt qu’un américain de Boston a acheté et transformé, un certain Harry!

C’est cependant la famille Cipriani qui l’a fait connaître. Ce qui a rendu si populaire le Harry’s Bar  est leur carpaccio et le Bellini. Deux choses en tant que bonne épicurienne qui se respecte j’avais  bien l’intention de découvrir et de goûter. J’ignore si c’était l’air de large et/ou ma journée à l’extérieur à découvrir  les îles  de la lagune mais j’étais affamée.  

Commençons d’abord par le carpaccio, ce sont des fines tranches de bœuf cru servies avec du parmesan râpé ou de la roquette. Un peu gluant mais  appétissant!

Pour ce qui est du Bellini, c’est un petit mousseux rosé rafraîchissant. C’est un mélange de jus de pêche frais et de Prosecco pétillant. Le Prosecco étant un vin blanc pétillant. J’en ai bu deux, l’un à mes frais, le second offert par le jeune serveur du bar. La preuve que mon charme opère encore!

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Je suis toute timide! C’est le Bellini!

À ma grande surprise, j’ai vu plusieurs personnes être refusées à l’entrée et pour cause de leur tenue vestimentaire. Pas de tenue trop décontracté dans le Harry’s Bar. Pour ma part, je m’en tirais bien puisque pour la journée j’avais opté pour un chemisier accompagné d’une petite veste assortie à ma jupe-culotte beige, jolie tout en étant confortable et pratique. Elle a semblé satisfaire aux exigences vestimentaires de la place. J’en étais bien contente.

J’étais juste à temps avant l‘ouverture de la salle à manger. J’avais donc tout le temps pour savourer mes deux Bellini. C’est le gentil serveur du bar qui m’a d’ailleurs accompagné au deuxième étage jusqu’à ma table. Charmant les Italiens! Table située près d’une fenêtre dont la vue donnait  sur  le Grand Canal. Extraordinaire!  Une fois assise, mon attention a été attirée par une photo située sur le mur en face de moi et là une surprise m’attendait, une vieille connaissance se rappelait à moi. 

Il y avait une photo d’une personnalité que je croisse maintenant assez régulièrement lors de mes voyages (voir article Moi et Ernest).

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Ernest Hemingway et Giuseppe Cipriani sur le party!

Ernest Hemingway était photographié en compagnie de Giuseppe Cipriani faisant la fête.

Ernest Hemingway (1899-1961) a rendu célèbre le Harry’s Bar par ses livres. Lauréat du prix Nobel de littérature (le Vieil homme et la Mer), il fit connaissance avec l’Italie en tant que conducteur d’ambulances volontaire pendant la Première Guerre mondiale (expérience relatée dans son livre l’Adieu aux armes). Au-delà du fleuve et sous les arbres a pour décor le Harry’s Bar.  Hemingway aimait se retrouver au Harry’s après ses parties de chasse dans la lagune. Hemingway adorait la pension Locanda Cipriani sur l’île de Torcello.  Il y séjourna d’ailleurs en 1948.

Après m’être remis de cette charmante rencontre, j’ai consulté le menu et j’ai donc débuté  le tout par un antipasti. Je me suis laissé tenter par le Prosciutto e melone  qui consiste à des tranches de jambon de Parme légèrement salées déposées sur des tranches de melon connu chez-nous sous le nom de la cantaloupe. Savoureux et frais.  

Ensuite un nouveau serveur est venu et a pris la relève de mon serveur du bar et m’a donné ses quelques suggestions. Comme je ne voulais pas trop faire rougir ma carte de crédit je me suis contenté du premier item de la carte.

Le plat me semblait bon pour mon estomac et mon portefeuille. Sur la carte était écrit Pasta con  il nero di seppia.

Donc des spaghettis de fruits de mer accompagnés d’une sauce onctueuse et de seiches dans leur encre.

Vous aviez bien deviné. J’ai donc terminé la journée avec de l’encre sur les doigts comme je l’avais commencé. Ah! Ah!

C’était excellent quoiqu’un peu saler comme la facture d’ailleurs!

Il va sans dire que je n’avais rien omis, j’avais accompagné mon repas d’un bon vin blanc (pour les fruits de mer), d’un Tiramisu comme dessert et d’un petit digestif local.

Un repas et une facture inoubliable!

Si jamais un jour vous passez dans le coin, vous trouverez le Harry’s Bar à la pointe de la Calle Vallaresso, tout près de la place Saint-Marc.

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Après une marche jusqu’au  pont de Rialto afin de bien digérer mon repas et la facture. J’embarque dans le vaporetto qui m’amènera au terminus d’autobus pour me rendre à mon hôtel.  J’ai la chance de voguer sur le grand Canal en  ce début de soirée et de voir s’illuminer tout Venise. Retourner aux endroits où je n’ai pas mis la main sur mes caches de Géocaching et l’achat de mes petits souvenirs pour mes amis et collègues au  travail sont à mon programme pour cette avant-dernière journée. Je me douche et avant de me coucher je prends un joli petit film italien de circonstance, Lettres à Juliette qui débute à Vérone qui n’est pas si loin de Venise. J’aurais bien voulu aller voir Padoue et Vérone, mais manque de temps, je me contenterai de regarder ce film. 

