Sous observation (Chapitre 3, Saint-Valentin)

Aujourd’hui c’est la veille de la St Valentin et je suis seule.

Ma fille est à son cours de danse tandis que mon garçon travaille à la pharmacie. Tout en faisant ma lessive je laisse mon esprit divaguer et me rappelle quelques St Valentin passées.

L’une d’entre elles se déroule lors de ma deuxième année de CEGEP. Je demeurais alors dans un petit trois et demi que je partageais avec deux copines. Durant cette période, celle qui étudiait en radiologie avait un petit copain, tandis que celle qui étudiait en science pures, nous avait confié avoir un petit flirt avec un jeune homme demeurant en face de chez ses parents. Durant la soirée, comme à sa bonne habitude, celle responsable du courrier est descendue le chercher. Ces deux demoiselles avaient espoir d’avoir un petit quelque chose de leurs cupidons respectifs.

Quel ne fut pas la surprise pour nous toutes lorsque la celle-ci est arrivée brandissant qu’une seule jolie enveloppe et en plus celle-ci m’était adressée. Il va sans dire que moi la première j’étais très surprise. Mes deux compagnes se sont moquées gentiment de moi en me traitant de belle cachottière. Ce n’était pas du tout le cas, mon cœur était libre comme l’air. Mais qui avait eu le cœur de m’envoyer ce si mignon St Valentin et cela à mon appartement de Québec? Là résidait tout le mystère… Il y avait cependant un indice,  la signature dans la carte, FRADELO BYE!

Nous avons tenté de décoder cette anagramme. Nous avions des lettres pour former les noms Alfred! Alfredo ! Bordel etc…. Le problème était que je ne connaissais aucun Alfred ni aucun bordel. Après une heure de suppositions de toutes sortes, nous allions cessé nos recherches jusqu’à ce que nous songions à vérifier la provenance de la carte par le cachet postal. Le cachet de la poste indiquait que la carte avait été posté dans un village près du mien. Mon admirateur avait déployé beaucoup de ruses pour ne pas se faire identifier. Mais qui pouvait-il bien être?

De retour chez moi pour la fin de semaine, l’une de mes voisines, l’aînée de la famille, est passée prendre de mes nouvelles. C’est lorsqu’elle a posé cette question anodine que j’ai tendu l’oreille. Comment s’est passée ta St Valentin? Ma voisine qui me demandait si j’avait passé une belle St Valentin. Bizarre! Surtout qu’elle sait parfaitement que je n’ai pas de petit ami. C’est alors qu’elle me déballe le pot aux roses. C’est son père, qui avait pour mission de poster la lettre lors de son passage à l’autre village cela afin de mêler les pistes. Par la suite, le Fra pour France, De pour Denise, Lo pour Louise a pris toute sa signification. Même le fameux Bye, pour les initiales des deux plus jeunes, Bruno et Yvon est une idée de sa mère. Tout à  fait mignon! Pour ce qui est de mon adresse à Québec, celle-ci l’avait noté lorsqu’elle est venue me visiter au début de la session. Un beau Valentin que j’ai gardé précieusement dans mon coffre aux souvenirs.

Le second Valentin dont j’ai gardé un bon souvenir, se déroule lors de ma première année à Montréal. Je jouais tous les mercredis soir aux quilles avec les gens du travail. J’en avais averti plusieurs de ne pas oublier de souligner par une petite pensée la St Valentin à leur douce moitié. On m’avait alors demandé si j’avais un Valentin. Comme je venais juste d’arriver dans la grande ville, mon cœur était encore une fois libre. Je n’oublierais jamais cette belle journée de la St Valentin. À mon arrivée au travail ce matin-là, j’ai trouvé sur mon bureau une belle boîte de chocolats Laura Secord en forme de cœur accompagnée d’une carte mais sans signature. J’ai posé quelques questions à gauche et à droite mais personne n’avait rien vu. J’ai poursuivi ma journée de travail, au retour de ma pause j’ai découvert cette fois sur ma table de travail une jolie chandelle rouge en forme de cœur toujours accompagnée d’une carte sans signature. Là, il y avait quelqu’un qui cherchait à me jouer un tour. J’ai fait ma petite enquête et toujours la même réponse, personne n’a rien vu. C’est rigolo, je suis certaine que quelqu’un va finir par vendre la mèche. Comme l’heure du dîner approche, je charge l’un de mes collègues de surveiller les alentours afin de surprendre d’éventuels suspects.

Au retour, c’est une longue boîte rectangulaire enveloppée de papier blanc et couronnée d’un beau chou rouge qui m’attends. Je déballe le tout, à l’intérieur je découvre une jolie statuette en céramique représentant le baiser de Rodin. Sur le tout était déposé une rose rouge. Deux cartes toujours anonymes accompagnent le tout. Cette fois, je me rends, ventre à terre, voir mon collègue pour lui demander s’il a aperçu puisqu’il a dû se rendre quelques minutes aux toilettes. Pas fort, comme espion….

Je me dirige alors vers mon superviseur pour demander mon travail pour le reste de l’après-midi, c’est alors qu’il me répond à ma grande surprise de tout simplement compléter mes dossiers. Alors là, j’ai carrément l’impression qu’il se trame quelque chose. Je suis assise à ma table de travail lorsqu’un des joueurs de quilles de la veille vient me voir pour me souhaiter une Bonne Saint-Valentin. Il m’explique que puisqu’il  n’est pas célibataire, il n’a pas pu signer la carte, il vient quand même me donner une bise pour la Valentin. À voir mon expression, il comprend qu’il vient de commettre une gaffe,  la gaffe! T’as pas reçu la carte?

Quelques minutes plus tard, le courrier interne arrive avec deux grandes enveloppes jaunes à mon intention.

À l’intérieur de la première enveloppe se trouve une jolie carte signée par tous les célibataires de ma section, dont le nom du  collègue à qui j’avais demandé de jouer l’espion pendant le dîner. Je peux dire qu’il en a rigolé un bon coup à mes dépens.

Dans la seconde, une immense carte contenant les signatures de tous mes collègues de travail ainsi que ceux qui m’ont offert les différents cadeaux. La pause de l’après-midi se déroule dans une ambiance festive où chacun des gentils donateurs viennent me faire la bise et se faire prendre en photo avec moi et leurs cadeaux. Ma collègue m’avait remis la boîte de chocolats, tandis que l’assistante superviseur m’avait offert le cœur en chandelle. Les joueurs de quilles m’ont donné la rose et la statuette. C’est mon équipière des quilles ainsi qu’une des techniciennes du laboratoire qui se sont chargées de faire circuler les deux cartes pour les faire signer par tout le personnel des différents départements. Mon patron m’avoue qu’il a rarement vu une organisation d’une telle envergure, c’est un signe que les gens m’apprécient beaucoup. Je dégage une belle énergie avec des vibrations positives.

La troisième St-Valentin dont je me souviens est un peu plus triste car c’est le jour où mon père est décédé. Il venait d’avoir ses soixante-cinq ans. Je me suis alors promis de profiter de la vie. Papa est décédé suite à son combat contre un cancer le jour de la St Valentin vers les trois heures de l’après-midi, son cœur ne pouvait plus supporter les doses massives de morphine pour combattre le mal. Il a cependant réussi à manger un morceau de gâteau de la St Valentin. Pour un homme de cœur comme mon père, il ne pouvait choisir meilleure journée pour qu’on se souvienne de lui.

Je suis encore dans mes rêveries de St-Valentin quand je réalise que ça sonne à la porte. Un livreur se tient devant moi un bouquet de fleurs à la main. Je dépose le tout sur la table du salon en pensant que les fleurs sont destinées pour ma fille. À son  retour, je lui laisse ouvrir la carte qui accompagne les fleurs et découvrir le nom de son admirateur. Sur la petite carte seulement un beau gros M. Elle ne connais aucun prétendant dont le nom commence avec un M. Ma fille durant la soirée mène sa petit enquête. Finalement, la fin de semaine passe sans apporter de réponse concernant l’expéditeur des fleurs. C’est lorsque que je consulte mes courriels que je découvre un message de Mike qui me demande dans la langue de Shakespeare si j’ai bien reçu les fleurs.

Cela fini par me faire rêver à mes prochaines vacances. La République Dominicaine est une destination qui m’attire surtout avec les forfaits tout compris. J’attends d’avoir pris ma décision lorsque je songe à lancer une invitation dans la mer de l’Internet en direction de l’Angleterre. Le désir me taraude, je suis curieuse de savoir ce que la suite peut me réserver.

 

 

 

 

Sous observation (Chapitre 2, Las Vegas)

Nous étions rendus en octobre et  je songeais à l’endroit où je pourrait prendre quelques jours de vacances avant la frénésie des Fêtes. Sur les entrefaites j’avais reçu un courriel en provenance d’une école de musique mais comme mon garçon fréquentait lui-même depuis huit ans un école de musique, celle des Petits Chanteurs du Mont-Royal et qu’il revenait d’une tournée en Autriche, je pensais que ce message lui était destiné. Mais en y regardant mieux j’ai réalisé qu’il provenait de Monsieur Michael, le professeur de musique qui m’avait aidé lorsque j’avais eu des problèmes avec ma cheville lors de ma visite à Londres.

Dans son courriel il me donnait quelques nouvelles concernant les cours qu’ils donnaient et le déroulement de la session en court. Certains de ses élèves étaient très doués surtout pour le violon, son instrument de prédilection. Il me demandait de mes nouvelles, et si j’avais des projets pour mes vacances et si j’avais un voyage en vue. Je lui ai répondu que j’aimerais prendre quelques jours de vacances avant la fin de l’année mais je n’avais pas encore fait de choix concernant une destination possible. Une réponse m’ai parvenu quelques jours plus tard, il m’informait que lui et deux de ses confrères devaient assister à un séminaire sur la musique à l’hôtel Treasure Island de Las Vegas pour la mi-novembre.  Je trouvais l’idée d’aller à Las Vegas intéressante et d’avoir la chance de le revoir car il m’avait semblé avoir une bonne connexion avec ce bel Anglais. Je réservai donc les billets d’avion et l’hôtel par internet pour quelques jours à Las Vegas durant cette période. Les dés étaient jetés….

Les jeux sont fait rien de va plus….

J’embarquai un matin à la mi-novembre à l’aéroport PET pour un vol direct en direction de Las Vegas, la ville de tous les vices…et de tentations.  À l’arrivée à mon hôtel, le Circus-Circus, j’entrepris de me familiariser avec les lieux, m’orienter à l’intérieur de cet hôtel ne fut pas une mince tâche et sortir et déambuler à l’extérieur sur la Strip fut tout un défi. Ma cheville me tiraillait parfois ce qui me fit sourire. Mon sauveur de cheville devait arriver avec sa délégation anglaise, le lendemain en fin de journée. Ce qui me laissait une bonne journée pour visiter à mon rythme. Ma première visite et première soirée fut pour le Bellagio où j’assistai au spectacle du Cirque du Soleil, le spectacle ‘O’. L’hôtel et le spectacle ont été mes premiers coups de cœur à Las Vegas.

