Fin du retour sur le Pérou et/ou retour de Noces!

 

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Au revoir! et Merci!

 

 

Lundi (journée à la Playa)

Nous sommes en attente à la gare d’autobus de Chorillos. Cette fois parce que nous nous rendons tous à la plage. Nous attendons que les amis du marié nous décrochent encore des taxis. Un taxi arrive pour Kate, John et Jo. Ils seront accompagnés par mesure de sécurité par Elton. C’est celui-ci qui a fait un brin de jasette avec Gene jusqu’aux petites heures du matin il y a quelques jours.

Pour ma part, congé de taxi puisque j’embarquerai avec Gene et son coup de foudre de la noce, le beau et gentil Pato. Je serai assis à l’arrière bien sagement avec Piero, l’un des nombreux amis de Pato. C’est lundi et c’est plus facile de se rendre à la plage puisqu’il y a moins de trafic que durant la fin de semaine. Nous voici parti pour une randonnée en automobile d’une durée de deux heures. C’est long, mais lorsque nous découvrons le paysage moi et Gene, nous en restons bouche bée. Les autres sont déjà assis les pieds dans le sable avec les parasols et leurs bières à leurs pieds. Wouah! Un jeune homme s’occupe de nous installer et de prendre les commandes. L’entente est que nous nous séparerons la facture et nous payerons les factures de nos chevaliers servants. Les vagues sont  fortes et l’eau est fraîche puisque nous sommes sur la côte, côté Pacifique. Fait rare, un dauphin s’est aventuré à la surprise générale très près des baigneurs ce qui provoque beaucoup de curiosité.

J’en profite pour taquiner le fameux Elton concernant cette fameuse soirée avec Gene, il m’avoue qu’il aurait bien aimé que ça clique entre lui et Gene mais il s’incline devant le destin. Il étudie en sciences ce qui nous fait un sujet de discussion.

Surprise! Les nouveaux mariés qui ont écourtés leur petite vacance  pour venir nous rejoindre et passer la journée avec nous.

Nous avons commis une erreur, nous étions au soleil et tout le monde voulait goûter à la ceviche (un autre plat typique du Pérou). Sauf que de la ceviche, c’est du poisson cru et mariné, exposé trop longtemps au soleil cela peut causer quelques problèmes. J’y ai bien songé mais comme j’avais faim, j’ai mis mes réticences de côté et j’en ai mangé un peu. J’en ai mangé juste un peu car je voulais me garder de la place car je savais que ce soir là nous allions tous souper dans l’un des plus beaux restaurants gastronomiques de Lima.

C’était le repas d’adieu pour notre Gene qui nous quittait le lendemain soir pour son retour à la maison. C’est vers les quatre heures qu’Elton a proclamé la levée des troupes car il savait que nous voulions nous changer et faire nos beautés avant le souper. En chemin, j’ai eu droit à un beau concerto de chants. Les trois garçons, Elton, Pato et Piero ont de très belles voix, ils accompagnaient la musique de la radio. C’était de toute beauté, si bien que j’ai demandé à Gene d’enregistrer ce moment mémorable. Nous nous sommes arrêtés pour observer près de marais des oiseaux qui ressemblaient à des flamants. Nous en avons profité pour prendre quelques photos supplémentaires.

Sur le chemine du retour nous avons eu quelques ralentissements puisqu’il y avait plus de circulation. Mais voilà l’auto de nos amis qui se gare sur l’accotement. C’est John, la tête à la portière qui vomit. Arriver à la casa, la plupart d’entre nous se sente un peu bizarre, mais on met cela sur le compte du soleil. Il va s’en dire que nous serons que dix à table ce soir-là, puisque notre cher John restera à la casa. Il faut qu’il se refasse des forces puisque ce sera à leurs tours à lui et Kate de nous quitter dans quelques jours. 

Nous sommes donc les nouveaux mariés, Kate, Jo, la mamie, tante Cathy, Elton, Pato, Gene et moi autour de la fameuse table du grand chef. Le dernier gros repas avant la fin du voyage et celui d’adieu pour Gene.

Mon choix se porte sur le canard comme Mimi, la mamie et la tante Cathy. Les autres choisiront d’autres spécialités toutes aussi savoureuses que la mienne.

Le repas se déroule bien jusqu’à notre retour ou là Jo et Mimi avouent ne pas sentir très en forme. Nous allons nous coucher en espérant que le tout passera bien.

Mardi (Récupération de notre visite à la plage et  Départ de Gene)

C’est vers les deux heures du matin que les choses se gâtent un peu pour moi. Une chance tout se déroule vers le bas seulement mais assez intensivement que si bien je dois aller quérir par mesure de précaution tôt le lendemain à Gene un immodium. Le lendemain, je ne me rappelle pas ce qui avait de prévu à l’agenda, mais les nouvelles de Pato, des nouveaux mariés sont qu’ils ne vont pas bien eux non plus. Donc il est décrété le repos pour tous y compris pour moi. C’est Jo qui va avec la belle Gene l’accompagner pour l’achat de ses derniers souvenirs. Je somnole une partie de la journée, mes visites à la toilette se sont espacées ce qui me donne de l’espoir et je bois beaucoup d’eau. John qui est encore un peu verdâtre vient prendre de mes nouvelles. Kate est partie de son côté aller rechercher de l’eau en bouteille car nos réserves sont quasi à sec.  John et elle nous quittent vers la fin de l’après-midi, ils vont rejoindre les filles et manger dans le coin de Miraflores. Je décline l’invitation.

Je n’aurai pas pu être là pour embrasser et dire au revoir à Geneviève. Mais paraît-il qu’elle était bien accompagnée puisque les nouveaux mariés et son cher Pato étaient là pour son départ.

Nous terminons la soirée à jouer aux cartes avec le jeune français qui séjourne à la casa pour encore quelques temps. Je décrète la levée de l’assemblée car j’ai comme un petit coup de fatigue soudain. Et je dors la nuit la plus paisible de tout mon séjour. 

Mercredi (Départ de John et Kate)

Aujourd’hui John nous accompagne jusqu’au dîner. Nous allons faire le tour de magasins de musique dans le coin de Miraflores, Kate a eu comme cadeau de Noël des sous de son père. Elle veut s’acheter un genre de boîte de bois sur lequel les gens jouent du tam- tam (un cajong), un peu comme celui donc nous avons eu une démonstration sur la plage lundi après-midi.  Après la visite de quatre à cinq boutiques nous nous rendons une dernière fois dans le parc à chat. Kate veut retourner à Barranco une dernière fois chez Tio Mario pour manger des picaronnes les fameux beignes que nous avons tant aimer lors du souper du dimanche avec la famille. Nous arrivons tard dans l’après-midi car le soleil se couche assez tôt dans cette partie du monde soit aux alentours de six heures. Nous assistons au coucher de soleil tout en mangeant Jo, Kate, Mimi et moi-même. Après un arrêt rapide à l’épicerie, pour les derniers achats avant le départ, nous voici tous réuni dans le salon où Jésus et Mylène  embarquent les valises de Jonathan et Catherine. La casa est bien tranquille ce soir, je profite des dernières lueurs pour prendre quelques photos de la casa.

Jeudi (Dernière)

Aujourd’hui Jo a décrété que nous prenions le Métropolitano pour nous rendre une dernière fois dans la famille du marié à Chorillos afin de dire un Bye! Bye à la mamie. Nous nous rendons jusqu’à Chorillos ou Mimi vient nous rejoindre et nous amener en autobus (une première fois) jusqu’à chez elle.  Nous savourons un bon poulet que la mamie a concocté exprès pour nous.

Pendant que Jo et Mimi se sauvent pour quelques achats. Je leur laisse un peu de temps ensemble avant le départ. J’ai le plaisir de rencontrer une des tantes du marié qui travaille comme moi dans les laboratoires et de plus dans un laboratoire de microbiologie.

D’ailleurs elle a fait des recherches sur une bactérie particulière l’Elicobacter pilory. Maria Luz Zamudio  se présente avec plaisir comme une de mes collègues et me remets sa carte de visite.

Les dernières photos sont prises et Nadia a juste le temps de nous remettre des petits cadeaux qui consiste pour moi en de jolies boucles d’oreilles.