Je me réveille tôt le lendemain matin, si bien que je suis la première pour le petit déjeuner, c’est quand même gênant, j’ai mangé comme une ogresse hier soir et j’ai encore faim ce matin.  Dieu Merci! Tout s’est bien digéré et j’ai même fait de bien beaux rêves.

La Vita es bella! La vie est belle!

Je suis donc prête à passer mon premier item sur ma liste c’est à dire faire les caches qui m’ont échappé. Avec les indices recueillis de mon Iphone via le WIFI de l’hôtel, je sais un peu  plus où les chercher. 

Je n’ai pas la main heureuse ce matin, des cinq que j’ai à trouver je n’ai mis la main sur aucune. Je m’attaque donc à l’achat des souvenirs. Mes spécialités depuis mes derniers voyages, les porte-clés et les magnétiques. Ils sont très populaires auprès de mes amis et l’avantage de ses petits souvenirs comme ils ne sont pas trop dispendieux donc je peux gâter un peu plus de monde et ses petits souvenirs ne prennent pas trop de place dans la valise.

Comme le plus connu des Carnaval après celui de Rio au Brésil est celui de Venise, je trouve dans une boutique des boites de petit masque de Carnaval de toutes les couleurs et comme ils sont très beaux, j’en prends deux boîtes de douze de ses magnétiques. A l’unité cela m’aurait pris plus de temps et pas mal  plus d’Euro.  

En chemin, je m’arrête pour m’acheter une gelatto à la pistache, un régal et comme la journée s’annonce encore chaude aujourd’hui, cela me fait un bon rafraîchissement. J’ai trouvé quelques porte-clés avec des gondoles avec décapsuleurs intégrés.  Pour les garçons soit mon fils et l’ami de ma fille ce sera le t-shirt et la casquette aux couleurs de Venise comme d’habitude sans oublier la traditionnelle cravate pour mon mari avec les jolis motifs locales dont ici les gondoles s’ajoute à mes achats. Pour ma part, mon souvenir de Venise je me le réserve pour demain matin. 

En attendant je me rends dans le quartier juif où des géocacheurs que j’ai croisé (non je ne suis pas seule à faire cette chasse aux trésors) m’ont indiqué où trouvé le pont qui n’a pas de parapet et  une petite trattoria où la pizza marguerita paraît-il est un pur délice.

Dans l’après-midi après avoir vu un paquet de petits et grands ponts de toutes sortes.

Je complète ma visite avec les quartiers de San Polo et Santa Croce et par un effet du hasard, je prends un vaporetto qui m’amène à l’extérieur de Venise dans le coin de la plage du Lido.

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Mais comme je suis fatiguée et que là non plus je n’ai pas trouvé la fameuse cache, je m’en retourne bredouille. Cette fois je me contente de retourner dans le petit restaurant près de mon hôtel où je savoure l’un des meilleurs spaghettis de ma vie. La gentille hôtesse m’avait invité à repasser car c’était sa recette de son spaghetti qu’elle servait ce soir là.    

Après réflexion j’ai songé qu’il me faudrait faire l’essai d’un tour de gondole et voir si c’est dangereux!

Le danger dans cette aventure c’est de se faire voler les quelques euros qui me restaient.

Je suis donc mis en route de bon matin pour m’offrir un tour de gondole avec un beau gondolier.

Après des tractations serrées nous nous sommes entendus pour une randonnée de 30 minutes pour 40.00 Euro. Parait-il que le taux normal pour une randonnée est de 80.00 Euro de jour et le soir c’est double tarif.

Pour les jeunes amoureux c’est peut-être assez romantique mais pour une dame seule comme moi c’est un peu trop cher. J’ai néanmoins réussit å avoir mon tour  pour la  moitié prix du prix ! Si! Señor!

Je comprends maintenant pourquoi les gondoles que j’ai aperçues étaient toujours pleines à craquer.

Pour ma part, j’avais pas mal d’espace à ma disposition et amplement pour prendre mes aises.   

Mon gentil gondolier m’a bien dit de ne pas révéler à tout le monde notre petite entente puisqu’il pourrait être susceptible de perdre son emploi. Brrrr…

A qui pensez-vous que j’aurais pu révéler cette petite déviation aux règlements des sacros saints conducteurs de gondole? 

OK! sauf à vous mes chers lecteurs….?! Ah! Ah!

La randonnée en a valu la peine, nous nous sommes promenés le matin, le soleil se levait à peine à l’horizon. Nous sommes passés sous le pont di Rialto où pleins de touristes nous ont pris en photos.

Par la suite, nous avons été pris dans un embouteillage monstre.  

Oui!  Chers lecteurs, même sur les canaux il y a des bouchons de circulation. Lorsqu’un gros bateau amène de la marchandise pour les commerces et/ou pour les habitants du coin, ils doivent passer donc ils ont priorité. Toutes les autres embarcations y compris les gondoles doivent attendre. Avec leur grosseur et leur moteur ils sont les plus forts.

Disons que mon gondolier à marmonner quelques mots en italien qu’il est préférable que je ne comprenne pas car ses intonations n’annonçaient rien de bon. Donc après avoir passé ce bouchon de circulation nous sommes retournés vers le grand Canal et là je dois avouer que mon gondolier a gagné son salaire.