Le lendemain matin j’entrepris mon exploration du côté de la Stratosphère d’où la vue d’en haut est fantastique. Après un arrêt au vieil hôtel le Sahara, cette endroit mythique où Elvis et plusieurs autres vedettes ont offerts des spectacles pendant de nombreuses années. J’ai eu la chance d’embarque dans le monorail pour me rendre jusqu’à l’autre extrémité du Strip soit au Mandela Bay Hotel où j’ai découvert son aquarium et où j’ai pu observer des raies et des requins. J’ai dîner au milieu de la jungle dans l’un des restaurants du complexe du MGM et j’ai poursuivi ma visite avec une visite aux vrais lions de MGM. Je me suis concentré sur la visite du côté sud du Strip où j’ai monté dans la réplique de la Tour Eiffel du complexe Paris-Paris. Le pallazzo et les gondoles du Venitian ont complété mes visites de cette journée.

J’ai gardé l’autre côté de la Strip à visiter pour plus tard avec mes visiteurs d’Angleterre puisque ceux-ci étaient supposés séjourner à l’hôtel du Treasure Islands. Notre rendez-vous était fixé pour le souper vers les sept heures au buffet de cet hôtel. J’avais reçu ses dernières informations juste avant mon départ.

Comme à mon habitude, j’arrivais plus tôt afin de me familiariser avec les lieux. À l’extérieur, j’étais à contempler les deux bateaux qui servaient aux spectacles de fin de soirée des sirènes du TI et me dirigeais vers l’entrée de l’hôtel lorsque j’ai entendu des pas de course derrière mon dos. Je me préparais à entrer quand quelqu’un s’est précipité pour me tenir la porte. C’est alors que j’ai entendu une voix me dire: « Après vous, madame! ». Je ne l’ai pas reconnu immédiatement car sa coiffure était différente puisqu’il avait maintenant le crâne rasé et portait une barbichette. J’avais l’impression d’être en présence d’un diabolique personnage. Un caméléon! Je l’ai reconnu par son regard magnétique avec ses yeux aux couleurs particulières mais surtout par son sourire toujours aussi charmeur. Eh! oui, c’était Mike qui se tenait devant moi. Il me présenta à ses deux confrères qui l’accompagnaient, ceux-ci m’avaient plutôt l’air d’étudiants en cavales plutôt que des professeurs venus suivre un séminaire. Au cours du repas, nous avons échangé sur leurs vols, la température de Las Vegas et plusieurs autres sujets. Le décalage horaire commençait à se faire sentir chez Mike et ses compagnons. Mike s’informa quel était mes projets pour les prochains jours. Je lui ai mentionné que j’avais prévu la visite de quelques boutiques pour l’achat de mes souvenirs (bien sûr) ainsi que la visite du vieux Las Vegas. L’heure avançait et je me préparais à les quitter lorsque Mike a  déclaré que nous étions en retard. Je ne comprenais pas de quoi il s’agissait. Mes joyeux Anglais avaient réussi à obtenir pour le soir même, des billets pour le spectacle Mystère, du Cirque du Soleil. Après un sprint, nous sommes arrivés à temps pour assister à la représentation où nous avons bien ri. À la fin de la soirée je souhaitais rembourser mon billet à Mike mais celui-ci a refusé. Au moment de quitter le spectacle, Mike m’a demandé ce que je souhaiterais faire pour terminer cette belle soirée. J’ai alors dit que j’aimerais assister au spectacle des sirènes du TI. Nous avons assisté à ce spectacle tout en sirotant un Pina Colada servi dans une tête de mort de pirates. Comme il y avait beaucoup de monde, nous étions serrés les uns contre les autres, une belle occasion pour mieux se rapprocher. Mike m’a serré tout contre lui à plusieurs reprises, il avait réussi à s’introduire tout en douceur dans ma bulle. Diabolique Mike!

J’avais rencontré à Londres un ange et maintenant j’avais l’impression d’être en présence d’un diable tentateur. Après cette bonne journée et le décalage horaire pour les voyageurs anglais, c’était maintenant l’heure d’aller se coucher. Je décrétais le dodo pour tout le monde et Bye! Bye les tentations!

Le lendemain j’espérais que mes joyeux professeurs seraient en formation mais cette journée était une journée libre. Je pensais qu’ils dormiraient plus longtemps.  Voyons, nous sommes à Las Vegas, la ville qui ne dort jamais !!

Pour ma part, il me fallait un peu de sommeil, je les ai donc revus plus tard. J’ignore ce qu’ils firent de leur avant-midi. Nous avions convenu de nous revoir qu’en fin de journée. Je leur avais vendu l’idée d’aller visiter le vieux Las Vegas, Fremont et Glitter Glich. Nous avons soupé au Golden Nuggets, un resto type buffet. Il y avait au menu du crabe de l’Atlantique à volonté ainsi que des crevettes. Mike se rappelait notre repas de fruits de mer à Londres et se doutait bien ce qui avait motivé mon choix pour ce restaurant.

Nous avons assisté au spectacle du dôme de Freemont avec le diaporama de Born to Be Wild. Mes compagnons anglais commençaient à montrer quelques signes d’ennuis. Je suggérai donc d’aller tenter notre chance au Casino, le Benny’s, un des premiers casinos de Vegas et selon la légende qui aurait appartenu à un membre de la mafia.

Je débutai prudemment avec un dollar aux machines à sou. Je remportai un premier vingt-cinq dollars, mes compagnons moins chanceux ont fini par venir me rejoindre, ils étaient curieux de savoir comment je m’en tirais. Ambitieuse, je décidai de tenter ma chance avec une machine à vingt-cinq sous.

Surprise, je décrochai le jackpot. La quatrième roulette avec laquelle j’avais joué m’a permis de remporter cinq fois la mise de mon jackpot. Au total, un beau cinq cent trente-trois dollars américains de quoi impressionner mes Anglais.

J’en ai donc profité pour investir mon magot dans un voyage en hélicoptère au-dessus du Grand Canyon. Mike, pour sa part, n’hésita pas une minute à se joindre à moi, invoquant le pouvoir de sa carte de crédit.

Pour la suite de cette soirée,  nous avons décidé d’aller voir ce qui se passait au Studio 45 du MGM. Mike et moi avons dansé une bonne partie de la soirée. C’était notre dernière nuit ensemble, nous allions en profiter au maximum. Les deux copains de Mike s’étaient chargés de louer une limousine et voulaient me raccompagner à mon hôtel. Ils m’assurèrent que tout avait été réglé, que je devais juste relaxer. Nous avons donc remonté le Strip à bord d’une rutilante limousine noire. Ce soir-là, pour la première fois, Mike est monté dans ma chambre où j’ai passé une nuit diaboliquement divine ou divinement diabolique.

Le lendemain matin, après le coup de téléphone de Mike à son hôtel pour s’assurer de l’état de ses copains et de se faire porter absent pour la journée, nous sommes descendus prendre un petit déjeuner. Vers dix heures, une navette est venue nous chercher pour nous transporter à l’aéroport où les hélicoptères de la compagnie Maverick nous attendaient pour nous amener au Grand Canyon avec un survol au-dessus du barrage du Hoover Dam, une envolée qui durerait un bon trois heures. Mike avait l’air aussi émerveillé que moi par l’immensité et la splendeur du paysage. Lorsque j’ai débarqué de l’hélicoptère, j’ai compris que l’aventure de Las Vegas tirait à sa fin pour moi. Ce qui se passe à Las Vegas, reste à Las Vegas !

Après de tendres baisers et des promesses de se donner des nouvelles, je quittais le beau Mike au pied de mon hôtel. En quittant le sol du Nevada, j’ai décidé d’y laisser tous ces sentiments contradictoires qui m’asseyaient. J’avais profité d’une belle aventure que la vie m’avait offerte et c’était donc à suivre.

 

Sous observation (Chapitre 1, Londres)

Les textes suivants sont quelques chapitres d’un livre que j’aimerais faire publier un jour.  C’est un roman d’aventures inspirée par les aventures et les mésaventures que j’ai vécues lors de mes nombreux voyages. Lorsque je reviens de voyage, j’ai toujours beaucoup de plaisir à imaginer ce que je vais écrire concernant mes personnages. Je vous souhaite une bonne lecture et n’hésitez pas à me faire parvenir vos commentaires. Il me tarde de vous lire à mon tour. Bonne lecture !

Londres

Cette aventure commence après une période où je m’ennuyais. J’avais une petite routine bien installée autant à la maison qu’à mon travail, j’avais l’impression qu’il me manquait un peu de piquant dans ma vie. J’ai donc décidé de sortir de ma zone de confort et de faire quelques voyages afin de découvrir de nouveaux horizons et vivre de nouvelles aventures. Après avoir rencontrer mon agent de voyage, j’ai décidé que  j’irais passé quelques jours à Londres en Angleterre.

Lors de mon arrivée à mon hôtel et ma valise défaite, j’ai décidé d’aller explorer les environs. Quand tu ne connais pas les lieux lors d’une première sortie, il est parfois facile de se perdre, c’est ce qui m’est arrivée. Après avoir marcher plusieurs heures,  j’ai fini par avoir mal à l’une de mes chevilles. J’optais alors de prendre les transports locaux soit le bus  et le métro,  le TUBE, comme les Anglais le surnomme. J’ai réussi à assister à la relève de la garde au Palais de Buckingham. J’en ai profité aussi pour visiter la Garde Montée au Horse Guards Parade et j’ai même visité l’Abbaye de Westminster. J’ai aussi monté dans la Grande Roue connue sous le nom de London-Eye.

Le lendemain matin, j’ai pris l’une de ces fameuses autobus rouges à deux étages pour me rendre au musée de Madame Tussauds. Lors d’un bref passage à New York, j’avais entendu parler du Musée de Cire de Madame Tussauds. N’ayant pas eu le temps de le visiter à New York, je voulais donc en profiter et aller voir  l’original de Londres. Ces fameux autobus à deux niveaux font partie du paysage londonien depuis 1907, date à laquelle toute la flotte de la London General Omnibus Company fut peinte en rouge pour la distinguer de la concurrence. La visite du musée m’a pris une bonne partie de la matinée. J’ai pris beaucoup de photos avec la plupart des personnages de cire dont une avec la Reine ainsi qu’une autre avec les Beatles. J’avais prévu me rendre près de la Tour de Londres pour dîner mais à la sortie du musée je ne retrouvais plus l’arrêt d’autobus.

Je marchais et marchais si bien que ma cheville s’est remise à me faire de plus en plus mal, elle semblait même enflée. J’ai donc dû chercher un endroit pour m’asseoir. L’endroit qui m’a paru le plus sécuritaire pour prendre ma pause était les escaliers d’un édifice qui était une école de musique. C’est alors que quelqu’un qui est venu à mon aide. Mon bon samaritain était un beau grand jeune homme aux cheveux châtains, il était vêtu d’un chemisier blanc avec un veston noir, le tout assorti d’un pantalon gris. C’est son regard qui m’a le plus impressionné. La couleur de ses yeux était d’un bleu avec des reflets violet. J’avais l’impression que son regard me transperçait littéralement. Un vrai  regard hypnotique s’il y en a un!

À ma vue, le jeune homme a semblé surpris, comme quelqu’un qui semble reconnaitre quelqu’un. Sa surprise passée, il s’est empressé de s’occuper de moi. Après nos présentations, je lui ai expliqué, dans un anglais très sommaire, que j’étais une touriste qui s’était perdue et qui après avoir trop marché, j’avais une cheville qui me faisait souffrir. Il m’a donc amené à l’intérieur dans un local qui semblait être l’infirmerie de cette école. Pendant qu’il s’occupait de ma cheville, il  s’est présenté comme étant Michael, du même nom qu’un des archanges. Il préférait cependant que je l’appelle Mike. Il était professeur dans cette école. J’avais l’impression que je pouvais faire confiance à cet individu assez pour lui confier ma cheville.

