De retour à Lima et Retrouvaille avec un gentil docteur!

 

DSC00289

Jour 1 (Mardi)

 

Je me réveille comme à mon habitude au environ de six heures trente, sauf c’est un bruit de sifflet qui accompagne mon réveil.  Mais qui donc souffle dans un sifflet si tôt le matin et où suis-je? J’ouvre un œil et c’est là que je réalise que je suis au Pérou. Youpi!! Mais j’entends quand même encore quelqu’un siffler gaiement dans un sifflet. Nous sommes logés au 3152 Arequipa à la limite de Miraflores à Lima, la maison se situe près l’une des artères les plus passantes du quartier. Dieu Merci! Ma chambre est située derrière. C’est un policier qui fait la circulation qui est l’heureux propriétaire du sifflet.  

Aujourd’hui les québécois arrivés avant nous, nous familiarisent avec les lieux et nous explique un peu le fonctionnement de la résidence. Ce matin-là, lorsque mes joyeux compagnons se lèvent, la priorité numéro un est d’aller au dépanneur situé à un coin de rue. L’eau en bouteille, le papier de toilette, le savon et  la bière sont les achats prioritaires. Pour ce qui est du reste chacun se débrouille avec ses affaires.

IMG_0497

 

Après avoir trouvé notre argent péruvien (soles)  pour payer nos achats, nous étions prêts à visiter les alentours et  à découvrir le fonctionnement des transports en commun du secteur. Lors de mon premier voyage j’avais bien observé et j’avais été subjugué par ce va et vient constant. J’aurais bien voulu savoir comment cela fonctionnait. N’étant pas alors en grande forme, je m’étais contenté d’observer. Grâce à notre guide, le mystère entourant le fonctionnement de ces transports allait être résolus. Il nous a donc expliqué alors qu’il suffit d’écouter les destinations qui sont criées en espagnol. Lors de ma première tentative, je dois avouer, que j’ai absolument rien compris. Mais à force d’attention, j’ai fini par comprendre l’idée générale. Par mesure de sécurité il m’a dit de répéter ma destination à l’homme avant de monter. Un passage pour Lacomar, Miraflores ou même Barranco, ne coûtait qu’une soles. N’embarque pas n’importe qui, n’importe où cependant. Après avoir observé le manège de tout ce beau monde, nous nous sommes dirigés vers Miraflores et de là nous avons marché jusqu’à l’endroit que j’avais adoré lors de mon premier voyage. (Voir Article Rendez-vous manqué avec le Matchu Pitchu).

IMG_0491

 

Le Lacomar est un endroit très touristique mais a aussi l’avantage d’être très sécuritaire. C’est d’ailleurs ce que mon gentil docteur m’avait mentionné. Après une visite et un petit dîner au restaurant le Mango, nous avons continué notre visite vers les boutiques de souvenirs et de vêtements. Les péruviens et en particulier les péruviennes  adorent les souliers. C’est la conclusion à laquelle nous en sommes venus à voir la quantité de boutique de souliers qui pouvaient avoir sur les rues.

Jo s’est laisser tenter par une paire de souliers ainsi qu’une tenue supplémentaire qui serait utile pour la noce civile qui devait avoir lieu le jeudi.

Après ce fut le retour à la Casa pour retrouver et célébrer avec tout le groupe notre arrivée au Pérou. Mimi nous a concocté un petit drink typiquement péruvien à base de lime et de Pisco. Je ne me rappelle pas le nom du breuvage en question malgré que l’on me l’ait répété plusieurs fois, mais c’était très bon.

Pour le souper, nous avons commandé des côtes levées que nous avons mangées tard dans la soirée dans la salle à manger de la Casa. Ce sera d’ailleurs le seul repas en groupe qui sera pris à la Casa durant ce voyage à l’exception des déjeuners. Les autres repas se dérouleront toujours ailleurs et parfois à des heures tardives. Les déjeuners étaient à la discrétion de chacun et pour ma part, il se composait la plupart du temps de grignoter un petit pain ou deux, d’une banane ou d’une mangue et d’un café noir sans sucre ni lait.

C’est d’ailleurs grâce à ce voyage que j’ai pu diminuer drastiquement ma consommation de sucre dans le café. Les dîners, tout dépendant où nous étions, se prenait vers les deux heures de l’après-midi. Le souper, au environ de huit heures et même parfois très tard.

Ce mardi soir, après avoir discuté,  nous avions soumis nos suggestions i.e. ce que nous souhaitions faire, visiter ou manger pendant notre séjour. Un plan a donc été établi à partir de cette liste pour les jours à venir. Une fois le plan de match établi nous sommes tous allé nous coucher.

 Jour 2 (Mercredi)

Au programme aujourd’hui visite de Musée d’archéologie, montée sur le mont Cristobal pour voir la vue de Lima et dîner de seviche au Barronte. Un ami des futurs mariés, avec l’une de ses copines vont venir avec une petite navette nous chercher et nous guider pour cette aventure.