Je suis toute émue et je dois avouer que je verse une petite larme lorsque j’embrasse tout ce beau monde avant le départ. Je ne suis pas prête d’oublier tous ses bons moments en leur compagnie. Milles Merci! Direction la casa. C’est à notre tour, nous embarquons nos valises, un dernier regard à la Casa et en route vers l’aéroport.

Notre vol de retour de Lima à Newark s’est bien déroulé, malgré que nous ayons été séparées moi et Jo dans l’avion.

Le vol de Newark à Montréal a été cancellé à cause du mauvais temps. Nous passerons donc par Toronto. Une première visite pour moi à l’aéroport Pearson de Toronto. Nous arriverons donc à cinq heures pour le souper au lieu de midi comme il était prévu au début pour le dîner.

À Toronto, en attendant un des vols pour Montréal, je songe alors à ce que j’ai lu dans mon livre  que j’avais avec moi en voyage.

C’est le dernier livre de Paulo Coelho, l’Aleph.

Je le cite donc, puisque ce passage résume assez bien mon sentiment. « Le voyage s’achève, l’aventure prend fin et, dans quelques jours, nous rentrerons tous chez nous, où nous embrasserons notre famille, nous verrons nos enfants, nous regarderons le courrier qui s’est accumulé, nous montrerons les centaines de photos que nous avons prises, nous raconterons des histoires, les villes par où nous sommes passés, les personnes qui ont croisés notre chemin. Tout cela pour nous convaincre nous-mêmes que quelque chose est arrivé.

Dans trois jours, de retour dans la routine quotidienne, la sensation sera que nous ne sommes jamais partis et allés aussi loin.

Bien sûr, nous avons les photos, les billets, les souvenirs que nous avons achetés en chemin, mais le temps – seul, absolu, éternel seigneur de nos vies – nous dira : tu as toujours été ici dans cette maison, dans cette chambre, devant cet ordinateur. Qu’est-ce que deux semaines dans toute une vie?

Rien n’a changé dans cette rue, les voisins continuent à commenter les mêmes sujets, le journal acheté le matin rapporte exactement les mêmes nouvelles. Rien, rien n’a changé. Nous seuls- qui sommes partis à la recherche de notre royaume et avons découvert des terres que nous n’avions jamais foulées- savons que nous sommes différents. Cependant, plus nous l’expliquons plus nous nous convainquons que ce voyage, comme tous les précédents, n’existe que dans notre mémoire. Peut-être pour le raconter à nos petits-enfants, ou éventuellement écrire un livre dessus? Mais que pourrons-nous dire exactement? Rien. Peut-être ce qui s’est passé à l’extérieur, mais jamais ce qui s’est transformé en nous. »       

                            Fin des aventures au Pérou!   

 

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Lendemain de noces!

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Dimanche (lendemain de veille)

Ne me demandez pas trop ce qui s’est passé dans les premières heures ou lorsque nous nous sommes tous levés, je dois avouer que c’est un peu le brouillard. Après avoir ingurgité un café noir, deux petits pains et une banane, je me suis recouchée en écoutant ma musique sur mon iphone et en relisant les trois mails que le beau docteur m’avait envoyés pour s’excuser encore une fois de n’avoir pu venir à la noce. Je lui ai pardonné assez rapidement et honnêtement je dois avouer avoir songé que le destin avait arrangé les choses pour le mieux et cela pour nous tous. Pour le souper, selon le plan initial au petit carnet de Kate, il était prévu d’aller manger quelques spécialités péruviennes dans un restaurant réputé soit le Tia Mario à Barranco. Nous devions nous rendre à Barranco cette fois par le Métropolitano.

Nous avions ordonné aux jeunes mariés de nous oubliés pour les prochains vingt-quatre heures et que nous débrouillerions bien sans eux. Jo avait décliné l’offre puisqu’elle ne se sentait pas bien. Avec toutes les émotions vécues je comprenais un peu son besoin de solitude et de tranquillité. Gene pour sa part avait été invité par l’une de ses conquêtes rencontrées durant la noce à un souper en tête à tête. J’avais hâte de savoir le nom de l’heureux élu puisqu’ils avaient été plusieurs à bourdonner autour de notre table et de Gene!!  

Donc nous voici encore en trio,  Kate, John et moi à l‘entrée du Métropolitano près à embarquer en direction de Barranco pour aller manger. Je dois avouer que j’ai faim…

Surprise le cellulaire de Kate qui sonne, c’est la sœur du marié, le célèbre mannequin de la région, qui nous invite à rejoindre la famille au parc là ou il y a un spectacle de sons et lumières avec des fontaines d’eau. C’était d’ailleurs une suggestion de sortie qui avait été mise sur notre liste. Ce spectacle que j’avais eu la chance de voir lors de ma première visite et que malheureusement  je n’ai pas  pu photographier puisque je n’avais pas ma caméra avec moi. Nous hélons donc un taxi qui nous amène à notre rendez-vous. Nous devons y retrouver la sœur, la maman, et tante Cathy qui est en visite pour la noce.

Nous déambulons lentement mais sûrement devant chacune des attractions principales en essayant de ne pas nous faire trop mouillés car il fait frais ce soir.

 

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En chemin, nous croisons Nadia et Romain, toujours tout sourire, qui nous donne rendez-vous à Barranco pour souper. Arrivés à Barranco, surprise le restaurant où nous avions rendez-vous avec Nadia est fermé. Nous nous rendons au deuxième choix de nos guides tout en déambulant lentement dans le vieux quartier de Barranco. Tous les bâtiments sont illuminés avec de petites lumières et il y a encore de nombreuses décorations de Noël, ce qui rend le décor vraiment féerique. Nous serons finalement douze à table et là le choix est unanime ce sera des antigusttos pour tout le monde accompagnés de chicha, le fameux jus mauve fait à base de maïs. Je pose alors la question qui tue à Kate,  c’est quoi des antigusttos??

Elle est coincée de part et d’autre par la sœur du marié qui lui parle en espagnol et Nadia qui lui parle en anglais, la pauvre Kate en a par-dessus les oreilles. John et moi attendons patiemment qu’elle puisse réponde à notre question. Nadia nous explique que ce sont des brochettes servies sur des pommes de terre, que nous allons nous régaler. Nous avons trois sortes de brochettes par assiette. Quand je vois arriver mon assiette je m’exclame en proclamant que je ne réussirais à manger tout cela. Je suis assise en face de la tante et à côté de la mamie. J’ai droit à deux paires de yeux qui en disent long, je m’abstiens donc de tout autres commentaires.

J’ai l’impression qu’à mon intonation elles ont compris ce que j’ai dit! Romain profite de ce moment-là pour venir nous montrer les vidéos pris durant le mariage et lors du party à la maison.

Nous sommes si absorbés par les vidéos que nous mangeons sans trop nous posez des questions et Kate qui nous regarde avec son petit sourire en coin qui semble dire vous êtes en train de vous faire avoir.. Mais par quoi ou par qui??

Nous rigolons devant la vidéo de la fameuse danse lascive à laquelle John s’est livré avec sa partenaire de danse hier soir à la noce. Frappé par une crise d’amnésie soudaine, John avoue ne pas se reconnaître sur la vidéo. Pendant ce temps, la tante devant moi m’invite à goûter à son plat. Comme je ne veux surtout pas provoquer les foudres de la maman et de la tante, je pioche généreusement dans son assiette. C’est bon à s’en lécher les doigts et là tout autour de la table tout le monde me regarde et souris à pleines dents. Mais qu’est-ce que j’ai fait ou dit de si drôle?

John commence à avoir des soupçons sur ce que nous mangeons. J’ai fini par terminer mon assiette sous les regards attentifs de la mamie et de tante Cathy. La sœur du marié  pose alors une question en espagnol à Kate et celle-ci se mets à rigoler. Elle nous annonce alors si nous voulons prendre du dessert.

Kate est une maniaque de ses beignes servis dans une petite sauce sucrée qui ressemble un peu à notre sirop du Québec. Nadia épie maintenant nos moindres mouvements c’est alors que Romain prends sa caméra et nous demande en anglais,  Claire et John avez-vous aimé votre repas? Je commence à me demander si moi et John on ne sera pas obliger de payer le souper de la gang ou encore de laver la vaisselle, mais qu’est ce qu’ils ont tous ??