Mon estomac commençait à émettre des drôles de sons et j’étais légèrement étourdie. J’ignore si c’était la faim ou cette belle rencontre qui me causait ces étourdissements. Finalement, Mike me proposa de l’accompagner pour le dîner.

Au moment où il m’avait aperçu, il se préparait à aller manger. Il m’emmena en auto jusqu’à un charmant petit pub anglais. Il  donnait ses cours de musique en après midi et cela tous les jours de la semaine. Nous avons mangé au Founder’s Arms, j’ai dégusté un Fish & Chips tandis que lui s’est laissé tenter par un hamburger, des spécialités de l’endroit que nous avons arrosés de bonnes bières. Il m’a offert de me raccompagner jusqu’au métro le plus proche, ce que j’ai bien apprécié. En chemin, il a pris en note le nom de l’hôtel où j’étais débarqué. Je le remerciais tout en me disant que cela concluait bien mon avant-midi et que les Anglais étaient des chic types.  Je croyais qu’il n’y aurait pas de suite à cette belle rencontre, mais je me trompais et de beaucoup !

Le reste de ma journée s’est donc poursuivie avec ma visite à la Tour de Londres. Il va sans dire que j’étais un peu distraite au moment des explications données par le garde royale qu’on nomme aussi un Beefeater. Avec sa tunique rouge, il est l’exacte réplique de ce que l’on voit sur les bouteilles de vodka. J’ai quand même réussi à retenir quelques informations qu’il me fait plaisir de vous partager. La Tour de Londres a été construite par Guillaume le Conquérant au XI siècle, c’est une forteresse où a eu lieu l’exécution sanglante de nombreux personnages dont quatre reines d’Angleterre. C’est également à cet endroit que sont gardés les joyaux de la Couronne britannique. Depuis 1485, la Tour et les joyaux sont protégés par les Yeomen de la garde royale de Sa Majesté. Malgré leurs tenues loufoques, les Beefeaters sont de véritables officiers. Ceux-ci doivent accomplir vingt-deux années de service militaire avant de devenir un Yeoman. Ce qui m’a le plus impressionné lors de ma visite ce sont ces énormes corbeaux que l’on pouvait apercevoir. Notre guide, qui en avait un avec lui, nous a raconté que depuis maintenant deux siècles, un groupe de ces corbeaux (toujours au moins six) réside en permanence près de la tour. La légende raconte que si les six corbeaux quittaient la forteresse, la monarchie s’écroulerait. Oh! Oh! Les oiseaux, dont les ailes ont été rognées, autant ne pas prendre de risque, consomment chaque jour 170 g de viande crue ainsi que des biscuits pour oiseaux, trempés dans du sang… Beurk!

Après cette visite, j’ai repris l’autobus du tour de ville (Hop On Hop Off) qui m’a ramenée à quelques rues de mon hôtel, cette fois ma cheville avait résisté. J’avais besoin de bien récupérer car j’avais beaucoup de choses de prévues pour le lendemain. J’avais acheté  une excursion qui consistait en trois visites soit la visite du Château de Windsor, visite de la ville de Bath et visite du site de Stonehenge.

Le jeudi matin, je me présentais au centre d’information touristique à l’heure prévue pour prendre l’autobus qui allait nous amener faire cette excursion.  Nous avons eu deux heures pour visiter le Château de Windsor. J’ai adoré me promener à l’extérieur dans les jardins ainsi que d’assister à la relève de la Garde (là aussi!). L’intérieur du château était intéressant mais il faisait si beau que j’ai préféré explorer l’extérieur. Les jardins aménagés dans ce qui servait jadis de douve étaient magnifiques. Comme le drapeau n’était pas hissé en haut du mat du château cela signifiait que la Reine était absente. Nous avons quitté en direction de Bath, village anglais ayant une ancienne station thermale romaine. Ces anciens bains ne m’ont pas vraiment impressionnés. Cependant le reliquaire à l’effigie d’un chevalier que j’ai découvert dans la petite église de Bath m’a beaucoup plu. Bath représente bien ces villages typiques de la campagne anglaise. En route vers Stonehenge, nous avons eu la chance d’admirer les paysages de la campagne anglaise. Arrivée sur le site de Stonehenge, la visite a été rapide. Le spectacle de ce cercle de grosses pierres perdues au beau milieu de la lande m’a paru bien triste. J’avais imaginé ces monolithes beaucoup plus gros, j’en suis même venue à douter du pouvoir magique qu’on leur donne. Au retour, je me rappelais qu’au moment de l’achat de mon billet d’avion qu’il y avait de compris une croisière sur la Tamise (The Thames). Ce serait donc mon activité pour le jour suivant.

Le vendredi matin le temps était encore splendide. On m’avait pourtant dit qu’il pleuvait souvent en Angleterre. Ce qui tant mieux n’as pas été le cas une bonne partie du temps lors de mon séjour. J’allais prendre mon petit déjeuner le plus tôt possible afin de me diriger vers l’embarcadère pour la croisière. Du métro Russell situé près de mon hôtel, j’avais prévu me rendre au métro le plus proche pour aller prendre le bateau. Au moment de sortir, le jeune homme de la réception a attiré mon attention, il avait un message pour moi. J’imaginais sur le moment des mauvaises nouvelles en provenance de chez moi. C’était un message d’un certain M. Brown pour me dire qu’il viendrait me rejoindre en fin de journée pour prendre un verre. Je pensais que c’était un erreur et que ce message ne m’était pas destiné puisque je ne connaissais pas de Monsieur Brown. Après réflexion, j’ai réalisé que le M du message ne signifiait peut-être pas M pour Monsieur mais plutôt M pour Mike. Pas de numéro de téléphone pour le rejoindre. Il serait là en fin de journée!

Qu’est-ce que celui-ci pouvait-il bien vouloir? J’étais craintive avec toutes les histoires terribles qu’on peux entendre et j’étais loin de chez moi, qui pourrait venir à mon secours. J’ai été préoccupé par ce mystérieux rendez-vous pendant la majeure partie de la croisière sur la Tamise. Pendant que j’étais perdue dans mes pensées, nous sommes passés devant le Shakespeare Globe, une copie fidèle du théâtre où les pièces de Shakespeare ont été jouées de 1599 à 1613. C’est d’ailleurs de ce théâtre dont il est question dans l’un de mes films préférés soit Shakespeare In Love avec Gwyneth Paltrow. J’adore les films donc ne pas vous surprendre si je fais de nombreuses  références sur les films lors de vos lectures.

En route vers mon hôtel, des idées aussi saugrenues les unes que les autres occupaient mon esprit. Que ce soit du fantasme le plus exagéré au drame le plus sanguinaire (Dracula, loup-garou, Jack l’éventreur) mon imagination était débordante des pires scénarios. Tant d’inspiration me venait sûrement du fait que j’étais dans le pays qui avait vu naître de nombreuses écrivains dont les Sœurs Brontë (Charlotte et Emily) avec Jane Eyre et les Hauts du Hurlevent ainsi que Jane Austen (Orgueils et Préjugés) qui étaient toutes bien connues. Et puis zut! Je n’allais tout de même pas me faire gâcher mes vacances par ce rendez-vous avec ce parfait étranger.

Malgré tout, au retour, je me dépêchais à me faire une beauté. En revenant dans le hall de l’hôtel j’ai aperçu Monsieur M du coin de l’œil. Il était assis bien sagement, Mike m’attendait, il était tiré à quatre épingles. Nous avons pris l’apéritif au bar de l’hôtel. Je me suis souvenue que dans mon forfait il y avait aussi d’inclus un repas pour deux dans un restaurant situé près de l’hôtel, je l’ai donc invité. Il m’a paru surpris mais ravi de ma proposition car il m’informa que le restaurant en question était l’un des meilleurs pour les spécialités de fruits de mer. Le souper s’est bien déroulé mais c’est au moment du dessert que son attitude s’est modifié. Il a alors sorti de son veston une enveloppe. Celle-ci contenait deux billets pour la représentation d’une comédie musical, The Lion King (Le Roi Lion). La personne qui devait l’accompagner avait annulé, il avait alors songé à m’inviter. Aller à Londres sans aller au théâtre, c’est un peu comme aller sur Broadway sans aller voir de spectacles, un sacrilège… La représentation était prévue pour vingt et une heures. Après ma journée passée au plein air, j’espérais que le spectacle serait assez captivant pour me tenir éveillée. Je lui avais offert un souper, il m’offrait un spectacle. C’était une bonne affaire! Ce fut d’ailleurs une superbe soirée, le spectacle, les costumes, la musique tout a été magique. Même la compagnie de Mike a été des plus agréable. Je connaissais déjà l’histoire du Roi Lion après l’avoir vu plusieurs fois avec mes enfants.

Après le spectacle, nous sommes séparés au métro puisque nous allions dans des directions opposées. Durant la soirée, je lui avais mentionné que la journée de samedi était ma dernière journée complète puisque je devais quitter tôt le dimanche matin pour l’aéroport. J’avais donc prévu de visiter le British Museum situé tout près de mon hôtel et compléter la journée avec l’achat de quelques souvenirs.

J’ai été surprise de le découvrir le lendemain matin qui m’attendait comme la veille à la réception. Après avoir pris un petit déjeuner rapide à l’hôtel, nous sommes dirigés vers le musée. De la pierre de Rosette en passant par les momies égyptiennes, mon guide était intarissable de ses commentaires et de ses anecdotes. J’avais en Mike un excellent guide privé. Nous avons finalement passé la majeure partie de la journée au musée. J’ai bien aimé boire le thé servi à l’anglaise accompagné d’un scone tout aussi anglais. Après cette dégustation, j’étais prête à passer en mode shopping.

Les boutiques visitées ont été scruté avec attention afin de trouver quelques souvenirs représentatifs de Londres. Un défi que Monsieur M. a su remplir avec humour et brio. Le jour tombait quand nous sommes rentrés à mon hôtel. Moi ainsi que mon porte-feuille nous étions vidés. Mike en parfait gentlemen anglais m’a remercié pour la belle journée.

Bien sûr, il y a eu finalement un baiser. D’ailleurs le baiser échangé m’a semblé entouré d’un aura de mystère. Mike m’a souhaité un bon voyage de retour et « on se reverra un jour ». Londres a encore beaucoup à vous offrir ma chère. Fin du voyage, retour à la réalité, quelques heures plus tard, une femme réjouie, très réjouie de son voyage en Angleterre descendait de l’avion encore sur un nuage!

La vie a repris son cours, métro, boulot, dodo. Mes vacances prévues pour l’automne me réservaient cependant une surprise… une grosse surprise….

 

Le Cold Case de JPI (Conclusion)

Nouvelle- Zélande 

À notre arrivée en Nouvelle-Zélande, un minibus nous attendait pour nous amener à l’hôtel. Contrairement à ce que nous avons pensé, nous avons été déposé devant une immense résidence dans une propriété privée . Monsieur Berry nous a avisé que nous étions rendus chez notre mystérieux commanditaire.