J’ai eu une petite gêne lorsque je l’ai vu s’échiner à garder notre gondole dans le droit chemin puisqu’il avait pas mal de vague sur la lagune. Nous sommes arrivés finalement sain et sauf à bon port.

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J’ai été déposé près du palais des Doges, vis à vis du pont qui passe près du pont des Soupirs. Après la gentille bise de mon gondolier, je me suis remise en marche satisfaite finalement de mon cadeau que je me suis offerte par cette randonnée sur le Grand Canal de Venise. 

Depuis quelques voyages, je trouve toujours l’occasion  d’assister soit à une séance de cinéma ou encore à un spectacle local. J’ai eu beau chercher je n’ai rien vu de très spéciale lors de mon passage dans le coin. Je me suis donc contenté de contempler l’architecture de tous ses vieux bâtiments et de rafraîchir ma mémoire par l’histoire de Venise et de ses habitants. J’ai eu la chance d’apercevoir quelques personnages costumés dans leurs costumes de Carnaval, des tenues très élaborées et colorées.

J’avais lu pas mal de choses sur Venise avant de venir. J’avais regardé du côté des musées intéressants à visiter. J’ai toujours cette alternative lors de mes  voyages afin de prévoir des activités à l’intérieur si la température ne coopère pas. Mais comme il a fait très beau et chaud  lors de ma visite ce sera donc pour une prochaine fois et pourquoi pas durant le Carnaval…..

Asta la vista! Bella Venezia!

Les Sept Merveilles de Norac

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Voila! C’est fait! Mission accomplie! Les sept (7) nouvelles merveilles du monde moderne sont faites! Bravo! 23 voyages en 15 ans! Bonne moyenne!

Les voici donc les Sept Nouvelles Merveilles du Monde Moderne que j’ai eu la chance de visiter sur une durée de 10 ans. Que de belles aventures! Il y a eu Petra, en Jordanie, en 2006. La pyramide de Chitchen Itza, au Mexique, en 2007. Le Colisée de Rome, en Italie, en 2009 et 2010. Le Matchu Pitchu (*) ,  au Pérou, en 2011. La Grande Muraille de Chine, en 2012. Le Taj Mahal, en Inde, en 2012. Et enfin le Christ Rédempteur (**)Brésil, en 2015.

(*) Voir Récit de mon Rendez-vous manqué avec le Matchu Pitchu.

(**) Voir Récit Finalement le Brésil!

Claire votre nouvelle agent externe pour Transat

Souvenirs du Japon!

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A 7h45 je rejoins mes deux guides devant le comptoir d’Air Canada ou attendons d’obtenir nos cartes d’embarquements. Comme nous faisons un transfert (transit) par les Etats-Unis, je m’informe de la procédure à suivre concernant ma valise. On m’assure que je n’aurai pas à la récupérer à Boston puisqu’elle s’envolera directement pour le Japon par Japan Airlines comme moi d’ailleurs.

Après un vol de quelques minutes, nous atterrissons à Boston ou nous avons quelques heures pour nous retrouver dans les nombreux  terminaux et effectuer notre embarquement. A 11h11 nous embarquons pour un vol d’une durée de 12 heures. Comme nous sommes séparées, je peux donc ronfler à volonté. J’ai d’ailleurs un gentil jeune homme d’affaire japonais qui m’apprend (en anglais, mon japonais n’étant pas encore au point!) qu’après un voyage d’affaire satisfaisant,  il retourne chez lui à Kyoto. Après trois repas, cinq films et quelques bouts de dodos, le pilote nous annonce que nous nous préparons à descendre vers l’aéroport de Narita. Incroyable! Je suis rendue au bout du monde, je suis rendue au Japon!  

Comme je ne veux pas faire trop attendre mais deux guides qui eux voyagent en sac à dos, j’espère que ma valise va apparaître rapidement.  C’est une première, car à ma grande surprise, c’est la première qui apparaît sur le tapis roulant. 

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Ma valise récupérée et les contrôles de la douane passés, nous nous dirigeons d’un pas alerte vers le train qui nous amènera dans le nord de Tokyo dans le quartier d’Asakusa. C’est Patrick qui est nommé le chef de l’expédition et qui nous dirige vers le train qui nous amènera vers Asakusa, région située dans le nord de Tokyo. Notre gîte porte le nom de Ryokan Kamogawa. Il est 3 heures de l’après-midi lorsque nous franchissons le pas de notre hôtel où nous passerons notre première nuit à Tokyo. Après quelques salutations et les signatures dans le registre nous passons sous la norène de la réception et nous sommes dirigées vers nos chambres respectives qui sont situées au quatrième étage.