C’est Kate qui en rigolant nous annonce ce que nous avons finalement mangé. Les tranches sur les brochettes étaient des tranches de cœur de bœuf et ce que j’ai tant aimé dans l’assiette de la tante en face de moi étaient des tripes et de l’estomac de bœuf.

Les miens, mes organes soit mon estomac, mon cœur et mes tripes ne font qu’un bond mais par chance retrouvent leur place respective tandis que je sens John s’agiter sur sa chaise. Ayez pitié de nous, nous venons à peine de nous remettre de la noce d’hier. Les faces que moi et John nous avons n’ont pas besoin d’aucune traduction. Une image vaut milles mots…

Nadia et Romain sont tordus de rire au bout de la table tandis que la maman qui me semblait si sévère il y a à peine quelques minutes se tord de rire en compagnie de sa sœur. Ils nous ont tous bien eu et Kate nous avoue que c’était trop drôle de nous faire languir ce que Nadia lui avait suggéré. Pour se faire pardonner, ils nous ont payé le souper. J’espérais maintenant que leur investissement resterait bien tranquille où le tout était rendu.

Par la suite, nous sommes revenus sur les faits marquants du mariage, les photos, ils se sont aussi informés, bien gentiment, sur ce qui était arrivé avec mon docteur, la maman m’a avoué qu’elle aurait bien aimé le rencontrer et danser avec celui-ci. Charmeuse en plus!! La fin du repas s’est donc bien déroulée sans d’autres surprises gastronomiques et dans la bonne humeur. Des gens attachants et inoubliables. Après des au revoir avec la famille de Romain et Nadia, c’est Lili qui nous a ramener à la maison avec toujours la tante juchée sur les genoux de la maman.

 

Noce Péruvienne!

 

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Samedi (Le grand Jour)   

 

À notre réveil c’est le branle bas de combat. Jo et Kate sont déjà partis. Pour ma part, il a fallu que je me tape une séance de serpillière car ma toilette a débordé cette nuit entre 2 et 4 heures du matin. J’ai donc ramassé beaucoup d’eau dans mon petit seau. Certain dise que l’eau est le symbole des émotions,  justement ça tombe bien car aujourd’hui il va y en avoir de l’émotion dans l’air. Je me rendors juste assez pour avoir connaissance du départ des filles vers les huit heures. À mon réveil, j’en profite pour traverser au dépanneur pour chercher des chocolatines et des brioches. C’est moi qui régale. Nous devons être prêts vers les deux heures trente car c’est un taxi qui va nous être envoyé pour venir nous chercher. Et ton docteur as-tu des nouvelles?? Mon Dieu! Effectivement que se passe-t-il avec mon cher docteur? Et je n’ai plus de cellulaire sous la main pour l’appeler! Je lui envoie donc un email pour lui dire que nous ne pouvons pas l’attendre. Nous devons quittés la Casa vers les deux heures trente en taxi. Qu’il apporte son faire part car l’adresse est mentionnée dessus et qu’à son arrivée qu’il nous rejoigne là-bas en taxi… Fin des communications.

 

Après que Gene est accepté de me maquiller et que nous ayons revêtu nos beaux atours, il est déjà deux heures! Mon Dieu! Où est passé le temps?? Nous avons nos caméras, nous sommes prêts! John sonne la charge, le taxi sera là dans quelques minutes. Nous tentons de ne pas trop froisser nos tenues de noce et montons à bord du taxi qui nous amènera mais où? John est devant et surveille de près notre itinéraire. Moi et Gene évitons de nous regarder de peur soit d’éclater de rire ou d’éclater en sanglots tant nous avons tous un peu les nerfs à fleurs de peau. Le fameux mariage pour lequel nous avons tant de plaisir à préparer va avoir enfin lieu. Nous y sommes!  Devant l’entrée de la salle municipale de Chorillos. Euh! Est-ce que c’est là la noce?? Où sont les ballons?? Non, nous sommes à quelques coins de rue de la maison de la famille, nous allons seulement rejoindre le reste de la famille. OK!!

 

Je n’avais pas compris cela! Désolé… Moi et Gene avec nos talons hauts et nos tenues de noce crions un peu dans le paysage. Près de nous de gros camions à vidanges remontent les déchets de la plage.

 

Arrivés devant la porte nous sonnons en attendant que quelqu’un daigne venir nous ouvrir. C’est Mimi qui nous ouvre et qui voltige dans sa robe de mariée. Elle est merveilleuse! Jo veille à ce que sa superbe robe rouge   tienne le coup jusqu’à la noce. Où est la cravate du marié?

 

Oh! Oui il ne portera pas cette cravate. OK!! La maman de celui-ci apparaît dans une élégante longue robe bleue ciel. Les mariés, Jo et Kate partent devant dans l’auto. Nous les rejoindrons avec deux taxis hélés sur le chemin, à peu près au même endroit où nous sommes débarqués tout à l’heure devant l’entrée de la cour municipale. Retour en équilibre instable sur nos talons hauts vers les taxis et les camions à ordures qui nous frôlent. Enfin, nous voilà enfin entassé dans l’un des taxis?

 

Mais où allez-vous donc? À des noces, pauvre crétin, ça ne se voit donc pas? Sûrement pas ramassés des ordures tout de même??

 

Nous empruntons un chemin bizarre pour nous rendre à la noce.

 

Avez-vous les ballons, oui oui,  dans le fonds des champs, là-bas, parfait taxi c’est par là!!

 

C’est alors que j’ai une aimable pensée pour mon ami docteur.

 

Si jamais tu réussis à trouver cet endroit, tu vas mériter une médaille. Tout en souhaitant que si tu fasses tout ce chemin que tu puisses au moins nous retrouver. Mon Dieu!  C’est au bout du monde, non Claire au bout du champ, regarde il y a même des taureaux.

 

Maintenant c’est à Jo que je pense avec sa belle robe rouge. Cela commence à être trop drôle!

 

Nous voilà enfin arriver, mes sandales à talon haut s’enfoncent dans le gazon. Ils vont avoir un beau gazon avec tous ses talons hauts qui aèrent le terrain. Mais je dois avouer que le site vaut toute cette route. C’est super beau !

 

Une agréable surprise après ce long voyage en taxi. Un autel est monté à l’extérieur au beau milieu du terrain avec des bouquets de fleurs tout autour. C’est là qu’aura lieu le mariage religieux que Mimi a tant souhaité. Il ne faut pas oublier aussi l’énorme chapiteau qui est là monté au milieu du champ et où se déroulera le reste de la noce, soit le repas et la danse. Je m’étire les yeux à l’occasion afin de vérifier si je ne verrai pas apparaître mon Docteur.

 

Cependant, je suis rapidement distraite par la belle brochette de jeunes hommes péruviens qui arrivent et s’accumulent derrière. Les chaises ayant été réservées pour la famille et pour nous les invités VIP.

 

C’est alors que le beau Didi, le fameux témoin, vient se joindre à nous. Il est alors accompagné par deux de ses copains. Didi me présente  le premier comme étant un jeune homme d’origine haïtienne comme lui. C’est le second qui attire plus mon attention, surtout avec son beau sourire. Celui-ci est le propriétaire des maisons APU, le proprio avec lequel Mimi a fait affaire lors de la recherche de notre logement. Un autre gentil jeune homme, il s’appelle Luis.

 

Après que le curé est pris place et que les tests pour le son ont été faits le futur marié apparaît au bras de sa maman. De derrière les applaudissements nous parviennent, Jo vient de faire son entrée accompagnée de Mimi. Elles sont toutes les deux radieuses. Devant elle avance bien fièrement la porteuse des anneaux. La cérémonie se déroule comme toute bonne cérémonie sauf que nous comprenons que quelques brides de ce qui se dit. Nous avons donné congé de traduction à Kate aujourd’hui. Cependant lors de l’échange des promesses, Mimi fait son témoignage en français, afin que nous puissions témoigner de son engagement envers son futur époux.

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Il fait beau, il fait chaud et un extra pour mettre du piquant à la cérémonie, les moustiques se joignent à la noce. Ici la tradition est qu’au lieu du lancer des confettis et des bulles, nous lançons des grains de riz. Je ne suis pas assez rapide et comme j’ai un problème avec mon appareil photo, c’est Luis qui me vient en aide et me tend son sachet pour que je puisse lancer à mon tour quelques grains de riz aux mariés. La cérémonie achevée, j’accompagne Jo jusqu’à l’entrée du chapiteau où aura lieu le repas.