Nous avons été accueilli par un jeune homme qui à ma grande surprise ressemblait beaucoup à Jack. J’ai alors compris ce Jack m’avait déjà confié. Il m’avait dit un jour, j’ai qu’un seul secret, qu’un seul trésor, mais il est bien gardé. C’était donc cela son secret Jack avait un fils, Jack Junior. J’ai vite constaté que Jack Junior s’était fait une alliée en la personne de ma fille. Elle est tombée sous le charme de ce jeune homme anglais comme moi lorsque j’avais rencontré Jack.  Après s’être remis de notre surprise, nous avons pris possession de nos chambres et chacun s’est installé. Monsieur Berry nous avait convoqué dans la salle de séjour,  il voulait nous présenter quelqu’un. Cependant il voulait que je sois la première à rencontrer la personne en question.  Après ce long voyage, quelque part en Nouvelle-Zélande, j’ai finalement retrouvé l’un des hommes ayant compté le plus dans ma vie. Monsieur Jack Peter Inglis mon Jack n’était pas mort sauf que..

JPI (Jack Peter Inglis)

Je l’ai reconnu immédiatement avec son sourire toujours aussi charmeur, mais lui ne m’a pas reconnu. Son infirmier particulier m’a expliqué que les capacités mentales de Jack se dégradaient rapidement contrairement à ses capacités physiques. Il bouge, il marche, il mange, mais il a des longues périodes d’absences ce qui lui causent des problèmes. Selon lui, Jack souffre d’une maladie dégénérative du cerveau.  Monsieur Berry était avec moi lors de ma première rencontre avec Jack. Il m’a assuré que Jack avait encore des périodes de lucidité. Pendant ces périodes, il est conscient de son environnement et comprends très bien ce qu’on lui dit. Mais la plupart du temps il est dans une sorte d’état catatonique.  Parfois lorsqu’il reprends conscience et s’aperçoit de ce qu’il devient, il pique des crises de colère, mais la plupart du temps il est calme. Il s’attend à cette rencontre puisque c’est suite à sa demande que nous sommes en Nouvelle-Zélande. J’aimerais la revoir une dernière fois avant qu’il ne soit trop tard.

Pendant que je passe du temps en compagnie de Monsieur Berry et de Jack, ma filleule, Marie, qui s’intéresse à tout ce qui touche au cerveau, discute de la maladie de Jack avec son infirmier tandis que les autres visitent la propriété. Pour ma part je passe la majeure partie de mon temps avec Jack. Lors de mes premières rencontres avec Jack, Monsieur Berry est présent mais demeure discret, il est très attentif aux réactions de Jack. Les quelques échanges sont de courte durée. Par deux ou trois fois à ma grande surprise, Jack m’a pris la main et me caresse l’intérieur de la main avec son pouce comme il savait si bien le faire dans le passé. Le fils de Jack m’a remis des documents que son père lui avait mentionné de me remettre qu’à moi puisqu’ils contenaient des informations confidentielles et qui me concernaient. À la lecture de ses documents, j’ai surtout découvert des informations concernant l’organisation pour laquelle nous avions travaillé et qui était encore en activité. J’y est découvert que deux de ses membres faisaient partie de mon groupe de voyageurs. Le premier nom ne m’a pas vraiment surpris puisque je m’en doutais depuis le début. Le second nom m’a cependant un peu plus surprise. Cette personne avait débuté dans l’organisation récemment et que c’est l’autre personne qui lui servait de mentor.

Monsieur Berry m’explique

Peu de temps avant notre départ, Monsieur Berry s’est permis de prendre quelques minutes en tête à tête avec moi pour me donner sa version des faits.  Dans le cadre de son travail Jack ne s’était pas toujours fait que des amis. Lors des dernières années, il avait été impliqué dans des missions un peu plus pointilleuses. Pour une raison qui échappe encore aujourd’hui à Monsieur Berry,  les conséquences de l’une des missions de Jack est que le territoire américain lui serait désormais interdit et que sa vie pourrait être menacée s’il tentait de revenir en Amérique, plus particulièrement aux États-Unis. En d’autres mots, sa tête avait été mise à prix. Connaissant Jack, il a peu de choses qui pouvaient l’empêcher de faire ce que qu’il voulait, il n’a donc pas tenu compte de l’interdiction.

C’est lors d’un soir où nous étions à New York, que quelqu’un s’est introduit dans sa chambre d’hôtel avec l’intention de l’éliminer. C’est par l’injection d’un produit qui aurait dû lui être mortel que le meurtrier à tenter de lui enlever la vie. C’est cette trace de piqûre que Neil avait relevé lorsque nous avions pris connaissance de rapport d’autopsie. Ce soir -là Jack avait donné rendez-vous à son fidèle assistant, Monsieur Berry, pour une dernière mise au point concernant un contrat à terminer. Comme Jack ne s’est pas présenté au rendez-vous et ne répondait pas aux appels de Monsieur Berry. Celui-ci s’en est inquiété et s’est finalement rendu à la chambre de Jack pour voir ce qui pouvait bien le retenir. N’ayant pas obtenu de réponse, il a décidé de pénétrer de force dans le chambre de Jack. Il a alors découvert Jack plus ou moins conscient gisant sur le plancher de la chambre. Au premier coup d’œil Monsieur Berry à penser que c’était un empoissonnement. Avant que Jack perdre connaissance, celui-ci lui a fait savoir que s’il s’en sortait, il faudrait qu’il disparaisse et que Monsieur Berry devrait s’occuper de tout. Voilà pourquoi Monsieur Berry à monter cette mise en scène, m’envoyant l’urne à mon intention afin de faire croire à tous que Jack était mort.  Le poison que Jack avait reçu n’avais peut-être pas réussi à le tuer mais possédait des propriétés toxiques et vicieuses qui ont causé et cause encore de graves séquelles à son cerveau. Selon les informations recueillies, le poison injecté cause des modifications au niveau de la codification des enzymes secrétées par les cellules du cerveau ce qui cause sa  dégradation.  Le processus est malheureusement irréversible. Jack a donc choisi de venir s’établir en Nouvelle-Zélande avec son fils, sous le nom sa mère soit  Jack Peter Inglis.

Adieu touchant

Au moment de notre départ, j’ai souhaité que Jack ne souffre pas longtemps. Monsieur Berry m’a assuré que des dispositions avait été prises par Jack lui-même et son fils afin de ne pas éterniser ses souffrances. Son infirmier est au courant des dispositions à prendre lorsque le moment sera venu. Je me suis rendue seule pour une dernière fois auprès de Jack, j’espérais qu’il soit dans l’une de ses périodes de lucidité. Je n’oublierai jamais ces dernières minutes passées avec lui. Je lui ai dit tout l’amour que j’avais pour lui et que jamais je ne l’oublierai. C’est alors qu’il m’a répondu, moi aussi, je t’aime et t’aimerai toujours, ma funny sexy lady.

 

 

 

 

 

 

 

Le Cold Case de JPI (IV)

Domaine Australien

Ce matin-là, malgré nos yeux encore ensommeillés, nous tentions tant bien que mal de nous préparer pour cette nouvelle sortie. Nous avons d’ailleurs eu droit à un brusque réveil matinal, version Monsieur Berry. Celui-ci nous attendait avec son habituel sourire qui ce matin-là m’a semblé plus prononcé qu’à l’habitude. J’ai eu l’impression que Monsieur Berry tenait sa petite vengeance contre nous qui lui avions fait changer ses plans. Si Monsieur Berry s’est fait des ennemis durant le voyage, ce fut ce matin-là. Les  filles qui étaient rentrées très tard auraient bien voulu le voir disparaitre.

Les mêmes recommandations étaient de mises que celles lors de notre visite dans le outback australien. Encore cette fois, Rachel, dans sa légère tenue de nuit, devait  retourner à sa chambre pour s’habiller. Elle devait passer dans le corridor devant notre cher Monsieur Berry. Elle s’est vite enroulée dans une couverture pour aller rejoindre sa chambre. La chance était avec elle, puisqu’elle avait cette fois sa carte magnétique. Monsieur Berry a tout juste eu le temps d’apercevoir une sorte de momie qui se déplaçait dans le corridor.

Une bonne partie du voyage s’est déroulé dans le silence, il va de soit que certaines personnes avaient du sommeil à reprendre et la route était longue jusqu’au domaine des parents de Ben. Lui et ses deux frères travaillaient avec leurs parents sur leur ferme d’élevage de moutons. Notre arrivée correspondait à la fin de la saison de la tonte.

Nous avons été accueilli par les  parents de Ben, un charmant couple dans la cinquantaine. Après avoir s’être rafraichi et dégusté une limonade sur la véranda de leur grande maison, nous étions prêts pour la visite des lieux. Par la suite, nous étions libres de nous promener à notre guise sur la ferme. J’avais l’impression de revoir des images de la célèbre série des années 80, les oiseaux se cachent pour mourir.

Moi, Éloïse, Line ainsi que Monsieur Berry étions assis sur la véranda à discuter avec la mère de Ben lorsque Mariette a surgi à l’improviste.

Venez vite,  il faut que vous voyiez cela absolument. Nous l’avons donc tous suivis, de crainte d’être devant une catastrophe.

C’est Neil qui nous a accueilli à notre arrivée dans la grange, il riait aux larmes. Elle est vraiment incroyable! Il faut que vous voyiez cela!

Notre chère Rachel, car c’était bien elle, était assise au beau milieu d’un enclos et procédait à la tonte d’un mouton. Elle était d’ailleurs toute concentrée à sa tâche. Nous n’avons pas osé dire un mot, de peur qu’elle fasse un faux mouvement, qu’elle se blesse ou blesse l’animal qu’elle était en train de tondre. Elle avait passé un bon bout de temps  à observer faire les hommes qui tondaient les moutons. Par la suite, elle avait demandé si elle pouvait essayer. Après lui avoir expliqué la manipulation de l’instrument, une énorme tondeuse, les tondeurs ont laissé faire Rachel tout en la surveillant. Après quelques minutes, ceux-ci ont vite constaté que Rachel était très habile pour la tonte. Elle-même issue d’une famille d’agriculteur, Rachel  avait été l’une des premières à sembler être intéressée par la suggestion de Mariette de se rendre au domaine des parents de Ben. En quelques heures, elle avait réussi à battre le record de la tonte de l’année. Monsieur Berry est carrément tombé à la renverse devant le spectacle. Neil, muni de sa caméra, n’a pas cessé de filmer ce moment inoubliable. Kim, sa fille, nous a mentionné en riant,  tu sors peut-être la fille de la campagne mais jamais la campagne de la fille. Après notre visite pour voir Rachel à l’œuvre, c’est le père de Ben qui nous a expliqué les différentes étapes du traitement de la laine après la tonte.

Comme il  se faisait tard, les parents  de Ben nous ont invité à rester pour la nuit.  Leur gentille invitation a été accepté à l’unanimité. Après le souper, nous avons été invité à assister au feu de camp des employés du ranch. Ceux-ci célébraient la fin de la période de la tonte et souhaitaient célébrer avec Rachel,  leur championne. Les jeunes ont aimé dormir à la belle étoile, en particulier Mariette et Ben. Pour les autres, nous avons préféré les bons lits que la mère de Ben nous avaient préparé. Rachel a eu la chance de goûter à la boisson typique des gens du bush. Elle s’est finalement écroulée, aux petites heures du matin, sur une des balancelles de la véranda, pour ne plus y bouger et y ronfler jusqu’au matin. Monsieur Berry était là pour veiller sur elle.

