Fin du retour sur le Pérou et/ou retour de Noces!

 

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Au revoir! et Merci!

 

 

Lundi (journée à la Playa)

Nous sommes en attente à la gare d’autobus de Chorillos. Cette fois parce que nous nous rendons tous à la plage. Nous attendons que les amis du marié nous décrochent encore des taxis. Un taxi arrive pour Kate, John et Jo. Ils seront accompagnés par mesure de sécurité par Elton. C’est celui-ci qui a fait un brin de jasette avec Gene jusqu’aux petites heures du matin il y a quelques jours.

Pour ma part, congé de taxi puisque j’embarquerai avec Gene et son coup de foudre de la noce, le beau et gentil Pato. Je serai assis à l’arrière bien sagement avec Piero, l’un des nombreux amis de Pato. C’est lundi et c’est plus facile de se rendre à la plage puisqu’il y a moins de trafic que durant la fin de semaine. Nous voici parti pour une randonnée en automobile d’une durée de deux heures. C’est long, mais lorsque nous découvrons le paysage moi et Gene, nous en restons bouche bée. Les autres sont déjà assis les pieds dans le sable avec les parasols et leurs bières à leurs pieds. Wouah! Un jeune homme s’occupe de nous installer et de prendre les commandes. L’entente est que nous nous séparerons la facture et nous payerons les factures de nos chevaliers servants. Les vagues sont  fortes et l’eau est fraîche puisque nous sommes sur la côte, côté Pacifique. Fait rare, un dauphin s’est aventuré à la surprise générale très près des baigneurs ce qui provoque beaucoup de curiosité.

J’en profite pour taquiner le fameux Elton concernant cette fameuse soirée avec Gene, il m’avoue qu’il aurait bien aimé que ça clique entre lui et Gene mais il s’incline devant le destin. Il étudie en sciences ce qui nous fait un sujet de discussion.

Surprise! Les nouveaux mariés qui ont écourtés leur petite vacance  pour venir nous rejoindre et passer la journée avec nous.

Nous avons commis une erreur, nous étions au soleil et tout le monde voulait goûter à la ceviche (un autre plat typique du Pérou). Sauf que de la ceviche, c’est du poisson cru et mariné, exposé trop longtemps au soleil cela peut causer quelques problèmes. J’y ai bien songé mais comme j’avais faim, j’ai mis mes réticences de côté et j’en ai mangé un peu. J’en ai mangé juste un peu car je voulais me garder de la place car je savais que ce soir là nous allions tous souper dans l’un des plus beaux restaurants gastronomiques de Lima.

C’était le repas d’adieu pour notre Gene qui nous quittait le lendemain soir pour son retour à la maison. C’est vers les quatre heures qu’Elton a proclamé la levée des troupes car il savait que nous voulions nous changer et faire nos beautés avant le souper. En chemin, j’ai eu droit à un beau concerto de chants. Les trois garçons, Elton, Pato et Piero ont de très belles voix, ils accompagnaient la musique de la radio. C’était de toute beauté, si bien que j’ai demandé à Gene d’enregistrer ce moment mémorable. Nous nous sommes arrêtés pour observer près de marais des oiseaux qui ressemblaient à des flamants. Nous en avons profité pour prendre quelques photos supplémentaires.

Sur le chemine du retour nous avons eu quelques ralentissements puisqu’il y avait plus de circulation. Mais voilà l’auto de nos amis qui se gare sur l’accotement. C’est John, la tête à la portière qui vomit. Arriver à la casa, la plupart d’entre nous se sente un peu bizarre, mais on met cela sur le compte du soleil. Il va s’en dire que nous serons que dix à table ce soir-là, puisque notre cher John restera à la casa. Il faut qu’il se refasse des forces puisque ce sera à leurs tours à lui et Kate de nous quitter dans quelques jours. 

Nous sommes donc les nouveaux mariés, Kate, Jo, la mamie, tante Cathy, Elton, Pato, Gene et moi autour de la fameuse table du grand chef. Le dernier gros repas avant la fin du voyage et celui d’adieu pour Gene.

Mon choix se porte sur le canard comme Mimi, la mamie et la tante Cathy. Les autres choisiront d’autres spécialités toutes aussi savoureuses que la mienne.

Le repas se déroule bien jusqu’à notre retour ou là Jo et Mimi avouent ne pas sentir très en forme. Nous allons nous coucher en espérant que le tout passera bien.

Mardi (Récupération de notre visite à la plage et  Départ de Gene)

C’est vers les deux heures du matin que les choses se gâtent un peu pour moi. Une chance tout se déroule vers le bas seulement mais assez intensivement que si bien je dois aller quérir par mesure de précaution tôt le lendemain à Gene un immodium. Le lendemain, je ne me rappelle pas ce qui avait de prévu à l’agenda, mais les nouvelles de Pato, des nouveaux mariés sont qu’ils ne vont pas bien eux non plus. Donc il est décrété le repos pour tous y compris pour moi. C’est Jo qui va avec la belle Gene l’accompagner pour l’achat de ses derniers souvenirs. Je somnole une partie de la journée, mes visites à la toilette se sont espacées ce qui me donne de l’espoir et je bois beaucoup d’eau. John qui est encore un peu verdâtre vient prendre de mes nouvelles. Kate est partie de son côté aller rechercher de l’eau en bouteille car nos réserves sont quasi à sec.  John et elle nous quittent vers la fin de l’après-midi, ils vont rejoindre les filles et manger dans le coin de Miraflores. Je décline l’invitation.