 

Pendant ce temps, les nouveaux mariés sont partis pour faire prendre leurs photos. Jo me demande si je ne suis pas trop déçu puisqu’il semble que le beau docteur ne viendra pas. Je la rassure en lui disant que je me suis promise que s’il est là tant mieux sinon je veux m’amuser quand même. À l’entrée du chapiteau, on vérifie nos noms et on nous assigne nos places.

 

Vous ne devinerez jamais qui est devant moi et à ma table?? Non! Oubliez le docteur, il ne viendra pas… Vous verrez plus loin pourquoi …

 

C’est le gentil Luis… Monsieur Apu comme je m’amuserai à l’appeler durant la soirée. Nous prenons tous place autour de la table prévue pour dix convives, mais nous ne seront que huit. Je jetterai quelques petits coups d’œil discret en direction de DiDi et de Luis à l’occasion.

 

Après les coupes de champagne et les petites bouchées nous sommes prêts pour le souper. Luis a l’air intéressé et pause quelques questions en espagnol me concernant  à Didi. Donc Monsieur Apu aurait des visés sur moi. Tiens donc! Quel drôle de hasard… Une fois que nous sommes servis, les discussions se calment  et tout en mangeant et en souriant, je ressers du vin à Monsieur Apu. Notre repas est composé de riz (bien sûr), d’haricots verts et de porc nappé d’une succulente petite sauce. Nous rions car c’est notre premier souper de la semaine que nous prenons aussi tôt.

 

Les mariés se pointent enfin pour manger, mais en tant que québécois la tradition veut que les mariés n’aient pas le temps de manger mais de s’embrasser. Avec mes joyeux lurons, nous démarrons donc le cognée des verres pour les baisers des mariés et ce à la stupéfaction de la plupart des péruviens présents. Ils sont fous ces québécois!!!

Par la suite, les mariés vont nous adressés quelques mots et ce sera l’ouverture de la danse. Piste de danse que nous les cinq représentants du Québec ne lâcheront qu’à de rares occasions. Après la deuxième danse, nous revenons à nos assiettes pour terminer notre repas mais surprise, les couverts ont déjà été retirés et il nous restait pour la plupart le tiers de nos assiettes.

 

Enfin, nous nous défoulerons plus sur le dessert. D’ailleurs, une gentille tante nous amènera une assiette pleine de ses petites douceurs sucrées que nous partagerons entre nous en plus des petits gâteaux de la pyramide du gâteau de mariage. Nous étions  là tous ensemble pour nous amusez et je crois que nous avons bien réussi. J’amènerai d’ailleurs Luis plusieurs fois se dandiner sur la piste de danse malgré ses réticences. Nous sommes tous bien amusés et Luis a été un très gentil compagnon autant pour parler même si c’était surtout en anglais mais aussi comme danseur ce que j’ai bien apprécié.

 

Après une pause pour le lancer du bouquet de la mariée que notre belle Gene a d’ailleurs eu le plaisir d’attraper. Cela va être un voyage mémorable pour cette jeune femme. Ce fut la remise de la jarretière au prochain qui se marierait dans l’année, un cousin dont j’ignore le nom d’ailleurs.

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Cette fois, pour cette partie de la soirée c’était un disque jockey qui a pris la relève de l’orchestre avec de la musique plus disco. Vers minuit, il nous a semblé sentir une petite baisse d’énergie du côté de nos amis péruviens. Fausse impression puisqu’une mascotte représentant un cochon d’inde (Quig) et trois personnages costumés sont venus repartir le party de plus belle en déclanchant un grand carnaval avec des confettis, ballons, sifflets, colliers, nez de clown et chapeau et nous ont amené dans une parade des plus folles et cela jusqu’au environ d’une heure du matin. Vers deux heures les propriétaires des lieux ont décidé que cela faisait assez longtemps que nous festoyions. Ils ont donc décidé de fermer les lumières et à commencer à démonter le chapiteau.

 

Comme notre groupe est lié à la vie à la mort, nous nous sommes donc encore entassés dans les véhicules de la famille en direction de la maison de la mère du marié à Chorillos.

 

Je me suis souvent posée cette question durant la noce et lors des jours qui ont suivis c’est-à-dire ce que j’aurais fait alors avec mon docteur et comment tout cela serait déroulé s’il était venu?

 

Mais peu importe, j’ai profité du moment présent et je me suis très bien amusé. De plus, il m’a semblé que nous avions été bien adoptés par Luis et Didi. Nous nous sommes retrouvés encore une fois dans la voiture du marié dans la même position qu’au départ soit moi, Jo, Kate assises derrière avec Gene allongée avec les bouquets sur nous trois tandis que Mimi et son mari sont assis à l’avant. Les garçons, soit John, Didi et Luis sont dans le véhicule de Romain. Je soupçonne Nadia de conduire parce que Romain paraît-il commençait à parler russe, ce qui est un signe chez lui d’un début d’ébriété. Il y a déjà foule devant la maison surtout les amis de Mimi et du nouveau marié. Mimi et sa mère Jo en profite de leur côté pour aller se changer tandis que Kate a décidé de nous quitter pour le pays des rêves sur le divan du salon au premier.

 

Moi en compagnie de Luis, Gene, Pato, Didi et John nous continuons le party. Là, Romain tout sourire, nous offre quelques breuvages pour nous désaltérer. John, qui après avoir siffler trois grosses bières, réalise que selon la coutume péruvienne, lorsque tu reçois une bière tu te sers un verre et tu fais circuler le reste de la bouteille, petit détail qui lui avait échappé mais que Romain lui a expliqué seulement après la troisième….

 

Il est chaud chaud, et ce dans tous les termes du mot, notre JoJo. Avec la danse lascive qu’il nous livre avec sa belle brunette, personne n’est prêt d’oublier, ça va sûrement passer à l’histoire et Kate qui manque tout cela. En tout cas, Romain, lui n’a rien manqué, puisqu’il s’est amusé à filmer le tout sur vidéo. Il a d’ailleurs filmé une bonne partie de la fête qui s’est déroulée dans le sous-sol de la maison familiale.

 

Paraît-il que nous aurons droit de parole à savoir s’il doit le publier ou pas le tout sur facebook.

 

Moi et Luis nous en sortons quand même assez bien côté danse. Didi, lui se bidonne de la situation et s’amuse follement comme tout ce beau monde.

 

Comme il y a des fumeurs et que la fumée envahit vite la place, à cause de mon asthme et que je n’ai pas mes pompes, je dois quitter mon cavalier pour me diriger vers le garage où il y a un peu plus d’air frais et encore du bien beau monde. Nous tentons d’établir la communication moi et certains cousins du marié, malgré l’heure tardive nous nous en sortons bien. Je leur avoue que si je continue à prendre de la bière, je vais être capable de parler en russe ou dans n’importe quelles autres langues moi aussi ce qui les fait bien rigoler.

 

Luis à envoyer Didi comme éclaireur pour savoir ce qui se passe avec moi. Dans tout ce remue-ménage, je crois que Luis n’a pas bien compris ce que  je lui ai dit. Didi repart tout souriant pour rassurer son copain resté à l’intérieur. Quelques minutes plus tard c’est le beau Luis qui apparaît tout sourire et vient me rejoindre avec une bouteille de bière fraîche à la main.

 

Comme toute bonne chose à une fin et que les réserves de liquide sont épuisées, c’est vers les cinq heures du matin que la levée de l’assemblée a lieu.

 

Cette fois, nous retournons tous par où nous sommes arrivés la première fois et nous reprenons des taxis. Luis en profite pour me remercier pour la belle soirée et qu’il a bien aimé ma compagnie. J’en suis bien flattée. Comme tout bon péruvien il m’explique qu’il aimerait me raccompagner mais étant donné les circonstances, cela semble un peu plus compliqué. Il m’embrasse et je le remercie en espérant qu’il a passé un bon moment. Encore une fois, nous nous retrouvons, moi, Kate qui a été sorti du pays des rêves et Gene derrière tandis que Jo et John sont devant. Direction la casa!!  Le retour se fait dans un silence religieux, avouons-le nous sommes tous claqués. Mais qu’elle belle noce, inoubliable à tous les points de vue et à ma grande surprise, je me sens fatiguée mais je n’ai aucun autre malaise.