Le lendemain matin, après avoir savouré le petit déjeuner que nous a servi nos hôtes, nous étions prêts à reprendre la route et retourner à Sydney. Au moment de partir, nous constaté qu’il manquait quelqu’un à l’appel. J’aurais cru que cela aurait pu être Mariette qui était triste à l’idée de se séparer du gentil Ben. Mais ce n’était pas elle. C’est Monsieur Berry, celui à qui rien n’échappe, qui a aperçu au loin la personne manquante. Cette silhouette à cheval ne m’était pas inconnue. C’était Rachel qui retournait les moutons dans les champs. Monsieur Berry (Strawberry? maintenant pour Rachel!) était estomaqué de voir la facilité avec laquelle Rachel s’était si bien adapté à la vie du ranch.

Pendant le trajet de retour, Viviane m’a montré une photo d’un homme sur sa tablette. Le visage de l’homme que j’avais sous les yeux était celui de quelqu’un que je connaissais bien. Le logiciel de reconnaissance faciale l’avait finalement retracé. Cette personne se trouvait quelque part en Nouvelle-Zélande. J’avais maintenant la ferme intention de  retour à Sydney  d’avoir un sérieux entretien avec Monsieur Berry.

Jour de repos

Une fois que nous sommes arrivés à Sydney, Monsieur Berry a décrété que c’était jour de repos pour tous cela nous permettrait de refaire notre plein d’énergie et de terminer de faire nos valises. Cette journée a été la bienvenue pour nous tous, surtout pour Rachel dont la randonnée à cheval lui avait laissé quelques courbatures. Nous allions donc quitter l’hôtel le lendemain. J’en profitais pour avoir une petite discussion avec notre cher Monsieur Berry. Celui-ci, comme lors du jeu des échecs, avait encore un coup d’avance sur moi, puisqu’il m’a devancé en m’annonçant que notre prochaine destination serait  la Nouvelle-Zélande. Je convoquais tout le monde dans ma chambre pour leur transmettre les dernières informations. Tous étaient unanimes qu’ils avaient un peu le mal du pays et que cette odyssée devait avoir une fin. Neil était d’accord avec moi, la photo que Viviane m’avait montré représentait une ressemblance marquée avec Jack. Au point où nous en étions rendus, tous étaient prêts pour cette dernière partie du voyage. Il était temps d’aller en  Nouvelle-Zélande, de mettre un point final à cette aventure et de résoudre le mystère entourant Jack et s’il était toujours vivant.

 

Le Cold Case de JPI (III)

Excursions australiennes

Au petit matin, j’ai été réveillé par Rachel qui voulait regagner sa chambre mais qui ne trouvait plus sa carte magnétique. Elle n’aurait pas voulu se faire surprendre en sous-vêtements. Après avoir rigolé un bon coup, elle est sortie de ma chambre et a disparu. Par la suite, je me suis rendormie, ce sont des coups frappés à ma porte qui m’ont réveillé. C’était Monsieur Berry qui nous offrait sa version personnelle d’un réveil matinal. J’espérais que Rachel avait réussi à regagner sa chambre sinon Monsieur Berry aurait eu droit au spectacle de celle-ci en petite tenue, et il aurait été bon pour la crise cardiaque.

Au programme de la journée, nous avions de la marche dans la brousse australienne. Monsieur Berry a vu à nous faire ses recommandations et nous a passé à l’inspection avant le départ. Line a été retourné illico dans sa chambre pour changer de souliers. Des bonnes bottes de marche sont nécessaire pour se promener dans le brousse australienne afin de se protéger et en particulier des serpents. Deux autres personnes ont disparu rapidement dans leur chambre pour changer leurs chaussures. Je n’avais pas entendu d’exclamation de la part des filles en particulier de Rachel à l’énoncé du mot serpent, ce qui m’a semblé des plus étrange. Monsieur Berry s’est alors aperçu lui aussi que quelque chose clochait ou plutôt de l’absence de quelqu’un en particulier. Mais où était donc passée Rachel?

Nous venions à peine de nous poser la question quand j’ai pensé avoir une hallucination. L’apparition qui se tenait devant nous était la version féminine de Crocodile Dundee. Rachel était retournée dans la soirée faire la location d’une tenue pour son odyssée dans la brousse australienne. Son ensemble d’exploratrice, de couleur sable, lui donnait toute une allure. Nous sommes en Australie alors faisons comme les Australiens de dire  Rachel. Monsieur Berry à peine remis de sa surprise lui a alors dit cette phrase, Madame Rachel vous êtes à jeter par terre. Ce qui doit vouloir dire en australien quelque chose comme vous êtes à couper le souffle ou vous êtes renversante. La chance qu’il ne l’avait pas aperçu en petite tenue quelques heures plus tôt dans les corridors de l’hôtel, Monsieur Berry aurait été non seulement à court de mots mais c’est lui qui serait tombé à la renverse.

Pour cette excursion nous avons été séparé en deux groupes. L’expédition a été fantastique malgré la route poussiéreuse et cahoteuse. Nous avons eu la chance d’apercevoir plusieurs animaux donc des kangourous à l’état sauvage. J’étais dans la jeep en compagnie de Rachel, Line, Neil et Monsieur Berry. Tandis que dans le second véhicule Éloise était avec Marie, Kim, Viviane et Mariette. Dans notre jeep c’était Monsieur Berry nous donnait les informations tandis que dans le second véhicule, celui des filles, c’était Ben, un jeune homme engagé par Monsieur Berry, qui leur décrivait les beautés australiennes. Ben avait l’air à bien s’entendre avec les filles, en particulier avec Mariette. Par la suite, nous sommes arrêtés dans un centre où nous avons pu prendre des mignons petits koalas. Rachel n’a pas cesser de prendre ou de se faire prendre en photo. On ne reviendra sûrement pas, alors quand à y être autant en profiter. Pour le repas du midi, nous allions avoir la chance de goûter différentes sortes de viandes servies sur des broches. Les problèmes de digestion que Rachel avaient eu en Inde semblaient du passé. Nous avons pu déguster cinq différents types de viande dont du crocodile, du serpent et de l’agneau de la Nouvelle Zélande. Nous avions très bien manger car Monsieur Berry nous avait avisé que nous allions souper tard ce soir là.

À notre retour, je me dirigeais vers ma chambre lorsque Neil m’a intercepté. J’allais enfin savoir ce que lui, Line et Viviane mijotaient. Te rappelles-tu du nouveau logiciel de reconnaissance faciale dont je t’avais déjà parlé? Moi et Viviane l’avons expérimenté et tu ne devineras jamais ce que nous avons découvert? J’étais suspendu à ses lèvres. Nous avons trouvé une version de ton Jack ou plus exactement quelqu’un qui lui ressemble. Êtes-vous absolument certains? Oui et Non. Alors tenez-moi au courant des développements, s’il y a lieu. Il va être urgent que j’aie une discussion sérieuse avec notre Monsieur Berry! Mais pour l’instant, je suis fatiguée et  je vais m’étendre avant de me préparer pour notre sortie à l’opéra.

Opéra de Sydney

Nous sommes sortis les uns après les autres de nos chambres. J’étais très fière de mon monde, ils étaient tous très beaux! Neil dans son smoking était éblouissant. Il faisait très anglais ce qui me rappelait bien quelqu’un. Line portait une robe longuette de couleur vieux rose me rappelait ses dames qui dansaient le charleston des années vingt. Éloise avait revêtu la classique, mais toujours élégante, petite robe noire. Les filles de Rachel ainsi que mes deux petites filles, Viviane et Mariette, avaient optés pour des ensembles à la mode et de leurs âges. Je trouvais leurs jupes un peu courtes mais elles se sont gentiment moquées de moi. Elles m’ont affirmé que leurs tenues feraient l’affaire aussi bien pour la sortie à l’opéra que pour leur sortie au club en fin de soirée.

Pour ma part, je portais un ensemble deux pièces de couleur bleu royale. Mon bustier s’harmonisait avec ma longue jupe et j’avais joint un châle qui complétait le tout. Selon les filles cela me donnait des airs de grande dame. Il manquait cependant encore Rachel . C’est alors qu’elle nous est apparue. Cette fois elle était vêtue d’une somptueuse longue jupe noire fendue sur les côtés avec un bustier gris anthracite et elle portait à l’épaule une écharpe grise foncée. Elle était resplendissante. Si bien que Monsieur Berry est resté bouche bée encore une fois. Il a réussit néanmoins à lui dire pour une seconde fois, Madame Rachel vous êtes à jeter par terre et Rachel de lui répliquer vous aussi Monsieur Berry vous êtes à couper le souffle. Effectivement, notre Monsieur Berry portait un chic costume noir, avec un joli nœud papillon ce qui lui donnait un air charmeur. Sa tenue lui a d’ailleurs valu des commentaires élogieux.

Après la prise, encore une fois, de nombreuses photos, nous sommes finalement mis en route bras dessus bras dessous. Une immense limousine nous attendait à la sortie de l’hôtel pour nous amener à l’opéra de Sydney. La limousine resterait à la disposition des filles qui  voulaient sortir plus tard dans la soirée. Je n’avais pas à m’inquiéter, elles seraient accompagnées par Ben, le jeune guide,  qui avait semblé tant plaire à Mariette.

L’opéra de Sydney est l’endroit la plus connue de Sydney et son principal symbole. Nous  avons eu la chance d’en visiter une infime partie puisque le spectacle nous attendait. L’opéra, Madame Butterfly, a réussi à tous nous émouvoir si bien que j’ai surpris notre Monsieur Berry en train de passer, durant le spectacle, quelques mouchoirs à Rachel. Après cette sortie, Rachel a changé le surnom de Monsieur Berry de BlackBerry pour celui des petits fruits comme Blueberry ou encore Strawberry, notre Monsieur Berry est devenu son chevalier servant.

La représentation terminée, nous sommes rendus dans le centre-ville pour souper dans l’un des restaurants les plus réputés de Sydney. Nous étions d’ailleurs tous affamés. Un service de cinq couverts nous a été présenté. Rendu aux desserts, j’étais comblée.

Je voyais bien quelques échanges entre Marie, Kim, Viviane et Mariette. Je m’informais auprès de celles-ci s’il y avait des problèmes. C’est Mariette qui s’est fait la porte-parole de leur groupe. Monsieur Berry serait-il possible de modifier un peu les plans? Les filles avaient donc une proposition à nous faire. Monsieur Berry leur a répondu qu’il ne devrait pas avoir de problèmes, qu’il était prêt à les écouter et savoir en quoi consistait leur suggestion.

Ben, notre guide aujourd’hui, eh bien sa famille possède un élevage de moutons un peu plus au nord de Sydney. Il nous a invité à venir visiter leur ferme, si cela nous conviens bien sûr. Pour la première fois, depuis le début de cette aventure, j’ai cru voir passé un brin de contrariété sur le visage de Monsieur Berry, mais cependant il s’est vite ressaisi.