J’ai déjà perturbé l’horaire puisque je décline l’offre non que le programme ne soit pas tentant mais parce que mon beau docteur de Cusco m’a donné de ses nouvelles et il devrait descendre de sa montagne pour venir me rencontrer.

Nous souhaitons discuter afin d’ajuster nos horaires pour les jours à venir et surtout pour la noce de samedi. Je l’attends avec impatience et j’ai même emprunté le téléphone de la propriétaire de la casa en attente de son appel. C’est seulement vers une heure trente de l’après-midi qu’il réussit à me rejoindre. Il est coincé à l’Aéroport de Lima. Il a perdu son étui qui contenait son habit.

Une fois son habit récupéré nous nous donnons rendez-vous pour le lunch au même endroit où nous sommes allées la toute première fois. Rendez-vous est donné près du grand sapin de Noël près des cinémas. Je dois avouer que cela m’a fait tout drôle de me retrouver quelques mois plus tard au même endroit. L’attente est longue et je commence sérieusement à avoir faim. C’est alors que je l’aperçois rôdant autour du sapin, toujours aussi beau et quand il m’aperçoit son sourire s’illumine.

Les effusions des retrouvailles sont rapides puisque l’un comme l’autre nous sommes affamés. J’en profite pour lui dire d’appeler le groupe afin de rassurer tour le monde que je ne suis pas seul et surtout leur prouver que mon gentil docteur est bien là. Une fois l’appel fait celui-ci rigole bien de la situation, d’ailleurs je le ferai rappeler deux autres fois questions de bien rassurer tout mon monde. 

Le repas se déroule face à l’océan Pacifique et me rappelle le fameux soir où nous avons soupé ensemble sauf que cette fois il choisit pour manger  un steak et moi un spaghetti.

Mon docteur s’est intéressé à mon nouvel i phone et ses quelques applications. Il a été captivé par mes photos de mon voyage en Israël. Il a bien rigolé aussi devant mon application concernant la traduction du français et de l’espagnol.

Il semble en admiration avec ma casquette que je porte et que j’ai reçue suite à mon bénévolat à Tennis Canada. Comme il est un maniaque de Tennis, je lui en fais cadeau. Après l’échange de nos nouvelles respectives, il s’est alors informé si j’avais eu ou revu des gens de mon premier voyage comme le guide. C’est alors qu’il m’a posé une question qui m’a fait sourciller à savoir si j’avais revu le petit homme qui travaillait pour celui-ci (José?) qui venait m’aider à changer d’hôtel et qui m’a ramené à l’aéroport. Question à l’allure anodine mais qui a généré pour moi une multitude de questions. Comment mon gentil docteur pouvait savoir tout cela? Il n’avait jamais été contact d’une manière ou d’une autre avec José! Comment se fait-il qu’il sache ses choses concernant José?

C’est alors que mon cher docteur m’a fait une révélation concernant mon premier séjour à Lima. Par mesure de sécurité et étant donné mon état de santé, il avait payé quelqu’un pour me suivre et m’assurer une certaine protection. Une chance que j’étais bien assise sinon je crois que j’aurais tombé à la renverse. Cependant mon intuition ne m’avait pas trompé puisque, lors de ce séjour, j’avais parfois l’impression d’être suivi.

Je mettais cela sur le compte des émotions ou encore sur les médicaments que je prenais. Enfin, je n’ai pas du être toujours de tout repos à suivre mais mon gentil docteur ne m’a pas donné plus de détail là-dessus.

Une fois que mon docteur a réussi à mettre la main sur l’addition, j’ai encore été gâté. Nous nous sommes dirigés vers un arrêt d’autobus. En chemin nous passons devant le cinéma et mon gentil docteur se rappelle qu’il avait essayé de me convaincre d’aller voir Gnoméo et Juliette et qu’après de long pourparlers nous avions optés ou plutôt il s’était incliné pour mon choix de Thor. Dommage qu’il est tant de mémoire ce docteur!!

Nous nous dirigions  donc en direction de la Casa, car je voulais lui montrer ce que serait nos installations pour les prochains jours et surtout pour le jour de la noce afin qu’il puisse aussi rencontrer mes joyeux compagnons de voyage.

 

 

 

Malheureusement ou heureusement nous étions seuls à la Casa. J’ai eu la chance d’attraper la femme de ménage afin qu’elle puisse prendre une photo de nous deux afin d’immortaliser ce moment. Après un tour rapide de l’endroit, nous sommes retournés à la terrasse. J’ignore comment il a trouvé les installations car je l’avais averti à l’avance que ce n’était qu’une résidence d’étudiants. À quoi s’attendait-il exactement à ce moment-là, je ne le saurais jamais? Je me suis toujours posée la question s’il avait été déçu ou non par notre arrangement. En tout cas, il n’en a pas jamais laissé rien paraître. J’ai comme impression avec le recul que j’ai peut-être manqué quelque chose à ce moment-là. Enfin comme je me le suis avouée,  par la suite, c’était peut-être mieux comme cela pour tout le monde…..Il ne se passe jamais rien pour rien!