 

De plus, je n’ai même pas mal aux pieds, j’avais fait un bon choix lors de l’achat de mes sandales. Une fois rendu, j’enlève mes beaux atours et  je revêt mon pyjama.

 

C’est à ce moment-là que je pense à prendre mes messages. Je suis soulagé lorsque j’apprends  que mon docteur n’a jamais quitté sa montagne puisque une urgence de dernière minute l’a retenue et que  lorsqu’il a pu enfin se libérer et se rendre à l’aéroport pour prendre l’avion, les vols étaient trop tard. J’analyserai tout cela demain…. Je suis morte.

Noce civile à Lima!

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Jour 3 (Jeudi, jour de la Noce Civile)

Après une bonne nuit de sommeil nous sommes maintenant près pour la noce civile. Le tout se déroule vers 11 heures donc la levée du corps se fait tôt pour la plupart de mes amis. Jo a mis sa jupe qu’elle avait achetée pour l’occasion lors de notre visite aux boutiques le mardi en notre compagnie. Pour ma part, j’ai mis ma petite jupe noir et blanche accompagnée d’un bustier blanc sans manches, la même tenue que lors de mon premier souper avec mon gentil docteur. J’ai mis des chaussures à talons plats puisque nous allons nous rendre jusqu’à Chorillos en autobus. Une nouvelle expérience  pour moi puisque nous allons emprunter cette fois le Métropolitano c’est-à-dire la voie rapide pour des grandes autobus de type accordéon afin de nous rendre à destination. John et Kate ont acheté une carte et en on profité pour ajouter des sous à celle-ci afin de nous permettre  de tous embarquer.

Après un long trajet, nous arrivions à la station près de Chorillos où là nous attendais le futur époux. Nous nous entassons donc dans l’auto il y a Kate, moi et John assis derrière avec la belle Gene, allongée de tout son long sur nous trois, tandis que Jo est devant avec le futur marié. Nous voici donc rendu devant ce qui semble le palais de justice. Il y a beaucoup d’animations et nous suscitons pas mal de curiosité. Nous sommes dirigés vers le sous-sol de ce bâtiment où nous entends un autel sur lequel est déposée une nappe blanche. Des chaises sont disposées de part et d’autre. Nous optons pour le côté gauche de la pièce en espérant que ce sera bien le côté de la mariée.

La voici d’ailleurs dans sa jolie robe violette qui arbore son plus beau sourire, car c’est aujourd’hui pour la plupart des péruviens, c’est la noce importante puisque c’est à ce moment-là que les papiers officiels sont signés. Après quelques minutes d’attente nous voyons arrivé le témoin du marié en la personne de l’un de ses cousins qui malheureusement est en deuil d’un membre de la famille. Il viendra à la cérémonie mais ne restera pas pour le dîner qui suivra.

De notre côté, ce sera Kate qui sera le témoin pour Mimi. Par la suite, nous rencontrons quelques membres de la famille soit le cousin et sa femme, Christian son frère aîné. Arrive derrière sa maman ainsi que sa sœur, mannequin très connue.

Donc de part et d’autre de la salle nous observons la cérémonie qui se déroule. Le juge de paix qui est une dame, nous demande aux gens du côté gauche de la salle de nous rapprocher afin de bien entendre ce qu’elle dit. Nous nous regrouperons subtilement autour de Kate afin que celle-ci nous traduise les propos de la juge.

Ce qui fait bien rigoler le côté droit de la salle. Par la suite, tous les partis présents apposent leurs signatures sur les nombreux documents qui leurs sont présentés ainsi que leurs empreintes digitales. Je suis assez surprise que j’en oublie de prendre quelques photos pour immortaliser ce moment.

 

Après les félicitations d’usage, nous nous regroupons, le côté gauche et droit, pour ne former qu’un groupe qui s’embrasse cette fois chaleureusement, tous heureux que nous sommes d’avoir été témoin de ce bel évènement. La glace semble brisée cette fois entre nos deux groupes. Pour célébrer le tout, nous nous dirigeons tous vers la sortie où là nous serons repartis dans différents véhicules.

 

J’ai le grand plaisir d’être dans le véhicule de deux charmantes personnes. Je les adore. Le cousin russe s’amuse à se faire un chemin dans la circulation. J’ose à peine regarder les manœuvres tant le trafic est fou dans le coin. Coup de klaxon et crissement de pneus sont fréquents. J’adore écouter ce que Nadia tente de nous raconter en anglais à moi et Gene, cela semble si drôle. D’un commun accord, moi et Gene nous mettons au diapason et rigolons gaiement même si certains détails de la conversation nous échappent. Nous nous dirigeons vers un grand restaurant situé juste en face de l’océan Pacifique. Moi et Gene bombardons littéralement le paysage avec nos appareils photos. Nous nous retrouvons au Hornere (le resto) autour d’une immense table montée à notre intention.

 

 

 

Nous aurons la chance de déguster différentes viandes rôties sur la braise. Sauf que près du brasier, j’ai très chaud si bien que c’est le frère du marié assis en face de moi qui demande au serveur d’activer le ventilateur au-dessus de nos têtes. Le repas se déroule bien, j’ai même droit à un excellent dessert soit un gâteau aux trois laits, gâteau que Johanne m’avait venté les mérites lors de sa dernière visite. Ce petit goût de vanille donne un petit goût de revenez-y… De plus, aujourd’hui notre copine Gene célèbre ses vingt-cinq ans. Alors elle aura droit à une pointe de gâteau aux fruits qui n’est pas méchant non plus.

Après un si bon repas, il est décrété que nous allions prendre une marche sur le Mont Solar où là aussi il y un petit Christ en croix qui vaut le détour. La vue de Lima est impressionnante d’où nous sommes. Nous prenons beaucoup de photos. Par la suite, nous rembarquons tous direction la maison familiale de la Maman.

Nous sommes accueillis par deux énormes chiens qui sur le coup m’impressionnent. Par la suite la douceur de ses toutous me rassure si bien que je me laisserai aller à les flatter. Laika, le plus gros, est le chien du marié.

Pendant que les filles finalisent leurs préparatifs, moi et Gene,  allons sur la plage. Les vagues sont hautes et fortes et les abords ne semblent pas des plus propres mais c’est assez pour nous faire rêver.

Durant ce temps nos amis se changent puisque ce soir nous allons manger dans un resto branché de Barranco. Au menu ce sera des tapas accompagnés du fameux Pisco Saur, breuvage typique du Pérou. Paraît-il que c’est l’endroit où l’on sert le meilleur de Lima!

Donc nous revoilà entassé dans l’auto, cette fois direction la Casa où ce sera à notre tour de nous mettre en beauté. De plus Gene doit redoubler de beauté puisque après le souper ses copines (Mimi et Kate) ont organisés avec des amis du coin un gros party pour Gene.  

Nous nous rendons cette fois à Barranco en autobus, maintenant que nous maîtrisons bien ce moyen de transport nous en profitons. Après quelques pas, nous arrivons devant une magnifique maison de type ancestrale qui abrite le fameux restaurant. Nous commandons chacun un petit plat de tapas, ce que j’ai préféré le plus est le plat de John et de Jo qui consistait à du calmar farci avec du crabe et fromage. Un pur délice…

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Après deux Pisco Saur, puisque j’ai terminé celui de mon ami John j’avais beaucoup de plaisir. Après trois paraît-il que cela peut devenir dangereux, j’ai donc su m’arrêter à temps. Ah! Ah!

 

Une fois terminé c’est le marié qui a tenté de marchander un taxi à bon prix pour nous ramener moi et Jo à la Casa. Nous avions décliné, sûrement mais gentiment, l’offre d’aller danser avec les jeunes pour la fête de Gene.

Dommage car j’ai pu constater que Mimi avait de bien bons et beaux amis. D’ailleurs à notre sortie du resto nous avions croisé le mannequin du panneau publicitaire, le fameux Didi. Ouah! Sur le panneau, c’était bien mais en personne c’était encore mieux, un jeune homme charmant!