Après quelques minutes de réflexion, Monsieur Berry nous a dit qu’il avait sûrement moyen de s’arranger. Suite aux nombreuses discussions qui ont suivi la suggestion des filles, nous avons finalement quitté très tard le restaurant. Monsieur Berry nous a offert de nous raccompagner à pied puisque notre hôtel était relativement proche et que la soirée était si belle. De leur côté, les filles ont quitté en limousine pour se rendre dans un club pour finir la soirée. Line, Neil et Éloise avaient déclinées leur invitation. Rachel et moi avions convenu que nous allions directement nous coucher à notre retour et ronfler en cœur pour une autre nuit.

Avant que nous quittions le restaurant Monsieur Berry nous a avisé qu’étant donné que les plans avaient changé et que le voyage jusqu’au domaine était long.  Il nous a avisé que nous allions devoir nous préparer à nous lever tôt,  très tôt le lendemain matin pour faire de la route jusqu’au domaine de la famille de Ben. Monsieur Berry tenait à sa manière sa revenge.

 

Le Cold Case de JPI (II)

Sydney, Australie

Avez-vous déjà aperçu un troupeau de moutons qui semble complètement perdu? Nous devions avoir l’air de cela à notre arrivée à l’aéroport de Sydney. Neil et Caroline dirigeaient notre groupe tant bien que mal vers la sortie de l’aéroport lorsque Marie, ma filleule, nous a mentionné que quelqu’un tenait une pancarte avec mon nom d’écrit dessus.

Dessous la pancarte se tenait un petit monsieur plutôt maigrichon dont le regard était caché par une paire de lunette à la Harry Potter. Avec son sourire qui ne le quittera jamais durant notre séjour, celui-ci nous accueille en nous mentionnant que Neil va être maintenant en vacances. C’est dorénavant lui qui nous prends en charge. Nous avons un mécène qui va se charger de nos dépenses durant cette visite en Australie. Nous avons devant nous, en chair et en os, Monsieur Berry, l’homme de la carte postale. On se regarde tous, un mécène. Qui peut-il être? Une chose est certaine Monsieur Berry sait garder un secret, plusieurs secrets. Malgré les assauts répétés des questions posées par tous, il demeure muet comme une carpe. Le plus souvent c’est à moi qu’il s’adresse en particulier. Vous savez madame Claire ce qu’est un Fam tour, puisque vous avez travailler dans le domaine. Eh! bien vous avez droit à un Fam tour en Australie, vous et votre groupe et c’est moi qui serai votre guide. Rachel est sous le choc et a encore la bouche toute grande ouverte si bien que si elle aurait eu un dentier, je pense qu’elle l’aurait avalé. Rachel semble autant subjugué par Monsieur Berry que celui-ci l’est d’elle.

Nous sommes encore sans voix lorsque nous sortons de l’aéroport, cette fois à cause de la chaleur. Si le réchauffement de la planète est quelque part, il est bel et bien rendu en Australie. Il fait une de ses chaleurs. Cependant une jolie camionnette avec à son bord un chauffeur nous attends. Après avoir entassé à l’arrière le plus rapidement possible nos valises, nous avons pris place à l’intérieur de celle-ci. Ce sera notre véhicule pour notre séjour à Sydney et nous profitons de la climatisation. Nous sommes descendus dans l’une des meilleurs hôtels de Sydney.

Durant le trajet, j’entendais quelques mots des messes basses des filles assises derrières moi. Elles espéraient de tout cœur que le mystérieux commanditaire tiendrait la promesse de tout payer. Parce que sinon  elles ne vivraient jamais assez longtemps pour tous rembourser. Monsieur Berry, BlackBerry pour Rachel, avait un agenda aussi bien organisé qu’un BlackBerry. Il nous a réunis dans le hall d’entrée de l’hôtel pour la distribution des chambres et des cartes magnétiques. La distribution des chambres s’est fait de façon semblable qu’en Inde.

Monsieur Berry nous a donné rendez-vous dans la salle à manger pour prendre notre premier repas en sol australien ainsi que pour la présentation du plan pour notre séjour à Sydney. Le temps de défaire nos valises, de nous rafraîchir et de nous changer, nous étions prêts à affronter Monsieur Berry et ses mystères. Avant de descendre, nous sommes réunis ensemble dans ma chambre. Nous avions besoin de faire le point sur ce qui nous arrivait. Tout cela était excitant mais inquiétant aussi. Nous devions faire confiance à M. Berry mais tout en restant vigilant et prudent.

Voici donc ce que Monsieur Berry avait à nous proposer pour notre séjour.

Cette première journée serait pour nous remettre du décalage horaire ainsi que nous familiarisé avec notre hôtel. De plus, un tour de ville était prévu en fin de journée. Durant son exposé, il nous a mentionné qu’il avait des boutiques dans notre hôtel, ces boutiques offrent d’acheter ou encore de louer différentes tenues. Nos achats étaient à mettre sur le compte de nos chambres, car nous pourrions avoir recours à ces boutiques durant notre séjour.

La deuxième journée consisterait en une journée d’excursion dans une réserve afin de voir des kangourous, des koalas, etc. Cela nous permettrait de découvrir la faune et la flore particulière de ce merveilleux pays qu’est l’Australie. Cette journée serait bien remplie car à notre retour nous étions attendus à l’opéra de Sydney pour une visite de celle-ci ainsi que pour assister à une opéra. C’est là que les fameuses boutiques pourraient nous être utiles. Pour terminer la soirée de cette longue journée, nous irions manger dans l’un des meilleurs restaurants de Sydney. Le lendemain une croisière dans le port de Sydney était prévue.

Son exposé terminé, nous étions encore tous abasourdis par tout ce qu’il avait planifié pour nous. Êtes-vous certain Monsieur que notre mystérieux commanditaire va payer pour tout cela? S’est informé ma fille Éloise. Ne vous inquiétez pas je suis là pour ça, fut le seul commentaire de notre cher Monsieur Berry.

Comme nous avions rendez-vous qu’en fin de journée pour le tour de ville, j’optais pour la visite des boutiques de l’hôtel que Monsieur Berry nous avait si chaudement recommandé afin de voir ce qu’elles avaient à nous offrir.

Pour cette première visite, j’étais accompagnée par ma cousine Rachel et de ma fille Éloise. Les plus jeunes avaient préférées profiter du Wi-Fi pour aller prendre leurs messages. Caroline, Neil et Liliane avaient déclinés l’offre et étaient disparus. J’avais l’impression que ses trois-là nous mijotaient quelque chose. Au final,  deux des boutiques offraient des tenues qui conviendraient pour une soirée à l’opéra. Cependant toutes ses magnifiques robes avaient des prix faramineux malgré l’option de location. Après réflexion, je décidais pour ma part que je porterais ce que j’avais apporté pour ce genre d’occasion. Éloise et Rachel ont semblé opter pour la même solution. Rachel allait cependant nous réserver une surprise.

En soirée, nous nous sommes tous retrouvés pour le tour de ville de Sydney. Monsieur Berry était une vraie encyclopédie vivante. Avec toutes les informations et ces anecdotes qu’il nous a contés, j’en avais le tournis. Rachel nous a mentionné que Monsieur BlackBerry était en grande forme ce qui nous a fait bien rire. Nous étions tous très fatigué, ce fut donc l’heure de se coucher. Comme les filles de Rachel ne voulaient pas revivre une autre nuit d’insomnie, car celle-ci ronflait énormément. Il a donc eu durant la nuit un peu de remue-ménage. Cela s’est finalement terminé par Rachel qui a déménagé pour dormir dans ma chambre. Tandis qu’Éloise allait dormir dans la chambre avec les filles de Rachel. Neil s’est pointé un moment donné dans le couloir pour savoir ce qui se passait. Nous étions donc rendus les deux ronfleuses ensemble.

Fam tour en Tunisie

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Bienvenue en Tunisie!

Après trois ans sans vacances, j’ai accueilli avec joie ce voyage de familiarisation en Tunisie.  J’avais toujours dit que le désert ne me disait rien, j’avais tout faux! Mais avant laisser moi vous raconter mon voyage de sept jours en Tunisie.

Après un voyage de 8 heures en avion au départ de Montréal, nous sommes arrivés en début de journée à Tunis (décalage horaire de 5 heures) avec un transfert vers la ville d’Hammamet pour notre installation à l’hôtel Menara. Nous avions prévu de changer notre argent canadien à l’aéroport mais comme nous étions trop tôt, il a fallu remettre à plus tard pour un arrêt soit à une banque ou encore pour un bureau de change. Après un rapide déjeuner à l’heure de la Tunisie, nous avions rendez-vous dans le hall de l’hôtel en début d’après-midi. Notre guide nous avait mentionné que nous allions visité Nabeul et revenir à Hammamet pour le souper.

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Cette première demie journée a été bien remplie, nous avons visité quelques boutiques d’artisans dont des céramistes. Nous avons déambuler dans les rues de Nabeul. Nous avons eu la chance de rencontrer un gentil Monsieur qui nous a fait visiter sa propre demeure. Par la suite nous sommes rendus dans le souk de Nabeul.  C’était ma première fois dans un souk, j’avais bien vue quelques reportages ou film concernant les bazars ou souks  mais cela m’a paru encore plus petit avec pleins de gens et beaucoup de vendeurs et de boutiques. Un peu encore sous le choc, j’ai remis l’achat des quelques souvenirs à plus tard. Nous avons terminé notre journée le long d’une forteresse à Hammamet pour y observer un beau coucher de soleil.

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Malgré comme ma carte magnétique qui refusait de fonctionner une fois sur deux ou encore la climatisation qui faisait défaut, je me suis littéralement écoulée dans mon lit ou j’ai dormi  jusqu’au lendemain. Malheureusement pour certains de mes compagnons de voyage ce fut un autre histoire. A voir leur mine le lendemain matin, il n’avait pas de doute que le sommeil leur avait fait plus ou moins défaut. Ils m’ont demandé si j’avais eu connaissance de la musique qui provenant de la discothèque. J’ai eu vaguement connaissance d’une chanson à répondre mais comme je suis un peu sourde, c’était flou. Parait-il que le party a durée jusqu’au environ de minuit et que les conversations s’étaient prolongées jusqu’à tard.

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Notre deuxième journée est bien occupée puisque nous la passons dans la région de Carthage avec la visite de la Basilique de St-Louis ainsi que des ruines des thermes romaine de Carthage dans l’avant midi nous nous dirigeons vers Tunis afin d’aller changer un bon thé à la menthe. La vue du petit café des délices où nous faisons notre pause est de toute beauté et me rappelle certaines photos de village des îles grecques.

 

Pour le dîner ce sera à La Goulette dans le Gouvernât de Tunis où nous irons nous restaurer. L’après-midi sera dédiée à la visite de la Médina de Tunis, son souk ainsi qu’un bref arrêt sur la place de la Kasbah. Nous passerons notre dernière soirée à Hammamet.

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Demain, c’est un levée aux aurores puisque nous nous mettons en route pour le désert vers Ksar Ghilaine. Notre premier arrêt est pour l’amphithéâtre romain à El Jem, l’endroit ou il y eu des scènes de film de tournée. Je suis toute énervée. L’amphithéâtre où nous sommes a servi au tournage de quelques scènes de Gladiateur. L’un des films dans lequel mon acteur préféré (Russel Crowe) a joué. D’ailleurs la Tunisie a servi a plusieurs lieux de tournage que nous allons d’ailleurs découvrir tout le long de notre voyage.