Je n’aurai pas pu être là pour embrasser et dire au revoir à Geneviève. Mais paraît-il qu’elle était bien accompagnée puisque les nouveaux mariés et son cher Pato étaient là pour son départ.

Nous terminons la soirée à jouer aux cartes avec le jeune français qui séjourne à la casa pour encore quelques temps. Je décrète la levée de l’assemblée car j’ai comme un petit coup de fatigue soudain. Et je dors la nuit la plus paisible de tout mon séjour. 

Mercredi (Départ de John et Kate)

Aujourd’hui John nous accompagne jusqu’au dîner. Nous allons faire le tour de magasins de musique dans le coin de Miraflores, Kate a eu comme cadeau de Noël des sous de son père. Elle veut s’acheter un genre de boîte de bois sur lequel les gens jouent du tam- tam (un cajong), un peu comme celui donc nous avons eu une démonstration sur la plage lundi après-midi.  Après la visite de quatre à cinq boutiques nous nous rendons une dernière fois dans le parc à chat. Kate veut retourner à Barranco une dernière fois chez Tio Mario pour manger des picaronnes les fameux beignes que nous avons tant aimer lors du souper du dimanche avec la famille. Nous arrivons tard dans l’après-midi car le soleil se couche assez tôt dans cette partie du monde soit aux alentours de six heures. Nous assistons au coucher de soleil tout en mangeant Jo, Kate, Mimi et moi-même. Après un arrêt rapide à l’épicerie, pour les derniers achats avant le départ, nous voici tous réuni dans le salon où Jésus et Mylène  embarquent les valises de Jonathan et Catherine. La casa est bien tranquille ce soir, je profite des dernières lueurs pour prendre quelques photos de la casa.

Jeudi (Dernière)

Aujourd’hui Jo a décrété que nous prenions le Métropolitano pour nous rendre une dernière fois dans la famille du marié à Chorillos afin de dire un Bye! Bye à la mamie. Nous nous rendons jusqu’à Chorillos ou Mimi vient nous rejoindre et nous amener en autobus (une première fois) jusqu’à chez elle.  Nous savourons un bon poulet que la mamie a concocté exprès pour nous.

Pendant que Jo et Mimi se sauvent pour quelques achats. Je leur laisse un peu de temps ensemble avant le départ. J’ai le plaisir de rencontrer une des tantes du marié qui travaille comme moi dans les laboratoires et de plus dans un laboratoire de microbiologie.

D’ailleurs elle a fait des recherches sur une bactérie particulière l’Elicobacter pilory. Maria Luz Zamudio  se présente avec plaisir comme une de mes collègues et me remets sa carte de visite.

Les dernières photos sont prises et Nadia a juste le temps de nous remettre des petits cadeaux qui consiste pour moi en de jolies boucles d’oreilles.

Je suis toute émue et je dois avouer que je verse une petite larme lorsque j’embrasse tout ce beau monde avant le départ. Je ne suis pas prête d’oublier tous ses bons moments en leur compagnie. Milles Merci! Direction la casa. C’est à notre tour, nous embarquons nos valises, un dernier regard à la Casa et en route vers l’aéroport.

Notre vol de retour de Lima à Newark s’est bien déroulé, malgré que nous ayons été séparées moi et Jo dans l’avion.

Le vol de Newark à Montréal a été cancellé à cause du mauvais temps. Nous passerons donc par Toronto. Une première visite pour moi à l’aéroport Pearson de Toronto. Nous arriverons donc à cinq heures pour le souper au lieu de midi comme il était prévu au début pour le dîner.

À Toronto, en attendant un des vols pour Montréal, je songe alors à ce que j’ai lu dans mon livre  que j’avais avec moi en voyage.

C’est le dernier livre de Paulo Coelho, l’Aleph.

Je le cite donc, puisque ce passage résume assez bien mon sentiment. « Le voyage s’achève, l’aventure prend fin et, dans quelques jours, nous rentrerons tous chez nous, où nous embrasserons notre famille, nous verrons nos enfants, nous regarderons le courrier qui s’est accumulé, nous montrerons les centaines de photos que nous avons prises, nous raconterons des histoires, les villes par où nous sommes passés, les personnes qui ont croisés notre chemin. Tout cela pour nous convaincre nous-mêmes que quelque chose est arrivé.

Dans trois jours, de retour dans la routine quotidienne, la sensation sera que nous ne sommes jamais partis et allés aussi loin.

Bien sûr, nous avons les photos, les billets, les souvenirs que nous avons achetés en chemin, mais le temps – seul, absolu, éternel seigneur de nos vies – nous dira : tu as toujours été ici dans cette maison, dans cette chambre, devant cet ordinateur. Qu’est-ce que deux semaines dans toute une vie?

Rien n’a changé dans cette rue, les voisins continuent à commenter les mêmes sujets, le journal acheté le matin rapporte exactement les mêmes nouvelles. Rien, rien n’a changé. Nous seuls- qui sommes partis à la recherche de notre royaume et avons découvert des terres que nous n’avions jamais foulées- savons que nous sommes différents. Cependant, plus nous l’expliquons plus nous nous convainquons que ce voyage, comme tous les précédents, n’existe que dans notre mémoire. Peut-être pour le raconter à nos petits-enfants, ou éventuellement écrire un livre dessus? Mais que pourrons-nous dire exactement? Rien. Peut-être ce qui s’est passé à l’extérieur, mais jamais ce qui s’est transformé en nous. »       

                            Fin des aventures au Pérou!   

 

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