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Je me prépare à vivre à la japonaise. Lors de l’arrivée à ma chambre je ne dois pas oublier d’enlever mes chaussures afin de ne pas abîmer le tatami. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, il se compose d’une table basse entourée de quelques coussins plats (zabuton) sur laquelle un plateau contenant un service de thé (théière, boîtes de thé et tasses) est disposé. Le futon, matelas très mince, qui me servira de lit, a été installé au milieu de l’autre pièce quelques heures avant mon arrivée. Ma chambre est équipée d’une télévision, d’un téléphone et d’un air conditionné. J’ai ma propre salle de bain avec douche, lavabo et toilette. Le linge de toilette est plié avec soin dans un panier ainsi qu’un yukata. Le yukata est un kimono de coton ample synonyme de détente et de relaxation. Il se porte le côté droit sous le côté gauche, l’inverse symbolisant la mort dans la religion bouddhiste. Pour le maintenir fermé, j’utilise l’obi, la ceinture large qui est dans le panier.   

 

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Après une visite rapide des alentours de l’hôtel afin de mieux se familiariser avec notre nouvel environnement nous nous dirigeons à la recherche d’un restaurant pour le souper. Il va de soit que nous sommes tous les trois un peu fatiguer. Pour débuter notre choix s’arrête sur un restaurant qui a un menu autant japonais que de style western (comme chez-nous). Après avoir avalé un burger de chez Denny’s il est décrété dodo pour tous.  

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Dimanche matin, le 15 septembre, je me réveille tôt le matin pour prendre mes emails sur mon IPhone. Quelle surprise de voir qu’il n’est que 3 heures du matin et que les messages que j’ai reçus son de l’après-midi du samedi. Oups! C’est  vrai, je suis maintenant au Japon et je ne tomberai pas de mon lit puisque je suis

carrément couché au sol. Vive les vacances!

 

Plus tard, je rejoins mes compagnons de voyage dans la salle à manger du Ryokan où je prendrai pour la première fois un déjeuner typiquement japonais, c’est-à-dire un bol de soupe, un bol de riz, des marinades et un filet de poisson le tout accompagné bien sûr d’un thé japonais. Nous discutons de nos plans pour la journée lorsque notre hôtesse attire notre attention sur le bulletin de nouvelles qui passe à la télévision. L’annonceur présente une image satellite d’un gros orage qui se dirige sur le Japon. C’est un typhon!

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De plus, aujourd’hui nous devons déménager de Ryokan puisqu’il n’avait plus de place pour la prochaine nuit. Notre hôtesse nous passe de beau parapluie transparent pour nous protéger de la pluie qui commence à tomber de plus en plus. Après avoir terminer le petit déjeuner nous nous mettons en marche les uns derrière les autres sous une pluie diluvienne et le vent qui commence à souffler de plus en plus fort. Une chance que le second ryokan est seulement  qu’à quelques coins de rue du premier. Ce second ryokan est situé près d’un métro ainsi que du temple le plus populaire dans le quartier soit le Senso-ji.

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Après s’être installé dans ce nouveau ryokan, nous sommes prêts  à nous diriger vers le centre ville. IMG_3656

Patrick et Caroline veulent me montrer ce qui ressemble au Time Square de New York c’est-à-dire le secteur du centre ville de Tokyo soit le quartier de Shibuya.

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Centre ville de Tokyo c’est la sakariba (ville ou l’on sort) de la jeunesse de Tokyo et cela depuis 1930, période où les buildings commencèrent à sortir de terre. Aujourd’hui royaume de la mode, de la musique et des gadgets, ce centre s’est développé à partir des jeux Olympiques de 1964  et sont en attente des prochains en 2020.

En chemin, je suis passée près d’un lieu de rendez-vous préféré des Tokyoïtes, la statue du chien Hachiko, dont j’avais lu l’histoire lors de ma visite aux Mosaïcultures de Montréal cet été.

De plus, j’ai visité un magasin de jouets de sept étages. J’ai aperçu quelques machines de pachinko, jeu proche de flipper et qui est l’une des distractions les plus populaire du Japon.   

Comme la température s’était un peu calmée nous nous sommes rendus à l’entrée du stade national de Sumo qui présentait l’un de ses tournois annuels. Comme il n’y avait plus de place pour la journée même nous avons donc optés  pour l’achat de billets pour la session du lendemain. Nous étions alors en début d’un nouveau tournoi.  

De retour au centre ville nous nous sommes arrêtés pour dîner dans un resto de burgers. Après nous avons assistés à une parade de japonais dans le centre ville. Nous avons fait quelques achats dans la papeterie Loft pendant qu’à l’extérieur les éléments de déchaînaient.

De retour au Ryokan, nous nous sommes changés et nous sommes dirigés pour le souper vers un resto de plaque chauffante et là il a fait chaud très chaud. Avec la fatigue de la journée et les deux bières fraîches, je tenais à peine sur mes deux jambes pour le retour.

Malgré tout, j’ai eu la chance d’aller visiter les lanternes qui avaient le tout le long du chemin pour se rendre au temple Senso-ji. Après une bonne douche et avoir revêtu mon yukata, je me suis écroulée sur mon futon où j’ai dormi tout en faisant de bien beaux rêves en cette veille de mon anniversaire.