Je taquinais Jo en essayant de la culpabiliser de n’avoir pas avoir voulu aller danser. Elle m’a alors répliqué gentiment de me tenir tranquille, d’aller me coucher et de garder mes énergies pour la noce et pour mon beau docteur.

Oups! Serait-ce que je m’étais laissé distraire?? Hum!! Hum!! Nous avons bien fait de décliner l’invitation car nos joyeux lurons sont rentrés vers les 4 heures du matin. De plus, j’ai entendu Gene échanger certains propos en compagnie d’un jeune homme jusqu’à 7 heures du matin, l’heure a laquelle elle a finalement décidé de monter se coucher et de donner congé à ce mystérieux chevalier servant. 

J’allais avoir la chance d’identifier le jeune homme en question quelques jours plus tard et d’avoir une petite revanche sur mes deux oiseaux de nuit,  nous allions alors bien rigolés…

De retour à Lima et Retrouvaille avec un gentil docteur!

 

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Jour 1 (Mardi)

 

Je me réveille comme à mon habitude au environ de six heures trente, sauf c’est un bruit de sifflet qui accompagne mon réveil.  Mais qui donc souffle dans un sifflet si tôt le matin et où suis-je? J’ouvre un œil et c’est là que je réalise que je suis au Pérou. Youpi!! Mais j’entends quand même encore quelqu’un siffler gaiement dans un sifflet. Nous sommes logés au 3152 Arequipa à la limite de Miraflores à Lima, la maison se situe près l’une des artères les plus passantes du quartier. Dieu Merci! Ma chambre est située derrière. C’est un policier qui fait la circulation qui est l’heureux propriétaire du sifflet.  

Aujourd’hui les québécois arrivés avant nous, nous familiarisent avec les lieux et nous explique un peu le fonctionnement de la résidence. Ce matin-là, lorsque mes joyeux compagnons se lèvent, la priorité numéro un est d’aller au dépanneur situé à un coin de rue. L’eau en bouteille, le papier de toilette, le savon et  la bière sont les achats prioritaires. Pour ce qui est du reste chacun se débrouille avec ses affaires.

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Après avoir trouvé notre argent péruvien (soles)  pour payer nos achats, nous étions prêts à visiter les alentours et  à découvrir le fonctionnement des transports en commun du secteur. Lors de mon premier voyage j’avais bien observé et j’avais été subjugué par ce va et vient constant. J’aurais bien voulu savoir comment cela fonctionnait. N’étant pas alors en grande forme, je m’étais contenté d’observer. Grâce à notre guide, le mystère entourant le fonctionnement de ces transports allait être résolus. Il nous a donc expliqué alors qu’il suffit d’écouter les destinations qui sont criées en espagnol. Lors de ma première tentative, je dois avouer, que j’ai absolument rien compris. Mais à force d’attention, j’ai fini par comprendre l’idée générale. Par mesure de sécurité il m’a dit de répéter ma destination à l’homme avant de monter. Un passage pour Lacomar, Miraflores ou même Barranco, ne coûtait qu’une soles. N’embarque pas n’importe qui, n’importe où cependant. Après avoir observé le manège de tout ce beau monde, nous nous sommes dirigés vers Miraflores et de là nous avons marché jusqu’à l’endroit que j’avais adoré lors de mon premier voyage. (Voir Article Rendez-vous manqué avec le Matchu Pitchu).

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Le Lacomar est un endroit très touristique mais a aussi l’avantage d’être très sécuritaire. C’est d’ailleurs ce que mon gentil docteur m’avait mentionné. Après une visite et un petit dîner au restaurant le Mango, nous avons continué notre visite vers les boutiques de souvenirs et de vêtements. Les péruviens et en particulier les péruviennes  adorent les souliers. C’est la conclusion à laquelle nous en sommes venus à voir la quantité de boutique de souliers qui pouvaient avoir sur les rues.

Jo s’est laisser tenter par une paire de souliers ainsi qu’une tenue supplémentaire qui serait utile pour la noce civile qui devait avoir lieu le jeudi.

Après ce fut le retour à la Casa pour retrouver et célébrer avec tout le groupe notre arrivée au Pérou. Mimi nous a concocté un petit drink typiquement péruvien à base de lime et de Pisco. Je ne me rappelle pas le nom du breuvage en question malgré que l’on me l’ait répété plusieurs fois, mais c’était très bon.

Pour le souper, nous avons commandé des côtes levées que nous avons mangées tard dans la soirée dans la salle à manger de la Casa. Ce sera d’ailleurs le seul repas en groupe qui sera pris à la Casa durant ce voyage à l’exception des déjeuners. Les autres repas se dérouleront toujours ailleurs et parfois à des heures tardives. Les déjeuners étaient à la discrétion de chacun et pour ma part, il se composait la plupart du temps de grignoter un petit pain ou deux, d’une banane ou d’une mangue et d’un café noir sans sucre ni lait.

C’est d’ailleurs grâce à ce voyage que j’ai pu diminuer drastiquement ma consommation de sucre dans le café. Les dîners, tout dépendant où nous étions, se prenait vers les deux heures de l’après-midi. Le souper, au environ de huit heures et même parfois très tard.

Ce mardi soir, après avoir discuté,  nous avions soumis nos suggestions i.e. ce que nous souhaitions faire, visiter ou manger pendant notre séjour. Un plan a donc été établi à partir de cette liste pour les jours à venir. Une fois le plan de match établi nous sommes tous allé nous coucher.

 Jour 2 (Mercredi)

Au programme aujourd’hui visite de Musée d’archéologie, montée sur le mont Cristobal pour voir la vue de Lima et dîner de seviche au Barronte. Un ami des futurs mariés, avec l’une de ses copines vont venir avec une petite navette nous chercher et nous guider pour cette aventure.

J’ai déjà perturbé l’horaire puisque je décline l’offre non que le programme ne soit pas tentant mais parce que mon beau docteur de Cusco m’a donné de ses nouvelles et il devrait descendre de sa montagne pour venir me rencontrer.

Nous souhaitons discuter afin d’ajuster nos horaires pour les jours à venir et surtout pour la noce de samedi. Je l’attends avec impatience et j’ai même emprunté le téléphone de la propriétaire de la casa en attente de son appel. C’est seulement vers une heure trente de l’après-midi qu’il réussit à me rejoindre. Il est coincé à l’Aéroport de Lima. Il a perdu son étui qui contenait son habit.

Une fois son habit récupéré nous nous donnons rendez-vous pour le lunch au même endroit où nous sommes allées la toute première fois. Rendez-vous est donné près du grand sapin de Noël près des cinémas. Je dois avouer que cela m’a fait tout drôle de me retrouver quelques mois plus tard au même endroit. L’attente est longue et je commence sérieusement à avoir faim. C’est alors que je l’aperçois rôdant autour du sapin, toujours aussi beau et quand il m’aperçoit son sourire s’illumine.

Les effusions des retrouvailles sont rapides puisque l’un comme l’autre nous sommes affamés. J’en profite pour lui dire d’appeler le groupe afin de rassurer tour le monde que je ne suis pas seul et surtout leur prouver que mon gentil docteur est bien là. Une fois l’appel fait celui-ci rigole bien de la situation, d’ailleurs je le ferai rappeler deux autres fois questions de bien rassurer tout mon monde. 

Le repas se déroule face à l’océan Pacifique et me rappelle le fameux soir où nous avons soupé ensemble sauf que cette fois il choisit pour manger  un steak et moi un spaghetti.

Mon docteur s’est intéressé à mon nouvel i phone et ses quelques applications. Il a été captivé par mes photos de mon voyage en Israël. Il a bien rigolé aussi devant mon application concernant la traduction du français et de l’espagnol.

Il semble en admiration avec ma casquette que je porte et que j’ai reçue suite à mon bénévolat à Tennis Canada. Comme il est un maniaque de Tennis, je lui en fais cadeau. Après l’échange de nos nouvelles respectives, il s’est alors informé si j’avais eu ou revu des gens de mon premier voyage comme le guide. C’est alors qu’il m’a posé une question qui m’a fait sourciller à savoir si j’avais revu le petit homme qui travaillait pour celui-ci (José?) qui venait m’aider à changer d’hôtel et qui m’a ramené à l’aéroport. Question à l’allure anodine mais qui a généré pour moi une multitude de questions. Comment mon gentil docteur pouvait savoir tout cela? Il n’avait jamais été contact d’une manière ou d’une autre avec José! Comment se fait-il qu’il sache ses choses concernant José?