 

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La route est longue jusqu’au désert et notre chauffeur ainsi que notre guide nous ont concocté quelques arrêts intéressants en chemin afin de nous permettre de nous délier les jambes et d’aller faire quelques pauses. Nous arrêtons visiter une maison troglodyte où nous sommes accueillis par un couple dont la dame est très sympathique. Elle nous sert un bon thé à la menthe et nous prépare un mélange d’huile d’olive et de miel dans lequel nous trempons quelques morceaux de pain. C’est savoureux. Elle est très rigolote malgré son style de vie des plus austères. Sa maison creusée à même la montagne est impressionnante.

 

 

Finalement nous arrivons en fin de la soirée à l’oasis (l’entrée du désert) ou notre première excursion nous attends. C’est une randonnée en Quad  à travers les dunes de sable. Je suis toute nerveuse je ne conduis pas souvent malgré que j’ai un permis de conduire mais là je dois conduire un Quad et cela dans les dunes de sable.

J’ai un peu de difficulté en chemin car je reste enlisée par deux fois mon problèmes est que je n’accélère pas assez rapidement dans la montée des dunes. Après des explications plus claires concernant la conduite d’un Quad et les gentils conseils de Guylaine, le retour se déroule vraiment mieux. Mon mantra sera : Pèse sur la clanche ma vieille!  De plus, j’assiste à mon premier coucher de soleil dans le désert!  Magique!

 

 

Dans la palmerais de l’oasis nous avons chacun notre tente. Après une baignade rapide dans la source d’eau chaude de l’oasis nous sommes tous prêts pour une bon souper. Le repas ressemble  à la plupart des repas pris en route soit une petite salade en entrée, suivi d’une brique (soit de fromage, pomme de terre ou d’un oeuf) et un plat de viande. Il fait noir lorsqu’il est temps de se coucher.

 

Les gens nous ont laissé des chandelles pour nous éclairer, cependant ils ont omis de nous laisser des allumettes. De toute façon, je préfère utiliser la lampe de mon cellulaire pour m’éclairer, cela est moins dangereux pour le feu. À ma grande surprise, j’ai bien dormi. J’ai même rêver à mon frère.  Ce fut encore une fois une journée bien remplie. Demain encore un levée tôt on se dirige vers Douz. Encore beaucoup de route au programme.

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Quatrième journée, notre séjour dans la palmeraie aura duré que quelques heures seulement mais fut bien rempli et mémorable. Le groupe est sympathique malgré le manque de sommeil pour certain et le rythme soutenu. Un petit miracle de ce voyage malgré mon asthme, je n’ai pas eu le temps d’y penser. Si bien que je n’ai pas eu a utiliser mes inhalateurs. Après avoir acheté des foulards du gentil vendeur avant notre départ de l’oasis. C’est notre guide ainsi que notre chauffeur qui nous les ont installé. Nous quittons Ksar Ghilaine en direction du gouvernât de Tataouine. Certains compagnons ont mal dormi ce qui fait que ce début du trajet se déroule silencieusement.

Notre premier arrêt est à Chenini, un village troglodytique berbérophone. Par la suite c’est à Ksar Hadada que l’on s’arrête pour se délier les jambes dans ce site qui a servi au tournage de Star Wars.

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Anciennement des anciens greniers qui servaient  à l’ entreposage   de denrées tels que le blé, les olives ainsi que les dattes est en transformation pour devenir dans  l’avenir un hôtel.  En effet ce village fortifié a servi en 1997 de décor pour le quartier des esclaves de Mos Espa, le mythique village d’Anakin Skywalker, le futur Dark Vador.

 

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Vers Tozeur, capitale de Jerid, au sud-est, Douz, la plus saharienne des oasis du Sud tunisien. On nous rappelle ce qu’est un oasis. Pour faire court, s’il y a une oasis, il y a de l’eau, et s’il y a de l’eau , il y a  de la culture. L’oasis traditionnelle présente une culture étagée en trois strates: palmiers, arbres fruitiers (olives) et culture maraîchère (piments rouges). Les piments rouges serviront à la préparation du harissa (pâte de piments forts). L’un des mets typiques de la Tunisie. Il existe en Tunisie plusieurs variétés de dattes dont la fameuse Deglet Nour destinée à l’exportation.

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Le palmier protège l’oasis des assauts du soleil et des vents: en été il peut faire jusqu’à 50 C. Ces mausolées à coupole qui abritent le tombeau d’un saint prolifèrent dans le pays. On y prie mais on s’y réfugie aussi lorsque le soleil tape fort.

 

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Arrivée en fin de soirée à l’hôtel Offra de Douz où j’ai décidé d’acheter ma djellaba dans la boutique de l’hôtel sous les judicieux conseils de mes compagnes de voyage. Mais avant d’aller souper, nous avons une autre excursion de prévue. Cette fois nous allons assisté au coucher de soleil lors d’une randonnée à dos de chameau. Pour les besoins de la photo nous revêtons des djellabas prévus à cette effet. Cependant comme il fait chaud nous allons les retirer pour l’expédition.  Qui avait dit que quand le soleil se couche il fait froid dans le désert?

Disons que la vitesse de mon chameau est loin d’être comparable à celui du Quad de la veille. Cela me permet de contempler un autre splendide coucher de soleil. Le buffet de l’hôtel est bien garni et je dévore littéralement le contenu de mon assiette. Je retourne me coucher en prenant soin de recharger les batteries de mon cellulaire ainsi que de ma caméra avant de tomber dans les bras de Morphée.

 

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En cette cinquième journée nous partons à 5 heures du matin pour la région de Sousse. Ce sera la plus grosse journée de notre voyage. Nous sommes escortés, tous les autocars touristiques par un escorte policières composée de plusieurs véhicules.

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L’escorte nous laisse  dans la région désertique de Chott El Jerid, un immense lac desséché de plusieurs kilomètres de long recouvert de cristaux de sel blanc.

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Par la suite nous embarquons en 4 x 4 pour nous rendre visiter la surprenante Oasis de Montagne de Chebika et visite aux Cascades de Tamarza.

 

Par la suite, course dans les dunes de sable où l’ont cri à en faire siffler les tympans de notre guide. En chemin nous arrivons à Ong El Jamel sur le site de tournage de la première épisode de la célèbre saga Star Wars (la menace fantôme).

 

 

Une dernière excursion nous attends à Degache, promenade en calèche dans cette superbe oasis.

 

Installation en fin d’après-midi à Sousse et installation à notre hôtel Marhaba Resort 4* .

 

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Rencontre de Pascale, une de mes professeurs chez April-Fortier

Nous y séjournerons deux nuits et après retour par vol direct à Montréal.

 

La Tunisie est un endroit sécuritaire, sur  ordre su chef de l’État Mohammed Ben Ali de ne pas toucher à aucun visiteur. Le tourisme est une activité clé pour ce pays.

 

Merci! pour à vous tous pour cette belle aventure!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Cold Case de JPI (I)

Introduction

Cette histoire a débuté bien longtemps avant que j’apprenne la mort de Jack. Nous avions travaillé quelques années auparavant pour la même organisation soit celle dont je fais allusion dans le roman Sous Observations.

Durant les cinq dernières années, ma vie se déroulait comme un long fleuve tranquille. J’avais perdu mon mari quelques années auparavant, il était mort dans son sommeil. J’étais loin d’être seule puisque j’avais une garçon et une fille.

Mon fils, Étienne, était obsédé par le travail et l’argent. Il avait toujours cette peur de manquer un jour d’argent. Ce qui n’était pas le cas de ses deux filles. Viviane, l’ainé, surnommée le mouvement perpétuel. Cette grande blonde de vingt ans était toujours à s’agiter pour une raison ou une autre. C’était peut-être le pourquoi qu’elle était encore célibataire. Les domaines de l’électronique et de l’informatique étaient ses domaines de prédilection et rien ne semblait avoir de secret pour elle. La seconde,  Mariette, cette petite brune de dix huit ans, avait des yeux noisettes pétillants de curiosité. Une cérébrale comme se plaisait de dire son père. Lorsqu’elle vous fixait de ses yeux, vous aviez l’impression qu’elle voyait le fond de votre âme. Cette qualité allait lui être utile dans le métier qu’elle avait choisi d’exercer soit celui de journaliste.

Il y avait ma fille c’est elle qui veillait sur moi depuis la mort de mon mari. Éloise avait vécu plusieurs déboires amoureux pour finalement opter pour le célibat, si bien qu’elle n’a pas eu d’enfants. Professeur au primaire elle me disait qu’elle avait une vingtaine d’enfants par jour dans sa classe ce qui lui suffisait amplement. Disons qu’elle avait répété un vieux pattern familial puisque mon unique frère était resté célibataire ainsi que l’unique sœur de mon mari.

Dans ce cercle d’intimes,  ma cousine Rachel que j’avais hébergé lors de son arrivée dans la grande ville, il y a de cela très longtemps. Elle avait toujours été reconnaissante de ce geste si bien que plus tard j’ai eu l’immense privilège d’être la marraine de sa première fille, Marie. Marie était parfois distraite,  ce qui ne l’a pas empêché de s’orientée dans le domaine de la psychologie. Sa jeune sœur, Kim, était sur le point de terminer sa formation pour devenir astronaute. C’est elle qui va se rendre dans l’espace pour travailler dans la station spatiale. Il y avait aussi mon amie et confidente, Line, a qui j’ai confié mes secrets concernant mes activités avec l’organisation et avec Jack. Elle a d’ailleurs succombé aux charmes d’un des amis anglais de Jack, le mystérieux Neil.  C’est par Neil que j’ai appris le décès de Jack.

Selon Neil, Jack serait décédé un soir subitement à son hôtel, c’est l’un des ses associés un certain Mr. Berry qui l’aurait trouvé. Le rapport d’autopsie ne mentionne rien de particulier sauf une légère rougeur au niveau du coup. Neil a toujours su le genre travail de travail que  Jack exerçait puisqu’il semble exercer dans le même domaine. Il ne me cache pas que les dernières années le continent américain était défendu d’accès a Jack. Celui-ci aurait enfreint des lois et selon Neil, sa tête aurait pu être mis a prix dans certains cercles. Dans quoi Jack avait été impliquer? J’avais perdu contact depuis quelques années avec l’organisation ainsi qu’avec Jack. J’ignorais  si l’organisation était encore active et si leurs activités étaient restées du même genre que dans le temps.

La carte postale 

C’est par une carte postale mystérieuse qui m’est parvenu que nous allions nous lancer dans une aventure qui nous réservait beaucoup de surprises.

Cette carte postale en provenance de l’Inde m’a paru bien inoffensive sur le coup. J’ai pensé que c’était quelqu’un qui était en voyage qui me l’avait fait parvenir. Je sais que ce n’est plus d’usage courant mais pour ma part  j’ai longtemps continuer a envoyer a certaines de mes connaissances des cartes postales lors  de mes nombreux voyages.