Aujourd’hui je me lève dans le ryokan Kaminarimon, mais je dois me préparer à retourner dans le premier, la température nous est plus favorable qu’hier. Pour mon anniversaire, il est décrété d’aller prendre un bon déjeuner consistant de type western. Pourquoi pas  chez Denny’s? Les serveuses d’ailleurs commencent d’ailleurs à bien nous connaître. J’arrive la première et malgré l’absence de pluie le temps est menaçant et l’atmosphère est lourde d’humidité. Je laisse les amoureux faire un peu la grasse matinée. Lorsqu’ils se pointent pour le déjeuner, il pleut des cordes à l’extérieur. Beau temps pour aller se mettre à l’abri dans le Kokujikan, le stade national de Sumo pour assister au tournoi.

Nous arrivons tôt dans la journée, il n’y a pas beaucoup de monde mais plus la journée avance plus le stade va se remplir de fervents partisans. Le Kokujikan existe depuis 1945, les bâtiments actuels datent de 1985. Situé dans le secteur du Ryogoku. Les combats commencent tôt le matin moment idéal pour voir les nouveaux venus, les champions luttant entre 17 h t 18 h. Des bannières à l’entrée du stade annoncent un tournoi. Chaque tournoi dure quinze jours. Les lutteurs les moins connus combattent les premiers, précédant les champions.

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Nous assistons à tous les matchs de l’avant-midi et je lis attentivement  le petit livret que nous avons reçu à notre arrivée sur l’histoire du sumo. J’ai même droit lors de notre visite à la cantine pour le dîner à un clin d’œil de l’un de ces lutteurs. Ils sont revêtus de yukata et viennent prendre leur repas au même endroit où nous mangeons, ils sont sous la protection d’un gardien de sécurité qui nous tient à l’oeil.

Après tout un après-midi a reluqué les belles fesses graisseuses des sumos, nous sommes prêts à regagner notre gîte afin de nous doucher et nous préparer pour mon souper de fête. Il  semble que Patrick  m’a concocté une soirée spéciale pour mon anniversaire.

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Paré de nos plus beaux atours, nous nous dirigeons en taxi dans l’un des quartiers chic de Tokyo. Nous allons souper dans un restaurant situé dans une des hôtels du coin. Le concept du souper choisi par Patrick consiste à pêcher notre propre poisson à partir d’une barque aménagé à l’intérieur même du resto dans un bassin où différentes espèces de poisson se promènent. Après quelques minutes d’essais infructueux et de plus j’ai très faim, je déclare forfait. J’avais l’impression que le poisson en réalité c’était plutôt moi. Lorsque l’un des serveurs daigne s’occuper de nous, car il y avait beaucoup de monde et certains clients ont des problèmes de toute sorte avec leur repas, nous optons pour les crustacés. Dieu Merci! Ceux-là nous n’avons pas besoin des pêcher. Malheureusement pour nous, d’autres clients ont sûrement opté pour la même option puisqu’à notre grand désespoir, il ne reste à cette heure qu’un homard et une langouste. C’est Caroline qui avec ses légumes apprêtés aux tempuras qui à finalement le mieux mangé ce soir-là. Moi, j’ai eu droit à une carcasse d’homard rempli de mayonnaise et je me demande encore où était passé la chair de mon pauvre homard tandis que Patrick se posait la même question concernant sa langouste. En tout cas, nous avions bien rigolé et après deux autres commandes de légumes aux tempuras nous étions prêts à passer à autre chose.

Afin de favoriser une bonne digestion nous avons marché quelques rues afin de nous rendre à notre prochain objectif de la soirée soit   au Hyatt hôtel afin d’y prendre un digestif. Nous avons bien tenté notre chance pour le bar des 53 étages soit le même endroit où Scarlett Johannson et Bill Murray se retrouvent dans le film Lost In Translation. Malheureusement nos tenues vestimentaires ne répondaient pas aux exigences des trois dames qui se trouvaient à l’entrée du bar ce soir-là. Nous nous sommes donc retranchés au bar du 41 e étage où je me suis tapée un bon digestif ainsi que mes deux compagnons de voyage, sans oublier les petites grignotines qui ont comblé le petit vide laissé par nos crustacés à la mayonnaise. Une fois le retour en taxi effectué, nous nous sommes branchés sur la télé afin de voir les nouvelles concernant le typhon et les résultats du tournoi de nos sumos.

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Mardi, 17 septembre, j’ai maintenant 53 ans, et depuis que je suis en voyage on dirait que j’en ai 35. Le Japon m’a rajeunit incroyable. J’ai encore dormi comme un bébé. Ce matin, je prends cela relax. Je prends mes mails, me douche et me prépare un bon thé tout en regardant la télévision japonaise tout en attendant le texto de Caroline qui m’indiquera qu’ils sont prêts pour aller déjeuner.

Comme c’est l’une de notre dernière journée dans le secteur de Tokyo nous optons pour aller visiter le quartier de Shinjuku où nous dînons de sushis sur tapis roulant.

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Comme il fait très chaud, nous recherchons la fraîcheur à l’ombre du sanctuaire Mejii dans le  quartier Harajuku.

Par la suite de l’autre côté de la gare le quartier des magasins préférés des jeunes ados.

Aujourd’hui nous quittons Tokyo direction les Alpes Japonaises.