C’est alors que mon cher docteur m’a fait une révélation concernant mon premier séjour à Lima. Par mesure de sécurité et étant donné mon état de santé, il avait payé quelqu’un pour me suivre et m’assurer une certaine protection. Une chance que j’étais bien assise sinon je crois que j’aurais tombé à la renverse. Cependant mon intuition ne m’avait pas trompé puisque, lors de ce séjour, j’avais parfois l’impression d’être suivi.

Je mettais cela sur le compte des émotions ou encore sur les médicaments que je prenais. Enfin, je n’ai pas du être toujours de tout repos à suivre mais mon gentil docteur ne m’a pas donné plus de détail là-dessus.

Une fois que mon docteur a réussi à mettre la main sur l’addition, j’ai encore été gâté. Nous nous sommes dirigés vers un arrêt d’autobus. En chemin nous passons devant le cinéma et mon gentil docteur se rappelle qu’il avait essayé de me convaincre d’aller voir Gnoméo et Juliette et qu’après de long pourparlers nous avions optés ou plutôt il s’était incliné pour mon choix de Thor. Dommage qu’il est tant de mémoire ce docteur!!

Nous nous dirigions  donc en direction de la Casa, car je voulais lui montrer ce que serait nos installations pour les prochains jours et surtout pour le jour de la noce afin qu’il puisse aussi rencontrer mes joyeux compagnons de voyage.

 

 

 

Malheureusement ou heureusement nous étions seuls à la Casa. J’ai eu la chance d’attraper la femme de ménage afin qu’elle puisse prendre une photo de nous deux afin d’immortaliser ce moment. Après un tour rapide de l’endroit, nous sommes retournés à la terrasse. J’ignore comment il a trouvé les installations car je l’avais averti à l’avance que ce n’était qu’une résidence d’étudiants. À quoi s’attendait-il exactement à ce moment-là, je ne le saurais jamais? Je me suis toujours posée la question s’il avait été déçu ou non par notre arrangement. En tout cas, il n’en a pas jamais laissé rien paraître. J’ai comme impression avec le recul que j’ai peut-être manqué quelque chose à ce moment-là. Enfin comme je me le suis avouée,  par la suite, c’était peut-être mieux comme cela pour tout le monde…..Il ne se passe jamais rien pour rien!

Mon gentil docteur était un peu confus puisqu’il croyait que la noce avait lieu le lendemain mais je lui ai confirmé qu’il n’avait pas tort mais que ce n’était que la noce civile, la grande noce ayant lieu le samedi. Donc, après deux bons verres de jus de mangues fraîches, mon docteur semblait avoir mis un peu plus d’ordre dans ses idées et son agenda.

Je savais parfaitement que le jour des noces nous n’aurions pas beaucoup de temps pour nous, j’en ai donc profité, par mesure de précautions et surtout par intuition de lui remettre les petits cadeaux que je lui avais apporté en remerciement pour ses gentillesses lors de ma maladie et surtout parce qu’Il avait si gentiment accepté de m’accompagner à la noce. 

Voici une brève description des petits présents que j’avais à lui remettre soit une trousse de cosmétique contenant quelques échantillons cosmétiques, gracieuseté de la pharmacie où mon garçon travaille, un sac à dos du tournoi de Tennis de la Coupe Rodgers acheté lors de mon bénévolat (pour compléter avec la casquette). Mon gentil docteur adore le tennis et le pratique régulièrement.

Pour compléter les cadeaux, un ensemble de stylo en provenance du salon des métiers d’arts de Montréal qui s’était tenu en décembre. L’ensemble était composé d’un coupe-papier et d’une plume fait en bois d’érable, essence de bois typique au Québec.

C’était une connaissance que j’avais rencontrée lors de mes cours d’émaux sur cuivre qui confectionnait ces plumes. Comme il était absent de son kiosque lorsque j’étais passée, j’en avais profité pour lui laissé une petite note concernant mon histoire et en lui mentionnant que l’une de ses ensembles de plumes se rendrait dans un pays lointain. Avec tous ses petits cadeaux, j’avais l’impression d’avoir finalement remboursé ma dette au gentil docteur. J’ignore encore une fois ce qui m’a poussé à lui remettre mes cadeaux à ce moment-là, mais j’en remercie encore le destin. Il ne se passe jamais rien pour rien (encore une fois…)

Après avoir mis ensemble un semblant de stratégie pour les prochains jours, il m’a quitté en me promettant qu’il m’appellerait afin de voir si nous  pourrions nous rejoindre pour le souper et par la même occasion rencontrer le reste du groupe. Je dois avouer qu’il m’a toujours semblé des plus sincères à ce moment-là.

Nous nous sommes donc quittés assez rapidement si bien que j’aie un peu oublié de quelle façon l’au revoir s’est déroulé. Je pense lui avoir fait la bise.

Lors du retour de mes amis, mon gentil docteur avait déjà rejoint son hôtel. Il devait passer quelques commandes de matériel médical et venir nous rejoindre pour le souper. Nous étions mis d’accord pour aller souper à l’extérieur dans le fameux restaurant de sandwich dont l’une des filles nous vantait les mérites depuis quelques jours.

J’ignore encore si Kate m’a dit toute la vérité ce soir-là. Lorsque nous nous sommes attablés pour manger, elle m’a alors informé que mon beau docteur l’avait appelé sur son cellulaire dans l’autobus en route vers le resto, il voulait savoir où nous allions souper et qu’il essaierait de passer dans la soirée.

Nous avons bien soupé, d’ailleurs, nous avons eu l’agréable surprise de voir les futurs mariés venir nous rejoindre. Je me suis carrément dévissé le coup une bonne partie de la soirée dans l’espoir d’apercevoir le docteur. Après un détour à la pâtisserie pour un savoureux dessert, pas de nouvelles du docteur. C’est à mon retour à la Casa où j’ai pu prendre mes messages.  Mon gentil docteur m’expliquait que les commandes pour son matériel médical avaient été plus longues que prévues et de plus qu’il devait quitter tôt le lendemain pour Cusco, ses services étant requis d’urgence. Il me mentionne cependant qu’il va faire son possible pour revenir samedi pour la grande noce.

L’agenda de mon docteur avait l’air assez bien remplie et son organisation un peu confuse. Comme je le citais précédemment il ne se passe jamais rien pour rien. Laissons donc le destin nous donner ce qui veut bien et laissons les spéculations de toutes sortes de côté. Cependant avec les regards et les non-dits de mes compagnons, je n’ai pu m’empêcher de spéculer quand même cette nuit-là. Mais je me suis promis que quoi qu’il advienne je suis prête à tout lui pardonner puisque j’ai eu la chance de le revoir et qu’il est descendu de sa montagne pour moi.

 

Retour sur le Pérou

 

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(Janvier 2012)

Il y a de cela quelques mois, lors de mon retour de mon premier voyage au Pérou, quelqu’un m’aurait dit que j’y retournerai et si rapidement, je ne l’aurai tout simplement pas cru. Mais le destin parfois nous réserve des surprises. C’est ce qui m’attendait lorsqu’une bonne collègue de travail Jo est venue me voir à son retour de voyage. Elle revenait justement d’aller voir sa fille à Lima et avait appris ma mésaventure. Qu’elle ne fût pas mon étonnement lorsqu’elle m’annonça que sa fille avait décidé de se marier en par là en  janvier prochain et elle m’offrait de l’accompagner, ce serait l’occasion pour moi d’avoir la chance de retourner au Pérou. J’étais abasourdi par la rapidité à laquelle le destin me rappelait là-bas. J’ai d’ailleurs eu durant toute cette période plein de faits ou de coïncidences qui me ramenait toujours en mémoire le Pérou. Avec mon enthousiasme habituel et mon opportunisme j’acceptais donc l’invitation.