Mon gentil docteur était un peu confus puisqu’il croyait que la noce avait lieu le lendemain mais je lui ai confirmé qu’il n’avait pas tort mais que ce n’était que la noce civile, la grande noce ayant lieu le samedi. Donc, après deux bons verres de jus de mangues fraîches, mon docteur semblait avoir mis un peu plus d’ordre dans ses idées et son agenda.

Je savais parfaitement que le jour des noces nous n’aurions pas beaucoup de temps pour nous, j’en ai donc profité, par mesure de précautions et surtout par intuition de lui remettre les petits cadeaux que je lui avais apporté en remerciement pour ses gentillesses lors de ma maladie et surtout parce qu’Il avait si gentiment accepté de m’accompagner à la noce. 

Voici une brève description des petits présents que j’avais à lui remettre soit une trousse de cosmétique contenant quelques échantillons cosmétiques, gracieuseté de la pharmacie où mon garçon travaille, un sac à dos du tournoi de Tennis de la Coupe Rodgers acheté lors de mon bénévolat (pour compléter avec la casquette). Mon gentil docteur adore le tennis et le pratique régulièrement.

Pour compléter les cadeaux, un ensemble de stylo en provenance du salon des métiers d’arts de Montréal qui s’était tenu en décembre. L’ensemble était composé d’un coupe-papier et d’une plume fait en bois d’érable, essence de bois typique au Québec.

C’était une connaissance que j’avais rencontrée lors de mes cours d’émaux sur cuivre qui confectionnait ces plumes. Comme il était absent de son kiosque lorsque j’étais passée, j’en avais profité pour lui laissé une petite note concernant mon histoire et en lui mentionnant que l’une de ses ensembles de plumes se rendrait dans un pays lointain. Avec tous ses petits cadeaux, j’avais l’impression d’avoir finalement remboursé ma dette au gentil docteur. J’ignore encore une fois ce qui m’a poussé à lui remettre mes cadeaux à ce moment-là, mais j’en remercie encore le destin. Il ne se passe jamais rien pour rien (encore une fois…)

Après avoir mis ensemble un semblant de stratégie pour les prochains jours, il m’a quitté en me promettant qu’il m’appellerait afin de voir si nous  pourrions nous rejoindre pour le souper et par la même occasion rencontrer le reste du groupe. Je dois avouer qu’il m’a toujours semblé des plus sincères à ce moment-là.

Nous nous sommes donc quittés assez rapidement si bien que j’aie un peu oublié de quelle façon l’au revoir s’est déroulé. Je pense lui avoir fait la bise.

Lors du retour de mes amis, mon gentil docteur avait déjà rejoint son hôtel. Il devait passer quelques commandes de matériel médical et venir nous rejoindre pour le souper. Nous étions mis d’accord pour aller souper à l’extérieur dans le fameux restaurant de sandwich dont l’une des filles nous vantait les mérites depuis quelques jours.

J’ignore encore si Kate m’a dit toute la vérité ce soir-là. Lorsque nous nous sommes attablés pour manger, elle m’a alors informé que mon beau docteur l’avait appelé sur son cellulaire dans l’autobus en route vers le resto, il voulait savoir où nous allions souper et qu’il essaierait de passer dans la soirée.

Nous avons bien soupé, d’ailleurs, nous avons eu l’agréable surprise de voir les futurs mariés venir nous rejoindre. Je me suis carrément dévissé le coup une bonne partie de la soirée dans l’espoir d’apercevoir le docteur. Après un détour à la pâtisserie pour un savoureux dessert, pas de nouvelles du docteur. C’est à mon retour à la Casa où j’ai pu prendre mes messages.  Mon gentil docteur m’expliquait que les commandes pour son matériel médical avaient été plus longues que prévues et de plus qu’il devait quitter tôt le lendemain pour Cusco, ses services étant requis d’urgence. Il me mentionne cependant qu’il va faire son possible pour revenir samedi pour la grande noce.

L’agenda de mon docteur avait l’air assez bien remplie et son organisation un peu confuse. Comme je le citais précédemment il ne se passe jamais rien pour rien. Laissons donc le destin nous donner ce qui veut bien et laissons les spéculations de toutes sortes de côté. Cependant avec les regards et les non-dits de mes compagnons, je n’ai pu m’empêcher de spéculer quand même cette nuit-là. Mais je me suis promis que quoi qu’il advienne je suis prête à tout lui pardonner puisque j’ai eu la chance de le revoir et qu’il est descendu de sa montagne pour moi.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s