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Je m’accroche à ma grosse valise, baptisée pour l’occasion ma grosse Bertha! Nous prenons le train de Tokyo en direction de Nagoya. Je dors une partie de ce voyage après avoir pris une des épisodes de la télé série  Dexter que Patrick a réussi à télécharger sur son iphone. Par la suite, un second train est pris de Nagoya jusqu’à Nakatsugawa. Le paysage commence à changer la ville cède la place à des petits villages de campagne et la végétation est de plus en plus dense. De Nakatsugawa, on prend un dernier train en direction de Nagiso où nous avons la chance de prendre une légère collation qui se compose d’une pointe de pizza maison. Le train sillonne et gravit la montagne.

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Arrivée à Nagiso, nous prenons un autobus qui nous amènera à notre destination finale soit l’entrée de ce petit village touristique qu’est Tsumago. Je me permets de comparer le concept de ce village à celui de notre village québécois d’Antan de Drummondville.

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Tout ce déplacement en vaut la peine car arrivés nous sommes accueillis comme roi et reines. Ce ryokan ayant appartenu avant à au père et au grand-père de notre hôte. C’est d’ailleurs le seul endroit ou les gens peuvent habiter sur les lieux. Après nous avoir expliqué le fonctionnement de la place, nous sommes invités à regagner nos chambres qui occupent tout le deuxième étage. Nous avons donc le deuxième étage à nous seul.

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Sûrement que le fait que Patrick et Caroline est mentionné leur passage au même endroit il y a de cela deux ans, à eu sûrement un effet sur le choix du proprio. Par la suite, nous nous rafraîchissons avec une bonne douche et enfilons notre yukata pour aller prendre le souper.

Souper qui sera constitué de 5 à 7 services et qui nous sera servi et commenté par le propriétaire lui-même. Poisson, légumes de la région et divers produits du terroir local sont au menu.

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Le Kiso serpente dans une vallée de montagne pittoresque qui fut la Nakasendo, route postale de l’ère Edo. Les onze relais anciens aux rues étroites bordées de magasins de bois, ont conservé un peu de l’atmosphère de l’époque. Une partie intacte de cette voie, entre Tsumago et Magome, longe des bois, des fermes et des bornes routières. 

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Après avoir lu sur l’endroit tôt le matin et pris un excellent déjeuner japonais servi et commenté par notre hôte. Moi et Caroline avons décidé d’aller prendre quelques photos avant que le petit village soit envahi par les visiteurs.

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Lors de notre arrivée à nous sommes affamés. Il est décrété de se trouver un endroit pour se restaurer. Notre choix s’arrête sur un restaurant italien à l’intérieur de la gare centrale. Ça va faire un peu changement du riz et du poisson. J’opte pour un classique, un bon  spaghetti tandis que Patrick et Caroline se partage une pizza.   

Après avoir visité quelques boutiques et fait quelques achats dont quelques bouteilles d’eau pour la route, nous partons à la recherche d’un taxi. Lorsque nous sortons de l’air climatisé de la gare nous sommes surpris par la chaleur torride qui nous frappe à la sortie. Des restants du passage du typhon passé il y a quelques jours maintenant. Avec ma grosse valise baptisée affectueusement ma grosse Bertha et les deux sacs à dos de mes compagnons nous n’apprécions que le confort de l’intérieur du taxi. Le fait de voyager à l’extérieur et non par le métro me permet de découvrir les premiers bâtiments de Kyoto.

 Nous arrivons devant une rue bordée de maisons qui se ressemblent à peu près toutes à première vue. Mais sur le devant de l’une d’elle, il y a une plaque sur lequel est marqué Gion Machiya. Nous sommes au bon endroit, ce sera notre résidence pour la durée de notre séjour à Kyoto.  Caroline réussit à extraire la clé de son étui à l’aide du code secret fournit dans le mail que Patrick a reçu.  Nous voici à l’intérieur d’un joli appartement. 

De l’entrée, il y a la cuisine et un petit salon où se trouve une télévision ainsi que le wifi. De cet endroit nous pourrons prendre nos messages ainsi que de donner de nos nouvelles et d’envoyer quelques photos via l’Internet. Sur ce même étage se retrouve, si on se dirige vers  les escaliers pour monter au deuxième, il y a sur la gauche la toilette et sur la droite juste en face la salle de lavage ainsi que la douche et le bain, la salle d’eau en d’autres mots.

Au deuxième, il y a que deux chambres soit l’une meublée à l’américaine avec deux lits simples  et la seconde avec tatami et futon que Patrick et Caroline ont décidé de prendre. Mon vieux dos ne s’est pas encore plaint mais j’apprécie leur gentille attention. D’ailleurs, la première nuit lorsque j’ai voulu me lever pour aller aux toilettes, la perception que j’avais de la hauteur de mon lit était bien différente puisque cela faisait maintenant quelques jours que j’étais habitué à dormir à même le sol. Après avoir pris le temps de s’être installé nous étions prêts à aller découvrir le quartier et ses alentours.

Nous nous sommes dirigés vers le pont pour traverser et se rendre dans le quartier du Pontocho afin de se trouver un bon restaurant pour le souper. Après s’être fait refuser  à quelques  endroits car il ne faut pas oublier que nous étions un samedi soir et que n’avions fait aucune réservation nous nous sommes laissés guider par nos pas. J’étais très distraite par les nombreuses boutiques le long de cette allée ainsi que par les nombreuses dames vêtues élégamment de kimono. J’appris alors que nous étions dans un quartier ou les geishas étaient très actives.