Le texte sur la carte était simple, il disait que Jack n’était pas mort et que l’urne que j’avais reçu ne contenait par le cendres de Jack mais celles de quelqu’un d’autre. J’étais sous le choc, ma fille a alors  fait appel à Neil pour éclaircir la situation.  Selon lui,  l’assistant de Jack, celui qui s’était occupé des affaires de Jack après sa mort, serait peut-être en mesure de nous aider. Comme Neil a semble-t-il certains contacts  je lui demandais de faire une petite enquête afin de retrouver ce Mr. Berry. J’étais si bouleversé lorsque j’avais reçu les cendres et l’urne de mon ami Jack que je ne me suis jamais posée plus de questions. Suite aux résultats de leurs recherches, Line et Neil sont rendus à Toronto chez  Monsieur Berry. À leur grande surprise ce fut une dame, la sœur de Monsieur Berry, qui les a reçu. Celle-ci leur a mentionné que M. Berry avait quitté le pays pour une période indéterminé. Pendant que celle-ci s’affairait à servir le thé et quelques biscuits c’est Line qui entretenait la conversation. Neil s’est excusé quelques minutes pour aller aux toilettes, en a profiter pour fouiller. C’est dans le  bureau qu’il a trouvé une carte postale semblable à la mienne, ne  faisant ni un ni deux,  il l’a gardé.

De retour à Montréal, les deux complices avaient bien hâte de nous montrer leur découverte. Éloise nous servait un petit verre de vin à chacun lorsque nous avons décidé de jeter un œil aux cartes. Les écritures correspondaient parfaitement. C’était bel et bien ce Monsieur Berry qui nous avait fait parvenir la carte.  Mais pourquoi? Comme il était en Inde, il semblerait que nous devrions aller à sa rencontre afin d’obtenir des réponses à nos nombreuses questions. À ma grande surprise, nous allions être toute une équipe à faire le voyage en Inde.  La plupart d’entre elles avait trouvé un excuse pour se  joindre à moi et à Neil. Disons que ma confiance aveugle en Neil ne faisait pas l’unanimité. Ma cousine Rachel en particulier a toujours semblé plus ou moins à l’aise avec lui. Elle n’avait pas vraiment connu Jack même si je lui en parlais à l’occasion. En tout cas, le pauvre Neil allait devoir faire preuve de beaucoup de patience avec son harem, car nous étions huit femmes à faire le voyage avec lui.  Nous étions tous réunis afin de savoir ce qui était vraiment arriver à Jack!!

En Inde

Après un long vol nous avions des tous des allures  terribles. Rachel toujours aussi affamée, réclamait une petite collation avant d’aller dans nos chambres. Pourtant elle n’avait pas cessé de grignoter pendant le voyage en avion. C’est Neil qui s’est occupé de notre inscription à l’hôtel ainsi que de la distribution des chambres. Nous avions quatre chambres, toutes situdu corridor était pour Rachel, Marie et Kim, la seconde était pour Viviane et Mariette, la troisième pour Line et Neil et finalement la quatrième était celle que je partageait avec ma fille Éloise. Après une excursion rapide au bar de l’hôtel nous avions réussi à grignoter quelques sandwichs.

Le lendemain matin, lorsque je suis sortie de la douche, j’ai remarqué un carton qui avait été glissé sous notre porte. Après avoir interrogé Éloise, celle-ci m’a dit ne pas l’avoir vu lors de notre arrivée la veille. Le carton était une invitation pour le vernissage d’une nouvelle salle d’exposition. Je ne connaissais pas grand chose aux Arts encore et encore moins à la peinture. Éloise m’a donc suggéré d’amener le  carton d’invitation pour le présenter aux autres. Nous avions d’ailleurs convenu la veille de nous rejoindre à la salle à manger pour discuter de la stratégie à suivre. Disons que les spéculations ont été bon train jusqu’à ce que Neil nous ramène à l’ordre. C’est comme une course au trésor, une chasse d’énigmes. Qu’est ce qu’on doit porter en Inde pour un vernissage? Rachel avait décidé d’aller s’acheter un sari pour se mêler dans la foule. Marie et Kim lui ont alors dit  que si leur père apprends qu’elle dépenses de l’argent pour se costumer, il ne sera pas content et va vouloir t’arracher la tête ! Oui je sais de répondre Rachel Ah! Ah!

C’est Caroline qui nous a ramené à l’ordre cette fois. Ce n’est pas nécessaire mais soyons quand même un peu chic.

Nous sommes donc dans le hall de l’hôtel,  près à partir pour la galerie d’art. C’est Rachel qui manque à l’appel. Il semblerait qu’elle aurait des petits problèmes avec sa digestion. La voilà cependant qui arrive dans un ensemble pantalon qui fait très chic et professionnel.  Malgré une physique robuste Rachel a toujours  fière allure. Après une dernière vérification, nous somme prêts pour l’embarquement dans la navette que l’hôtel nous a louer pour l’occasion. En chemin c’est Neil qui demande si quelqu’un a entendu un bruit bizarre cette nuit. Quel genre de bruit? Pour ma part, j’ai dormi comme une bûche. Et tu as ronflé énormément que réplique ma fille. Eh! bien bienvenue dans le club de répondre Marie et Kim. La chance que nous avions emporté des bouchons car Rachel aussi a dormi et bien ronflé. Deux ronfleuses, va falloir revoir la distribution des chambres mon cher Neil. Oui, en attendant nous sommes rendues à la galerie d’arts.

La toile

La galerie  d’art dont le nom m’échappe encore est ordinaire, malgré que mes connaissances dans le domaine sont mineures. Je me pose la question encore qu’est ce qu’on est venu faire ici? C’est lorsque je j’aperçois Rachel qui est complètement transformée en statut devant une des toiles que je comprends notre présence dans cette atelier. Devant moi est exposée une énorme toile et sur celle-ci c’est moi qui est représenté. Je reconnais mon portrait, il a été inspiré d’une photo que Jack avait pris de moi lors de l’une de nos missions. C’est Marie, qui nous sort de notre torpeur en nous disant jeter un oeil à la signature. c’est qui? Nous nous penchons tous d’un bloc pour voir la signature JPI. J’ai plusieurs paires de yeux rivés sur moi. Est-ce que tu connais par hasard un certain JPI? Oui, Jack était son premier prénom mais comme les anglais on l’habitude il avait Peter comme second prénom même su Jack  l’a rarement utilisé. Mais le I? Le nom de famille de Jack est Caldwell. Quand cette toile a-elle été peinte? C’est Neil qui suggère alors d’aller voir dans le registre de la galerie car chaque propriétaire  garde toujours les coordonnées des artistes ou des galeries qui exposent chez-eux? Peut-être que nous aurons un indice le la provenance de la toile ainsi que de l’artiste.

Caroline et Neil sont de retour. Le responsable propriétaire de la galerie a effectivement une adresse de l’endroit d’où provient la  peinture­. Elle est située où cette galerie? Elle est située ou en Australie. Hein! C’est très loin Mamie s’exclame mes deux petites filles Viviane et Mariette. On fait quoi ? C’est à ce moment-là que la mémoire me revient. Je sais maintenant ce que signifie le I de la signature, c’est le I du nom de famille de la mère de Jack, I pour Inglis.

Après une nuit plutôt agitée, je me présente au déjeuner avec la ferme intention de continuer jusqu’au bout, jusqu’en en Australie s’il le faut, afin de savoir à quoi rime toute cette histoire. Et surtout de savoir ce qu’il est réellement arriver à Jack et s’il est  toujours vivant. J’ai plusieurs paires de yeux qui me fixent. J’ai plusieurs raisons qui motivent ma décision, la première peut-être de revoir Jack, la seconde c’est peut-être la dernière fois que j’ai l’occasion de faire un si long voyage et la dernière j’ai toujours rêver d’aller  en Australie. Qui est avec moi? J’ai l’impression sur le moment que ma gangs commence  à me croire folle. C’est mes petites filles prennent alors la parole, ce serait fou  de ne pas en sauter sur cette occasion. Nous sommes en Inde beaucoup  plus proche de l’Australie que du Canada.  Pourquoi pas en profiter? Mais l’argent? J’ai alors répondu pourquoi pas vous faire profiter de mon argent de mon vivant. De plus, mon fils, votre père va savoir que vous êtes avec nous donc en sécurité. Il n’hésitera pas à fournir quelques sous pour vous permettre de vivre cette aventure avec moi . Et toi Rachel, tu es si silencieuse tout d’un coup, qu’en penses-tu? Autant tout être fou en même temps. J’y suis, j ‘y reste. Mais vous mes filles,  pensez-vous pouvoir vous vous libérer pour un certains temps? J’entends votre père de dire que nous sommes toutes complètement folles. C’est une des dernière fois que nous allons avoir la chance d’être tous ensemble, surtout avec  Kim qui vas nous quitter pour son entrainement à la station spatial. Votre père va ronchonner encore une fois mais c’est un cœur tendre, il nous aime, il va comprendre. Donc mes amis, on se donne une dernière journée pour communiquer la nouvelle avec notre monde et Neil, est-ce que tu peux faire des réservations pour neuf personnes  pour  Sydney en Australie?

 

Qu’est-ce que l’Oberammergau

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C’est une promesse faite il y a plusieurs centaines d’années qui va voir le jour dans le village pittoresque d’Oberammergau, en Bavière

Historique
Au 17ème siècle, la guerre de Trente Ans (1618 – 1648) éclata en Europe Centrale. Ce conflit fut l’un des plus dévastateur de son époque, laissant derrière lui son cortège de misère, pauvreté et maladies. La peste ayant été répandue, des milliers de personnes en furent victimes. Dans le seul petit village d’Oberammergau, pas moins de 80 villageois moururent. Depuis cette période de souffrance, les citoyens d’Oberammergau firent la promesse de célébrer la Passion du Christ tous les dix ans, afin d’obtenir la protection de Dieu contre la peste. La légende veut qu’à la suite de la première représentation, la peste bubonique disparut totalement du village et que les habitants malades guérirent miraculeusement.
La promesse fut faite pour la première fois durant la Pentecôte 1634. Depuis, les habitants du village d’Oberammergau continuent de célébrer la Passion tous les dix ans. Seule la deuxième guerre mondiale affecta la cérémonie de 1940, en empêchant sa célébration.

Cette tradition qui perdure depuis quatre siècle, est jouée par des habitants d’Oberammergau uniquement. Les participants dévouent une année de leur vie pour reconstituer la vie, la mort et la résurrection du Christ. Tous les comédiens qui participent à la Passion Play (Passionspiele), sont des amateurs qui poursuivent quotidiennement une vie ordinaire, médecins, enseignants, femmes au foyer, etc. Les scènes les plus parlées ont toujours été jouées par des acteurs nés à Oberammergau ou y ayant vécu les vingt dernières années. Cette coutume perdure depuis la première représentation de la Passion du Christ, il y a 380 ans.

En 2015, le conseil municipal d’Oberammergau a décidé de la composition de la troupe Passion Play 2020. Les préparatifs sont ainsi lancés pour la prochaine session. Les nombreux détails organisationnels, horaires, prix, promotion, etc. sont encore à fixer. Ainsi, le programme exact sera dévoilé à la fin de l’année 2017.
A partir du vendredi des Cendres 2019, tous les comédiens se laisseront pousser cheveux et barbes, en accord avec l’ancienne tradition du « Décret sur les cheveux et la barbe ».
Au printemps 2019, les noms des acteurs seront dévoilés. En plus des rôles majeurs de la représentation, Jésus, Marie, Pierre, Judas, Ponce Pilate et Caïphe, plus de 120 scènes seront jouées. En totalité, plus de 2000 villageois d’Oberammergau prendront part au spectacle, Passion Play 2020.
Les répétitions du spectacle commenceront à l’automne 2019 et la première représentation de la Passion aura lieu en mai 2020.