 

Durant cette période, je continuais à correspondre assidûment avec le gentil docteur qui avait si bien pris soin de moi. Je l’informais que j’allais assister à des noces à Lima. Il m’avait mentionné qu’il adorait danser. Je poussait l’audace en l’invitant à venir me montrer ses talents de danseur et m’accompagner à la noce. Et à ma grande surprise Rodo a accepté l’invitation. Il attendait mon arrivée à Lima pour plus de détails. J’ai dû refaire lire son message deux fois par ma collègue pour être certaine que je n’avais pas rêvée. Ma collègue m’a alors dit que j’avais certainement un admirateur  dans la personne du docteur. J’essayais néanmoins de ne pas me faire trop d’illusions mais je dois avouer que cela m’a beaucoup flattée. Je devais me concentrer à mon travail ainsi qu’aux préparatifs du voyage mais avant tout aux préparatifs pour la période des fêtes.

 

C’est l’achat des billets d’avion qui fut fait en premier. En ce qui concernait le gîte, j’ai eu les détails à mon retour des vacances de Noël, soit quelques jours avant le départ. Nous allions être logés dans une maison APU, un genre de résidence pour étudiants. Nous étions cinq québécois qui avions répondus à l’invitation.

 

Nous étions trois a embarqué le matin du 2 janvier dans un avion qui nous amènerait à Newark pour un transfert sur le Continental Airlines direction Lima. Après un huit heures de vol, quatre films, un lunch, une collation et deux dodos nous sommes arrivées saines et sauves à l’aéroport de Lima.

 

Comme la plupart des péruviens revenaient des vacances des Fêtes, il y en avait un monde fou aux douanes. Une fois passé et avoir récupéré nos bagages et résolu le casse-tête de chargement des bagages dans l’auto, il était alors une heure du matin à Lima. Bien entassé, nous étions prêts pour nous rendre à la maison qui servirait de résidence pour les dix prochains jours.

 

Il va sans dire qu’en chemin les futurs mariés nous ont prodigué certains conseils de sécurité. Comme nous avons pu le constater à cette heure tardive il y a parfois des gens aux allures louches.

 

Lorsque Mimi s’est exclamée, je pensais que nous venions d’avoir un accident ou que nous avions écrasé quelqu’un. Mais non, elle nous indiquait simplement sur un panneau publicitaire que le jeune homme haïtien qui posait sur cette publicité serait son témoin à son mariage.

 

Ce n’était que le début de ses nombreux petits clins d’œil que me réservait cette seconde aventure au Pérou. Lorsque nous sommes arrivées à la Casa, il va sans dire que les Au revoir ont été rapide et ce fut le dodo pour tous.

Merci! Pérou!

 

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Lundi, dernière journée à l’Antara, je déménage demain et cette fois toute seule. Je pense que José me boude. Le prochain et dernier hôtel pour les deux derniers jours se nomme le Faraona. Aujourd’hui je suis un peu fainéante et je décide de prendre la télévision et poursuivre mon écriture sur mon aventure au Pérou. Je me rends faire quelques achats mais je manque d’inspiration. J’adore m’asseoir face à la mer et laisser dériver mes pensées. J’ai hâte de retourner à la maison. Après mon retour je prends une bonne douche et j’attends Rodolfo puisqu’il m’a dit qu’il passerait dans l’après-midi. Cinq heures, pas de nouvelles, je descends donc souper une dernière fois à mon hôtel, seule! Je remonte, il ne viendra pas puisque le spectacle de Sir Paul doit débuter bientôt.

Je revêts donc mon pyjama tout en regardant le film, la panthère rose. Film qui me fait bien rigoler et je commence à somnoler. Vers huit heures, c’est la  sonnerie du téléphone qui me réveille en sursaut. Ça ne me tentes pas de répondre surtout si c’est encore que pour mes foutus assurances pour une autre mise à jour.

La sonnerie persiste, je fini par prendre le combiné, quelqu’un me parle en espagnol, je ne comprends rien, jusqu’à ce que je l’entende, sa voix ! Je suis à la réception, je t’attends! Pas possible! Mais qu’est-ce qui fou là à cette heure? Il va être en retard pour le spectacle.

J’enfile donc mes vêtements à grande vitesse. Je déboule littéralement à la réception où il m’attend bien sagement. J’atterris littéralement dans ses bras suite à une glissade en pieds de bas puisque dans l’agitation j’ai oublié de chausser mes souliers.

Je lui explique que j’étais en pyjama et que je suis partie si rapidement que je suis descendue sans mes souliers, chaussé de mes bas seulement. Encore une fois, il est impeccablement séduisant. Il me tend alors mes surprises qui consistent à un calendrier et quelques cartes postales du Matchu Pitchu. De biens gentilles attentions, mais pour moi le plus extraordinaire, c’est que lui soit là et qu’il soit venu juste pour moi.

 

Il m’explique son retard, qu’il n’a pas eu beaucoup de temps pour magasiner puisqu’il était encore très occupé encore avec des commandes de matériel médical. Je lui dis alors, le plus rapidement possible, car le temps m’est compté, tout ce que je me suis répété une bonne  partie de la journée. Que je le remercie de tout cœur pour tout ce qu’il a fait pour moi. Qu’il occupe une grande place dans mon cœur et que jamais j’oublierai ce qu’il a fait pour moi à Cusco comme à Lima. Quel dommage que je n’ai pas quelques années de moins car il est très attirant et que je serai tentée. Et ce que je me suis promise de faire, je le fais. Je m’exécute donc et lui fait un gros câlin, deux bises sur chacune des joues et je lui collecte un vrai baiser sur les lèvres.

 

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Je lui demande une dernière fois ce qu’ils peuvent bien mettre dans cette foutue d’oxygène pour que j’aie des idées pareilles. Surpris par tous ses baisers, il finit par se ressaisir et se mets à rire. Lorsque je l’ai chassé pour son spectacle, je pense qu’il était encore un peu sous le choc. Moi, je remontais à ma chambre dans l’ascenseur j’avais l’impression d’avoir rajeuni. Il était venu, il avait tenu parole. Je dois avouer que je me suis endormi heureuse tous mes tracas étaient oubliés.

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Mardi, je déménage seule comme une grande cette fois-ci! C’est l’hôtel le Faraona qui m’accueille pour mes deux dernières journées au Pérou. Je suis toujours dans le secteur de Miraflores, il suffit de m’orienter. La dame de la réception me fait un petit plan afin de faciliter mon orientation. Cette fois, je trouve un poste d’internet et j’envoie enfin les informations tant attendues par mon petit mari inquiet. J’arriverai en fin d’après-midi dans les environ de l’heure du souper. Je reçois des mains de la réceptionniste mes nouveaux billets d’avion. Enfin, j’ai tout en main pour mon retour, Darcy et Julie ont fait du  bon travail, je leur dois à eux aussi une fière chandelle. Aujourd’hui, je me sens plus inspiré pour l’achat de mes petits souvenirs, je pars donc à la recherche des cadeaux pour tous.

Mercredi matin, douche et je boucle ma valise pour une dernière fois. Je prends mon petit déjeuner à l’hôtel. Après l’achat d’autres souvenirs, je retourne une dernière fois prendre un bon repas  face à l’océan. Dernier message de Julie, José sera à votre hôtel pour huit heures pour venir vous cherchez pour l’aéroport. Bon retour et bonne chance! Fin des communications avec le groupe de Transandes. Je prends un dernier bon souper et je fais mon check out. En route pour l’aéroport avec le maigrichon José.

Le chemin vers l’aéroport me semble bien long, José  fait son possible pour me distraire mais je suis déjà parti ou plutôt mes pensées sont ailleurs vers quelqu’un qui s’est occupé de moi à Cuzco ainsi qu’à Lima, celui qui m’a donné un nouveau souffle…. Cher docteur, Merci pour tout!!

L’enregistrement des bagages se fait sans problèmes et s’est avec soulagement que je dis au revoir et merci à José. Il aura pris son rôle très au sérieux jusqu’à la fin. Après un vol de cinq heures, où j’ai dormi la plupart du temps, j’atterri à Miami pour mon transfert vers Montréal.  C’est avec un grand soupir de soulagement qu’après trois heures de vol,  j’arrive enfin à la maison. Je ne suis pas prête d’oublier ce voyage au Pérou….

Alors le rêve que j’ai fait la veille de mon départ en voyage était-il un rêve prémonitoire?? 

L’avenir me réservait une surprise……