Nous avons finalement trouvé une place dans un restaurant thaïlandais où  nous avons opté à l’unanimité pour une soupe repas. Nous avions la chance d’être au deuxième étage du restaurant ce qui  nous donnait une vue imprenable sur la rivière Kamo ainsi que sur l’arrière cours  de certains des restaurants. Nous avons donc eu la chance et le privilège de voir une geisha à l’œuvre. Celle-ci servait les plats aux convives soit des hommes pour la plupart. Pour une première soirée, nous avions vu et découvert pleins de choses concernant le mode de vie de Kyoto et notre séjour ne faisait que commencer.

Dans certains guides touristiques, il est recommandé de se perdre pour découvrir les trésors cachés de Kyoto. Disons que ce soir là, à notre retour, nous nous sommes un peu perdu, nous avons donc eu la chance de découvrir plusieurs trésors cachés du quartier. Ce sont finalement deux gentils policiers qui nous ont remis sur le bon chemin. Notre point de repère par la suite, afin de ne pas se perdre, serait la boulangerie située sur le coin de notre rue. Il va de soi que ma première visite le lendemain matin serait pour cette boulangerie afin  d’aller y chercher quelques croissants chauds pour le petit déjeuner. 

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Je suis la première debout ce matin, comme je veux laisser les amoureux dormir un peu, je décide donc de partir, munie de mon iphone et du GPS qui y est intégré, explorer les alentours. J’indique mon point de départ et me voilà partie!

Le secteur où nous sommes se situe entre la rivière et le populaire quartier de Gion réputé pour les activités reconnues des Geishas. Notre appartement est situé tout près d’une école primaire. Pour l’amatrice de géocaching que je suis, il y a une bonne quantité de caches dans les environ. Maintenant il ne me reste qu’à les dénichées. D’ailleurs l’une d’entre elle se situe tout près de notre appartement soit près d’un magasin de bonbons. Malheureusement, je ne réussis pas à la dénicher et en plus la fameuse boutique semble fermée.

Je retourne sur mes pas et je repasse devant l’épicerie, où la veille, nous avons acheté le nécessaire pour notre séjour. Il est déjà neuf heures trente et ma promenade m’a semblé si courte. Au retour, je suis un peu désorienté mais avec mes points de repères et mon gps je réussis à parvenir au coin de la rue juste en face de la boulangerie d’où se dégage des odeurs appétissantes, j’en profite d’ailleurs pour y acheter une demie douzaine de croissants.

Arrivée dans la cuisine, j’y retrouve Patrick qui prend ses messages tandis que Caroline se prépare à faire un peu de lavage. Les croissants et le café sont bien appréciés. Pendant que Caroline  prend sa douche, Patrick me soumet le plan de la journée. Nous allons visiter l’un des temples situés près d’où nous sommes, l’un des plus impressionnants du coin.  

Avant d’atteindre le temple Kiyomizu, nous devons gravir la colline qui va nous amené à celui-ci et passer par les diverses entrées. Le temple Kiyomizu est l’un des plus impressionnant du coin et il a la particularité d’être sur pilotis. Durant notre ascension nous passons par un grand cimetière.

Rendu tout la haut, il commence à faire chaud, il ne faut surtout pas oublier de bien s’hydrater. Un image vaut milles mots donc je vous joint quelques photos des divers sites de ce temple.  

Temple Kiyomizu

Après la visite du temple, je suis en mode magasinage. Yes! Sur la petite rue parallèle à celle que nous avons emprunté pour la montée il y a pleins de merveilleuses petites boutiques. J’en profite pour faire le plein de petits souvenirs pour chacun. De plus, nous avons la chance d’apercevoir quelques jeunes filles habillées de leurs jolis kimonos.

Après cette bonne journée ou je dois avouer que j’ai eu chaud, très chaud, nous décidons de souper de sushis acheter dans le petit dépanneur pas trop loin de notre appartement dans la rue. Patrick s’amuse à faire tourner les assiettes de sushis comme lors de l’un de nos dîners à Tokyo. Moi je fais tourner la laveuse car j’ai un peu de lessive à faire et je termine par ma lecture de voyage soit mon livre sur le sentier de Compostelle.  

Avant dernière journée à Kyoto, il fait chaud donc prend le métro pour la forêt de bambou mais avant on  mange dans le resto italien une paella dans la gare de Kyoto. 

De retour, une petite sieste on fini de ranger le lavage et nous voici parti pour une autre soirée à Kyoto. Soirée que nous allons débuter par un spectacle. 

Visite du quartier de Gion. Pendant que nous déambulions lentement dans les nombreuses petites rues dans le secteur toujours en espérant apercevoir une de ses réputés geishas nous avons aperçu un théâtre qui offrait des billets pour un spectacle en soirée. 

Au programme nous pourrions assister à une démonstration des divers talents d’une geisha. Après un moment de réflexion nous avions acheté nos billets pour la représentation en début de soirée par la suite nous irions trouver un resto pour compléter la soirée.  Après s’être rafraîchi et changer de tenue nous sommes prêts pour nous rendre dans le quartier des spectacles de Gion.

Nous étions assis dans le fonds de la salle afin d’avoir une bonne idée d’ensemble. La première partie à consister à nous démontrer le rôle de la geisha soit sont talent pour la préparation des fleurs, la décoration, la musique  et bien sûr la cérémonie du thé.

Par la suite une petite présentation d’un groupe d’humoristes, une prestation de marionnettiste et de danse et nous arrivions au clou de la présentation une danse par la vraie geisha vedette du jour.

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Pour compléter cette belle journée nous dénichons un bon restaurant ou nous dégusterons une sorte de souper et ou fondue japonaise (Shabu! Ca bout!) et bien sûr un bon carafon de saké!

Kampaii! A votre santé!

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Dernière journée complète à Kyoto, il est convenu d’aller visiter un dernier temple, ce qui fait la renommée de Kyoto et pour fixer notre choix pourquoi pas le plus beau mais le plus loin soit le Pavillon d’Or ou connu sous le nom du Pavillon d’Or. 

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Après un bon déjeuner et avoir tout ramassé et que nos valises sont bouclées, nous sommes prêts à fermer l’appartement. Nous sommes en train de remettre la clé dans sa cachette vers 10 heures lorsque nous avons la chance de rencontrer la responsable et propriétaire de l’appartement. Patrick lui fait un petit brin de jasette et par la suite nous voici parti en direction de la gare. Nous avons la chance de trouver un taxi à quelques coins de rue. Une chance car ma valise est plus lourde avec tous les souvenirs et cadeaux que j’ai achetés à Kyoto.

Arrivée à la gare nous nous installons confortablement pour un voyage d’une durée de deux heures en direction de Tokyo. Nous avons dîné avant de partir à la gare de Kyoto soit au restaurant le Hard Rock Café. Je me suis laissé tenter par une quésadilla aux poulets tandis que Caroline a pris des nachos.

Une fois bien installé dans le train, je somnole et j’en profite pour faire le ménage de mes photos autant dans mon appareil de photo ainsi que sur mon iphone. Patrick vient m’avertir de regarder à l’extérieur car j’ai des chances d’apercevoir le mont Fuji. Malheureusement pour moi les nuages sont bas et je l’aperçois à peine.

Nous arrivons à la gare de Tokyo aux environs de trois heures de l’après-midi. Nous sommes au même ryokan que la première fois ce qui fait que nous nous installons rapidement. Il est décrété que nous allons terminer le séjour comme nous l’avons débuté soit par un souper chez notre restaurant fétiche soit chez Denny’s.

Nous sommes d’ailleurs accueillis à bras ouverts par les serveuses qui nous reconnaisse. Après avoir compléter quelques achats dont les derniers souvenirs, nous nous retrouvons une dernière fois dans la chambre de mes amis pour assister à la finale du tournoi de sumos à lequel nous avons assisté au début de celui-ci et faire une dernière fois notre plan pour ma journée de départ de demain.

Il est convenu que nous allons prendre ensemble un dernier déjeuner de style japonais au ryokan avant que ceux-ci viennent me reconduire jusqu’au métro demain matin.

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Bon je viens de quitter mes deux guides, Caroline et Patrick. Le trajet en train jusqu’à l’aéroport me parait bien long et bien triste. Je ne veux pas m’endormir car je dois débarquer au premier terminal de l’aéroport si je ne veux pas marcher et me chercher.

Il faut que je déniche le comptoir de Japan Airlines et enregistrer ma grosse valise surnommée Bertha. Malheureusement je suis un peu paniquée car ce sont tous des comptoirs Japan Airlines. A lequel dois-je me rendre? De plus, il me faut ma carte d’embarquement!  Le plus drôle est que le poste où j’essaie d’obtenir ma carte est affiché tout en japonais. Là! j’ai un petit problème! Mais grâce à la gentillesse d’un jeune père de famille, celui-ci parle anglais, il me fait sortir ma carte d’embarquement, c’était le temps car la file derrière moi c’est allonger de beaucoup et certains semblaient présenter quelques signes d’impatience! Même si comme on le sait les japonais ne sont des gens hyper extravertis.

Je me présente au comptoir qui me semble le bon et je réussis finalement à enregistrer et me débarrasser de ma grosse Bertha de valise. Je dois cependant ne pas oublier de la dédouaner lors de mon arrivée à JFK, suite aux nouvelles mesures depuis les attentats du 11 septembre 2001. Par la suite, je me dirige immédiatement à la porte d’embarquement pour mon vol. J’en profite pour dévaliser la boutique souvenir une dernière fois de petits souvenirs pour le reste de ma liste. Je complète avec quelques portes clés et magnétiques. Je grignote dans le petit resto un bagel au fromage avant d’embarquer pour le vol de retour. Je suis près d’un hublot et j’ai un jeune américain et une japonaise dans les sièges près de moi.

Je me souviens que j’avais pris la plupart des films lors du vol alors pour changer je me tape quelques films japonais dont un qui me plaît beaucoup. Le titre est Library Wars, film inspiré du manga ou de la  bande dessinée du même nom, le reste du temps je somnole et je mange et vice versa.

Je rêve de mon prochain voyage et de ma prochaine destination…..?